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Full text of "Variétés sinologiques"

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\)\cfvKà^ Vôwx àe^ 0-Tc=r^v\6=i^ 



VARIÉTÉS SINOLOGIQUES N« 8. 



ALLUSIONS LITTÉRAIRES 



PAE 



LE P. CORENTIN PÉTILLON, S. J. 



PREMIER FASCICULE 



CLASSIFIQUES 1 A 100 



DEUXIEME EDITION 



CHANG-HAI. 

IMPRIMERIE DE LA MISSION CATHOLIQUE 
A l'obphelinat de t'ou-sè-wè. 

1909. 



or 

703 



£47403. 



PREFACE 
de la 1" ÉDITION. 



niche est l'héritage qu'une longue série de siècles a 
légué au lettré chinois de 7ios Jours, et l'emploi, l'abus 
même qu'il fait de l'allusion, prouve jusqu'à quel 
point il a le culte des ancêtres littéraires. S'agit-il de 
briller dans les concours ou de mériter les applaudis- 
sements d'un cercle intime de connaisseurs, sa phrase 
n'aura garde d'oublier des citations dont l'archaïsme 
même constituera le principal ornement. Plus serré 
en sera le tissu, et plus harmonieux l'agencement, plus 
aussi il aura droit à la réputation de pinceau créateur 
^ # it (t (^ â^- Parfois même, ses admirateurs, par 
une réminiscence de l'antiquité, laisseront tomber de 
leurs lèvres l'éloge, que décernèrent à Wang Pou 3E # 
les convives du Pavillon de T'eng-wang ^ 3E ^ ; car, à 
l'exemple de ce Céleste génie, il aura réussi à faire de 
sa composition U7ie galerie d'hommes et de choses d'un 
autre âge. Ces vagues insinuations à un fait histori- 
que ou légendaire, à un passage classique, auront 
une saveur très goûtée des initiés. Sur les autres ils 
produiront l'effet de facettes, qui éblouissent l'œil et 
l'empêchent de distinguer ce que l'idée renferme de 
banal et de creux. 

Un instinct pour ainsi dire inné, développé par 
l'étude des modèles, porte le lettré à placer dans ce 
genre de style le dernier mot de l'art. Demandez à 
un bachelier de tracer quelques caractères sur votre 
éventail, le plus souvent il vous copiera de mémoire 
un de ces morceaux , dont chaque mot réclame une 
glose. Mettez-lui sous les yeux une de ces descriptions 
rythmées, dont le commentaire n'est possible qu'à 



II 

Vauteur, vous devinerez au dandinement de sa tête, 
la satisfaction de son âme de lettré. Peut-être, les ex- 
clamations louangeuses qu'arrachera le chef-d'œuvre 
Cl votre dilettante, feront-elles naître en vous le désir 
de comprendre ces allégories pour partager son admi- 
ration. Ne vous hâtez pas trop cependant de lui poser 
des questions . Si vous n'avez affaire qu'à un habile 
tourneur de périodes, et non à un vrai érudit, vous 
l'exposerez bien vite à ânonner devant ces cdlusions. 
Le fréquent u^age ciu'en font les autres et qu'il en fait 
lui-même, ne lui en a pas rendu le sens plus familier. 
Au fond du cœur il vous traitera de curirux d'Occi- 
dent, tandis qu'il abritera son ignorance derrière cette 
boutade de T'ao Yuen-ming ^ É ''il ; a J'aime l'étude, 
sans trop aller au fond. » iiî P # ^ ^ ^ ..'. Ou encore, 
cette pièce, objet de vos insidieuses questions, est, 
dira-t-il, comme un nuage aux contours indécis et à 
la vaporeuse légèreté. Enfin vous avez, je suppose, 
découvert le maître capable de diriger vos pas dans 
ce labyrinthe, et d'en dévoiler à vos yeux les beautés 
ignorées de la foule. Celui-là a droit au titre de sa- 
vant : gloire conquise par un labeur de toute la vie. 

Science des mots, au service d'un esprit délié 
mais superficiel, voilà donc où aboutit l'instruction 
au Céleste Empire. Enrichissez votre mémoire de lam- 
beaux de phrases, émaillez-en votre style, et ce qui 
sous d'autres deux vous ynériterait Vépithète de pé- 
dant, vous vaut ici la qualification de littérateur ad- 
mirable. Mosaaste ou jongleur d'allusions, qu'on l'ap- 
pelle du nom. qu'on voudra, il n'en reste pas moins 
acquis que le lettré chinois, par son g oïd excessif pour 
cette figure de rhétorique, cause le désespoir de l'étu- 
diant européen. 

Mais ce ne sont pas seulement les amplifications 
académiques, qui chargent leur trame des dépouilles 
des Livres canoniques. Annales ou autres ouvrages, 
les enseignes de la rue ne dédaignent pas elles-mêmes 



Ilï 

ï » • • T- 7 



le s'en inspirer. Voyez plutôt à la porte de ce médecin 
l'inscription : Puits de l'oranger et Forêt des abri- 
cotiers : 



^ 



Inutile de songer à compulser nos meilleurs diction- 
naires, ils ne sauraient vous dire pourquoi ces quatre 
caractères insinuent riiabilelé2^rofessio7i7ielle du maî- 
tre de céans. Seul un ouvrage comme celui-ci vous 
fournira les explications suivantes. Sou Tan H tt, 
avant de quitter la terre pour aller prendre rang par- 
mi les immortels parla ainsi à sa 7nère : ^i L'année 
prochaine une épidémie désolera le pays ; mais ceux 
qui mangeront une feuille de l'oranger placé devant 
notre maison, et boiront de l'eau du puits creusé dans 
notre cour, recouvreroîit aussitôt la santé, y) A ces mots 
il disparut dans les airs, enlevé sur un nuage. La 
prédiction de Sou se réalisa de point en point, et les 
milliers de personnes arrachées à la mort par sa mer- 
veilleuse recette, nommèrent le puits Kiué-tsing (filj M). 
Hing-lin rappelle le magicien guérisseur Tong Fong 
H* ^. Il ne voulait d'autres honoraires pour les cures 
opérées par son art infaillible, que des plants d'abri- 
cotiers. Pour un cas grave 07i lui en devait cinq, et 
un pour une légère indisposition. Les singidières exi- 
gences de Tong lui eurent bientôt lyrocuré un immense 
verger dont il confia la garde à des tigres. (Cf. p. 200 
% ^, etc.) 

Le barbier aitnera aussi â jeter un vernis de litté- 
rature allégorique sur le vil métier, qui lui interdit 
de prétendre au bouton en cuiv7^e du gradué. Sur son 
éclioppe on a pu lire cette inscriptio^i sjnrituelle : 

(-(Ceux qui entrent ici sont tous à la veille d'être pro- 
mus, et ceux qui en sortent n'ont p>lus de raison d'être 
inquiets. y> Le Jeu de mots fourni par Tan-koan, épous-^ 



ÎV 

seter, ôferson chapeau [Cf. p. 26 W M), et Sao-cheou, 
se gratter la tête (Cf. ft =É M) est facile à saisir. 

On pourrait mulUplier à Vinfini ces exemples. Ma 
contribution à la sinologie n'a pas la prétention de 
résoudre toutes les difficultés de ce genre; mais encou- 
•ragé par mon maître le H. P. Ange Zottoli, auteur 
lui-même d'un travail analogue, je me suis décidé à 
publier mon manuscrit. L'utilité que j'en ai retirée 
me permet d'espérer un égal profit pour les autres, 
fai mis à contribution les citations du ^)) ^^ 'M que 
j'ai classées sous un caractère saillant, avec leurs ex- 
plications les 2D lus authentiques et les indications des 
sources. Un vocaimlaire placé à la fin du second fas- 
cicule, permettra de retrouver les nombreuses expres- 
sions éparses clayis le texte. VoMteur de cette collection 
semi-classique est Tch'eng Yun-chengfi it ^, de S'i- 
tch'ang ?l ^ (Se-tch'oan), écrivain de la présente dy- 
nastie. M' Stewart-Lockhart , dans la préface de son 
Maniial of qiiotations, loué à juste titre par la presse, 
attribue le )^ Vi ^, qui n'est autre que le Yeoii-hio, à 
Kieou Siun (nom posthume Wen-tchoangj ^^^^. Les 
recherches auxquelles je me suis livré à ce sujet ne me 
permettent pas de le croire l'œuvre de ce grand lettré. 
Là notice que lui consacre le lîecueil biographique des 
personnages marquants de la dynastie Ming M f^ (^h) 
^ S s" ^f â^, n'y fait du reste aucune allusion. D'autre 
part les éditions ^ U, -^ ^ M ¥^ et m^ "p} M, dont 
j'ai eu plusieurs exemplaires e/ntre les mains, portent 
toutes en tête la mention fl :fc ^ 5b ^ 1^ * ou une autre 
équivalente. A l'ouvrage primitif, j'ai ajouté un Sup- 
plément assigné unanimement à Tcheou Cheng-mé IR 
M W>. A/'" E. H. Parker frappé lui aussi de l'avantage 
que l'on peut tirer des notions variées du Yeou-hiO; 
pour l'étude du chinois littéraire, en a fait l'objet 
cV une sérietd' articles parus dans le China Review 1877- 
1880 (Children's Primer). Cet essai montre déjà les 
qualités de ce distingua s,inologue. 



En terminant je remercie les Pères et spécialement 
le P. Simon Tsu :^ iS ^^ dont le bienveillant concours 
dans la révision des épreuves^ a contribué à diminuer 
le nombre des fautes échappées à mon inexpérience. 

Zi-ka-wei près Chang-hai. 

1895^ en ce 3 Centenaire de la fondation de la 
Mission de Nan-kingpar le P. Mathieu Ricci. 



Cette nouvelle édition contient des additions nom- 
breuses et utiles que le lecteur attentif remarquera sans 
peine; elles augmentent de beaucoup la valeur de ce 
répertoire. L'auteur, empêché, n'a cependant pu con- 
tinuer sa révision jusqu'au bout ; par suite, les derniè- 
res pages sont reproduites sans modification telles 
qu'elles ont été imprimées la première fois. 

Zi-ka-wei, 8 Décembre 1908. 



-e^-K-e- 



ALLUSIONS LITTÉMIRES. 



►^i.'^.i^- 



CLASSIF. 1. — . I, 



y Tche i. Parfaite unité, but ultime du Confuciisme. 
L'union du ciel et de la terre, des principes mâle et 
femelle (ya.ng, in), réalise et perfectionne tout. De cette con- 
sidération la secte a tiré la formule ^ — , qui résume l'idéal 
proposé à ses adeptes. L'amitié, en particulier, ne se contracte 
et ne dure qu'à la condition de bannir ce qui contrarierait cette 
union^ comme le prouve le passage suivant : H A fj fa — 
A, — A ^T l'J # ^ ^' b" ^ — 4- '"Si trois personnes 'mar- 
chent ensemble, on en éloignera une, mais s'il n'y a qu'un 
individu, en chemin, il trouvera un compagnon. Cela signifie 
Vunité parfaite." (^ % ^). Var. ;^- —, tiré du texte: i[f ^ '\% 

-, ic%. m +• m m)- 

E f Tchen i. Pure unifé, transformation dernière visée par 
le Taoïsme. D'après son enseignement celui-là est M. \, l'homme 
purifié, parfait, qui affine sa nature par certaines pratiques, et 
réussit à éliminer de son être tout élément de décomposition. Il 
communie alors à la doctrine ^ et devient finalement j^Ij \ génie. 
Var. ^ — . 

A^ 1^ ^ it ^-ow i kiu che. Le lettré vivant dans la solitude 
avec six un^ nom de plume de Ngeou-yang Sieou ^ ^ ^, qui 
aimait à répéter : "Une collection de mille ouvrages antiques, 
une bibliothèque de dix mille volumes, une lyre, un jeu d'échecs, 
un pot de vin et une grue, voilà ce qui suffît à mon bonheur." 

m^ -"f i^'^i? - M ^^m - mM - MM - mm - m- 

yff- ^ yf^ ^ ^ t ^ Yeou hia pou neng tsan i tse. Par 
toute la Chine personne ne trouverait rien à critiquer dans votre 
composition, m. à m. ne pourrait l'aider (tsan) d'un mot. Eloge 

d'un beau morceau littéraire. ^ ^ HiP- Un professeur 

ignare, qui n'a qu'un seul caractère à son service. 



2 ALLUSIONS LITTERAIRES. 

— ' B ^r M I je ts'ien li. Grand talent, dont la renommée 
vole mille li par jour, comme le fringant coursier capable de 
couvrir cette distance en une journée, ^ T ^ — • Le premier 
entre tous. — ||^ ^ ^- Tout pêcher d'un coup de filet: ne rien 
laisser aux autres. — 1^ :k ^ %- Devenir la risée de tous. 
— M M M fê- D'une si rude franchise que d'un seul mot on 
renverserait un mur. ^ T — 4C iff- Avoir saisi une poignée 
de sueur: être rempli de crainte. H jj? — A ^-i ^ # 3"^ T @- 
Il est impossible que la main d'un seul couvre les yeux de tout 
le monde. — ^ :;f; ^, jf ^ ;^ Ii;^. Le lettré regarde comme 
une honte d'ignorer une seule chose, de ne pas savoir la raison 
de tout. 

~^ iB"3 ^ M ^'~^ t'ffi ^ W ffi ^ yuen pou liang hiao, 
i Is'i pou liang hiong. Dans un gouffre on ne trouve pas deux 
dragons, ni deux coqs sur un perchoir (ts'i) : le sage et le 
méchant ne vivent pas ensemble. — IP + -b ^- H y a dix-sept 
annales dans une série: on ne peut tirer une affaire au clair. 
-^^^uï^W^-^^SkmM.M.'à- D'"n coup on s'inscrit 
sur la liste des dragons et des tigres, mais il faut dix ans pour 
arriver au bassin du phénix: réussir aux examens supérieurs est 
facile, mais il est difficile d'obtenir un mandarinat. — fl| ^ A. 
D'un cri effrayer les autres ; devenir subitement illustre. — H 
j^. Un seul jour paraît aussi long que trois saisons: soufTrir 
de l'absence d'un ami cher. 



T 



^ . -^ — t Pa k'iu i ting. Enlever un Ting : écarter 
une personne abhorrée. Jouant sur le nom de Ting Wei 
T pi qui, par ses calomnies avait été cause de l'exil du 4* * 
ministre K'eou Tchoen P^ing-tchong ^ i$i ^ i^ , ^c peuple disait: 
"Pour la paix universelle il faut arracher ce clou de nos yeux, et 
pour le bien commun mieux vaut rappeler le ministre K'eou." 

Rentré en grâce, K'eou obtint le titre nobiliaire ^ ^. sous le 
règne de ^ fc ^- (* È)- 

>^ ^^ — ' 1^ ^oît che i ting: Ignorer jusqu'au caractère ting: 
être tout à fait illettré. Le général Tchang Hong-tsing ^ ^/^ ^, 
des T'ang, disait à ses soldats: "Maintenant que l'empire, jouit 
de la paix, apprendre le seul caractère ting vaut mieux pour vous, 
que bander l'arc réclamant une force de 240 livres." 3*^ f M 

mM m ^ m ^ ^. 1^ k\ m - r ^- {^ m m % m m)- ' 

•fe 7^ ^ H t — ^ T^ â ^ Wang lai ou pè ting = Kiao 
tsié kiai hien. Pas un homme du commun parmi ses relations: ses 
amis et ses hôtes sont tous distingués. (^1] ^ §^). ^, sans titre 
ni charge. 



CLASSIF. 1. — '. 3 

t ^» t XR T'ingf yeou, ting kien. Dans l'affliction, dans le 
malheur: en deuil de ses parents. (:ft ^ ^ ^ W)- T = "^i 
endurer, souffrir. 

5C "TC Tchang fou. L'époux, ainsi appelé à cause de sa 
taille, (ip] -^J). La femme désigne encore son mari par l'expression 
5^ ;§■, tandis que celui-ci ne parle d'elle qu'en ces termes: ^ ^, 
^ ^» /^ ^' il ^J' ^lii ^J (^iT^g étant une allusion à l'épine, qui 
servait de broche à la pauvre mais vertueuse Mong Koang ^ ^). 
Votre épouse se dira ^ J£ (tcheng, présidente,) :^ ^ (k'oen, 
gynécée,] ou :^ ^ A- Si un homme a eu plusieurs femmes, au 
bas de sa tablette, dans la salle des ancêtres, leurs noms seront 
inscrits avec ces qualificatifs respectifs: ^ ^, 3p ^, pj fÇ, 1ère 
femme, ^^^^ femme, concubine. ^ \. Un homme âgé, expéri- 
menté. "La conduite d'une armée réussit avec une méthode juste 
appliquée par un chef exercé." ÊDi ^ jt A ^ (^ ÈiP #)• ^ A. 
beau-père, expression s'expliquant aussi par ce texte, comme ^ 
■^, belle-mère. 

[^ 5tr Han tchang. Un espace de dix pieds : la table ou la 
chaire du professeur. "Si c'est un maître et non un convive, on 
étendra pour lui et les élèves, deux nattes, entre lesquelles sera 
laissé un tchang de libre pour les démonstrations". ^ ^^ f^ ^ 

t ^ m^ ^> JM Pni w\ ^ m&A m)- 

JTl ^ W^ î^ San che tou ho. Trois porcs passent le fleuve: 
lire les caractères de travers, confondant, par exemple, ^ avecfpj". 
Se tromper en les écrivant se dit ^ ^ ^ ^, parce qu'on a l'air 
de prendre ^ pour ;^ et ^ pour J^, caractères qui ont entre eux 
une certaine ressemblance. H i^ ^ ^- Nourrir de trois repas 
quotidiens, expression signifiant que le mandarin a encore ses 
parents, qu'il entretient avec ses maigres émoluments. Fou, 
iDouilloire. H ^ O^- Indécis au moment d'agir. H f "^^^ M M. 
J: fp. Des trente-six stratagèmes la fuite est le meilleur: quand 
on a inutilement employé toutes les ruses, il ne reste plus qu'à 
lâcher le camp. ^ "»}*"§■. Langue longue de trois pouces: grand 
parleur, i ^Ij H • Une séparation de peu de jours. H M M 
Trois ou quatre fois. ^ ^ H .^- Neuf classes d'hommes et 
trois sectes: une réunion de personnes diverses d'origine, de 
profession, de caractère, de religion. L'expression signifie encore: 
tous les cultes et toutes les écoles, ^ ^ désignant spécialement 
le confuciisme, le bouddhisme et le taoïsme. Quant à ^ ^ il 
comprend: fff ^ ^ l'école des confuciistes, ^ ^ ^ l'école des 
taoïstes, f^ ^ "^ ^ l'école des devins, ^ M 'M l'école des 
légistes, ^ ^ ^ l'école des écrivains officiels, jî ^ ^ l'école du 



;4 ALLUSIONS LITTERAIRES. 

philosophe Mé, $(^ ;|f ^ l'école des politiciens favorisant une 
alliance tantôt entre tels états, tantôt entre tels autres, ^ ^ ^ 
l'école des auteurs variés, enfin M ^ ^ l'école des agronomes. 

^ ^ (^ ii ^^'^ ^^^ y^^^ff /ioan. Trois fois se répète le 
chant Yang-koan, entonné au départ d'un ami pour un lointain 
voyage, ^ ^ M tl*- ^SLug Po ï ^j, à court d'inspiration, 
avalait trois litres d'encre, ce qui le remettait en veine et lui 
permettait d'écrire sans rature. M ^ fj-. Ignorant, sans savoir, 
sans talent. 

"^ ^ ^ San tou fou. La description rythmée des trois 
capitales, par Tso Se ^ ,@„ qui mit dix ans à la composer. — . ^ 
^ ^. Le ciel ^, symbolisé i)ar les trois barres non brisées H du 
principe mâle, commence à s'unir t'ai à la terre i^ : la première 
lune. (H, ^ ît). 

Iir (^ Q t Jou je elle. Les lettrés, disciples de Confucius, 
|E emploient le mot cite, monde, avec le sens de ••n'être 
point encore délivré de la condition commune fèr ^ ^ ^ ^•" 
Yuen, sort, fortune, renferme l'idée bouddhique d'une existence 
future sur terre, heureuse ou malheureuse, suivant nos actions 
présentes. 

^ iti; ^ ^*§ San c/ie wei siang. Trois générations de mi- 
nistres dans la même famille. Tchang Kiatcheng 51 ^ ^» nommé 
censeur par l'impératrice f^ J^, des T'ang, devint ensuite 4* ^ ^ 
ministre. Son fils Yen-chang 5§ ^ exerça la charge équivalente 
de^ ^ # (auj. ^ [^ :^ ^ ±, un des quatre grands ministres 
d'État). Enfin, son petit-fils Hong-tsing ^j, ^, après avoir été 
généralissime fp ^ j^ (auj. |§ J^ 'g'), fut aussi promu à la dignité 
de ministre. 

Sous les Song le même honneur échut à Liu Mong-tcheng 
Cheng-kong g ^ ÏE M ^, Liu I-kien T'an-fou g ^ ^ il ^, 
et Liu Kong-lclio Iloei-chou g ^ # B§ ^i^ père, fils et pelil-fils. 
Ce dernier avait pour collègue Se-ma Koang p] ^ ;)t, sous le 
règne de =S^ ^. 

ffl iit ^ ^'9 Se che wei siang. Quatre générations de mi- 
nistres dans la même famille. 1) Yang Pao :^ ^ mérita cette 
faveur à ses descendants en sauvant la vie à un oiseau jaune, 
comme le lui prédit le génie, habillé de jaune, qui vint lui faire 
cadeau de deux anneaux de jade. Le choix de l'empereur tomba 
d'abord sur son fils Yang Tchen Pé-h'i J^ M iÙ ^- ^^ moment 
de la classe, un héron vint s'abattre avec trois anguilles de rizière 



CLASSIF. 1. — '. 3. ^ . 5 

dans le bec, devant la salle où il donnait ses leçons. ^ ^ (ou 

M^)^êlB^mMM^U^nmm±'^^- Présage de son 
élévation prochaine au ministère, dit la légende, puisque sur 
l'habit des hauts dignitaires on brodait ces poissons, qui, apportés 
au nombre de trois, indiquaient clairement la constellation ^ •^, 
image du ministre au firmament (1). (Tchan t'ang |^ ^ signifie 
maintenant: université, école, classe, et s'emploie couramment 
dans les louanges adressées aux mandarins, qui s'occupent des 
examens.) Pé-k'i devint -j^ ^^ (auj. P^ f^ -k ^ db) ministre de 
'^'M ^ ^- Une dignité analogue couronna la carrière de son fils 
Ping Chou-tsié ^ ^ |^ , de son petit-fils Se Pé-hien ^ fâ j^ et 
de son arrière-petit-fils Pieou Wen-sien ^ ^ ^. 

2) A une époque où la dynastie Han voyait lui échapper le 
pouvoir ^ ^ pf îl^ (l'expression r[i M signifie au contraire: se 
relever) le ministre Fiten Ngan Chao-hong ^ -^ ^[i ^rétablissait 
les affaires, et avait pour successeurs dans la même dignité son 
fils Tch'ang {Sjjr, son petit-fils T'ang ^, et son arrière-petit-fils 
Fong ^. 



A t = yL 7'H ^ îû* Kieou kieou^==^Kieou tcheou tche 
tche. Les neuf collines (/^ (§), c. à d. les chroniques 
des neuf anciennes divisions de l'empire. 



S: 



iL 



CLASSIF 3. > . Tchou. 

^n T WC i" Houo wan hiao tse. Préparer des pilules 
pour l'instruction de son enfant, méthode employée sous 
les T'ang par l'épouse de Lieou Kong-k'-iuen ^ ^|^) née Han |^. 
Son fils Tchong-in Yu-mong (tjj ^ |^ ^ devait mâcher ces pilules 
faites avec du fiel d'ours ^|^;^, qui le tenaient éveillé une partie 
de la nuit, lui permettant ainsi d'étudier davantage. (^ ^ ^ 

w î]5 m)- 

ttM^lH^^m^lè^'^^f Han yen i tcheou, 
eul long mi lou yé tche kin wan. Chaque fois que sortait Han Yen, 
les enfants cherchaient dans la campagne les billes d'or, qu'avec 
son arbalète il lançait en guise de projectiles. Folle pi^odigalité 
qui donna lieu à ce proverbe de la ville de ^^ ^ : "Souffrez-vous 
de la faim ou du froid, courez après les billes en or." "ë^f/i^,^ 

^ X- m w. m m)- 

I P3 = aM m ^an ts'ing = Hoei hoa. Rouge et bleu : 
peinture. Kou K'ai-tche Tch^ang-k'ang |(î >\^ ^ -g j^, 
des Tsin, acquit un tel renom dans cet art que, depuis qu'il 

(1) 11 = M if 



Q ALLUSIONS LITTERAIRES. 

existait des hommes ^ W Ê. ^ ^^ disait-on, personne ne l'avait 

égalé, (w « n it ^ m- 

t ^ Tan pi. Pinceau rouge: le juge qui écrit les arrêts avec 
du vermillon. Tch'eng Ki ^^, des Han postérieurs, veillant avec 
son épouse, écrivait les sentences capitales à l'encre rouge. Il 
était ^ # (auj. :^ S ^ IPI) mandarin chargé des condamnations 
à mort. (^ Tfi.^mW)- Var. j^ M^ t. \1t n ^^ vous appliquez 
la justice avec humanité, H ^ fj îîn ^ ^ votre pinceau étend 
le vermillon et votre rigueur ressemble à une gelée d'automne. 
Formules consacrées dans les lettres au juge chinois. 

t § Tan song. Louange sincère. ^ ifj» ou ^, ,(,^ cœur rouge 
ou exenviit de mensonge, de duplicité. "Avec un cœur droit et 
ferme, mieux vaut être ruisselant de pleurs." gtl^ :^ ^ <6' W 
ît ^ ^> i^- m ^ W)- Var. .,:, mm^n n- «on cœur aime 
la Cour d'une fidélité constante. 

t ^ ^ W Tan tch'eng hieou tchoan. Le cinabre est parfait 
à la neuvième transformation. Les alchimistes du Taoïsme 
prétendent préparer par le feu un élixir d'immortalité, nommé j[|j 
fl.. Le sulfure de mercure ^ |j; doit avoir la vertu de débarrasser 
le corps de ses principes de corruption, puisque, à la différence 
des végétaux, que le feu réduit en cendres, ce composé chimique, 
soumis à l'action de la chaleur, reprend son état de vif-argent, 
qu'il abandonne bientôt pour redevenir cinabre. Sans se détruire 
il subit ainsi ces transformations successives; il possède donc une 
qualité conservatrice de soi-même et des autres, qui, communiquée 
à l'homme, le rendra nécessairement immortel. (^ ;j:|' ^). Ce 
n'est pourtant là que la recette externe ^ j^. Il en existe une 
autre, dite p^ ^, qui consiste à chasser l'air vicié au contact des 
poumons Dj: ^, tandis qu'on en aspire un plus frais et plus pur 
par les narines |^ ^. 

t ft 40 i? Tan tsao yen feou. La fumée flotte sur le four- 
neau où s'affine le cinabre : il se prépare une médecine merveil- 
leuse. {fX. tt' ^'1 M)- 

S ^ "S t Yen jo yo tan. Son visage semble trempé (yo) 
de vermillon, dit du rubicond Siang, duc de TsHn ^ ^ ^■ 

t £ Tchou tch'en. Crainte respectueuse pour son 

prince. Tch'en P'ing ^ ^ s'excusait en ces termes 

devant l'empereur ^ ^ ^: ''Tremblant à ses côtés, comme 

ministre, j'aide mon souverain, en haut, à régler les principes 



i^ 



CLASSIF. 3. > . 5. 2i- % 

mâle et femelle et à se diriger sur les quatre saisons ; à l'extérieur, 
à subjuguer et gagner les tribus barbares des quatre frontières ; à 
témoigner affection et attachement au peuple." Z}î ^ g r{r gî, 

^jfâjb^^^si^UJiïï ^,^m mm m^^ m m xi n- 
m ¥ m- 

CLASSIF. 5. 2<- I- 



X 



M. t ^ 1^ Tch'-ong kieou teng kao. Le 9 de la 
9^ lune on va sur les hauteurs pour échapper à toute 
mauvaise influence. Le magicien Fei Tch^ang-fang ^^^ recom- 
manda à son disciple Hoan King |f ^ de se sauver ce jour-là 
sur une montagne avec sa famille, s'il voulait éviter tout malheur. 
Avec lui il devait emporter du xantoxylum dans un sac rouge ^ 
ft^^M' sans oublier de boire de la liqueur de chrysanthème^ 
^ ^. Hoan suivit ce conseil, et bien lui en prit, car redescendu 
le soir chez lui, il constata que tous les animaux de sa basse-cour 
avaient péri de maie mort. Ils avaient payé pour lui. Aujourd'hui 
encore, on en voit qui imitent Hoan, dès qu'arrive cette époque 
de l'année. (^ ^, M ^ M W- 

TL iM ^ t^ Kieou ming mé hai. Une profonde mer d'encre: 
un savant lettré. Sur son encrier ^^ de jade, l'empereur ^^ 
avait placé l'inscription: ^|ï| ^ i: ?!• (^ M If)- il'ï^ ^ing, 
les abîmes de l'océan. 

yL jlU Kieou jou. Les neuf ressemblances souhaitées à 
quelqu'un: " Eminent comme une montagne, comme un tertre, 
comme un plateau, comme une colline. Plein comme un fleuve 
dans son cours. Croissant comme la lune et montant comme le 

soleil." ^\hiii4-^m^iu^,iii}\\±1j^,iaM tm^iaBii 

j$[ P W ^ ^ K'eou chang jou tch^eou. Sa bouche sent 



^ encore le lait maternel: jeune homme sans expérience. 

Par ces mots l'empereur j^ ^ ^ désignait le jeune chef rebelle 
Wang Pao Pé-tche ï |^ 1^ ^, auquel il opposait le général Han 
Sin If 1@. (^ » ]^ $£)• 

■jftA" :^ ^ t "^ ^ PI'J ^'SLU ping k'ien l'i tche hang. 

•^Zu L'homme possède la fermeté de la nature céleste, tandis 
que la faiblesse de la substance terrestre échoit en partage à la 
femme. ^ 'M ^ ^- [^ M §?)• It fr'i^'^ ciel, mâle, constant. 



g ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

t Mî ^ ïS ^ ^"^'i^^ ^'^^^ '^'^^ J°^^ ^'^- ^^^ précieuses 
émanations du ciel et de la terre : les perles et les pierres rares. 

JÈÈ t S ^ Siueyi k'ien tchoan k'ocn. Faire tourner le ciel 
et rouler la terre: être un ministreyncomparable. ^^H^ii^M' 
Réformer les mœurs, m. à m. ramener l'union (t'ai) et renouveler 
le cours (yun) du ciel et de la terre, (g, ^ %[)■ Selon la doctrine 
du Livre des Mutations, le ciel et la terre reviennent a leur contact 
fécond au début de l'année, sous l'influence des principes mâle et 
femelle (yang, in), agités de ce mouvement qui produit toute 
chose. 

CLASSIF. 6. I . Kiué. 

— ' t Iffi /i = ^ "^ t^lî ^ ^ ^^^ ^^ tch'eng = Che 
kiai fou i. Pas une affaire qui réussisse : tout est à l'en- 
contre''de ses desseins. "Jusqu'ici je n'ai abouti en rien, et, 
cependant, aux deux tempes j'ai les cheveux blancs comme des fils 
de soie." — ^ M ^, ^ ^ $^,. 

^ f Tche che. Vous, m, à m. celui qui a en main les 
affaires. Autrefois il était impoli d'interpeller directement une 
personne de distinction, mais, en sa présence, on adressait la 
parole à son majordome. 

CLASSIF. 7. H. Eul. 




Eul yeou. Les deux collines Yeou, célèbres par leurs 
collections de livres: bibliothèque. (^J >H1 fË)- 

t ^ Eul chou. Nom de l'esprit malfaisant qui cause les 
maladies: maladie, indisposition. (^ 



^ 



t ^ Yu-kong, n'étant encore que juge à ^ ^, 
recommanda d'élargir l'entrée de son village, de ma- 
nière à' ce que le quadrige d'un ministre y pût passer. "Car, 
disait-il, n'ayant jamais prononcé de sentence injuste, je m'attends 
à ce que ma postérité parvienne aux plus hautes dignités." De 
fait, son fils Ting-kouo % ^, devenu ministre, reçut de l'empe- 
reur un char à quatre chevaux. (^ )^ ^). Var. -j^ ^ '^ M % 
^ P^, agrandir la porte pour le quadrige de Yu-hong, louange à 
l'adresse du grand juge qui, toujours juste, attirera certainement 
de grandes charges dans sa famille. 



CLASSIF. 



5. 2,. 6. j . 7. -. 



P^ f H^ d^ Tch'ang hiu tch^ang yu. Le peuple entier fait 
l'éloge du mandarin. "Les premiers chantent d'une voix faible 
(hiu) et les autres reprennent sur un ton élevé (yu.)" flif ^ P^ -^ 
^ ^ m ^- {^ ^ ^ ^ tm)- ^ yu. bouche bée. 



' Yu koei. Se marier, dit de la femme. "Ces jeunes 
filles se marient." ^ ^ ^' M- (|f #k ^)- L'expression ^|f \\^ 
chercher une place signifie: faire choix d'un gendre. "Pour sa 
fille Han Ki (née /vi, mariée à Han) il avait cherché un lieu con- 
venable." ^ n ^0 4a f!^- iW II ^)- 

HHfcl zti t ^^ ^ Tsouo tsing koan t'ien. Assis au fond 
yi d'un puits observer le ciel: ne voir qu'un point, n'avoir 
qu'une connaissance limitée. (^ '^). Examiner par un tube et 
mesurer (la mer) avec une coquille d'huître ^ ^ ^ i^ij (hoan k'oei 
louo tch'é) : petit esprit, vue étroite, sagesse bornée. M ^ ^ Ti^ 
coilïé d'une cuvette regarder le ciel : aveuglement volontaire ou 
contraint. 



^ îT p^ t T'i fong wan tsing. Prélever dix mille tsing 
d'un fong. ^ un H carré ; ^-j 100.000 tsin. Comme un pays de 
cette étendue devait fournir quatre cents chevaux et cent chars 
de guerre, sous la dynastie Tcheou, l'expression s'applique main- 
tenant à un officier supérieur. 



ffijg ^: I Yen ning mou tsing. La fumée est épaisse, le 
soir, sur les foyers où s'évapore le sel : éloge des préposés à la 
gabelle. (§g ^ ^,). L'eau salée est d'abord recueillie dans une 
fosse, d'où on la porte dans la chaudière. 

t H 1^ t^ Tsing kieou ts'ao tch'e. Puiser de l'eau et piler 
du riz, occupations particulières à l'épouse. (^ ^ fij). 

7i. ]^ ^^ Ou fong leou. L'étage des cinq phénix : beau 
morceau de littérature, par allusion à la description 5. JH 1$ Mi 
composée par Tcheou Han /gj ^. (^^ ^ /^). — J. g. Signature. 
Wei Tche :^ j^, apposant son nom au bas des écrits, disait que 
son caractère |^ ressemblait à un quintuple nuage. — 35- $• Cinq 
charretées de livres: grand savoir. (^ ^). — Jî r\i. Dans ses 
cinq viscères: au fond de son âme. — Jî, jpg. Les cinq bonheurs: 
la longévité ^, les richesses "g", la paix j^ ^, l'amour de la 
vertu i\^ jtF ^., une bonne fin ^ ^^ ^. (^ ^). 

pV* t :^ ^ Jâ ^ Ya fou koei tsié ngo. Tcheou J^ Fa- 
illi fou, élevé en dignités, mourut pourtant de faim. Ce 
ministre des Han conçut un tel chagrin de se voir cité en justice, 
à cause des concussions de son fils, qu'il se laissa périr d'inanition. 



10 ALLUSIONS LITTERAIRES. 

Du reste, le physionomiste Hiu Fou fjp :^ le lui avait prédit, 
quand il eut remarqué sur son visage un trait vertical, qui lui 
entrait dans la bouche |5ÉSA U [^ tt ^ ^ ^ M)- 



t: 



CLASSIF. 8. -^. T'eou. 



^ ;^ ^ Wang yang pou lao. La chèvre partie et 
perdue réparer la crèche : un remède tardif. 



"^ 1^ Hé-pi, les degrés par lesquels, en hiver, dont le si- 
gne cyclique est hé, on montait dans la salle du trône: la Cour. 
Au printemps, on montait les degrés H [Jg', parce que le caractère 
cyclique in désignait cette saison. (1^ 7^ A). ^ f^ ^ j^ ^ Kg. 
Dans le palais faire la prostration au décret impérial qui réchauf- 
fe, formule de compliment à l'adresse du mandarin promu par 
l'empereur. 

^ êîP King che. Vaste et populeuse: la capitale. Var. %i ^. 

-^ MB ê >^ i''? ^^^^9 ^^6 ^^- Vantardise de Yé-lang ; vaine 
présomption. Le chef de la tribu des Yé-lang, campée sur la 
frontière du Se-tcho'an osait demander à l'ambassadeur de l'em- 
pereur M "^ ^'' " ^^ "°"^ deux, ton prince et moi, qui est le 
plus puissant?" 

CLASSIF. 9. A- Jen. 



A 



^ ^ZZ.i Toei ing san jen. L'ombre de la personne, 
(cette personne elle-même et la lune) font trois. Li Pé 
^ ^trompait sa solitude par cette illusion poétique : "Au milieu 
des fleurs avec une cruche de vin, seul et sans compagnon je 
me verse à boire; cependant quand la coupe levée, j'invite la lune 
brillante, mon ombre parfait le nombre trois." |Ë F^ — Û î@'^ 

m M^^ M^W: U ii m r, fj- ^ ^ H A. 

A ^ ^ ^ Jen king fou yong. Le miroir de l'hibisque : 
souhaiter à quelqu'un bon succès aux examens supérieurs. Une 
vieille femme se servit de ces mots pour annoncer à Li Kou-yen 
^ ® "É"» des T'ang, sa prochaine promotion, g B^ ^ ^ ^ ^ T 



GLASSIF. 7. ^. 8. -^. 9. \, 11 

'Pf A. i^i9.i ien. L'homme de grande vertu: le grand tréso- 
rier. ^ A li f#. [W -k S ^^)- On chante le vertueux dans le 
-^Z fi des Tcheou (partie du Livre de Vers). ^ '{fh A j^ jpj ^ : 
compliment au grand trésorier. ^ A- Homme d'expérience, un 
habile général. (^ ^^ ^). 



/V ^ao jen. L'homme affligé est tout triste ^ \ ^ ^. 
(If ^fé)- ^^^ A- Dans mon court rêve je cherche mon ami, 
et reste tout chagrin de ne pas le rencontrer. 



A. ^ ^ Wan jeu tche ti. Capable de s'opposer à 10,000 
ennemis. Hiang Yu J^ ^ encore enfant disait: ""Avec l'épée on 
n'est que l'adversaire d'un homme, aussi il ne suffît pas d'appren- 
dre à la manier. Je veux étudier l'art militaire, qui permet de 
résister à 10.000 hommes." % ^ K "^^ ^ ^. ^ % K Wi- 

(^ %iM.m ^ ît)- 

A IP^ pi yV ^ ^ ^ss^ c/ie wan jen tche ti. Compliment à 
un général: Ses talents le font vraiment capable de tenir tête à 
10.000 ennemis. 

h yv Chang jen. L'homme supérieur: le bonze que ses 
vertus placent au-dessus des autres mortels, ([g] ^ ^ ^). Un 
bonze en sommeil se dit: M Qg jilj, un génie sans yeux. 

^ ^ ^ W Sien yé fse kin siuen ma. Les Sien- 



im yé, académiciens, à la Cour publient sur papier de 
chanvre les édits impériaux. Ces édits tchao-tch'e ^ ^^ s'écrivaient 
d'abord sur papier de chanvre jaune, mais plus tard il fut statué 
qu'on se. servirait de blanc pour les décrets nommant ou cassant 
un général ou un ministre K n ^. ^ m ^ ^ Ù B- {JE #)• 
" Les Ts'ing-yao, académiciens censeurs, ont nom Sien-yé.'' $'^^ 
M ^ il :è: flil IS- (M fP ^ ^)- ^ ^, l'enceinte rouge interdite: 
le palais impérial, j^jj $g, nom d'une porte latérale du palais. 

■i^ ^ ^ mO ^ -^ t Suen tchong hiao eul tche san sien. 
Suen Tchong pratiquait la piété filiale envers sa mère, aussi attira- 
t-il trois génies, qui, généreusement traités par lui, le laissèrent 
avec la promesse que sa postérité monterait sur le trône. Un 
lieu excellent pour la sépulture qu'ils lui indiquèrent en outre, 
contribuerait par la vertu de certaines effluves à l'élévation de sa 
famille. Suen K'iuen ^, ;(||, empereur sous le nom de ^ ^ ^, 
à l'époque historique des Trois Royaumes, descendait de lui. f* 

m^^ m)- 



/qjfêt^^ ¥»l^#tceP'm Un yusin yé 

t/ tch'ou pao kieou min. In invité dans la campagne de Sin 

chassa le tyran et libéra le peuple. Il fallut un triple appel ^ J(| 



12 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

de son souverain pour l'arracher à ses Irav.-iux champêtres. Sur 
Tordre de Tch'cng-t'ang }^ '^ il essaya d'abord d'amener à rési- 
piscence le néfaste Kié des Hia ^ ^, 'entraîné par sa concubine 
Mei-hi ^ ^, aux plus extravagantes orgies ; mais constatant 
l'inutilité de ses exhortations, il se joignit au prince T'ang \)Our 
le renverser du trône. Tche \>i^, son fils, exerça aussi la charge 
de ministre sous le règne de ^f-ji\Z /jic- "Aîné et cadet semblent 
/ in et Liu Chang ^ (# ± ^)." fé i^±'f^ E 0^ S- (tt t If), 
Par leur habileté administrative ils ne' ditïèrent pas plus de / et 
de Lm qu'un frère aîné de son cadet. 

t m ^ I fo kié. Les rivières / et Lo se desséchèrent sous 
^ ^ Kié, dernier empereur des Hia, preuve manifeste que le Ciel 
rejetait la dynastie, à cause de l'indigne conduite du tyran. Un 
phénomène semblab'e présagea la fin de la dynastie Chang. (^^) 

• 

tM^^JSl^l^ I P'ou tchoan k'o i tchai seng. 
L'orchidée i-lan ^^ et le jonc Ichang-p'ou ;^ fjjf, mets convenant 
au maigre des bonzes. Ce sens donné par certains auteurs chinois 
se modifie quelque peu dans le texte suivant: "Pour subvenir aux 
copieux repas des affiliés aux bonzes. "J>i glj -j^ fi ^ ^ P'J ^1 ^. H- 
(^ il tf ^ ^ ^)- 1i WL' Liste des fonctionnaires \t ^- l P'ou 
ché ou ^ ^ ^ yeou-pouo-ché^ en sanscrit Upasaka, signifie les 
bouddhistes qui, tout en restant dans le monde, gardent une absti- 
nence perpétuelle. ^ f^, bonzes (^ '^ :k "F" ÎIÈ)- Les dévotes 
de la secte se disent ^ ^ ^. 

W' A y^ 'pÉ I j^n wan tsai. Cet homme à qui je pense est 
calme au milieu de l'eau. ^.|i ^ A---^ ^ 7X ^i^ ^- iW M 
Mon ami n'est pas loin et pourtant je ne puis le voir. 



1^ 



It" '^ ' >ê M. 3È 7^ JH ^i Tchou fou che hia tche ti 
san keng. La première des trois décades de la canicule 
}£ j^ est le troisième keng, ou tombe vint-sept jours après le 
solstice d'été. Le premier jour keng est le septième à partir de 
cette époque, puisque keng occupe le septième rang parmi les 
caractères cycliques. r\i jj^, désigne la décade intermédiaire ou 
quatrième keng, et fjj iki^^ iX ^^ dernière. "La canicule, jours 
pendant lesquels l'élément métal, symbole de l'automne, s'efface 
et se cache par crainte de l'élément feu 'J^, qui représente l'été." 
^'^'^M.^M ^ • (# ^, la ^ lE)- C'est le temps où "les 
gens ont à souffrir du cruel satellite (soleil) 1^ ^ /j^ -^ • 

i ^^ t^ ^P Ii2> WC 5^ ^^ i'^ou hi isao K^in ché kiao kia ts'iu. 
Fou-hi inventa les deux cithares kin et ché^ la première à vingt- 
sept cordes et la seconde à trente-six. De plus il enseigna à se 



GLASSIF. 9. J^. 13 

marier en règle, voulant que les deux époux fussent unis comme 
deux peaux jointes ensemble 'j^^. En même temps il commençait 
l'instruction littéraire en dessinant les huit figures symboliques, 
remplaçait les cordelettes nouées par ses six genres d'écriture, ima- 
ginait le calendrier et légalisait les noms de famille ^ A ^h iîl 
^ ^ m, f^ /^ # n fc ^ SE, f M # ^- Fou-hi, écrit parfois 
^ i^, s'appelle encore Fong J^, T'ai-hao -jj^ ^ et Pao-hi-che J^ 
^ X^- La légende lui suppose un règne de 115 ans à ^ £^ (Ho- 
nan). ^ ^, Fou-hi et Hoang-ti. 



m 



PM • iM. Yong hiai Wang H. Brillamment s'harmo- 
nisent les époux, dit-on par manière de compliment au 
nouveau marié, (^ ^ ^ ^). K'ang, compagnon, li, com- 
pagne. Var. 3^ M ^ ^- Dans la paix se célèbre le nouveau 
mariage. 



\% 



pi. t ^Pj = ^. yf^ Fa Wo=zmei tchao. Couper un manche 
h'o pour la cognée: entremetteur mei et entremetteuse 
tchao de mariage. "Comment couper un manche? Sans hache, 
impossible. Comment prendre femme? Sans entremetteur, irréa- 

lisabie." t^ M «tn g, El ^ ^ îS, ^ -^ ttn fpj, H il ^ #• m 

m W- Var. f^ 1^, ;f:pf A, ft IpT- fl ^ M- 

X^ T A. Tso jen. Former des hommes par les examens. 
1 p Tcheou Wang ou Wen Wang dans une extrême vieillesse 
ne stimule-t il pas les gens |^ 3E # ^ il ^ f^ A ? (I# :^ ||)- 

«clk 1A -^- ^so chou kiu hien. Père et fils tous deux dis- 
tingués. "Le père entreprend et le fils continue." "^ f^ ^> ^ M 

:t {^ JE)- 

T Iffl Tso yong. Paire des mannequins yong représentant 
des hommes: introduire une mauvaise coutume, donner un exem- 
ple pernicieux, sans fondement créer une affaire j|| ^ ^ ^. 
"Tchong-ni disait: Le premier à fabriquer les mannequins ne 
trouvera t il pas d'imitateurs?" fr|] J^ fé f^ Il # it M (g ^? 
(^ ^) Confucius en condamnait l'exhibition aux funérailles, parce 
qu'il lui attribuait l'origine des sacrifices humains offerts sur la 
tombe. 

+ H f r t 4ê Sî^ /'A 9^ ^ Tchong kouo yeou fou 
che yn Ilan Ming ti. Le bouddhisme en Chine date 
de Ilan Ming-ti (58-76 ap. J. C). Les annales do la dynastie 
relatent ainsi le fait. "Dans l'Inde T'ien-tchou ^ ^ ou (Cheng- 
tou ^ ^ Sindhu) existe une secte observant les règle établies 
par Feou-Vou ^ ^, Bouddha. Or, une tradition rapporte que 




14 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

l'empereur Ming-ti, après avoir vu en songe une statue dorée de 
plus de dix pieds de haut, avec la tête nimbée, en demanda l'ex- 
plication au ministre Fou I ^ ^. Celui-ci lui apprit que dans les 
contrées de l'ouest on adorait, sous ces traits, un dieu appelé Fou. 
Sur-le-champ l'ordre fut donné à Ts'ai In ^flf d'y aller prendre 
des informations sur cette divinité et étudier sa doctrine. Telle 
est l'origine des images de Fou dans l'Empire du Milieu." (^ ^ 

# H Ji #)• 




* g^ t Wan kia. cheng fou. Le bouddha vivant de dix 
mille familles, surnom donné par la reconnaissance publique à 
Se-ma Koang Kiun-che "^ Mj it '^ 'M'> ministre de ^ @ ^,avec 
le titre nobiliaire i^ ^. De plus ce personnage était en si grande 
estime "qu'à sa vue les gardes du palais portaient tous la main 
au front en disant: Voici le ministre Se-ma." ■j^ i ^ ^, -^ )^ 
^MU S^ltb ^ E i=B 5^ -llL-(* ES.)- D'où les expressions ^f ||, 
M €i' in ¥, M ;i féliciter, louer. ?f^, ^^, ngo, front. A la 
mort de Koang, arrivée en 1086, le peuple lui érigea des tablettes 
devant lesquelles il offrait des sacrifices à ses mânes ;^ ^ Jt>)i |B- 
La tablette ^ est une réminiscence du p, ou représentant du 
défunt, à qui s'adressaient prières et offrandes, comme s'il avait 
été le mort lui-même P ^i, ^, ^ =^ i. ?^^, ^ ^ ^ ± M ^■ 

iJi ^m Wy lin ^ i^ Long Vou k^ou eul mong che. Cruel 
était le ministre Li ^, aussi Yang-kong j^ ^ rêva-t-il à 
deux messagers. Yang voulait vendre à Lz un cimetière à effluves 
géodésiques capables de produire plusieurs générations de ministres 
^ j'-^ ^ ^ ^ j^, mais il en fut dissuadé par deux génies qui 
lui déclarèrent en songe, que la méchanceté de Li rendait celui-ci 
indigne d'une faveur semblable. (^ fj^). Long-i'ou signifie ministre, 
car f I P ffj] correspond au p^ f^ actuel. 

t/s^ t f]^ jg '^ Q Ling luen tsao liu liu. Ling-luen, 
|"p ministre de Hoang-ti '^'^, est l'inventeur de la gamme 
composée de six tons parfaits ^ ou j^,et six tons imparfaits g 
ou [î^. Il alla couper des bambous dans la vallée |||| |g;, au sud 
de l'ijl l^fij, et appela ^ @ le tube qui lui donna la note fondamen- 
tale '§. Puis il prêta l'oreille au chant de deux phénix mâle et 
femelle, ce qui lui permit de fixer une série de demi-tons, (g ^ 
^ ^). Les notes liu ^^ sont: ^ ^ fa, :j^ ^ soi, j[^ fft là, ^^ 
^ SI, ^ ^Ij do dièse et M |^ ré dièse; les notes liu ^ ■ ^ g fa 
dièse, ^ ^ sol dièse, /ftji g la dièse, j/j^ ^ do, ^ g ré, f^^ %_ 
mi. On applique ainsi ces termes aux douze lunes ou mois de 
l'année chinoise: le- '{j^ ^ , '^ r^ ± j^; 2'»'' ^\] M- ^ M; ^' 



f 



CLASSIF. 9. ^. 15 

Jt^t^jf t Fang pé. Préposé à un vaste territoire: grand 
||z| trésorier. Le gouverneur d'une des neuf anciennes 
provinces •}]] M s'appelait fj^. (î| J fO) fe H j^ fé- La haute 
situation de grand trésorier. 

10 1^ Pe-io, nom d'un connaisseur en chevaux, qui vivait 
dans l'antiquité. Qui sait discerner les talents et les utiliser est 
un autre Pé-lo. "Le coursier capable de couvrir mille li, faute 
d'avoir rencontré Pé-lo, appréciateur de ses qualités, "^gémit sous 
le timon d'une grossière charrette." ^ M Jè 'Ul 'T' iÉ fè ^ ik 
m W m- Var. f^ ^. 

A~jh PS T Se tsouo. Les quatre ministres de Soei-jen 
lOL f^ A, l'inventeur du feu, sont Ming-yeou B/J ^, Pi-yu 
,j^. ^, Tch'eng-pou J^ jf et Yuen-k'ieou |î| ^. 

/-H ^^ t Pou ning. L'imbécile: moi. (^ ^ ^). Ning, 
\^ talent, rusé, flatteur. 

/ Cf. t îlël =^ # "M* H! ^4" Ti hoei = fou cheou tch'en in. 

|t^ Ti-hoei, indécis, irrésolu : fou-heou-tch'en-in, tête 
baissée sourdement murmurer. "Le grand annaliste Se-ma Ts'ien 
^ M ^ dit: Je restai là absorbé dans mes pensées iç ife ii 
^ j^ (H ^ ;!l," à la vue des souvenirs laissés par Confucius. 

Â3^ t fS Tchou-jou, de petite taille. Les annales de la 

V^ dynastie Han placent un royaume des nains ^c il ® à 

l'est de la Chine. H^ M ^ M M it)- I' s'agit sans doute du 

Japon, dont les habitants sont connus des Chinois sous le sobriquet 

de wo-jen -f^ \, les nains. 

Â-}^ ^ Vyt n I y^f-n tsieou je. Près du nuage, près du 
\q)^ soleil: recevoir les enseignements, jouir des faveurs de 
quelqu'un. 

W yV. TF 5^ ^ jcn tso hia. Faire des habils de noce pour 
une autre: prêter son appui à quelqu'un, lui venir en aide. Cf. ^. 

/jV JE t Tcheng kong. L'impôt dû, le tribut à payer 
U> régulièrement. ^ S If .ÎE t ^-(^ M M)- 

t Ml ^ fjil Heou Pa tchoei hiun. Heou Pa. Kiun- 
.. - fa-ng g ;^, ministre de ;|| 3^ |éÇ ^ (25-58 après J.C.), 
donnant ses instructions, est le^modèle des grands-pères. Il re- 



î 



16 



ALLUSIONS LITTERAIRES. 



commandait à ses petits-fils de l'appeler ^ ^, par respect. (^ |^ 
1^ Ul|). Maintenant on désignera son grand-père par les termes: 
^ M ^» ^ ;^ ^' *^* ^ '^ ^^^ mort, par les expressions: ;$fc |jg^, ;$t 
:^ ^. :$fe M ^- ^ M #> votre grand'mère, ^M\l)j:, ^ ;^ ■^, 
^ lé. ^t» feue la grand'mère. :5t ï -^, :^ 3E ^9^. feu mon grand- 
père, feue ma grand'mère, dans la lettre de faire part. -^ dans 
ces expressions signifie: bon. 

^ yÙ t Cheou koang heou. Le miroir, marquis du perpé- 
tuel éclat. Synonymes : ff ig, ^ tÊ fleur de macre, ^ ^ f^- 
marquis de la toilette. 

ËP ^ t Tsi mé heou. L'encrier, marquis de l'encre instan- 
tanée. Synonymes : ^i ^ M i^^ ^ Mi^^ }U f^' ^ îî en pierre 
du torrent Toan JJ^j ^. 

■Jtf B^ t Hào che heou. Le papier, marquis du boau temps. 
Synonymes: ^ 5^ luisant comme la paille de blé, j|| [j!j^ /lé a', ■j'|' 
^ !^ M carré blanc à la surface bien lisse. 

a ^ t Koan tch'eng heou. Le pinceau, marquis de la ville 
des tubes. Synonymes : ^- i^^,^ ^ pointe de poils. 4' ^, secrétaire. 



„™ fi? Pien pieu. Faconde. (If ^)- Var. M fpj ^ fg paroles 
I^V 6n cascade, ^ l!^ ff^, concert de cigales tch'an, ^ -^- 

parler abondant jao, '^ P langue intarissable, |{|| IpJ |^ ^ éloquent 

comme Soei Ho et Lou Kia. 





'\^ -p . t Tsi che eul heou. Les 72 époques de 

l'année. Cinq jours font un heou, et six heou un 

mois, m-m \^M^^- Pï'^ t f :r. m t ^- Dans l'ordre 

du temps c'est le premier jour de l'an. 

À£\\ 9M ^^ $T Tao hié hien tchen. Caractères élégamment 
jj^'J écrits, dont les traits pendent comme les feuilles de 
l'ail ou sont droits comme une aiguille suspendue. f|^J ^. Socques 
à l'envers: accueil empressé fait à un visiteur. "Le célèbre 
Wan^ Ts'aJi alla visiter Ts'ai Yong, et Ts'ai Yong accourut au de- 
vant de lui, chaussé à l'envers." ^^%M,3^WM^-^^MM^^- 



î 



p^ ^ T-ing tcheou. Arrêter sa barque pour écrire des 
1^-^' lettres, comme le préfet Tse-yun ^ ^ qui, sur le désir 
d'un ami, stoppa trois jours pour lui écrire trente pages, (f^ ^). 
^ ^. Nuage au repos: penser à un ami. (^ ^ ^). Var. }^ ^ 
p\ ^. ^ ^ |I|i5p $^. Phénix au repos et grue se dressant, Ving- 
loan tche-hou air majestueux, (|f: ^). 



CLASSIF. 9. \. 17 

1h ^^ Ml 'W ^s*^ ^'.s^?^ wei yu. Prendre le royaume de Ts'in 
pour exemple: tirer une leçon des malheurs des autres comme 
de la fin déplorable de Ts'in. 



fpj tM, ^ Toen, pauvre lettré du royaume de Lom, qui, enten- 
dant vanter l'immense fortune de T'ao Tchou-hong f^ ^ ^, alla 
lui demander le moyen de s'enrichir aussi. Sur son conseil, il se 
livra à l'élevage ^ J ^'^ (tse, femelle), ce qui, de fait, lui procura 
une opulence princière. (|^ |@ ^ ^). Var. ^ i|g. 

J^ ^ Tsié tch^eng. Prêter son cheval à quelqu'un : lui rendre 
service. (H |e). ^ ^. Obtenir les faveurs de quelqu'un. (^ ^ 
^ ^ ^ j^) ^ f H ^ M ^ iJj- Heureusement j'ai acquis la 
protection d'un homme illustre. 

1^ iM> K'ong-ts'ong, affairé. Var. J^ ^ occupations nom- 
breuses et agaçantes comme les piquants du hérisson. 



/^^ ^ t Loan luen. Désordre dans les relations domesti- 

jlflj ques : inceste, adultère. Comme exemples de cette 

perversion on cite l'union de Siang^ duc de Ts'i ^ ^ ^, 

avec Hoan Fou-jen ^çg -^ ^, et surtout de Siuen, duc de Wei ^ 

^ ^, avec une concubine de son père et sa propre bru _h ^ 3C 

^, T ift =f m- 



JE iTO 0^'- luen. Les cinq relations, c'est-à-dire de prince à 
sujet ^ g, de père à fils ^^ ^, d'époux à épouse ^ ^, d'aine 
à cadet ^ |^, et d'ami à ami ^J ^. 

a t- 10 ^ ^ '^ /•^ao kia: tsié che fe'oan i. 

|5C Demander un congé: sous un prétexte déposer sa 

charge, ■jl^î ^ vacances scolaires. ^ ^g, vacances d'été. :1^ f^ 
vacances du premier de l'an. 

/ffî '^ t H ^ f^ ^^^^ ngeou tse t'ien tch^eng. Un 
jp^ bon mariage est réglé par le ciel, qui l'a fixé d'avance. 
Var. j^ $^, f± m- 




1 



HJ ^ "^ t ^ H)ïX Tsin tsHé se tche tch^eng. En toute 
il2i> sincérité avertir, reprendre (se) instamment, telle est la 



loi de l'amitié. |I3 ^ ij) -BH 1S> 1S- (I 



-™ pal 



^ y^ Kiai lao. Vieillir ensemble: union indissoluble des 
époux, iëi^ ±^ M t^ ^- iWM M.)- Var. ^ M M ^^ 

2 



18 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

j$! ^, ^Vei liang. Cœur généreux, esprit large. 

lîffl ^5. P^î fc/i/e. Fournir une ciuche de vin (tch'e): emprunter 
un livre. On en donnait une autre lorsqu'on rendait l'ouvrage. 

j^ ^ Pei yuen. N'être qu'un numéro parmi les lonction- 
naires, terme par lequel le mandarin signifie son inutilité. Var. 




_ t Tsieou fou, suivre un maître, aller à l'école, 
ce qui doit se faire dès l'Age de dix ans. dit le Mémo- 
rial des Rites. Var. M ^ Î3É ife^, chargé d'un panier de livres 
aller à l'école. ^ M '^ ^- ^^^^ '^" nord recevoir l'enseignement. 

^ t ^ J55^ M M ^ K'ieou Fou Yué yu yen nrjo tchong. 
On alla chercher Fou Yué sur les collines (ngo) de Yen. L'em- 
pereur '^ ^ y (1324-1265 av. J.-C), dont il devint le ministre, 
l'envoya quérir après un songe, où il lui fut présenté comme l'élu 

du ciel. (H m: W)- M ^ ^ i ^- ^^" *o"^ ''^" (P^^"^) comme 
la pluie bienfaisante de Fou Yué, co-mpliment à l'adresse d'un bon 

mandarin. 



t ffê ^'ft tt W iî t^ M ^ Fou Yué se, k-i tsing chen 
touo yu ki Avet. Fou Yué mort, son âme subtile se fixa entre les 
constellations Ki (le Sagittaire) et Wei (le Scorpion), où elle devint 
l'étoile nommée j^ |^ g. 

t ^ ^ 'T" ^ iJj fê f'^ou h ta fou Iso tsai chan in. Dans la 
famille Fou, le père et le Pils gouvernèrent le pays de Chan-m, 
à l'époque des Cinq petites dynasties (907-959). Tous deux, le 
premier, appelé Fou Seng-yeou ff ff %, et le second, Fou Yen 
Ki-koei ^H y^i ^ JJ, déployèrent une telle habileté dans ce poste 
diflicile, que, administrer une sous-prélecture était chez eux, 
disait-on, un secret de famille '^ p ;f|" |f . Le lils est encore 
appelé If |g. (^ ^ # â ilîC #)• !f P'"»*' cahier, registre. 



m 



¥ f^ t ffi' ¥M^^^ ZS Tclr^n P'ing 
Iso k'oei Ici. hini Han Kau Pé-leng Icho uv?/. Tch'en 
P'ing fit un mannequin (h'oei lei) pour délivrer Han Kao-tsou 
assiégé dans Pé-teng par Mé-lè 1 i^M ^ ^ chef ou Chan-yu des 
^ j^ Huns. Tch'en ayant appris que la gen-lche ^ i^ ou c'pouse 
du Chan-yu était fort jalouse, imagina d'exhiber et faire danser 
sur les murs de la ville une poupée représentant une belle femme. 
Trompée, la princesse craignit que cette prétendue bayadère, une 
fois la place prise, ne vint lui ravir l'affection de son mari, aussi 



cLassif. 9. \. 1§ 

le contraignit-elle à lever au plus vite le siège. (^ ^ W^ M Kf 
M Wù- Telle serait l'origine des marionnettes chinoises, dont 
quelques-uns cependant reculent l'invention jusqu'au règne de 

"f^ ^ ^ ;f^ Tchai t'ai pé ki. La tour aux dettes compte cent 
degrés: être grevé de dettes. Allusion à la tour '^ ^ ^ élevée 
par mmï- 

fj^ T ^ \ik $}^ ^ ^ ^ K-iao Hi Voei pang hia tche 
I^PI siuen. K'iao et Hi sont considérés comme les ministres 
de choix de la famille régnante. Le premier^ Kong-suen K'iao 
Tse-tch'an ^ ■j^ f^ ^ ^, du royaume de ^, a laissé une ré- 
putation de bienveillance^ et le second, Yang-ché Hi Choa-hiang ^ 
-g- ^ ^ [tj], du royaume de ^, un renom de droiture, -f- ^ ^ 

m ^' M (^1 ^ 'M ït- 



1 




t ^ Kia ou tan che. A la maison pas une 
f^ charge de vingt livres seulement: être très pauvre. Ex- 
pression ap[)liquée au dénûment extrême de Yang Hiong Tse-yun 
^ W. "^ â' '^I'^'' cependant vivait heureux dans cet état. (^ ^ ^ 
W. ^) U" commentateur rend tan che par Zl ^t deux boisseaux; 
un autre par ~ %^ vingt boisseaux; enfin un troisième laisse aux 
deux caractères leur sens ordinaire, tan signifiant deux piculs et 
che un picul. Var. if Ç ;è f^' m'-iigres appointements d'un 
mandarin. 

Seng, bonze, autrement dit ^^ j^ fan-aeng, avec la pro- 
nonciation bong-sou au Japon. Seng, syllabe initiale du 
terme sanscrit j^ ^ sanga ''unis par un lien commun", j^ fan, 
le pays de Magadha Jp y^ H ^ (le Behar actuel), patrie de 
Bouddha. Le dialecte qui s'y parlait devint le pâli ou fan, 
langue sacrée des bouddhistes de Ceylan. Fan est, de fait, une 
abréviation de Fan-lan-mo ou Brahma Chémoteng ^ 0, ^, 
premier sanga étranger venu en Chine, à la suite de l'ambassade 
envoyée aux Indes par l'empereur Han Ming-ti. Lieou Siun |||J |l^ 
^ j^ f^, premier Chinois à embrasser ce genre de vie. On 
distribue les bonzes en quatre catégories: les parfaits, déjà deve- 
nus bouddhas ou en voie de le devenir, et affranchis de toute loi, 
du fait même de leur perfection ; les ordinaires, astreints encore 
à l'observation des règles et se rasant les cheveux et la barbe; les 
grossiers, incapables de saisir la culpabilité qu'il y a à enfreindre 
l'une ou l'autre des prescriptions du bouddhisme ; les éhontés, 
enfin, que, même la crainte des tourments réservés dans l'autre 
monde aux méchants, ne sutfit pas à contenir dans le devoir. 



20 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 




f OU "1^ 3^^ -J" Hoen i ou Hoen t'ien i. Les lois de 
tout le firmament, nom de la sphrre céleste construite 
par l'asî'ronome Ts'ien Yo ^ ^, à la demande de l'empereur 
tIc ^ (437 ap. J.-C). L'occultation et l'apparition des étoiles 
s'y obtenaient au réel, grâce à un système hydraulique qui faisait 
mouvoir l'instrument, d'un peu plus de six pieds de diamètre. 
Déjà il y avait eu les jdanétaires de l'empereur Clioen, de Hi ^ 
et Ho ^p, astronomes de l'empereur Yao, et enfin de Tchang Heng 
51 ^, contemporain des Han. {^ # ^ ^ ïë)- Dès lors les 
rédacteurs du calendrier eurent qui suivre jÉ ^ Ap ^ ^ ^' 
ajoute ici le ^ ^. 

t ^ se ^ /WC M ^ ^ -^ Pi^'^ ys'^ Ich'eng tsi H tche yong. 
Hôte distingué (gendre impérial), ce mot exprime élégamment 
l'illustration des parents et du hameau. L'appellation date du 
temps' où l'empereur ^ 4* ^ comblait de faveurs son gendre 
Fang Chen j^ 'jl^, lui accordant même des lettres par, lesquelles 
des honneurs étaient concédés à tous ceux qui lui tenaient de près 
ou de loin. 

'li* t Sin i. Inclinations, résolutions. ,^ ^ ,^ ^. Désirs, 
projets vastes (tsong) et brillants (tsai). <fj» -^ = <t> (p]. 

f>|C Yeou Van pouo: n'en avoir qu'un peu. 

I^ t ^^ Ta tch'ou fong. Un enfant de grande espérance, 
qui gagnera (accumulera, tch'ou) des titres à son père. 

CLASSIF. 10. JL Jen. 

p-* t 7C 1^ ^ 0^ OU hHong nien. Étudier avec ardeur 
jusqu'à la mort. Ou-ou, onomatopée de la lecture. Alors 
que Han Yu T'oei-tche |t ?^. 5Ë ^ n'était encore parvenu, mal- 
gré un travail constant, qu'à la dignité de ^ -^ 5fc ;Éfe professeur 
au collège impérial, ses élèves le plaisantaient en ces termes: 
■^'Maitre, votre bouche ne cesse de marmotter des passages des 
six ouvrages classiques ||. ^. ^. |f. ^. ^ ^, et votre main 
ne se lasse de feuilleter les œuvres de cent auteurs. Déjà 
grisonnant et édenté vous finirez par en mourir, quel profit en 
tirez-vous? Vous ne songez pas à vous en inquiéter, au contraire 
vous engagez les autres à agir de même." ^^ P^IS'^J^Pa 

^ m ï^ ^ ^ A ^' 




X 



GLASSIF. 9. \. 10. ){^. 21 

*"•". 7\ t fa yuen. Les huit bienveillantSj huit frères de la 
J\^ famille Kao-sin j^ ^, que Choen ^ appela aux pre- 
mières charges, avec huit autres frères de la famille Kao yang j^ 
1%, surnommés les huit aimables /\ f^ (k'ai). Le ^ |^ les désigne 
ensemble sous la dénomination de -p ^ '^. ''Avec une grande 
(toen) vertu vraiment bienveillants." '\^ {g. ^ y£. (^ ^ J[^), texte 
s'appliquant aux hauts dignitaires. 

t â i^iten fan. Le l^'" de la lèi*; lune 7^ ^. Var. — %, tc 
M- Jl f^- Lie 15 de la lère lune. tC 5^- 7C #• La nuit du 15 
de la lèi« lune, fête des lanternes. 4* 7C- Le 15 de la T»^' lune. 
f X:- Le 1"' de la 10^ lune, y 7C 0- Le 15 de la 10'' lune. M. 
7C 0. Le 12 de la 2^ lune. 

-p^ t Tan yuen. Le principe du cœur : les esprits vitaux. 

"f ^ i'Ii lïu Uh ^ Yuen heou kiu eul tan han. Li ^ Yuen- 
haOj fondateur de la dynastie "g" ^, craignait tant Fan Wen-tcheng 
f^ ^ JE» des Song, que d'apprendre seulement sa |)résence au 
milieu des troupes lui glaçait le fiel. Formule usitée comme 
compliment à un général. 



7C b1 Yuen long. Tch'-en ^ Yuen-long, nom d'un héros du 



7C IPP ^m ifni ywen k'ing san king. Les'trois sentiers tortueux 
de Tsiang yu ^ ^ Yuen-k'ing, où il aimait à se promener avec 

^ W et j!ti^. (£ li ^ i^). 

t è- |# ^ X -# s ftj t t Fuen Pé. C/ie tche kong tché 
ya tao Yuen Pé. Un habile versificateur tomberait, même les 
poètes Yuen Tchen jQ |^ et Pé Kiu-i ^ f^ ^, desT'ang. Dans 
une joute poétique entre ces deux personnages et Yang Jou-che i^ 
*^ dr- vice-président de ministère, celui-ci fut proclamé vain- 
queur, quoique le dernier à livrer son improvisation Tout fier 
de son succès, il rentrait ivre chez lui, répétant partout : 
"Aujourd'hui j"ai battu Yuen et Pé." (ï |^ ^, j^ -Jîl g"). Le 
nom de Pé Kiu-i ou Pé Yo-t'ien ^ ^ )^ accolé à celui de Wei 
Ing-ou ^ ^ S^, autre poète célèbre de la même époque, entre 
dans l'éloge d'un préfet, parce que tous deux furent préfets de 
Sou-tcheou. ^ ^ % ^•. ^ ^ ^ ^ '■ avoir le grand renom de 
Wei et Pé, être magnifique comme Wei et Pé ; |^ M ^ J&^ ^ 
1^, hériter de l'élégance de Wei et Pé. 



22 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

t S ^ ^ ^ -îî^ Tfc h Yuen Pé mong lioen hien pei hoa 
hia. Yuen Tchen J^' et Pé Kia-i jg ^ rêvaient, la coupe aux 
lèvres, sous les arbustes en Heurs. Ces deux mandarins poètes 
étaient si attachés l'un à l'autre que, même à distance, leurs pen- 
sées restaient à l'unisson. Ainsi, pendant que Pé composait des 
vers sur leurs entretiens intimes dans les jaidins de la bon/erie 
M^ iS ^''» y^Gn, alors à i^ •}\\, se sentait ins|)iré de prendre le 
pinceau pour décrire les mêmes sentiments, (jg; y^ 2|>i ^ |f). 

f ^ W" Yuen Lche fuu. Le captif tles Tartares Mongols, 
(jui fondèrent la dynastie Yuen: l'empereur 5ic ^ ^ pi'is à, g^ ^ 
(Hang-lcheou), en 1276, et envoyé mourir dans les déserts de 
Gobi '^'}/ '^. Ses deux successeurs. [)Ourchassés par l'invasion, 
durent enfin céder le trône au chef vainqueur ^ f^ j^. ^, >^i ^U 
Koublai (houpilié) khan, petil-lils de Gengis khan ^ ^ ,@, ff. 



'\ Wi^ ^ Iliontj li tai mei. Aîné et cadet con- 
tribuant à l'illustration de la famille: frères obtenant 
ensemble les grades littéraires et autres honneurs. Var. ^ IH. ^ 
5j|, les deux phénix volent dans la salle du trône. 



g3 ffi JJt 'W W^ t ^ P^ Ho pieu pou siao eul tche l'i. 

y\!j La terreur causée par Ho P''ien arrachait des cris aux 
petits enfants, les mères se servant de son nom comme d'un 
épouvantail. Ce général défendait ^^ jf]. 

^ iS '^ A^ • ^^ '^AVei tsao houa siao eul souo k'ou. Être 
tourmenté par Tsao-houa-siao-eul (l'enfant du hasard): tomber 
malade^ effet attribué à ce génie malfaisant. 



CLASSIF. 12. A- Pa. 



A 



-^ Pa leou. Rempli de qualités. Sir Liag-yun ^ 5 
g disait: Ici-bas il y a un picul de talents: Tse Kien 
en eut seul huit boisseaux pour sa part; moi j'en ai obtenu un, 
et depuis l'antiquité on en a usé un." ^T^^ — ÇiïF^^ 

n A A-^ n^% - 4, 1^ T& :^ 4- ^^. ffl - 4- 



A ^|| ^ lt Pa tchoan hio che. Lettré de huit briques : 
paresseux à l'étude. 



CLASSIF. 10. J\^. 12. /\. 23 

Tt ^Zl t San feonr/. Les trois Ministres étaient,sous les Tcheou, 
\Z^ le Grand Précepteur -^jç ^, le Grand Tuteur ^ >f^ et le 
Grand Gardien -j^ j^. A l'époque des Ilan antérieurs on com- 
prenait sous cette dénomination les ;/v, ^ ,^ à la guerre, ;^ p\ ^ 
aux travaux publics et :^ fï] ^ aux affaires civiles, actuellement 
identifiés avec les ^ ^ -^ i^ dt ou Ministres d'Etat. Les £ ^, 
ou £ ^p, c. à d. ;^ Biji. 'i? -f^ et ip '^. Ministres inférieurs des 
Tcheou. 

>A t fL âl 'T P^ kong hoa t'ong tse. Les huit vieillards se 
tranforment en jeunes gens. Lieou Ngan ^\\ $. prince de Koang- 
ling ^ ^ et roi de Hoai-nan j§, '^, renommé pour sa déférence 
à l'égard des lettrés |Jr flî T "i^ ^^ livré à l'étude des sciences 
occultes ^ '{^. reçut un jour la visite de huit immortels d'un 
aspect vénérable, qui prirent subitement les traits de l'adolescence, 
et en retour des égards qu'il leur témoigna, lui remirent un 
recueil de recettes d'immortalité, (f^ fllii^)- Ce maître en alchimie 
plus connu sous le nom de Philosophe de Hoai-nan f^ ^ ^, est 
l'auteur du f^^lj^, où il a condensé les leçons qu'il donnait à ses 
disciples en magie -^ ^. Mort en l'an 122 av. J.C. 

t @ SË '^ Kong tchong cherig kong. Semence de ministre 
engendre ministre. Var. ^P'j;^'^. La famille d'un ministre aura 
un rejeton qui parviendra à la même dignité. Expressions équiva- 
lant aussi à: père illustre, fils illustre. 

t ^ -^ ^E. Kong ts'ai kong M'ang. Qualités de ministre et 
espoir de le devenir. Eloge du jeune Wang Kien ^ |^, qui devait 
succéder à son père Wang Kien Weyi-hien 3Î fè ^ ^i ministre 
des ^ (479-501). (^ ^ Ji if ^). 

t 1^ 7/. ^ Kong-suen Hong Ki, ministre de ^ ^ "(^ (1 40- 
87). Porcher dans sa jeunesse, il commença tard ses études, et à 
plus de 60 ans méi'ita d'être élevé à la dignité de :^ 4@ *^^ ^^ ^^ 
voir décerner le titre nobiliaire de fp -^ (^. Au milieu des hon- 
neurs il sut conserver des habitudes de simplicité. 

t m iiO i ^^ Kong k'iuen hoao Tse-liien. Lieou ^ Kong- 
k'iuen l'emportait surT'.sao ^ Tse-kien, car tandis que celui-ci met- 
tait à composer sa poésie l'espace de temps requis pour faire sept 
pas, une durée de trois suffisait à celui-là pour improviser la sienne. 
L'empereur ^jîC^ (927-8 'il), qu'il accompagnait dans une visite 
au palais Wei-yang-Uong ^^TJci^i'S'^l avait prié de faire des vers 
séance tenante, et il s'exécuta avec une telle rapidité que le 
monar({ue émerveillé s'écria: '"Sept ])as sutïisent à Tse-kien, 
mais à toi, trois seulement ^ ^ -t ^^M 75 S ^ ^-l/Jf # #P 
■& If !#)• Tse-kien était lils de T.^'ao Ts'ao l§ ^f . 



24 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

:^ ^ $R t^ Lou louo pao tsi. Le tam-tam H annonce un 
succès (aux examens). Var % ^. Battre le gong. 



m -n 



voltige. 



]^ M* ^<'^^ VWt' st. Comblé de mérites rentrer chez soi. 
H^ Lou fei. Il neige: la neige, fleur à six pétales, 



■^ ^ Kong tchou. Princesse impériale, ainsi appelée, parce 
que son auguste père ne s'occupe pas lui même de la marier, 
pour ne pas déroger à sa dignité, mais remet l'affaire entre les 
mains des princes i^ §| i JE- Obtenir sa main: léj ^ i- Cf. 

Ml. ^ t Pou Kong. Haine mortelle. Un fils doit venger 
tV 1» mort de son père, résolu à ne pas coexUler ou vivre 
ensemble sous la voûte du ciel. ^ ^ ^ 5"^ • (H ft ^)- 

|Wt JE t Ou tien. Les cinq règles qui gouvernent les 
■5^ cinq relations Jl '^. --H s'est appliqué à la perfec- 
tion des cinq lois f^ ^ 5R. i^."' (# # M)- A les observer, l'affec- 
tion règne entre le père et le fils, la justice entre le prince et le 
sujet, la distance entre l'époux et l'épouse, la subordination entre 
l'aîné et le cadet, la confiance entre les amis. ^ ^ ^ ^, '^ ^ 

^m^ikm ^ S'j- ^ ^)j ^ ^^ m ^ ^n m- 



t ^ Tien che. Mandarin subalterne chargé de saisir les 
coupables dans une sous-préfecture. ^ ^. Notaire. J^ gg,. Écrivain. 

t '^ ^ "le* ^ ^ ^^ Tien ou ts^ié tang fou tchesiu. Tien ou 
usurpa la succession garantie par le Tang-t'ou, augure du royaume 
de Wei ||,P:è^ (tch'an). Tien-ou est le nom de la famille Se-wa 
V\ M/i cfui fonda la dynastie des Tsin occidentaux ^^, en 265 ap. 
J.C. Se-ma I ^, puis ses deux fils Che Éjjj et Tchao HS, occupèrent 
des charges à la cour de Wei, dont la maison royale fournit quatre 
monarques pendant la période historique des Trois Royaumes. Les 
services rendus par Tchao lui valurent le titre de •^ J^. qui à sa 
mort échut à Yen j^, son fils. Celui-ci renversa son suzerain et 
se substitua à sa place fH-gd sur le trône, sous le nom de ^f^*^ 
(265-290). jfjBl chan, passer le pouvoir à un autre que l'héritier 
naturel. ^ ^ f|ï. [^ ^). Yao et Choen cédèrent le trône à 
d'autres que leurs fils. 



CLASSIF. 12. /V. 14. 1-^. 25 

^ t tt ^ s +B # iD K Ki K'iué fou fou siang tai 
^^ joa pin. K^i K'iué :^[> ^. du pays de Ki, et son épouse 
se traitaient comme des hôtes avec un profond respect. Un jour 
que la femme de K'iué lui apportait son dîner au champ où il 
labourait, K'ieou Ki ^ ^. ambassadeur de ^ ^ ^, fut témoin 
des marques de déférence que les deux se donnaient. Il raconta 
la scène au duc, qui fit aussitôt appeler le vertueux K'iué pour 
lui confier une charge. (^ f^ ^). Par allusion à ce fait les ex- 
pressions: M tlk :èi Wî- iXi ^ signifient un bon ménage. 



^ i{^ ^ '^ Ki pé W-iun k''ong. Au pays de Ki-pè il ne 
restait plus de bons chevaux, car le connaisseur Pé-lo fg ^ les 
avait tous achetés. Qui sait discerner les hommes de talents et 
les employer ressemble à ce maquignon, dont la vue arrachait 
des hennissements aux chevaux de race, heureux d'être remarqués 
par lui. (H ^). 



CLASSIF. 14. ^-^. Min. 



M 



■^ t JH //n Tchou koan san kia. La triple imposi- 
tion de la première coiffure. Le jeune homme 
recevait d'abord un bonnet en toile noire |[^ ^ tche pou, puis un 
bonnet en peau de cerf }^ ^ p'i pien, et enfin un bonnet égale- 
ment en peau appelé "§ -^i ou -^ -^ tsio pien, parce qu'il avait 
la forme et la couleur dune léte de passereau. La cérémonie 
achevée, on lui imposait un nom particulier. (j|§ fg). 

t BE Koan yu. Beau comme la pierre de jade ornant un 
bonnet. Tchaug Fou ^g ^ voyant le joli visage de Tch'en P'ing 
^ Zp. lui donna sa petite-fille en mariage, car, disait-il, "avec 
de tels charmes on ne saurait rester pauvre et obscur H :a ^ ^ 
^ ^ rfn ;^ ^ ^ ^ ^- Effectivement PHng devint ministre de 
M ^ il' ciui lui accorda le titre de [j[{j 3I& (^, Et cependant son 
détracteur Tcheou Pou, marquis de Kiang JÏ] ^ ^ C;^, soutenait 
qu'il n'avait par la valeur essentielle du jade .je cf) 7^ ij^» ^ -tfcï 
mais seulement son éclat extérieur. (^ fË |^ ^ ^B |fc ^)- 

kX t s z® I koan tsiu li. Raccommoder (tsiu) sa chaus- 
sure avec son chaiieau : ne point faire de distinction entre une 
chose noble ou vile. Var. M M. M M- Mettre sa coiffure à la 
place de sa chaussure. (^^ j^ ^). 

•ji 'l'W W^ ^ t iioa Chen-ou tche koan. Suspendre son 
chapeau de cérémonie à la porte Chen-ou : rentrer dans la vie 



26 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

privée. Sous la dynastie ^ ^, 493 apr. J.C., T'ao Hong-king 
^^^, en quittant sa charge, déposait son habit de cour à cette 
porte du vieux Nan-king j^ IH M # 'T'f %l ?']■ (^. ^ M M #)• 

t ^Éi /^ t- Koan té li jen. L'empereur a pour coiffure la 
vertu et la bonté pour chaussure. Les six arts libéraux composent 
son habit, tandis que sa ceinture est faite des rites et de la littéra 
ture ^ y?^ S 11^ nii ^- (ï ^' M ^^ Il ^ ^)- Les rites, la 
musique, tirer à l'arc, conduire un char, l'écriture et l'arithmé- 
tique ÏIB ^ M 'iU ^ WC constituent les y?^ ^. On comprend 
encore sous cette dénomination les six ouvrages ^ ^ c. k d. |g 



W t "^ Nan-tcheou koan mien. L'homme remarquable 
de Nan-tcheou, surnom donné, sous les Han, au célèbre lettré 
Pong T'ong Che-yuen f | j^ i 7C P^^" Se-ma Hoei Té-ts'ao 'gj J^ 
'^ ^ ^- (^ ÎÈ)- Koan-mien signifie: premier entre tous. 

5P t ]^ ^ J^ Tan koan i té tsien. Épousseter son chapeau 
comptant que l'on sera recommandé (tsien): s'attendre à monter 
en charge ou à recevoir une faveur à bref délai. Sous les Han 
vivaient deux amis intimes, l'un appelé Wang Ki Tse-yang ^ ^ 
jp ^, de Han-in i^ |^, et l'autre, Kong Yu Chao-wong ^ :^ jp 
^, de Lang-yé ^ JjJfJ. A la nouvelle que Wang venait d'être 
promu à la préfecture de g >)]], Kong se mit à secouer la pous- 
sière de sa coiffure, comme pour montrer par ce geste, que lui 
aussi, sur la recommandation de son ami, obtiendrait bientôt un 
poste. Il avait deviné juste. D'où le dicton: î ^ ^ 'gf, ^ 1^ 
51^ ^, pour signifier que lei^r entrée en charge coïncida !^ ^ |sj. 

(^ * ï ^ m) 

^ >£ jK ^ t / tsou tchang ou kiun. Cela suffit 
encore à développer mon armée : j'en obtiens un secours 
pécuniaire. 

"^"f ^ Ta tchong tsai. Le président du ministère des 
emplois civils "^ ^. Le vice-président a le titre de tp 
^ ^. Tchong tsai^ premier ministre d'un royaume (|^ /J^ ||), 
appelé Pé-koei ^ ^, le modérateur universel, dans le ^ ^ M. 

I^t Mien, coiffure portée dans les sacrifices par le princes 
y^ et les ministres. Les koen mien ^ ^ des ducs ^ 
comportaient neuf genres d'ornementation ;/l ^» tandis que les jji 
mien ^ ^ des marquis et des comtes f^ f^, les tch'oei mien ^ 
^ des vicomtes et des barons -^ ^, les tch'e mien ^ -^ des 
sous-ministres JJi,, et les hiuen mien ^ -^ des grands ofliciers J|p 
i;^ ^, étaient plus sobrement décorés. 




GLASSIF. 14. ^-*. 15. '7 . 27 

^ i" Lou mien. Montrer sa coiffure : être un mandarin de 
mérite. Pour récompenser les succès administratifs de Kouo Ho 
K'iao-k'ing %^^ lip, préfet de fj ^, l'empereur ^ fîj§ -^ lui 
accorda la faveur de porter le bonnet et le costume des ministres 
H ^ ^ ^^, voulant que dans ses tournées il enlevât les rideaux 
de son char, afin de permettre au peuple de voir son bonnet, ^ 
^ ^ i If fl>| S ^- (^-^ — ^ M)- È ^c/ia?i rideau de devant, 
[|J| wei, rideau de côté. Var. \% ^ Wk 1k M %^ ^ U M. t. ^^ 



r±3 
H. 



CLASSIF. 15. } . Pi 



ng. 



y$^ jin t p -^ PJ ^ Jou tong je tche k'o ngai. Aimable, 
■^ doux comme le soleil en hiver: éloge de Tchao Ts'oei 
Jl' ^, ministre du royaume de Tsin ^, très doux dans son gou- 
vernement. (^ i$ ^). Var. ^ $1 jI ^ 0, ^ 0. 

J'X S i t _h, iS /£ % If li i M I-i liping chang, 
i/j\ song lou hoan tche yu tche ts'ing. Les satellites se tien- 
nent comme sur une glace très mince : éloge de Lou Hoan, des 
T'ayig, intègre lorsqu'il jugeait les procès. Dès son entrée en 
charge, les satellites, jusque là sans conscience, rentrèrent dans le 
devoir M '^ ^ ^, n'osant pas le suborner par des présents 
offerts en cachette ^ ^i =Jr }}} |/,. (^ ^) Wang Ti J ||, préfet 
de Sou-tcheou ^ j^•|, sous les Song, pour avoir mis un terme aux 
exactions de ses subalternes, donna lieu au dicton populaire: 
''Les satellites craignent désormais, comme s'ils marchaient sur 
la glace fragile du printemps, car notre mandarin voit tous ses 
inférieurs aussi clairement que dans un miroir." '^ fr <):^ Ji, A 
^ ^ 4'- (^ ^ 3E H ^)- Le texte suivant du ^ ^ ^ fournit 
l'origine de l'allusion : >ù t M "^^ ^ Ê: M- ^ M ^ ^ '''^on 
cœur s'inquiète du danger, comme si je foulais la queue d'un 
tigre ou marchais sur la glace au printemps," A rapprocher de 
ce passage du |f .J> ^: m m M M^M ^. U M^iH BW ^ 
"Tremblant et attentif comme au bord d'un gouffre profond ou 
sur une glace légère." Ainsi s'explique l'emploi du caractère ^ 
dans grand nombre d'expressions usitées pour vanter l'intégrité, 
la perspicacité et la prudence d'un mandarin. V.g. A ^ ^ Jl, 
le magistrat voit les gens comme s'ils se promenaient sur la glace, 
rien ne lui échappe; ^ -g, pour lui les affaires sont aussi mani- 
festes que si elles étaient dans un vase en glace; ^ ^, ses 
procédures sont limpides; ^ ^, il est incapable de se laisser 
corrompre; ^ ^, il est intègre et rigide; '|^ ^, il possède l'incor- 
ruptibilité; ^ S -è 'H 1 il procède avec circonspection; ^ '[g ^ 
^, il est sur ses gardes, |^ jt ^ <5Jlc, il fait trembler ses satellites*. 



28 ALLUSIONS LITTERAIRES, 

4^ ^ = 1^. "^ ;^ ^ Ping jen^tch'oan yen tchejen. L'hom- 
me de la glace : rentremelteur de mariages. Linçi-hou Tch'è /^ 
^ II, de Tsin, rêva que se trouvant sur la glace^ il entretenait 
conversation avec un inconnu ])lacé au-dessous de lui, Daprès le 
devin Souo Tan Chou-tch'è ^ f,^ ^ î^, à qui il demanda des 
explications, cela signifiait : " Sur la glace c'est le principe mâle 
et au-dessous le principe femelle, donc au dégel se conclura une 
union, dont tu seras l'intermédiaire ^DZ:^i^^T^I^>^ 
ï^ ÏÏD ii ^- ' ^^ f^**' P^" ^^ temps après, le prél'et T'ien Pao ffl 
f{; recourait aux bons otEces de Ling-hou, qui réussissait à obtenir 
pour son garçon la main de la iille de Tchang Kong-tcheng ^ ^ 
^- i^WW^Wi- V^^"- ^l^s"' ^^' démarches de l'entremetteur. 

^ :^ ^ ^' in t il) Ch(' i tsin Iché jou ping chan. Une 
influence facilement épuisée ressemble à une montagne de glace, 
que le soleil fait fondre. Yang Kouo-tchong j^ g ,È>, ^ère de la 
concubine l^fi^t^ favorite de l'empereur ^ ^ ^, jouissait dune 
telle faveur à la cour que tous recherchaient ses bonnes grâces. 
Seul Tchang T'oan ^ ^, prié de lui offrir aussi ses hommages, 
résistait, en blâmant les vils flatteurs qui s'imaginaient s'appuyer 
sur le mont T'ai ^ |i], dans leur recours à Kouo-tchong, tandis 
que celui-ci n'était qu'un éphémère ^ |lj. (ï t ^. Pi TC Ji '^ 

t ^ if^ tR yfn ^ ^ ^K Pi'i'ig cheng yu choei eul han yu 
choei. La glace produite par l'eau est plus froide qu'elle: le 
disciple dépasse le maître ff îg Jl M :5t É- (^ ^^)- 

t ^ = S ^ tB DlPj-ng Van=eulngo siang tch'eou. Glaçon 
et tison ne peuvent s'unir : se haïr mutuellement, entrer en conflit. 
(^ # -?)• "Pour acquérir une entente parfaite, semblable à 
l'eau par sa pureté, il faut accorder le glaçon et le tison, ou ban- 
nir tout ce qui détruit l'harmonie. " ^ M i\i ^ ^ ^ "^^ M M 

3^ t|3 t ^ = ^ ^ ^ ^ Hiong tchong ping t'an=che tche 
t^'en tch'a. Glaçon et tison dans son sein : affaires troublées. 
Ts'en tch'a ^ M. inégal. :ï^ f^ 1. f^ ^ Itt ± , g M ^^ ^ ^J 
j^ tp "Si l'on ne soulève point de tempête ici-bas, on jouira 
naturellement d'une paix intime." 

iM'-&'if^=^ Ai^MWl^ Pi^W tsHng yu joen = 
tchang jen niu siu f-ong yong. Limpide comme glace et ma- 
gnifique comme jade: beau-père et gendre tous deux illustres. 
Yo Koang ^ ^ et son gendre Wei Kia ^ |fr, des T.<^in, méritè- 
rent cet éloge.^(^*^if|-l|). 



CLASSiF. 15. J . 16. /L. 17. JJ. 29 

t B]l 35 '11* = tS Ç J^ '^ uf" Ping ki yu kouo= mei ngo 
tche ts'ing fe'i. Chair de glace et nervures de jade: pureté admi- 
rable du calice ngo de la fleur du prunier. (^ ^, ^ ^ j^). |^ 
'^, ^ ^ désignent encore cette fleur. '4< M. ^ % employé aussi 
pour signifier: simplicité de manières. 

t ^ Ping i ou PHng i ;i| ^. nom du génie des fleuves jpf 
ffj. Une légende dit que >^ ^ est la femme de -/pj fg, celui-ci 
sappelant ^ ^ iF- Une autre en fait le fils de Hien Yuen ^ ^ 
ou Hoa,ng-ti ^ '^. 

rax. T ;;^ ^ " ^ /i )fii ;iPr A'ao pui^ tchou ming=^tong 
yué ya.0 pin. Briser la glace pour faire bouillir (tchou) du thé 
(ming) : pendant les mois d'hiver inviter (yao) un ami. Ainsi 
agissait Wang Hieou ^ i^, des T'ang, retiré au pied du mont 



y/^ ^\ Mi A 'Ira t Ep Tao tch'-ou jeu ts'ing leng noan. 

i~P Partout les sentiments des hommes sont froids et 
chauds, froids pour la pauvreté et la bassesse, chauds pour les 
richesses et les dignités. 

CLASSIF. 16. J\j Ki. 

M fê = 8Ê tt^l Bï ES K'ai hiuen = tchan clien pan che. 
Retour joyeux (k'ai): après la victoire ramener son armée. "Si 
les troupes sont victorieuses, avec une musique gaie, le préposé à 
la guerre fait des offrandes à l'autel de la terre." ;^ WJ J^ ^ 0jj5 
^ ^, 'It ^ ic ^ fi- C^-J IS 1 "B)- Si les troupes royales ont 
remporté un triomphe, on chante l'hymne de la victoire ^ 0ij ;^ 
fê^M-('lii)- iat^u D[, joie du soldat vainqueur, chant de triomphe. 

CLASSIF. 17. p. Kiong. 

|l| >^^ t Lou tch'ou. La neige à six branches, i^ TJç |^ ^ 
P3 £ tll, S :|E ^ A H:!- "Les fleurs des plantes et des 
arbustes ont pour la plupart cinq pétales, mais le flocon de neige 
seul en a toujours six avec sa forme d'étoile hexagonale." (^ * 
>fî ïrB ^)- Si la neige tombe au printemps, elle n'a plus, dit-on, 
que cinq pointes £ [ij. La neige estun présage d'année abondante 
5t il|< ^ _^, d'après Mao Tch'ang ^ ï|, commentant l'ode 56 du 



30 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

■^ ^ f^ Se. j^ (oj t Sien cheng heou cheng che t'ong 
ich^ou. Les plus âgées comme les plus jeunes des femmes d'un 
même mari sont T'ong-tch'ou, c. à d. comme mariées en même 
temps, sortant ensemble de leur famille respective. 

CLASSIF. 18. 7J Tac. 

-|-| ^ ^ ^ ^ ^ t Hien tché té fan hin tao. Le sage 
JJ petit Mou-yong Tch'ao Tsou-ming ^ § ^ f i H|} mérita 
de rapporter le sabre en or à son oncle Mou-yong Té ^^ fg qui, 
partant pour une expédition, avait laissé cette arme à la maison. 
C'est pendant cette campagne que Fou Tch'ang ^ ^ égorgea les 
enfants de Té et son frère Na ^. Seule sa mère Kong-suen-che 
&M^ avec la lemme de Na, alors enceinte de Tch'ao, échappa 
au massacre. Dix ans plus tard Kong-suen-che, sur le point de 
mourir, confia à son petit-fils l'arme précieuse sauvée par elle, 
pour qu'il la remit à Té, dès que la paix lui permettrait de re- 
tourner dans son pays. La mission confiée à Tch'ao en a fait le 
modèle des neveux. (# § ^ § ^ lË)- ^ur 1^ déclin des Tsin, 
la famille Fou fondait la petite dynastie pj ^ (355-395), et la fa- 
mille Mou-yong celle de ^ 5pt (349-370), puis successivement de 
^^' Wi^ et j^ ^ (384-4l6)\ Mou-yong Tch'ao en fut le dernier 
empereur. 

"JJ ^ Tao koei. Instrument de pharmacie servant à doser 
les remèdes. » 

7FÎ ?âî t ÏÏn fl^ Jng jen eul ferai. Se fendre devant le 
yj couteau : affaire sans difïîculté aucune. Pour la conquê- 
te définitive du royaume de Ou il ne restait plus à Tou Yu i^ f§ 
qu'à s'emparer de Mo-ling fj |^ (Nan-king), et comme on lui 
conseillait de remettre à l'hiver cette dernière opération, à cause 
de ses difficultés, il se contenta de répondre: "Tout arrivera 
comme lorsqu'on fend le bambou ; après quelques nœuds, le reste 
se sépare de soi-même à mesure que le couteau avance." ^ Çl^ 'îj', 
^kWt.^^^îfJ'^M Bientôt en effet (vers 280 ap J.C.) 
Mo-ling lui ouvrait aussi ses portes. (^ ^ i«i 5Î fl^)- 



t Yeou jen. Le couteau se promène entre les jointures 
des os, quand il est bien aiguisé et dans la main d'un habile 
cuisinier: administrer un district dans la perfection. '[^ 'I^ ^ S 

^ m m. >ij w tj^ iin ^. (^ îP, « # i)- 



CLASSIF. 17. JJ. 18. J}. 31 

M t ffn ^ PS Mao jen eul wei kou. Affrontant les |ioi- 
gnards protéger sa belle-mère, dévouement héroïque de Lou-che 
lÊ. Âï épouse de Tcheng I-tsong ^^^. Alors que tous fuyaient 
devant les brigands, elle était restée bravement à côté de la vieille 
femme, qui, à ce propos, citait le texte du |^ |^ : ^ ^ ^ ^ ^0 
fe ft ^ <M- " L'hiver arrivé, on s'aperçoit que le pin et le cyprès 
restent verts. " Ainsi la vraie vertu se prouve dans Tadversilé. 

(^ » m -k %)■ 

y\] m: Lié k'iué, le génie de la foudre, l'éclair "J^ f^ (chan). 
•'Le génie delà foudre, vomit du feu et déploie son fouet." J^ J^ 

(al m m) n ^ ^± ik m^- im m ^ m #)• D^ fait, Hé-k-mé 
ne signifie pas autre chose que la déchirure produite dans la nue 
par l'éclair. ^ M ± t M ^ ^- [^ M)- 

yr Wt f^^'^ mei. Séparer les manches: se dire adieu, jg p^ 
^ ^ ^ )à B- ^ M M '^ ^ ^ nit- Avoir part aux faveurs 
de quelqu'un ; s'éclairer à sa lumière, à ses rayons. 



B _t iK t ^@" Lang hoan chang in Lié siw 
Les vice-présidents des ministères ont pour signes corres" 
pondants au firmament les constellations Lié-siu, et s'il arrive que 
l'un de ces dignitaires ne concorde pas avec l'astre que lui attribue 
l'astrologie, il en résultera des calamités publiques. Sous ce prétex- 
te, l'empereur j^ ^ jt; ^ refusa à la princesse Koan-tao |^ ^ -^ 
^ ce poste qu'elle demandait pour son fils. (^ ^ ^). On donne 
encore pour célestes svmboles à ces mandarins quinze étoiles 
spéciales: WÈ ^ M {â ^ - -f ^ M. M B B M ^ "Au sud de 
l'écliptique, derrière le soleil, se trouve un groupe de quinze étoiles 
d'un splendide éclat, appelées sièges des sous-ministres." (^ fH ^ 
'ë ^ "È)- J^ong '^, palais du soleil, signe du zodiaque chinois. 

Iltll 5^ T Ou hing. Les cinq supplices : la marque sur le front 
/PJ S' la mutilation du nez ^\(pi), l'amputation des pieds 
^^ (fei), la castration '^, et la peine capitale ^ ^. [^ g ^pj). 
^M J" Ji M !i^ ^ (pi) 3E fc. ''Saisissant l'idée des cinq genres 
de châtiments, tu soutiendras les cinq espèces d'instructions, qui 
permettront d'échapper à ces cinq pénalités.'' ^ ^ ^, |^. De là 
vient que dans l'éloge d'un mandarin, qui, par ses avis prémunit 
ses subordonnés contre les délits, et conséquemment leur épargne 
les peines correspondantes, on trouve les expressions: ^ 5^ ^ §^ 
M t. ia^ ^ ^ éi' ^ ^ "J] ^- Le code pénal des Ts'ing a aussi 
ses cinq châtiments: ^, les verges (.5 degrés), j^ la bastonnade 
(5 degrés), {^ la déportation (5 distances), -^ l'exil (3 distances), 
^ la peine de mort par strangulation ^ ou décapitation ^. 



32 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

t jy) ffS ^J Hing k'-i on hing. Châtier dans l'espoir qu'il 
n'y aura plus à châtier. M U f ^. M^ "^ Tj S)]. ^ ïîJC. "Tu 
appliques des peines pour qu'il n'y en ait plus à infliger: voilà ton 
mérite: magnifique!" {'^ -^ t^j |^). S'agit-il de louer un manda- 
rin qui ne recourt aux châtiments qu'après un examen sérieux, on 
emploiera les expressions: ^|j ^. gf ^J. 

T ^ ^T* ^J 1^ W ^^"^y ^^hé pou k'o fou chou. Au sup- 
plicié (soumis à la castration) on ne peut plus recoller le membre 
amputé. La jeune T'i-yong ^1^ ^, privée de frère, suppliait en 
ces termes l'empereur i^ ■^ ^ d'épargner ce honteux châtiment 
à son père Choen-yu Kong ^^ ^ ^^, s'offrant pour concubine si 
l'on pardonnait. L'empereur se laissa toucher. (^ fË 5 ^>^ lE,)- 
Var. ^J f^- yf; pf f^ ^§(. Le fait résumé en ces termes: i;r| ^ _£ 
^M MC^^ " T'i-yong présentant une adresse à 1 empereur sauva 
son père," vient dans l'éloge d'une fille dévouée à ses parents. 

ttII'ITO -i Hing eul wang. Supplicié puis roi. Un devin 
prédit à Ing Pou-k'ing ^ /j|j Igi, des Han, qu'au sortir de prison 
il rélèverait aux premières dignités. De fait, l'empereur ;^ j^ jji§^ 
lui accorda le titre de ^ ^ 3^. (^ fg,). 

-I^Tl ou ^J fj^ k'ié-pouo, hal-pa, un long espace de temps 
J^J qui, d'après la cosmogonie bouddhique, va de la nais- 
sance d'un monde à sa destruction. Le kalpa où nous vivons 
serait celui des sages ^ ^ et compterait 226 millions d'années, 
dont 151 millions seraient déjà écoulées. Au début de cette période 
la vie humaine était de 84.000 ans, tandis qu'actullement sa durée 
n'est que de 100 ans; maie lorsqu'elle sera descendue à 10 ans, 
les hommes faisant arme detout, même des troncs d'arbres, s'en- 
tredétruiront, puis le kalpa prendra fin pour céder la place à un 
autre. Ce kalpa des sages aura vu mille incarnations de Bouddha 
se succéder sur terre, toutes pour le plus grand bitn de l'humanité. 

J5U ^ — n^ ^'J Pié kia:=^pan ts^e. L'assesseur du préfet, 
Var. jiÉ ^'ij. L'expression indique que ce fonctionnaire usait d'un 
autre char que de celui de son supérieur hiérarchique. ^ j|lj 
(auj. ^ f{^ préfet ou |J[ ^'|>| préfet de 2''*^ classe indépendant, signifie 
aussi qu'il faisait ses tournées dans un autre char que celui du 
M ^ (aujourd'hui ^ ^ gouverneur de province). 

■jffci! 1?\ m t jy ^ ^^ Siu7i San ts'e i bien feou. L'examen 

/^'} des trois causes capitales se fonde sur la véracité et la 

sincérité. En ce cas il y a trois genres de procédure('sùtn^, suivant 

que le coupable est un haut dignitaire, un mandarin subalterne 

ou un homme du peuple. (^ )jif ^ *jg). 



CLASSIF. 18. JJ. 33 

t ^ Tse che. Le préfet de l^re ^ ;^ ©u de 2de classe g 
W dit encore :fe '^, H ^ ;5", cette dénomination faisant allusion 
aux 2000 piculs de riz qui représentaient son traitement sous la 
dynastie Han. 

$lj H Koa mou. Se frotter les yeux pour voir: être dans 
l'attente d'un visiteur, d'un ami. (^ jj,). Var. ^ g. 

^i M ^ *\J f^'é houo ming sin. Gravé dans les os et dans 
le cœur: reconnaissance profonde et impérissable. 

^ T T'eou ts'e. Remettre sa carte de visite. Le caractère 
<s'e, piquer, graver, rappelle l'époque antérieure à l'invention du 
papier, ( ù l'on traçait son nom au poinçon sur une planchette, 
spécialement de bambou. W J& ^^ M Ù B M- "Écrire ses nom 
et prénom sur une adresse à l'empereur se dit ts'e.'' La même 
origine se retrouve dans l'expression ^ j^ kan tou, billet, livre. 

t '/ft # ^ fÇ Md M Tao K'ai té tsin tch'oan i hHuè. 
^ ^ Tao ayant un petit fils comme Tsin lui communiquait 
ses instructions. ^^ ^^ ï^ " Laisser à ses petit-fils des conseils." 
(t# Wl- L'empereur '^ ^ ^ (502-550), lors d'une visite à :^ O 
(Tcken-kiang), fit venir le petit Tsin. dont on vantait le génie 
précoce, et après l'avoir interrogé, le renvoya comblé de présents. 
Dans la suite, quand Tao versifiait avec les rimes proposées par 
l'empereur fp ^^ ff, celui-ci le plaisantait sur ce que sa poésie 
était peut-être de la composition de l'enfant prodige. (^ ^ ^ M 

^ï| ^f t = s ^ Cheou tche = kiu sang. Garder les 
rplj règles ou prescriptions du deuil: être en deuil de ses 
parents, ftlj ^^ tche-fou, j]g ^j fou-tche, deuil de trois ans. ^^ ^J 
^ ^, "Le deuil de trois ans expiré," (|f ^ f£). Le caractère 
tche mis sur une carte de visite signifie en deuil, ^jj /^. Contenir 
son adversaire en l'accusant le premier en justice. ^ f^ ■$!) A 



il] 



^j]^t = '0fjJft Fan tch'a=Fou tch'ang. Fan tch*a: 
TjN'J temple bouddhique. Fan est la première syllabe de 
Fan-lan-mo ^ ^ J!p, figuration chinoise de Brahma, le Pur, 
l'Exempt de désirs. Tch'a, contraction du mot sanscrit Tchaïtya, 
désigne la partie du couvent où se trouvent les objets exposés 
à la vénération des fidèles, le mât indiquant l'emplacement 
d'une bonzerie, la bonzerie, la pagode. ^Ij ^]], tour de pagode. 

3 



34 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

Rll 1^ t ^ ^ Nuei Isé ou t'ien. Par rapport aux règles 

^'J domestiques elle est sans tache : bonne épouse. Nuei-tsé, 

titre d'un chapitre du Mémorial des Rites, qui trace les devoirs de 

la femme mariée. 



^ICj] t ^ Yen t'eng, le papier, parce qu'on en fabriquait 
iji}\ jadis avec du rotin de Yen-h-i ;jj|J f^. (^| H ff # l^-)- 
Var. f^\\ )}^ Yen-tsien. Synonymes: ^ jt- & lÈ (^^ *'^ papier 
rouge mince), S M' © ^^ =^ 5fc ^- â U E^ ^ l^ If f. Me 
lisse, siu blanc). Le papier à lettres ^ ts'ien^ |5}^ ^' ^ ^' ^ ^ 
^- ^ ^' M ^' P''itronner par une lettre à l'empereur. Ramer 
vers Yen-k'i du Tchéhiang, ^ji ;jjlj ;^ ;è ^"^ = •^^^'^r rendre visite à 
un homme supérieur. Allusion à Wang Hoei-tche ^ ^ ;è ' ^^^ 
Tsin, qui par une nuit neigeuse dirigea sa barque vers ce pays, 
où s'était retiré le savant et sage Tsai K'oei Ngan-tao ^ j^ ^ jË- 



W'J ^ yti nM. ^o jou tch'ong fou. Se nourrir d'une tranche 
de sa propre chair: se nuire à soi-même. 

^tl t iWi ^ tIé Lieou Jou Hiaotche, type du neveu remar- 
^*\ quable, appelé la brillante perle ^ J^ de la famille par 
Tchen J^, préfet de ^ M, son oncle. On donne ces deux détails 
sur son enfance : à sept ans il écrivait déjà, et à quatorze, il se 
montrait si affligé de la mort de son père, qu'il en perdait la 
santé. (^ M fij ^ ^). 

t Wt W ^ Lieou I Hi-yo, célèbre surtout par sa passion 
pour le jeu, aussi son nom est-il devenu synonyme de joueur. 
D'abord rallié au partie de Lieou Yu glj |^, fondateur de la petite 
dynastie 5J5, en 420 ap. J.G., il fit ensuite défection et se suicida 
pour avoir été vaincu par Wang Tchen-ngo 3^ ^ ^. 

t ^ W ^ ^ yj ^ Lieou Hiao-cheng tche cheou fang ts'ing. 
Lieou Hiao-cheng^ des Liang i^-, venait d'être nommé préfet, 
quand il composa cette strophe, où il déplore l'obligation que lui 
impose sa nouvelle charge de quitter ses frères: ,^ ^ ^ M, 

H fij 1^ M M^ iW ^^ M X m, M"^ ^^M- "Les^ quatre 
oiseaux gémissent de ce que la bande se sépare, et le gaînier 
fendu en trois prend plaisir à rejoindre ses tronçons (cf. jfij). 
Maintenant à ma ceinture j'ai le cordon couleur d'armoise, mais 
nous sommes loin de l'autre, à l'est et à l'ouest." (||] ^ ^ f|p). 
Le cordon cheou auquel le préfet attachait son sceau était bleu 

W' ^' X- 



GLASSIF. \8. Jj. 35 

tK^il^i^SP^A/Ré Lieou che ti-hiong 
cheou nan kiun ou jen Ich'e viing. Quand les deux frères Lieou 
Tche-lin ^\\ ^ j^ et Lieou Tche-heng §ij ^ ^ étaient préfets de 
Nan-kiun au Se-tch'oan, personne ne les appelait par leur nom 
propre, mais seulement les désignait par l'épithète de ^ ^^j |îp, 
jj> 1^* lîp. Leur talent administratif les a rendus célèbres. (^ ^ 

m Z ^ %)■ 

t JE -ft ÔT it IS 5IÎ F^ 1$ ffl ^1^ ^ieou Tcheng-ich'ang 
fe'o 'pi Koan Tchang hien tchen ts'oei j'ong. Lieou Hia i|| Tcheng- 
tch'ang est comjiarable à Koan Yu ^ et Tchang Fei ^, deux 
héros de l'époque des Trois Royaumes, lui qui abattait les rangs 
et rompait (ts'oei) les lignes ennemies. (^ ^ gl] JH ^]. 

t ^ lt >C l-ieou Yen Che-ngan, des T'ang^ chargé des 
transports ff£- ^ ^ -Jf ^, s'acquit si bien de cet emploi que son 
nom vient dans l'éloge du mandarin |g -^ ou |g ^ ^, tao-f-ai 
pour le tribut. Ministre en 763, il succomba sous les machina- 
tions de Yang Yen ,|^ j^, qui le fit condamner à mort Toute sa 
richesse étaient quelques livres. 

t W "^ Afat hien mai nieou. Vendre leurs sabres 
pour acheter des bœufs, résultat merveilleux que Kiong 
Soei Châok'ing J| jg >> Jjgp obtint des brigands dans sa préfec- 
ture de Po-/iai j[^ f^, au Chan-tong. L'empereur >^ W î^ (73-48) 
lui confia ce district dans l'espoir que son énergie y rétablirait 
l'ordre troublé par la famine. Il le fit même venir au palais avant 
son départ, mais à la vue de la petite taille et de l'âge avancé de 
M ï^ M K^ong Po-hai, il n'augura rien de bon de ce nouveau 
magistrat. Cependant, parvenu à son poste, Soei commença par 
congédier les satellites chargés de la saisie des coupables, et 
ceux-ci touchés d'une telle bonté se rendirent à discrétion. Le 
mandarin leur donna alors en ces termes le conseil d'échanger 
leurs armes contre des animaux utiles à l'agriculture: jpj :^ ^ -^ 
"^ ^ ^^. Pourquoi porter à la ceinture ces sabres et ces 
couteaux qui valent des bœufs et des veaux ("fowj. (^^tf^l^)- 
On fait l'éloge d'un préfet en le comparant à Kiong et Hoang Pa 
% ^, des Han : {g /;i M %> ^ % ^ M- 

iS ^ l*^ t Tchao k'ieou hou hien. Par décret réclamer sa 
vieille épée, c. à d. sa première épouse. Avant son avènement, 
l'empereur \% % ^ avait contracté alliance avec P-ing-kiun ^ 
^, fille de^ Hiu Koang-han fj: }0^ '^. Puis, comme on lui 
proposait une autre femme, à son accession au trône, il manifesta 
sa volonté d'associer à la nouvelle dignité la maîtresse du harem 
Hiu =^ ié ff (tsié-yu), épousée par lui qnand il était encore 
inconnu t 7^ m ^ ^ ^ "^ M- iM M M ^ ^ ^)' 




36 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

S ^ t ro -C ^ iÈ ^^'sn OU kien eul kong chou fa. Après 
avoir vu jouer au sabre s'appliquer à la calligraphie. La célèbre 
Wei îgf ^ A, des Tsin, sut si bien rendre avec son pinceau les 
divers mouvements d'un exercice au sabre, dont elle avait été 
témoin, qu'elle mérita, dit-on, d'avoir le calligraphe Wang Hi- 
tche ï ^ i pour élève. (^ ^ ^). 

B^ .^1 S jB fô t Ming yué k'ong tsao ngan kien. Échouer 
aux examens, m. à m. pour la perle qui scintille à la lune, en 
vain arrive-t-il qu'on saisit son épée. Tcheou Yang ^[5 [î^, des 
ifan, écrivait à l'empereur, que celui dont on n'utilisait pas les 
talents, était comme une perle jetée dans la nuit, et n'obtenant 
par son éclat d'autre résultat que d'amener les voyageurs effrayés 
à dégainer. (^ |B HP ^ M)- M W^ M tJ ^ M- Ne rejetez pas 
l'admirable tablette de jade tombée au bord du chemin : daignez 
m'aider de votre faveur. 

CLASSIF. 19. ^. Li. 



^J) 



y^ t ''J^ ^ Ta kong siao kong. Deuil de neuf et de six 

mois, imm^ M)' ^jjji^^^ m '^±^^^ ±- 

"C'est d'un travail grossier (tsou kou) qu'on fabrique la toile du 
deuil de neuf mois, d'où l'appellation ta kong.'' Le terme siao 
kong désigne le second, parce que le tissu, dont on s'y sert, est 
d'un travail plus fin, exigeant onze cheng ^ de fil, alors qu'il 
n'en entre que neuf dans la toile précédente. Quatre-vingts fils 
font un cheng. i^ Jj) Wi deuil d'un frère ou d'une sœur, >J> ^ ^^ 
deuil d'un oncle ou d'une tante. 

tt-ff 1^ i^ Nuei tchou. L'aide domestique : l'épouse. Les 
^"^J empereurs "non seulement ont des auxiliaires extérieurs, 

mais aussi intérieurs." Z- ^It ^b M^ W> ^ ^ ^Ji- (Il ^^ )S M M)- 

Var. ^ Al ^^ femme. 

t^3^ IBI Tong tsing fang yuen. Dans sa façon d'agir 
il faut une raideur tempérée de douceur. L'expression 
s'applique aussi aux échecs, dont les pièces arrondies au tour se 
meuvent sur un plateau carré, qui reste immobile. {^W^W-M)- 

CLASSIF. 20. '^. Pao. 

"^ ^ ^^0 hoang. Venir en aide. (^ ^ ^). 




GLASSiF. 18. Jj. 19. fj. 20. ^. 21. j^. 37 

t ^ = '^ ^ P^ou fou = Wang tiao. P^ou fou, ram- 
per : faire une visite de condoléances. jL ^ ^ ^» ^ 

^ ^ ;è- "^^ quelqu'un est en deuil, je m'efforce de l'aider." 

(I# m)' Var. ^ ^g, 1 n, m t^^ «« prosterner. 




^ P'ao hi, calebasse suspendue en un endroit: attaché 
à un poste qu'on ne peut quitter. (|^ ^). Le mandarin tenu à la 
résidence écrira: — *il' |â ^i J^"^ M fS ^ ïnes pieds sont 
entravés (ki), ^ ^ M ^^ M M M H- 

CLASSIF. 21. -b. Pi. 



t @* Pi cheou. Poignard, dont le manche s'évasait en 
forme de cuiller, employé par les $l] ^, assassins de 
l'antiquité. 



z 



■}■ g* — ^ ^ ^^ î. Pi cheou i hien king Ts'in wang. 
Dès que parut le poignard il effraya le roi de Ts'in. King Ko ^J 
^ l'avait dissimulé sous une carte offerte au prince qu'on l'avait 
envoyé assassiner, mais celui-ci l'aperçut et prit la fuite. {^ ^ 
^ 3pt ^). Un autre, le régicide Tchoan Tchou H |^, réussit à 
tuer Wang'liao 3E. W"' ^® ^"» ^^ cachant l'arme dans un poisson. 

HL I ^> K m ^ ^6 p'nigi yuen chou yeou yen. Pê-hing 
dépendait primitivement de Yeou et de Yen. Le territoire où 
est située la capitale, compris d'abord dans le district de ^ >)]\, 
une des neuf grandes divisions établies par l'empereur Yu ^, 
fut dans la suite appelé ^ j]]. Sous les ^, il forma les trois 
départements de J: ^, j^^ ^ et ^g' 4b ^ ; sous les ^ et les 
^, ceux de ^ ')'\\ et ^ 'Jij. La dynastie ^ le rattacha à la 
division administrative |p[ 4k jË' ^^ '^ dynastie 5{c à celle de /pf 4b 
]^ g:g.. Enfin, la première année de son règne, l'empereur |î^ j^ 
iji£ (1403-1425) nomma Pé-king cette ville qu'il choisit pour capitale 
en 1421. Dès lors il décréta que la province où elle se trouvait 
relèverait immédiatement de la couronne ]j|[ ^, et ne serait plus 
une simple trésorerie /^ ^ fï], comme par le passé. Elle devenait 
ainsi l'égale de la province de Nan-king, qui portait aussi le titre 
^6 îi[ ^. Les treize autres provinces de l'empire constituaient 
autant de trésoreries ?$ ^ '^. {^^ ^ M ^ ^M !§)• So"s les 
Tcheou, le nord-est de la Chine venait sous l'appellation de ^ ji], 
et une partie de cette région, érigée en royaume 3^ ^-j, fut donnée 
par 5^ ï au duc Chao ^ ^ en apanage. Pé-king dit encore ^ 
P^ M ^ cause de ses neuf portes. 



38 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 



^b 



f ^[> J\^ ^ Hoa. wei wan min. Peuple entêté, rebelle 
h toute influence qui l'améliorerait. (^ |^). 

CLASSIF. 22. C. Fang. 

|M J^ ^ ^ K'-oang wei tch'ou tchou. Secourir (k'oang), 
supporter comme le soubassement d'une colonne : trouver un 
appui, un aide. 



yi^ iLi. Tsong tsiang. ' Grand examinateur, comme le savant 
PaoK'ai 'Q'l^,dont les élèves se comptaient par milliers. ([î^ ^). 
Eloge de ce fonctionnaire: /^ /^ 3Ë 1^ ^ E- Dans l'Université 
vous avez la même charge que Pao. ^ JH |?^ ^ E ^ P^- Une 
brise printanière ouvre la porte du grand examinateur : l'ensei- 
gnement fleurit à son école. 

CLASSIF. 24. -Y- Che. 

I Ml ~^*y nM ^ TsHen H ki ngo mao. Envoyer une plume 
d'oie à mille li : faire un petit cadeau, preuve d'une grande afîec- 
tion. 

7p Ép Cheng hoa. Une promotion brillante : souhait d'avan- 
cement au mandarin. Var. Cheng kiai ^ [îg'. 

:^fL* IJ ^n JIH, T Je ki San cheng. Par jour on donnait trois 
y| litres de vin à Wang Tsi Ou-kong 3£ j^M Jjj, des T'ang, 
réviseur à l'académie ;f^ fg. Et même Tch'en Chou-ta p^ jj:^ jg, 
ministre d'Etat f^ pf», instruit de sa passion pour la boisson, fit 
porter à dix litres sa ration quotidienne^ ce qui lui valut le sur- 
nom de 51^ î@ ^ i académicien du teou de vin. Les œuvres de 
ce buveur émérite ont paru sous son nom de plume ^ ^ ^. 

/j^^ ^ T'i ou. Tracer le caractère ou; se moquer de 
I quelqu'un en termes voilés. Li Ngan-i ^ ^ ^, écon- 
duit par un richard nommé Tcheng ^, se vengea de l'impolitesse en 
écrivant ce caractère sur sa porte. Cela voulait dire, que cet 
homme aussi grossier qu'un bœuf, n'avait même pas daigné mon- 
trer la tête. ^ c'est ^ sans le prolongement supérieur. (^jE^, 

mm m W)- 





CLASSiF. 21. tj- 22. [Z- 24. -p. 39 

r|i ^^ Pan pao. N'apercevoir par le tube que la moitié 
du léopard: n'avoir qu'une vue bornée, qu'une idée incomplète- 
d'une affaire. ^ 4* ^ 1^ ff$ M - ïŒ- (^ S')- 

^ W t^ Pa^ mien che. Reconnaître quelqu'un après n'en{ 
avoir une première fois qu'aperçu la moitié du visage. 

t^;§"^ lï^Sl^'ê' ^c/io Wen-kiun in yé peu 
ti ché. Tcho Wen-kiun à la faveur de la nuit se sauva à 
l'hôtellerie (ti-ché), pour suivre Se-ma Siang-jou Tch'ang-k'ing p\ 
^^;fg^g^p. Celui-ci, en visite chez son ami Wang Ki ï^, préfet 
de Lin-k'iong f^Jfl, fut invité à dîner parle riche Tcho Wang-^suen 
■^ î "^i do'^t '^ ^^'^^ Wen-kiun venait de perdre son mari. On 
pria Se-ma d'y jouer de la lyre, ce à quoi il se prêta d'autant 
plus volontiers, qu'il avait appris le goût de la jeune veuve pour 
la musique, et le morceau qu'il exécuta décida Wen-kiun à quitter 
furtivement la maison paternelle pour l'accompagner à Tch'eng- 
tou ^ 115, sa patrie. (^ f^ ^ ,n= ;|g ^ ^Ij ^). 

t Tsoei. Mourir, caractère signifiant spécialement le 

décès d'un -fz ^ grand dignitaire. 

* 

^t ^fl^^^Jl^mTche nan tch'é tch'oang Ise ki tcheou. 

La boussole a pour inventeur (tch'oang) le duc Tcheou 
de la famille Ki. Une première légende en attribue l'origine à 
Hoang-ti ^ ^. Cet empereur livrait bataille au rebelle Tche-yeou 
^ ic dans les plaines de Tchouo-lou -{^ ^, au Tchè-li, lorsque 
l'ennemi produisit par des incantations un épais brouillard, qui un 
moment jeta le désordre dans son armée. Heureusement qu'il 
remit à ses troupes des^ "chars indiquant le sud," qui leur assu 
rèrent la victoire en dirigeant leur marche au milieu des ténèbres. 
Selon une seconde tradition, des ambassadeurs du pays de ^ ^ 
^ Yué-chang-che (Annam), que l'on ne comprenait qu'à l'aide de 
plusieurs interprètes MW^ venus offrir en tribut des faisans blancs 
à l'empereur j^ ^ ï (1115-1078), ignoraient par quelle voie re- 
tourner dans leur patrie. Tcheou-kong les tira d'embarras en 
leur donnant cinq chars légers ^l^l'p'mg; :^ appelés t^ ^ $, qui, 
en un an, les reconduisirent tout droit chez eux. Sous le règne 
de ^ ^ ^ (56-76), le secret perdu de ces merveilleux véhicules 
fut retrouvé par Ma Keou-tchouo ^ f^ y|c. (W 1^ "Éi "t* ^)- Les 
annales de Song (^ # JÉ ÏÈ) relatent au contraire, que la décou- 
verte de la boussole dans sa forme moderne, doit se reporter à 
l'an 416 ap. J.C., et ajoutent ce détail sur les voitures fournies 
par Tcheou-kong aux étrangers: "Ils ressemblaient au char du 
fambour ^ $ avec une figurine en bois, dont le doigt montrait 
invariablement le sud." Le tambour servait à régler la marche 
de la caravane. ^îf. '^$, ^ lit. conseil, direction. ît ^ Annam. 




40 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

t M 1^ :ê ^ ^ Nan-king yuen che hien yé. Nan-king 
était primitivement Kien-yé des r.sm. La région où est située 
cette ville, faisait partie de la division territoriale ^ j^ établie 
par le Grand Yu. A l'époque historique § ^^ elle releva du ro- 
yaume de ^, puis forma les deux districts f^ et ^^, sous les Han. 
L'empereur B^ :iç jjiQ. fixa le siège du gouvernement à Nan-king, 
qui continua à garder le rang de capitale, lorsque ^ jj{|, son suc- 
cesseur, alla s'établir à Pé-king. L'appellation actuelle Nan-king 
date de la sixième année de la période de règne j£ ^ (1441). 

t ^l^iVan pang. Province méridionale. ^ :^ ]t ^- Mandarin 
exemplaire du sud. ^ ^. Le Kiang-nan. ^ P ï^ j^ ]§ ^- On 
fait son éloge dans cette province. 

t f^ ^ ^ Nan p'ou tche ko. Le chant de Nan-p'ou: allu- 
sion au départ d'un ami. '• C'est le printemps avec sa végétation 
verdoyante et ses ondes aux flots bleus. Je te conduis à Nan-p'ou. 
Quelle blessure pour mon cœur!" § i^ ^ Ê^ ^ 7X ^ ^» ^ 

3^ S» t = A Vp ^ î^ T^^ i nan=jen tchan kiao tché. La 
doctrine est déjà au sud: un individu a été instruit à fond, comme 
imprégné de leçons. Mot prononcé par Tch'eng Hao Ming-tao f^ 
|i 0J^ x^, maître célèbre sous les Song, quand il vit son disciple 
Yang Che Tchong-li 1^^ H.ï 4* jt regagner son pays du midi. Yang 
avait refusé un poste mandarinal pour venir assister aux leçons 
de Tch'eng. {^ ^ )t§ ^ M)m M, ^ ^ appellation de ce grand 
lettré. 

CLASSIF. 25. |>. Pou. 

1-^ t ^ lil ^ ^ Pou souo i kiuè i. La divination sert 
à résoudre les doutes, dit Teou Lien i^ ^ à K'iu Hia 
J^ M- {& i^ ©• L'empereur ^ ic ^, n'étant encore que ^ 
^ prince de Ts'in, envoya consulter le devin Tchang Kong-kin 
3S ^ m pour savoir s'il devait mettre à mort ses frères rebelles. 
Tchang, renseigné sur sa détermination déjà prise, jeta à terre la 
tortue divinatrice en s'écriant: "On n'interroge les sorts que 
pour mettre un terme à ses hésitations et fixer ses incertitudes." 

t ^ ^ 'fHPien Ts'oei Hiuen-jen, avec ses cinq frères, 
I parmi lesquels Pien Choen "fr ^ est encore cité, par- 
vint aux premières charges de l'empire. 11 fut ministre de l'em- 
pereur ^ ^. ^ (290-308). Tant d'illustration sous le même toit 
donna lieu au dicton suivant: "Des six dragons de la famille Pien 
Hiuen-jen est hors de pair." "t* ^ 7^ tl i t^ il H* 



T 



# 



CLAssiF. 24. -{-. 25. |>. 26. P . 41 

/\ J Pa koa. Les huit figures symboliques combinées 
avec des lignes continues ou brisées. Le caractère koa 
donnerait à entendre que Fou-hi, leur inventeur, les suspendait pour 
l'instruction de son peuple. C'est en observant certaines taches 
sur le dos d'un animal fabuleux que lui vint l'idée de ces trigram- 
mes. Plus tard \Ven-v;ang ^ j, dans sa prison de Yeou-li ^ 
^ (Ho-nan), où le détenait le tyran Tcheou ^^, en fit une premiè- 
re interprétation T'oan ^, que compléta et développa son fils 
Tcheou-kong |^ ^), sous le titre de Hiao Jt- Confucius y mit 
enfin la dernière main par ses commentaires Tch^oan f^, distribués 
en dix chapitres -f ^. Telle est la genèse du Canon des Muta- 
tions ^ jjg. 



CLASSIF 26. P . Tsié. 

r[J /^ In tch^oang. La boîte où se met le sceau du magis- 
trat. ^ Pi ^. EP m. (ils ^ !#). ^m ^i m- L'écrin du sceau 
disparait sous les fleurs effeuillées: le sceau reste toujours ren- 
fermé, car la bonne administration du mandarin a supprimé les 
procès. 

J^nt Jbl — ^ i ^ '^ ^ ^ T^ I eul loan k'i kan tch'eng 
y|J tche tsiang. Pour deux œufs (loan) rejeter un général, 
bouclier et rempart du royaume, Tse-se ^ ,g, proposait Siun 
Pien ^ ^, au roi de Wei"^, comme très capable de commander 
une armée. Celui ci objecta qu'il lui répugnait de confier ses 
troupes à un chef, brave il est vrai, mais accusé d'avoir jadis volé 
deux œufs, quand il était percepteur du tribut ^ ^. A quoi Tse- 
se répliqua, que le menuisier ne rejetait pas ''une pièce de bois 
d'une brassée d'épaisseur pour un pouce de pourri qu'elle aurait." 

^ ^11 -^ ^ m ^ m z :^' {il m ^)- 

W.Wi^^^Tcf Pê hing tchê tch^ao ou wan loan. Le 
nid du supplicié n'a pas d'œuf intact, c. àd. sa famille est perdue 
avec lui. K'ong Yong Wen-kiu ?L i£ 3St ^^ condamné à périr 
par Ts'ao Ts'ao "^ ^, demandait qu'on épargnât au moins ses 
deux fils en bas âge, mais ces enfants, témoins des supplications 
de leur père, lui dirent* "Seigneur, sous le nid renversé trouve- 
t-on encore un œuf entier?" ±KMM.W.M^ym^^ 
IP ^- (tt 1^ ^ ta)- Leur petite sœur de sept ans, jetée également 
en prison, les exhortait en ces termes à mourir; "Si l'on connaît 
après la mort, revoir nos parents n'est-ce pas notre plus grand 

désir?" ^m^.n^Kn^êJ^^m- 



42 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

;73^ ^ T — ^ t'^\ Ho kin=kia.o fei. Réunir les deux cou- 
l J. pes faites chacune d'une demi-courge (hin): échanger 
les tasses de vin, faire la cérémonie du mariage. D'après le 
Livre des Rites (jj* ^ 4^), le jeune couple "mange de la même 
victime et boit (yn) dans des coupes taillées dans la même courge," 
dh ^ jfj] ;^, f,^ ^ r?n fit- Le rite symbolique en usage aujoud'hui 
consiste à mélanger, en le trans^vasant d'une tasse dans l'autre, ^le 
vin destiné aux nouveaux mariés. Parfois on se contente simple- 
ment de faire l'échange des coupes nuptiales, et, pendant que 
r('|)oux vide la sienne, l'épouse trempe à peine les lèvres dans 
celle que lui a passée une personne de l'assemblée, ^hin, moitié 
de courge, Var, ^ -^. 

^ ^ T Hoang kiuen. Les livres, ainsi nommés à cause de 
la solution jaune végétale, où on en trempait le papier 
pour le préserver des mites. " Saints et sages se retrouvent tout 
entiers dans leurs ouvrages, que chercherais-je donc ailleurs?" ^ 
M # ^ H ^ '^H fè ;^ H ^- A-insi répondait le petit Tch'ou 
T'a.0 Ki-ya f^ j^ ^ ^ à ceux qui s'étonnaient de le voir sacrifier 
constamment les jeux à l'étude. (^ ^ ^ % 




t ^ ^ K*ai kiuen yeou i. Feuilleter les livres a son 
utilité, disait l'empereur ^ i^^^ a. Song Ki 5^ j:lt, qui lui conseil- 
lait de ménager un )ieu plus sa santé en modérant pon ardeur à 
l'étude. Il venait de recevoir (en 983) la Collection intitulée 
d'abord ik ^ ^ M> P"is ^ Zp. ^^^, faite sur son ordre par Li 
Fang ^11^, en collaboration avec d'autres écrivains, et s'était im- 
posé la tâche d'en étudier les mille tomes en un an (|^ -^[^ g). 

itAîl ^ fT'ien k'ing. Le président du ministère des emplois 
7|-|i civils yi ^. Le ciel pénétrant toute chose de son influ- 
ence vivifiante est bien le symbole de ce haut fonctionnaire, qui 
régit toute la hiérarchie administrative. J{|J J/^'p. Le président du 
ministère du fisc j^lJi^. dont la terre est l'image par sa fécondité 
sans bornes, '{f. JJ^p. Le président du ministère des rites ^ ^. Le 
printemps orne la nature, ainsi ce dignitaire veille aux lois du 

décorum, qui sont l'ornement de Ihnmme. 1£ ^^f. Le président 

du ministère de la guerre _g ^. L'ardeur guerrière avec l'épou- 
vante qu'elle sème, ne fait-elle pas songer aux chaleurs de l'été? 

^ W'P- Le président du ministère de la justice ^ ^. Ce 

mandarin chargé des causes capitales imite bien l'automne meur- 
trier pour la végétation. ^ ^^p. Le président du ministère 

des travaux publics. En hiver la nature se recueille et semble se 
cacher comme l'homme dans sa demeure, mais le rôle de ce 
ministre n'est-il pas surtout de construire des abris pour le peuple? 
Ces dénominations se trouvent dans le Livre des Rites i«j||)^1s*- 



CLAssiF. 26. P . 27. p. 28. }>,. 43 • 

D'après 3/a Toa.n-\in ,|| ffi gp^, dans son grand ouvrage ^ ijc M 
:^, lu division en six ministères employée jusqu'à ces derniers 
temps date de la dynastie Soei [ff (590-620). Sous les T&'in^ 
on n'en comptait que quatre, ainsi que sous les Ha?i ï|t, jusqu'au 
règne de |^ ^j^ 1,32 6), où l'on en créa un cinquième. 

fÊ t Pao fe'ing. Le ministre de la satiété, titre décerné au 
président du % |^ ^ bureau chargé de fournir la table impériale. 

.;l^i|I. Le ministre de la chaleur ou ^j |t chef des équipages 

de la cour. ^^i-P- Le ministre du sommeil ou f!||)| dignitaire 

qui a pour office de transmettre les communications à l'empereur. 
^ pl'ip Le ministre de la marche ou ^ ^ président de l'a- 
griculture, ^^IP- Le ministre dn froid ou ^ îF assesseur du 

conseil de famille ^ A ;îÏ à la cour. (|| || ^ lt iÈ)- 

fl^ IIP Tsiang hoei. L'éclat du nuage de bon augure paru 
sous le règne de l'empereur Choen. ^ ^ JJp| Bf.. Désirer ardem- 
ment un ami k'iào-k'i, se dresser, désirer. Cf. ^. 

CLASSIF. 27. y^. Han. 

IM i£ ^^^ tchou: sollicitude. Pour rassurer un ami on se 
servira dans ses lettres des expressions: Jg ^^^-^ JKiM M' iê M- 

CLASSIF. 28. J^. Se. 

^ >@> ?^ K'iu se pei. Douleur du peuple au départ du 
mandarin. Jadis la reconnaissance fit ériger une stèle qui célébrait 
]-e magistrat parlant. (PJ — ^ -JO- ^^ "^ i ,S- Tous ses admi- 
nistrés le regrettent. 

j^ té Tch'en-ts% flûte de Pan. M ^ M ^f 'k 
^ S ^. {^ fiÈ i/H rïp ï. # M- "Mouchant la chandelle 
souvent je demande la coupe (tso-lo) en or, et appuyé à la fenêtre, 
dans mon oisiveté je joue de la flûte précieuse comme le jade." 
(^ # If)- L'instrument se composait de plusieurs tubes inégaux 
(tch'en-tse) disposés comme les pennes de l'aile du phénix, d'où 
encore son nom de ^ ^. 

t ^ Chen et Chang, brouille entre amis. Les deux constel- 
lations Clien (Orion) et Chang (Scorpion) ne paraissant jamais en 
même temps au-dessus de l'horizon figurent bien celte désunion. 
On explique encore l'expression par la légende suivante. A Koang- 
lin H^ ^'^, une haine profonde divisait K'iué-pé [^ f ^ et Che-chen 
^ '^, fils de l'empereur Kao-sin che jSj ^ J?^, appelé aussi Tse- 
tch'an ^ ^. Il n'arrêta une lutte fratricide qu'en exilant K'iué, 



44 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

l'aîné, à ^ 51^ (Ho-nan), avec la charge de présider à la constel- 
lation JH (Scorpion), autrement dite ^ ^ du nom de la contrée. 
Quant au cadet, le lieu de son bannissement fut -)<i ^ (Chan-si), 
où il devait régler le cours de la constellation ^^ appelée encore 
^ M' parce queTsin est une région de cette province. (^ ^ [}g). 
L'expression signifie également: amis vivant éloignés l'un de 
l'autre. 

t ^i(^Ts^an jong, lieutenant-colonel. Var. ^ j{f. 



CLASSIF. 29. %. Yeou. 



:k 



^ ^ .m t^ tché san yeou. Sont utiles les trois sortes 
/^ d'amis: droits, sincères et savants. ^^/^ Ift^ ^ K* 
{m 15). Var. g £. 



-bit ^^m^li^t ^ Taoyun ya tch'eng chou fou. La 
^ix> jeune Sié ^ Tao-yun appelait gentiment son oncle Sié 
Ngan ^ ^, en se servant du terme Wo-ta-tchong-lang ^-^t^^W 
le plus jeune des aînés. Mariée récemment à Wang In-tche 3E 
^;;^, fils du calligraphe Hi-tche ^^, elle revenait en visite chez 
ses parents, quand on lui demanda le motif d'une certaine tristesse 
répandue sur ses traits. Aurait elle été déçue à la vue de l'infé- 
riorité de son jeune époux ?^ Tao-yun n'attendait que cette occasion 
pour faire l'éloge de In-tche, qu'elle mettait en parallèle avec 
ses oncles et cousins, des lettrés distingués. "Notre famille com- 
pte l'oncle Wo-ta-tchong-lang, puis parmi les nombreux cousins, 
Tong, Hou, Kié et Mé ; cependant au monde il y a aussi le jeune 
Wang, mon mari." ^ M :k ^ %^ W U !jI % i% ^ ^ M ^ ^^ 

^ ic ^ S ;è + ;^ w ï 15- (# * ?'j ^ m)- Var. m. ia- 

t/!l®^'^#iR:è®'ê' Chou che yeou fou, sien 
ichong in tche kiu koan. Considérer son oncle comme son père, 
éloge de Lieou f^p Tchong-in en charge. A la mort de Lieou 
Kong-tcho i(^^^^, son père mandarin lettré, des T'ang, il reporta 
toute son affection sur son oncle, le calligraphe Kieou Kong-k'iuen 
W ^ ^- ^® rencontrait-il dans les rues de la capitale, il des- 
cendait aussitôt de cheval, et une tablette dans les mains, attendait 
respectueusement qu'il fût passé, pour se remettre en selle. Cette 
façon d'agir en a fait le type classique du parfait neveu. {^ ^ 



28./». 29. X-30. p. 45 

t -S j5 ■$'! i ^ ft ^^ou suen Vong tche li tchao i. Chou- 
suen T'ong régla et établit l'étiquette de cour. L'empereur j^ ^ 
(Han Kao-tsou) désolé de la grossièreté de son entourage de sou- 
dards, qui l'avaient aidé à fonder sa dynastie, confia à Chou-suen 
la mission de les former auxbonnes manières. Celui-ci fît donc venir 
trente lettrés du pays de Lou ^, qu'il joignit à ses disciples, et 
leur donna, un mois durant, des leçons de politesse auxquelles 
devaient assister les courtisans. Les exercices avaient lieu sur 
une grande place entourée de cordes ('mien^ attachées à des piquets 
(Isouo) Jf^ ^. Bientôt, à l'inauguration du palais ^g |^ ^, A'ao- 
tsou put admirer l'ordre et la dignité avec lesquels se présentè- 
rent ses anciens compagnons d'armes, ce qui lui arrachait ce cri: 
Enfin, je suis empereur ! (^ fS j^ ^ 3!i M W)- 

gj "^ t ^ Hoei yen chou tch'e. Ne plus dire (hoei) que 
l'oncle est un imbécile. Wang Tsi J ^, des Tsin, voyant son 
oncle Tchan f^, toujours renfermé dans son mutisme, avait fini 
par conclure à son manque d'intelligence. Mais il fut bien détrom- 
pé lorsqu'il l'entendit expliquer magnifiquement un passage obscur 
du Livre des Mutations. 



CLASSIF. 30. p. K'eou. 

pf P K'o k'eou. Agréable au goût. Les institutions des 
anciens empereurs "ressemblent aux azeroles (tcha), aux poires 
(II), aux oranges (kHu) et aux pamplemousses (yeou), qui ont une 
saveur différente et cependant plaisent toutes au palais." iH: ^ i B 

^ m m. ^ % ^ jx m ^ -^ tk u. [^ 1')- 

tW'^^BS^^^ K'eou yeou mi eul fou yeou kien. 
Avoir du miel dans la bouche, mais un poignard dans le sein, 
comme Li Lin-fou ^ |^ -^, ministre sous les T'ang, jalousant 
ceux qui l'emportaient sur lui en influence ou science littéraire et 
cherchant à leur nuire. {^ ^ fj^ g). 

t ~^ K'eou che. (Donner) sujet à parler. p ||. Pré- 
texte. p ^ Garder le silence. ^ p. Mettre un cadenas 

aux lèvres de quelqu'un. Var. ff p. M p ^. Individu sans 

discernement, sans critique. 

t '-p W^ ^ K'eou tchong ts'e hoang. Avoir de l'orpiment 
dans la bouche: censurer, critiquer, Wang Yen I-fou 5Ef^^"S', 
des Tsin, le chasse-mouche au manche de jade 'EE ^] M Â (tchou 
wei, queue d'élan) à la main, aimait à expliquer les doctrines 



46 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

mystérieuses de Hoang-ti et de Lao-tse ^ ^ iji S- Mais malgré 
le respect qu'il professait pour eux, se rencontrait-il au cours de 
la leçon, un passage qui ne le satisfit point, il le rectifiait à l'ins- 
tant même, méritant ainsi le surnom de K'eou-tchong-ts^e-hoang . 
(W ^ ï ffi^ HF)- ^^^ anciens raturaient ou corrigeaient avec 
de l'encre jaune ts'e-hoang les fautes échappées au copiste. ^ ^ 
est le i^ ^, ti^moum ^. 

P ^ ^^ 3© Keou pei tsai tao. Les bouches sont comme des 
stèles élogieuses qui remplissent le chemin : tous célèbrent un 
personnage, un mandarin. Var. ^ f ^ -^ D- Son éloge est sur 
toutes les lèvres. 



_ -J- Hou k'eou. Pourvoir à sa subsistance. " Chercher par- 
tout de' quoi vivre." m ^ U "f- B 1j [& n)- M n 1Ù ^^ W(. 
^ f§} P, gagner sa vie à enseigner. 

^fl^ ^ T'san k'eou hiao hiao. La bouche des calomnia- 
teurs (ts'an) fait entendre un bruit étourdissant f/izao-hiaoj. (^ >]n 

m)' 



f ^ '^ ^ K'eou yen kao liang. Bouche dégoûtée de la 
graisse et du sorgho: à la longue, même les mets les plus exquis 
n'ont plus de saveur pour le palais du riche. (^ ^ ^ ^). 

P|I ^^ K'eou pouo. Saluer l'écuelle (pouo) : se mettre à l'é- 
cole d'un maître célèbre. ^ '^ ^ ^ ^ ^ ^- "Je désire que 
vous transmettiez l'habit et l'écuelle bouddhique, que vous vous 
entouriez de disciples." Dft de Fan Lou-kong f^ ^ ^), des cinq 
l)etites dynasties. 

t /5p i(n {{ K'eou tché jou tsoen. L'empreinte humide des 
lèvres est comme restée sur les bords de la tasse, dont se servait 
la mère, de son vivant, aussi, en temps de deuil, un fils pieux 
"éprouve-l-il de la douleur quand il boit à cette tasse." f^ i'î5 ^' 
M lË 0- (î'i HI ^)- Pei-h'iuen, écuelle, s'écrit encore ^ |^. 

^^^^^ ^F Se H. Haut mandarin charijé des causes criminelles. 

PJ Ses autres appellations sont: ^SS^ ^•fê'P'-^C) 5î'i 
^^,p]Mi^-k- "Kao Yao établit les lois pénales." ^ ^ f^ ^^-{^ 
"F & Wi)- ^ ^- Dii'ccteur du collège impérial de Pé-king j^ fj) 
ou ^ ^ ^. .\utres titres: ^ %,% fg.® ^^.-}^ ^ J^, k ^: %L- 
TT] ^^- Président du bureau du fisc, si le litie est précédé du 

(1) Tchai. licorne. 



CLASSIF. 30. P . 47 

qualificatif ;/»; et vice-président f^ ÊP avec !e qualificatif tp. Même 
remarque pour les trois titres suivants. Ce dignitaire s'appelle 

encore Jili "g^ et ^^ fllj). p\ J^j. Président ou vice-président du 

ministère de la guerre. Les termes ^ ^|[1, ïi\ j^ k %' fé désignent 
aussi ce ministre. jî] ^. Président ou vice-président du minis- 
tère de la justice. Le premier dit encore ^ ^\] et ■± ^^. ^ 

^. Président ou vice-président du ministère des travaux publics. 
^ ^|1, autre appellation du président. 

I ly^ ^ ^ge-ina Ki-lchou. célèbre devin de la ville de ^ 
-^, sous les Han. Comme dans une visite, Song Tchong 5J^ *, et 
Kia I % %% s'étonnaient de le voir, lui si savai;t, se contenter 
d'une telle condition, il leur répondit qu'il n'était pas à plaindre 
comme eux, puisqu'il gardait son indépendance. (^ 12- B '^i #)• 

t ^ ^ "î^i'' ^Ê. A. ?pC 9l. -^ Se ma ping tcheou, liao jen 
hiai cheng che. Quand Se-ma Koang ^ était ministre ('pmg-fc/ieow, 
tenait l'essieu), les habitants du Liao-tong se gardaient de susciter 
des troubles. Ils avaient appris à le craindre à l'époque où, exilé 
de la cour à cause de la franchise de sa parole, il gouvernait le 
pays limitrophe du leur. Aussi quand ils surent que l'empereur 
7^ @ ^ (1066-llUl) le rappelait près de lui avec la charge de 
& M é^ ministre d'état, s'exhortèrent-il à ne point faire d'incur- 
sion sur le territoire chinois. 

"^f A Kou jen. Personne décédée. (;^ J^ iè ^ lE W)- ^^''• 

!\^ ^JC Mourir f^ ^, f^ ^ A- ^ ^ ^D ^, 1 ^ if -É' ?P ■* 

îffi ■t*- Versé dans la connaissance du passé et du présent, savant. 

^£_jt^ -"1 t San t'ai. Six étoiles situées au-dessous de l'étoile 
flj K'oei ^ de la Grande Ourse et rangées deux par deux. 
Elles symbolisent les trois ministres 3 ^» c. à d. ^ ^jjj, ^ f^, 
^ ^. On écrit encore £ fg mais prononcé san t'ai. (^ fd ^ "g^ 
^). Les neuf dignitaires immédiatement inférieurs jl, |ji] ont la 
Grande Ourse pour image dans le ciel, et sur la terre les fleuves 
et les mers, alors que les cinq montagnes ^ ^|/- représentent ici- 
bas les ministres. -^ j^. Les ministres. -^ ^|j. Ministres 

et grands mandarins. Trois étoiles de la Grande Ourse s'appellent 
Heng \%j. 

tp f }^ 1^ ),^\ ^ ^ Tchong t'ai wei ting nai tche se. Les 
deux étoiles médianes de San t'ai - -^ figurent le ministre d'état 
(préposé aux trépieds ting-nai, emblèmes du pouvoir impérial). 
On attribue encore la paire supérieure de ce groupe stellaire au 
ministre de la guerre j^j^^t la paire intermédiaire au ministre de 



48 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

l'instruction publique ^ ^,et la paire inférieure au ministre des 
travaux publics p\ §. En outre, l'astrologie chinoise rattache à 
la première série stellaire le choix des mandarins par l'empereur; 
à la seconde l'instruction du peuple; à la troisième enfin les sa- 
laires officiels. ± fi n ^^ ^ -^ ^ ^^ y -^ V\ Wi- {M ^^a ^ 

H). J^ -^ appelée aussi ^ ^ colonne du ciel. 

-S 1W pi ^ ^^ Chao Sin-tch^engWong-k'ing,gou\'eTT)euT de 
rfe 1^ (fpj ^), sous les Han occidentaux. Sous son administra- 
tion d'immenses marais furent convertis vn champs fertiles, aussi 
le peuple reconnaissant l'appela-t-il S;^.(M'M^)' ^o" nom accolé 
à celui de Ton Che Kiun-kong J^: |f :Éi ^ vient dans l'éloge d'un 
préfet. Tou mérita l'épithète de ^ ^, dans ce même pays de ^ 
1^, sous les Han postérieurs. ff % ^ ^, ^ ^ ^ ^9:. (^^ ^ #). 
-S ^i iPJj 1^' Hlj jê. S tt- Vous avez les mérites (hiun) exception- 
nels de Chao et Tou. 

^ @ i'iS @ '^Che kiu tsouo.king kiu yoeu. Les annales 
à sa gauche et les canoniques à sa droite: étude constante. Hong- 
k'iu 1^ ^ donnait ce conseil à ses nombreux disciples, ajoutant 
que leur formation serait complète si "le matin ils jouaient de la 
guitare et chantaient le soir." |j§ ^^ ^ H- (H ^)- Hong-k'iu, 
nom de plume du fameux Tchang Tsai Tse-heou ^^^J^, contem- 
porain de^|i^^(l068-1086),et l'un des précurseurs du matérialiste 
Tchou Hi ^ ^. Il commentait le Livre des Mutations assis sur 
une peau de tigre ^ J^ J^ f| ^, d'où l'épithète ^ J^ donnée à 
la chaire ou siège d'un professeur qui explique cet ouvrage. 

J^ 5^ ^ ^ ^»^i ^ llX ^ Heoii tsi i ou kou,li che yeou 
lai. Heou-tsi cultiva les cinq espèces de céréales, et le grain 
devint la base de l'alimentation. "Heou-tsi enseigna au peuple à 
récolter et moissonner (kia-ché), à planter et cultiver les cinq 
céréales." ^ ^ fc R S ^ É S 5 ^- (:^ i^)- L'empereur 
Choen lui donna cet ordre: "Ki, la nation aux cheveux noirs est 
réduite par la famine, toi donc, Heou-tsi, sème ces diverses espè- 
ces de céréales." M M & U Dl^ 'à f^ W: 1Ê ^ Ti Wi- iW ^ n)- 
Ki ou Heou-tsi, préposé à l'agriculture, dont descendait Wen- 
'wsLug ^ï, était fils de l'empereur Ti-k'ou %^ et de Kiang-yuen 
H '^,. Il eut on fief la principauté de T'ai ^ au Cheyi-si.^ ^ a 
comme variantes: ^ ^ (tsang, noirâtre, li, noir), ^ x, têtes 
noires, ^ ^ gens aux cheveux noirs. 

ft t SI .i t^ 4^ P'in t'ai loan tche yu tchong. Deux viles 
impératrices troublèrent le milieu de la dynastie T'ang. ^ p'in, 
quadrupède femelle. La première, Ou Tsé-t'ien ^ W\%^ devenue 



CLASSIF. 30. H- ^^ 

la célèbre f^ J^, débuta par être :^ A concubine de l'empereur 
^ ^ (627-650). Sous ^g ^ (657-68 i), elle fut proclamée impéra- 
trice, et dès lors prit une part active au gouvernement, assistant 
derrière des rideaux aux audiences et délibérations du Conseil. 
Restée seule maîtresse du pouvoir à la mort de son auguste époux, 
elle décida de changer le nom de la dynastie T'ang en celui de 
Tcheou )^, après avoir banni à ^ >}]] le prince héritier cja ^, à 
qui elle ne laissa que le titre de roi de Lou-ling ^ ^ rE- Sof' 
règne, assez glorieux, dura vingt ans (684-705). Enfin le prince 
exilé réussit avec le concours de Ti Jen-kié ^fc^ et Tchang Kien- 
tche ?g ^ ;2S à détrôner 1 usurpatrice, qu'il éloigna de la Cour. 

La seconde, Wei-heou ^ f^. était l'épouse de l'empereur cf» 
^ (705-710). Ou Tsé't'ien, liée avec elle, obtint, grâce à son 
intervention, de rentrer en faveur. Elle en profita pour conseiller à 
Wei'heou d'empoisonner Tchong-tsong, ce qui fut mis à exécution, 
mais tandis que périssait la principale coupable, sa complice se 
vit contrainte de quitter le palais pour toujours. 

Pi Pj^ T'ou fou. Rejeter la nourriture qu'on a dans la bou- 
che (fou): faire un accueil empressé à un visiteur de marque ou 
à un ami. Tcheouhong fS) ^ interrompit de la sorte trois fois son 
repas — |5 H lît» comme il le racontait à son fils Pé-k'in jg ■^, 
que Tch'eng-wang j^ ^ venait de créer roi de Lou ^. A son 
exemple, il voulait que, malgré sa nouvelle dignité, il continuât à 
se montrer toujours plein de déférence à l'égard des sages lettrés. 



ig "Jt^j^ Ming hia ou hiu. Dans sa renommée rien de 
faux: un vrai lettré. On raconte que Yen Li-pen ^ jfc 4^, qui 
vivait sous le règne de ^ ± ^^ (627-650), entreprit le voyage de 
fij j]], rien que pour contempler les chefs-d'œuvre de calligraphie 
laissés par Tchong Yeou Yuen-tch'ang M U> 7C ^^ de l'époque 
historique des Trois Royaumes (3« siècle ap. J.C.). D'abord désap- 
pointé à leur vue, il s'écria: '-Réputation surfaite," ^#:^ !Ç; 
puis le lendemain, il concéda, sur un second examen, que c'était 
une des belles mains de ces derniers temps ig. ft 1^ ^- ^^^^ 
le troisième jour son enthousiasme à son comble se traduisit par 
celte exclamation : "C'est un artiste qui mérite vraiment son nom," 
^ T S H ^ il et une semaine durant il resta en admiration 
devant ces'œuvres antiques g ^. de Tchong. On dit la même 
chose de l'artiste Tchang Seng-ijeou ^ ff |f,, des T'ang, qui pei- 
gnit sur un mur un dragon si naturel, que lorsque les yeux lui 
eurent été faits, il s'envola et disparut dans les nues. Un éloge 
semblable fut décerné au poète Sié Tao-heng H j^ î||, des ^ 
(557-583). Il avait pris pour thème d'une improvisation le 7"' jour 
de la 1ère lune A H, et débutait par ces vers: :â[ ^ M -b 0' 

4 



50 ALLUSIONS LITTÉRAÎRES. 

il ^ B H^- "H y a juste sept jours depuis le Commencement 
du printemps (une des 24 divisions de l'année chinoise), et déjà 
deux ans qu'il a quitté sa famille." Ces mots très ordinaires |g 
fj n'excitèrent que des moqueries, mais qui se changèrent en 
compliments quand on entendit la fin du quatrain. A îf>MM^^ 
g^ 5^ ^ lË BÏ- "L'homme retourne après la migration des oies 
sauvages, et l'inspiration vient en présence des fleurs." Var. ;g 
^ Ê. #' <^'^^* ^ raison qu'on vante cet homme, cette chose. 

^ ^ M K Mingi wen han tien. Son nom retentit dans le 
palais des Han: lettré savant comme Kia / M IS- 

^ l5fe ^^^^9 Lieou. Personne de grand renom, fj ^. Se 
faire un nom dans le monde. 

'^ i^ ^ -^ Mi % yt ^ Ki fou Fang chou ping wei yuen 
lao. Ki-fou et Fang-chou étaient tous deux ministres (ijuen-lao). 
Le premier, de la famille In ^, est chanté dans l'ode intitulée 
J- H du ^ >J> f|, qui célèbre sa victoire sur les Hien~yun J^ 
^, barbares septentrionaux, sous le règne de |è) a! ï (827-781). 
L'ode :^ "S du Livre des Vers a pris pour thème les exploits du 
second, envoyé par le même empereur contre les Man-king @ ^J, 
tribus méridionales. Var. ^ 3§ ^' "f il s'est rencontré un second 
Ki-fou, dit-on à la louange d'un mandarin émérite, W^Jiif M:t 
Jjf ^ tous respectent vos solides conseils, comparables à ceux de 
Fang-chou. 

|p] -^ ^ ^ Hiang Tch'ang Tse-p'ing, type classique du 
père de famille, dont l'unique ambition est l'établissement de ses 
enfants. Hiang, appelé quelquefois Chang -f^, fuyait les dignités 
pour ne s'occuper que d'étude. Un jour qu'il lisait le Livre des 
Mutations, parvenu aux trigrammes ^ et ^, dont le premier ap- 
prend au lettré à réprimer ses désirs, le second à pratiquer le 
bien, il s'écria: "Je le sais maintenant, mieux valent pauvreté et 
condition humble que richesses et honneurs, mais j'ignore encore 
si la mort est préférable à la vie." Après avoir marié ses fils et 
ses filles dans la période 5t ^ (25-56) de l'empereur :5È ^ ^, il 
se mit à voyager, ne voulant plus s'occuper de la direction de ses 
affaires domestiques, et mourut loin des siens au cours de ses 
excursions. (^ î^ # jË; R M)- 

S t^ ^ ^ ^iw Chang Tse-ya, ministre fameux, connu 
encore sous les noms de Chang-fou ^ ^, T'ai-kong-wang ^ ^ 
^, Kiang T'ai-kong H >^ ^, Kiang Chang Tse-ya, # îè ^^ ^ 
Che-chang-fou ^jj) ^ ;^. Il fit d'abord le commerce à ]fe ^, j)uis 
ouvrit une boucherie à ^ ^, d'où il s'enfuit à P'an-h'i ^f ^ 



CLASSIF. 30. P . 51 

(Chen-si) pour se soustraire au gouvernement tyrannique de 
l'empereur Chang Tcheou "^ |ij- (1154-1122). C'est dans cette 
retraite que Wen-wang ^ î le rencontra, et dès le premier 
abord il en conçut une telle estime qu'il le fit monter sur son char 
et le prit à son service. Ou-wang ^ 3£, qui avait épousé sa fille 
I~kiang g |^, lui confia le commandement de ses troupes dans la 
guerre déclarée au féroce Tcheou. Les habitants de ces contrées 
placent la paix de leurs foyers sous la protection de ce héros de 
l'antiquité: ^ic^^jItîWMM^cl Kiang T'ai-kong est ici, 
nous n'avons aucune crainte. 

^ ^ Ou kao, nom du Kiang-si, sous les cinq petites dynas- 
ties (907-960). H ^ Les trois Ou: ^ $^ (^ ji]), ^ M iM 

)W), ^ ^ (H ÎL)- L'expression désigne encore j^ jHI, S #1' ^ 

^ (É J'H)' et en général le ^ ^. Ainsi ^ ^ - ^. être grand 
juge au Kiang-sou. ^ ^, nom de Sou-tcheou. 

:^ 31 ˧ ^^'^^ ^ ift ^Ou han lin tchong, xju yen tcheng 
tchou. Ou Han mourant, oh quelle recommandation il fit pour 
gouverner! L'empereur :)fe fl # (25-28) lui faisait visite ;fg ^ S 
et lui demandait ses derniers conseils. "Jamais de pardon pour 
les coupables," répondit Ou. (^ jf # ^ 1^ ^). 

-^ ^ /V ^ /K ^ Ou han pa tchan pa k'o. Ou Han livra 
huit fois bataille au rebelle Kong-suen Chou •^ ^. ^ et huit fois 
le vainquit. (:^ ^ ^). 

^ ^ 2 '/X JIX 1^^ Ou Mong hoa kiang tch'eng lou. Ou 
Mong d'un signe fait sur le Kiang s'y ouvrit un chemin. Ce taoïste 
retournait au pays de Yu-tchang ^ ^ (Kiang-si) quand il opéra 
ce prodige, qui lui permit de passer à pied sec entre les eaux 
séparées du fleuve. (|^ |^ f£). Ou, contemporain des Tsin^ croit- 
on, compte parmi les 24 modèles de la piété filiale H -f- ^, 
car il n'osait chasser hs moustiques qui lui suçaient le sang, 
dans la crainte qu'ils n'allassent piquer son père ou sa mère. 

■^ ^ ^^ ^ Ou KH tsiang lio. Les plans stratégiques de 
Ou la. Ce général, célèbre surtout par ses écrits sur l'art de la 
guerre, était originaire du royaume de ^j. Entré au service du 
roi de ^, celui-ci hésitait à lui confier le commandement d'une 
armée dans l'expédition qu'il préparait contre le pays de ^, parce 
que son épouse était de ce royaume. Mais Ou, en égorgeant la 
malheureuse, obtint de faire partie de celte campagne, où il resta 
victorieux. Cependant, accusé de cruauté, le vainqueur dut s'enfuir 
sur les terres de ^ 3^^ j^ (423-386, av. J.-C), à qui il enseigna 



52 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

la stratégie. Il passa ensuite h la Cour de ^ «I^ J (401-380), 
dont il devint le ministre, pour périr enfin victime d'un complot 
tramé par ses nombreux ennemis. Sa réputation de sévérité ex- 
cessive n'a pas empêché de le représenter comme adoré de ses 
soldats, allant jusqu'à lécher leurs plaies ^ ^ ^ (choen) ^. (^ 
ifÛ ^ fe ?'J#)- ^o"s ^6 "•^"'^ ^^ % ^ o'* publie les six traités 
suivants: g ^, ^ (15:,^:^,^ ^, S ^, I® ±- 

.~T|> ^ t PdiO kiun. Les cruels monarques Kié des Hia ^ 
^ ^ (1818-1766 av. J.-C.) et Tcheou des Chang ^ It 
(1134-1122 av. J.O.). Le premier, nomm.é aussi Li-koei ^^, se 
vit ravir le trône par Tch'eng-Vang ^ -^ contraint par le peuple 
de prendre les armes contre le tyran. Vaincu, il se sauva à ]^^, 
où il mourut trois ans après. Le second, appelé encore Cheou-sing 
^ ^, fut renversé par Ou wang ^ 3^, fondateur de la dynastie 
Tcheou, et périt dans l'embrasement de la tour qui lui servait de 
refuge. 

t tU îW ft ^ ^^wn chan hou nei ts'oei. Dans le lac ^|^ ^ 
(Hou-koang) bleue ("is^oeij apparaît la montagne des princesses. Ces 
princesses, dites '^ ^ ou '{iffl ^ A, auraient été Ngo-hoang ^]l^ 
et Niu-ing -^ ^, filles de l'empereur Fao, qui les donna pour 
épouses à son collègue et successeur Choen. Ce site pittoresque, 
cité fréquemment en poésie, servait de but à leurs promenades. 

(7i^ m a)- 



, ... jft Iffl S" ^^oei ù si kiun. Rentrer chez soi avec un 
cadeau"^ pour la délicate princesse, c. à d. sa femme. L'empereur 
M ^ '^' (1^0-^^) avait invité tous les grands mandarins de sa 
Cour à prendre leur part des viandes offertes par lui en sacrifice, 
le jour de la canicule ^ 0. Tong-fang Chouo Man-ts'ien ^ ^ 
M ^ In' ^^^ exact au rendez-vous, mais, lassé d'attendre ses 
collègues, d'un coup de sabre il se coupa une tranche de viande 
qu'il emporta chez lui. Comme le monarque exigeait des excuses 
pour cette façon d'agir, il répondit: "Quelle fidélité aux rites que 
d'accepter ce don auguste avant d'attendre un décret ! D'autre 
part, découper un morceau de viande avec son sabre, quelle 
vigueur! N'en trancher que peu, quelle modération! De retour, 
le donner à la petite femme, quelle tendresse!" ^ P.^ ^ f# IB jul 

È ^ i^ 4L- Ces éloges que se décernait Tong-fang au lieu des 
excuses qu'on lui demandait, déridèrent le Fils du Ciel, et sa 
répartie lui valut encore une ample provision de vin et de viande 
pour son épouse chérie. [M ^ M 'h M #)• Si-ftiitn serait un 
terme d'humilité, parce qu'à cette époque la femme se disait :;;^ ;§•. 



OLASSIF. 30. p. 5â 

W t ]^ i" Chen kiun fs'e kiun. Un magistrat divinement 
parfait comme K'ong Hoan iJL ^ (^ ^)^ et paternel comme Li 
T'ong-k^o ^ M ^- [M *)• 

J^ !^ Fen kiun. Le père. Les membres de la famille ont à 
leur tête celui qu'ils doivent révérer comme un prince sévère. ^ 

A ^ IS S- (^ ^ A). 



îa 



^ Che jo yen kiun. Servir comme un prince 
sévère, ainsi faisaient les 700 disciples de Tch'ang Choang Che- 
'^i'ng '^ 1^ ft Hfl, des Wei (220-264), qui dans sa classe avait 
établi une discipline très stricte. Ce célèbre professeur portait 
le surnom de maître d'une forêt de lettrés fH ^ :^ ^, (^ ^ ^ 

^ m- 

î^ ^ Kiun p'ing. Yen J§ Kiun-p'ing, devin de Jg^ ^ (Se- 
tch'oan), sous les Han. Tous les jours il y avait affluence chez 
lui, mais lorsque sa profession lui eut fourni de quoi mener une 
vie indépendante, il se consacra uniquement à l'étude du ^^.^^ 

^ JL HÊ ^* ^ow il che kiun. Le mandarin qui se tient à 
part, surnom de P'ei Hié Song-ho ^ ^ ^ ^Di gouverneur de jnj 
4^;, sous les Wei occidentaux. A une réunion de mandarins 
l'empereur ^ '^ (535-552), après avoir prodigué les éloges à son 
administration, le fît sortir du groupe de ses collègues, et s'adres- 
sant à ceux ci leur dit: "Maintenant que celui d'entre vous qui 
se croit comparable à P'ei, aille se placer à côté de lui. " 
Personne ne bougea, (^t ^ ^ i^ 1^)- Un mandarin est comme 
un prince délégué par le gouvernement. M. ^ i^ Wi- Rendez- 
nous notre mandarin : retour d'un magistrat à son ancien poste. 
"La première année de Keng-che l'empereur appela à une autre 
dignité Heou Pa Kiun-fang ^ ^ ^ ^, préfet de ^ f'^, mais 
le peuple, jeunes et vieux, se tenant par la main et se lamentant, 
se cramponait au char ou se couchait sous les roues pour 
l'empêcher de partir. " Notre désir, notre prière, disait-il, est 
que le mandarin reste encore une année complète. " J| "^ 7C ^ 

è ^ â ^ ^- [B. Û. M W\W. yuen, hmon, % tchè, ornière, 
^ /il, tenir, porter avec soi, ^ p'an, grimper. 

^ ^ ^ ^ Kiun tche sin tché. L'homme de confiance du 
prince: l'héritier présomptif. {^ ^ "S. M W)- 

T^ W ^ Tchong chou kiun. Le membre du secrétariat im- 
périal : le pinceau à écrire. (|^ ^). Il se dit encore ^ ^ parce 
qu'au pays de Ou on l'appelait ^ ^. 



54 ALLUSIONS LITTERAIRES. 

^ -P" Kiun tse. Le sage, épithète du bambou, dit Yang 
Ming~tse ^ \^J] ^, des Song, parce qu'il pratique les quatre 
moyens p.) ^ de perfection. D'après Pé Kiu~i Q J^ ^, le 
bambou a quatre qualités qui en font limage de l'homme vertueux: 
fortement enraciné .i|l ^ il enseigne la fermeté dans le bien ; 
droit naturellement '[^ i|[, il prêche la rectitude; creux if,^ ^, il 
exhorte à l'humilité; enfin par ses nœuds solides fg ^ il donne 
une leçon de pureté. Aussi le sage en plante-t-il dans son jardi- 
net, afin d'avoir toujours sous les yeux un si éloquent prédicateur, 
(è -^ ^ ^ 1t pu). Le texte classique suivant donne l'origine 
de celte expression. "Vois cet enfoncement (nao) au bord de la 
rivière K^i, comme flexibles (i) y sont les bambous verts! Tel le 
prince Ou-wang orné de qualités, etc." |§ ^ fit ^, |^ tt ^ ^^ 

^ gi S ^. (it fj m)- 

A^ ^ SX n% H an fou hou fou. Une ère de prospérité. 

1^ ''A l'époque de Hé-siu-che, le peuple, la bouche pleine 

(han-fou), s'amusait et chantait en se frappant le ventre." ^ ^ 

W ^ ;^ H^, -^ Pi ÏÏiî i^. ^ M M f^- (^ ï^)- H s'agirait dans 
ce texte de l'empereur fabuleux Yen-ii -^ ^ (Chen-nong jp$ J^) 
qui, durant un règne de 140 ans, enseigna l'agriculture à ses 
sujets^ leur procurant ainsi l'abondance. 



f ^i Han yong. Protéger, patronner. "Avec un fil de vos 
faveurs je compte recoudre la déchirure de mon habit, c. à d. 
suppléer à ce qui me manque." M ^ ^^'M'^ ^^' (^ M)- 
Var. ^ ^, êl ^- (^ ^ -$h)- 

H/V I^Si Tch'oei'hiu^ spuffler doucement: protéger, patronner 
^ ^. '"Prêtez-moi l'aide de votre souffle pour me conduire au 
ciel.'' J®|f ia P^ ^, j^ _h ^. (t± ^)- L'expression signifie encore 
une parole douée de la vertu de purifier celui qui l'entend et de 
lui redonner la vie. (|g ^). Alors elle équivaut à: P ^ I^ ^i 
P ^ ^ M-' P ^ ^ M' ^^ sa bouche naît un printemps enso- 
leillé, une brise printanière. 



R^ 5i^ S ^ ^ tt 3E ^ Tcheou kong chao kong kia 
/Pj fou Wang tchao. Le duc Tcheou et le duc Chao, chacun 
d'un côté, secondait la dynastie, car le premier gouvernait le 
territoire à l'est de ^ ^ (Chen-si) et, le second, le pays à l'ouest. 
Tcheou-kong^ nommé Tan ^, 4® fils de Wen-wang ^ j£ et de 
T'ai-se ^\i ^, plaisait tellement au Ciel par sa vertu, qu'il mérita 
d'en obtenir la guérison de son frère Ou-wang ^ 3Ei 6" danger 
de mort. Il avait offert sa vie pour que celle du prince fût 
épargnée. Nommé tuteur de Tch'eng-wang ^ ^ (1113-1078), à 
son accession au trône, il remit son fief du Chan-tong à son fils 



GLASSIF. 30. P . 55 

Pé'k'in fiQ ^, et vint s'établir près du jeune empereur pour veil- 
ler à son éducation. Plus tard, en butte à la jalousie de ses 
frères, il se retira sur le mont oriental ^ \l}, où il compléta les 
définitions des huit figures symboliques du Livre des Mutations. 
Cependant Tch'eng-wang, compulsant un jour les archives de sa 
famille, dans l'intention d'y étudier les moyens employés par ses 
prédécesseurs pour conjurer les calamités publiques, découvrit 
l'acte écrit par lequel Tcheou-kong suppliait le Ciel de prendre sa 
vie à la place de celle de son frère. Touché de ce dévouement héroï- 
que, il rappela Tcheou-kong a la Cour, justice tardive qui eut 
pour effet de sauver les récoltes menacées par le mauvais temps. 
De Chao-kong, Chao-k'ang-kong ^ J^ ï^, appelé encore Che 
^, on raconte que lorsqu'il était préposé à l'agriculture, sous le 
règne de j^ 3£ (1078-1052), il permit à tous les prisonniers de 
retourner chez eux faire la moisson, avec la promesse cependant 
de venir reprendre leurs chaînes, dès qu'elle serait terminée. 
Tous tinrent parole, assure-t-on. Ce grand ministre reçut en fief 
le pays de Yen ^. après avoir avec Tcheou-kong aidé Ou-wang 
fÇ 5^, à fonder sa dynastie C'est faire l'éloge des grands man- 
darins que de les comparer à Tcheou et Chao : ^ [^ i§ 'B' ^ ^ 
'S ^ iÉ Ira' IH ^ Ml -B- (^) ^I^'S si le compliment comprend 
des incises comme celles-ci : ^^^jè^l^'^-B^^l^ 
^ ^1 (2) il s'agit de Chao-mou-kong ^ ^ ^, descendant de 
K'ang-kong j^ ^, et de Chen-pé ^ fjQ, oncle maternel de )^ g 
5. Tous deux dirigèrent les affaires sous cet empereur. 

J^^75^^0?L;èM@i Tcheou i nai hi wen hi 
k'ong tche ts'ing wei. Le Livre des Mutations est la fine subtilité 
de Fou-hi, Wen-wang, Ki (Tcheou-kong) et Confucius. La con- 
tribution de ce dernier à l'ouvrage vient sous la dénomination de 
-f- ^ dix ailes, qui forment autant de chapitres explicatifs. Par 
_^ ^ on entend le j^ |Jj ^ de la dynastie g, le ^ ^ ^ de la 
dynastie ^ et \e ^ t^ ^ de la dynastie Tcheou, autrement dit 
^ ^ à cause de la part que prirent à sa rédaction Wen-wang et 
Tcheou-kong. ([îg *: j^ ^ ^,). A en croire les auteurs chinois, 
les représentations symboliques de la rature auraient, depuis la 
plus haute antiquité, servi à leur race de principes d'éthique et 
de règles pour la divination. C'est ainsi que le Roi du ciel Fou 
Hi-che 31^ M t^ ^ J^ 6St supposé imaginer le système orographi- 
que ou de la classification des montagnes jÈ |il ^ d'après leurs 
formes particulières, figurées par des lignes entières ou brisées, 
combinées ensemble. En voici les principaux traits. Elevée, la 
montagne représente le Prince ^ ^J ig ; écrasée, le Ministre ^ 

(1) Administrer splendidement comme Tcheou et Chao; briller comme Tcheou et 
Chao par ses ordonnances et règlements; se montrer un autre Tcheou et Chao. 

(2) Publier des projets et des plans dignes d'un Chen et d'un Chao; les vastes projets 
grandement utiles d'un Chen et d'un Chao. 



56 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

llj p^ ; disposée sur une ligne, le peuple ^''J lU K ! composée de 
sommets d'inégale hauteur, les cinq éléments et l'universalité des 
choses qui en résulte ^ |Jj % ; profondément déprimée, le prin- 
cipe imparfait j^ (jj |^ ; formant chaîne, le principe parfait 'Jg ]\\ 
^; fortement enfoncée en terre, la guerre et ce qui s'y rapporte 
^ ^J ^; enfin, faite de rochers amoncelés, elle symbolise le 
soleil, la lune, les étoiles, les nuages, lair, la nuit et le jour 
^ \\\ fk- ^^ méthode attribuée au Roi des hommes Chen-nong- 
Se A à Jr>$ J^ R P^^^^ ^6 "°"'' <^e §§ ^ II, Tendre vers un but 
et Recueillir dans son sein. L'influence du ciel, selon cette 
méthode, est spécifiée par le caractère qui signifie Retourner ^ 
M. !§' ^* ^^^'^ ^^ ^^ terre, par celui dont le sens est Cacher en 
soi i4 M. M- ^^ mélange d'activité et de passivité se retrouve 
dans les modes particuliers, suivant lesquels se manifeste la vertu 
du bois, du vent, du feu, de l'eau, de la montagne et du métal. 
Le premier produit :^ M. ^^ ^^ second meut Mt M.Wj^ ^^ 
troisième développe ^ ^ M:^ '^ quatrième entretient et nourrit 
7jç ^ •^, la cinquième arrête et détermine llj M Jhi 1^ sixième 
enfin, tue ^ ^ ^ Reste un troisième système qu'on dit inventé 
par le Roi de la terre Hien-yuen-che iê M ff ^ .R- Ici l'action 
céleste a pour symbole le ciel lui-même, et l'influence terrestre, 
la terre ^ J^ j^l, i^ M M- Le soleil représente le principe 
parfait, tandis que l'imparfait est figuré par la lune |^ ?^ H , |^ 
^ ^. La montagne, le fleuve, le nuage et l'air servent de 
symboles, la première au sol, le second à l'eau, le troisième à la 
pluie et le quatrième au vent ± ^ UJ, 7X if^ jH, M M W> M. J^ 
^. Ces notions, aussi obscures que l'antiquité qui nous les a 
léguées, ont servi de thème à des développements qui n'y ont 
guère jeté de lumière. Cependant, j'ai cru bon de les consigner 
ici brièvement, afin de fairç comprendre l'expression ^ j^ (fen) 
les Trois monticules ou les Trois documents, que l'on suppose 
avoir été composés par les premiers représentants de la monarchie 
chinoise, et qui constituent ces trois systèmes cryptographiques. 
Le premier a nom \\\ ^ document des montagnes, le second ^ 
J^ document des influences, et le troisième j^ Jt^ document des 
images, terminologie dont l'exposition susdite donne l'explication. 
{-^ ^ m par m ^ des #. Cf. il- ^^ J^ #). 

1 ^ ^ ^ ^ Tcheou mo ou han soei. A la fin des Tcheou 
il n'y eut point d'hiver, ce que l'on attribua à la faiblesse de 
gouvernement de M M ^^ dernier représentant de la dynatie 

(255-249). 

t 'S' ® ^J 18 Ifê Tcheou kong tou tche li yo. Tcheou-kong 
régla seul le cérémonial et la musique, pendant ses six années de 
régence, à l'époque de la minorité de son neveu Tc/i'eng-wang j£ 
3£. Les réunions des princes avaient lieu dans la salle 0^ ^ 
sous sa présidence. (^ ^ ^). 



CLASSIF. 30. P . 57 

^t ^<^ Kin tcheou hong. Effrayer Tcheou-kong : réveiller 
quelqu'un, interrompre son rêve, où il est supposé avoir un 
entretien avec ce sage de l'antiquité. Confucius disait sur la fin 
de ses jours : "Mes forces ont décliné, car depuis longtemps je 
ne vois plus Tcheou-kong dans mes rêves." ^ ^ ^ ^ ^ p^ ^ 
M &' iWS M)' Var. ^ ■§,. 

t 3^ ^ 1^ Tcheou Yu Kong-kin, mort en 210 ap, J.-C., 
fut l'un des partisans les plus célèbres de la maison de Ou ^, à 
l'époque historique des Trois Royaumes. Aussi versé dans les 
lettres que dans l'art militaire, et déjà commandant les troupes à 
24 ans, il défît avec 30.0^0 hommes seulement les 80.000 à la 
tête desquels Ts'ao Ts'ao ^ $| de Wei ||, venait de passer le 
Fleuve Bleu. Ce combat, qui eut lieu à ^ |f , près de ;fL ^ 
(Kiang-si)^ prouve que :^ |e M' ^ ^ ^ "les soldats doivent 
être exercés et pas seulement nombreux." 

t rffr Mi ^ Tcheou ting chang i. Personne aussi estimable 
que les trépieds des Tcheou et les vases de sacrifices (i) des Chang. 

t ëM '^ ^H ï ^ f& Tcheou k'ai t'ou tseng wayig tao pei. 
Tcheou K'ai accrut inutilement le chagrin de Wang Tao: recon- 
naître trop tard les services d'un ami. A la nouvelle que le 
général Wang Toen ^ ^, son cousin, venait de se révolter, 
Wang Tao craignant le courroux impérial pour sa propre person- 
ne, supplia Tcheou K'ai, son collègue, d'intervenir en sa faveur 
près du trône. Celui-ci ne promit rien d'abord, cependant se 
décida plus tard à tenter la démarche réclamée de son amitié. 
Lorsque le rebelle tut entré en vainqueur à ;^ ^ (Nan-king), 
capitale des Tsin orientaux, il demanda à Tao s'il fallait garder 
le ministre K'ai dans le nouveau gouvernement. Silence complet 
de la part de Tao. "Alors, reprit Toen, il ne reste qu'à le mettre 
à mort." Cette fois encore pas un mot de défense, aussi le 
malheureux fut-il exécuté. Mais dans la suite Tao, compulsant les 
archives, y découvrit la lettre à l'empereur par laquelle K'ai le 
disculpait de toute participation à la rébellion. Il s'écria alors : 
"Bien que je n'aie pas tué Pé-jen (K'ai), c'est par ma faute 
cependant qu'il est mort, aussi dans les enfers je porterai sur 
mon dos cet excellent ami." ^ Il ^ ^ fé t' fé t È ?^ M 
5E, li ^ 4» :^ llfc ^ /$. (l' |&) Cette phrase a passé dans la 
littérature courante. 

^ /^ Hao ou. Crier oh: joie bruyante du laboureur. 
"L'homme des champs, à l'époque annuelle de la canicule et du 
sacrifice hivernal, met une chèvre à bouillir et un chevreau à rôtir, 
puis se gratifie de dix litres de vin. Quand il a bu, les oreilles 



58 ALLUSIONS LITTÉRAIRES, 

lui chauffent, et alors, la tête levée au ciel, il frappe sur un vase 
en poussant des ou! ou!" B ^ M Bî f^ H, Si (P'^ng) ^ % 

(p'ao) ^^, s\'m n ^^ îp ik^m^n y< hè -^^ rM -fln (f m 

M- Voici ce que dit sa chanson: ''J'ai labouré la montagne du 
sud, couverte de broussailles faute de culture, et j'y ai semé cent 
arpents de fèves, qui, tombées en terre, ont poussé leurs tiges." 

mm M ûi^mm t. fê. m - ma.^n'^ ^ m- "L'homme 

est ici-bas pour mener joyeuse vie ; si pour cela il fallait richesses 
et honneurs, quand le ferait-on?" ^ ^ ^f ^ 5. ^J g" ifc JpT 

B#- (^ If M ^ f- ^ «)• «^ it' jouer aux dés. Liu, 

six points. 

•^tl ^ ^ ^ ^ **^ Houo chang pai li yuê houonan. Le 
-^M salut du bonze se dit houonan. L'expression houo-chang 
est la traduction en langue de -^ [^] Khoten, ville du Turkestan 
chinois, du terme sanscrit !^\V^MM, ou-p'ouo-tchou-kia (upasaka) 
qui signifie : les fidèles observateurs du bouddhisme dans le 
monde ou bouddhistes laïcs. On l'explique encore par j^ '^j se 
tenir près, ^ ^, le disciple fort, ce second sens indiquant qu'il 
porte comme sur les épaules la doctrine et les lois de Bouddha, 
avec la vigueur de l'éléphant et du dragon. "Connaître ce qui 
est péché et ce qui ne l'est pas"' ^0 ^ fP' ^D fH fP autre inter- 
prétation du mot houo-chang. (^ ^ i^ jij). 

^ t Che houo. Les saisons s'accordent, l'époque de l'année 
répond à ce qu'on attend d'elle, ce qui est l'indice et même l'effet 
d'une bonne administration, (flf >]> ^). % ^. D'accord avec la 
bonne nature : suivre ses excellentes qualités natives. ^ ^p. Le 
temps propre au début de l'anuée, où tout doit commencer à 
germer. ^ %[. La tiède chaleur qui précède la canicule. 

t M* "^ ^ Houo fong p'i fou. Comme une brise tempérée 
qui écarte les habits: être comblé de bienfaits par la personne 
comparée à cette brise. 

■f S ^ J^ ^ ^ ^ Houo kong ou k^ou tche liang ts^ai. 
Les arcs fabriqués par Houo sont l'excellent matériel d'un arsenal, 
ainsi que les lances de Toei ft :j^. Dans le Livre des Annales 
il est fait mention de ces deux maîtres armuriers. 

'^ ^ "^i;! P^ Ming fou ts'i kiai. Les sept degrés des femmes 
titrées par faveur impériale: 1er et ?d ^ A, 3« -^ A, ^^ ^ Ai 
5^' S A? 6*^ ^ A> et 7e ^ \. Ils correspondent aux sept pre- 
miers des A» im i^euf degrés mandarinaux, et si c'est une veuve, 
à qui ses fils ont valu une quelconque de ces appellations, le 
qualificatif >J; précédera, par ex. i; ^ A' ic S A- Sous les 
Song ces titres étaient: ^^A»||S^A. iîA,|MA,^A, 
etc. 



GLASSIF. 30. . 59 

PI TL t ^ R Kieou pHn tche koan. Les mandarins clas- 
plpî ses (tche) en neuf ordres. Ces neuf degrés jh ^ JLl^ 
dateraient de Tch'en K'itin Jf^ ^, ministre de ||| ^ ^ (220- 
227), à l'époque historique des Trois Royaumes. (^ j^. p^ ^ ^). 
Cependant les annales de la dynastie Song en font remonter 
l'idée à Ts'ao Ts'ao ^ \^ [^ ^ ^), père de cet empereur. {^ 
^ M f^ iW)- Sous les Ming il y avait six degrés pour les man- 
darins militaires. 

t ^ IW '^ PHn t'i pien kia. Si l'on estime les qualités on 
les trouve belles: décerner des éloges à quelqu'un. 



>^X ^ K'ai t'ouo tch^eng pien. En toussant (k'ai) et 
crachant (t'ouo) des perles com|)Oser un ouvrage : écrire vite et 
bien. Mais les lèvres (wen) d'un beau parleur produisent des 
nénuphars P P^ ^ Jt. Var. PR ^ Pg ^, -g" ^ PI #• 



P|^ ~ ^^ W -2 1^ ^'^^^ heou = yao hai tche k'iu. Yen- 
heou, gosier (fj| ^ ^) : position nécessaire à la défense d'un 
P^ys (ï^ ^ M î^ ^ W)> c. à d. indispensable au royaume et 
nuisible à l'ennemi du dehors. Var. ^ ^. 

[1^ Pg- nilf Pt^ / ou tchan pi: le murmure d'une lecture 
assidue. Chan-kou ^J /j^, c. à d. Hoang THng-kien ^ ^ ^, 
plaisantait en ces termes le studieux Suen Yuen-tchong ^ y£ ,^,, 
dans une chanson intitulée Yf ;^ ^^, modèle des poésies négligées 
connues sous le nom de -fj" ^ fp). D'après un commentateur 
l'expression tchan-pi doit s'écrire f,)^ ^ avec le sens de hre (tchan 
regarder, pi livre). "Ils chantonnent en lisant." p|jl^f[j^3|k.(^^|g,). 
P^ fW' 'O^ ^) "o" ■fi*' ^ f^lJ' (in-ngou) sont la même onomatopée. 

'^ t ^ ^ ~ tS 'WC ^ ^ Tch'oen wang tche han = siang 
i piao H. Si les lèvres disparaissent, les dents gèlent, l'étoffe d'un 
habit et sa doublure se touchent: il faut se soutenir, s'entr'aider. 
Le marquis de Tsin ^ demandait au prince de Vu ^ la permis- 
sion de faire passer sur son territoire l'armée, qu'il envoyait 
attaquer le royaume de Kouo ^. Mais Kong Tche-k'i ^ j^ ^ 
conseilla au prince de ne pas l'accorder, sous prétexte que la 
ruine de Kouo amènerait la sienne. Et pour l'en convaincre il 
citait le proverbe: ''Les deux mâchoires se tiennent, etc. |§ '^ 

*a fi^. 1 ù 1® H (^ il 



^ \' \ Yuen Pan isHen^ appelé encore Yu-k'ing Yong~k'i 
1^ jg ^ fig, avec le titre nobiliaire ^ |^fl$ i^, mandarin célèbre 
sous le règne de j^ ^ ^ (710-713). Ce surnom de Pan-ts'ien lui 
vint de Wang I-fang i ^ ;j^, président des examens, enthou- 



60 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

siasmé de sa science: "Tous les 500 (■%- =f-) ans il paraît un sage, 
et c'est Yuen maintenant." {f^^ ^ ^ ^ ^ \%). Yuen Chou ^ Hi, 
son petit-fils, bien qu'âgé de neuf ans à. peine, se distingua dans 
une conférence à laquelle l'empereur tC ^ (713-756) avait convo- 
qué les docteurs des trois sectes religieuses f^ j^ f|. Après 
avoir entendu l'argumentation de l'enfant, le monarque s'écria: 
Tel je m'imagine un petit-fils de Pan-ts'ien.'' En effet, par sa 
manière de discuter il montra la subtilité de son esprit |p) ^ ^ 
1^ '^,. Les lettrés jouent sur ce nom historique de Yuen Pan- 
ts'ien, quand ils s'en servent pour désigner une piastre et demie. 

^ lll^ Yuen-k'iaOf séjour des immortels. Cette montagne 
serait située h l'est de Pou-hai }^ '^, mer qui va de ^ f^ ji^ 
(Chan-tong) a Ji '^ (Tché-li). 

^ Sl (al- Bê) JSl V M ¥ fô T'ang tsiu i hoa tien fong 
che. T'ang Tsiu avait les cheveux (tien, le sommet de la tête) 
grisonnants quand il reçut la mission d'aller à la Cour de ^ dé- 
fendre les intérêts de ||^, sa patrie, et par son habileté il conjura 
une guerre imminente. Ce contemporain des Tcheou avait alors 
plus de 90 ans, aussi aime-t-on à lui comparer le haut mandarin, 
qui, dans la vieillesse,- sert encore son souverain. 



T'ang Kiu, physionomiste fameux de la dynastie 
Tcheou, à l'époque des guerres entre les royaumes 1Ê[^- Comme 
exemples de sa perspicacité infaillible, on cite ses réponses à Li 
Toei ^ ;^ et à Ts'ai Tché ^ '^:, dont l'un parvint aux hautes 
dignités el l'autre atteignit une extrême vieillesse, selon qu'il le 
leur avait prédit. » 

S" §^ S iSffi T'ang t'oa Si-che. Brusquer la belle Si-che: 
offenser, injurier un brave homme. 



m 



^pl Cheng cheng tch'oan lieoujiieyi hienkineng,tch'engyuen 
kien kouo. wei yu ki t'ang. Saint et saint se succédant, sage et 
sage se transmettant le pouvoir, nommant leur première année de 
règne tc ^ ^t fixant une capitale, tels seulement Yu et T'ang. 

L'empereur T'ang J^- ^, autrement dit Yao |fe, famille I-k'i 
^ t\\l (al- M^ ^)t s'appelle encore T'ao-t'ang-che f^ )^ ^ de deux 
fiefs qu'il posséda au Chan-si. Sa mère fut K'ing-tou ^ ^, une 
des quatre concubines de Ti-k'ou ^ ^ (Kao-sing j^ ■^), qui le 
porta 14 mois dans son sein. Un dragon rouge ^ f| apparu à 
sa naissance présagea le rôle à jouer plus tard par ce monarque, 
qui régna par la vertu de l'élément /eu ^. Seul, il gouverna d'abord 
pendant 72 ans à ^ ^ (Chan-si), puis 28 avec Choen. Comme 



GLASSIF. 30. p. 61 

Tan-tchou -Plf:^, son fils, se montrait irrité d'être évincé du trône 
par un étranger, il lui répondit: "Je préfère ne causer de la peine 
qu'à toi seul, si le bien de mon peuple doit résulter de ce choix," 
Yao, qualifié du titre laudatif f^^ H/j fang-hiun, vastes mérites, 
était "humain comme le ciel, sage comme un esprit, et on allait 
à lui comme au soleil, on le désirait comme une nuée en temps 

de sécheresse." t. in ^, ^ iu fi^: Wt 'Z ÛW B , ^ :t iW W- 

Yu-ti^'^ (Choen^.), nom de famille Yao ^^, surnom Yeou 
Yu-che ^ ^ ^, descendait de Hoang-ti ^ ^, à la huitième 
génération. La vertu de la terre ^ présida à son règne de Gl 
ans, dont le siège fut P'ou-fan f^\]Jx (al. J;|^) au Chan-si. 11 mourut 
à Ts'ang-ou ^ };§, à l'âge de 101 ans. Le chant rH jE 1^^ qu'il 
accompagnait sur sa guitare, dit son souci du bonheur de son 
peuple. " La douce chaleur du vent du sud peut dissiper les 
plaintes de mes sujets, et son opportunité augmenter leurs riches- 
ses." t^M;tii^, ^Bm^&Z'\t^^ mmzï^^. ^B^^& 

ZM ^- Dans le Livre des Annales il porte l'épithète élogieuse 
g -3^ splendeur redoublée. A l'exemple de Fao, Choen écarta du 
trône son fils Chang-kiun "^ j:^, pour y faire asseoir le Grand Yu 
^, que ses vertus et ses qualités en rendaient seul digne. Cette 
transmission élective du pouvoir se dit *g ^ "f^, parce que ces 
empereurs considéraient la souveraineté comme une magistrature 
suprême, qu'il convenait de léguer au plus méritant des sujets. 

Choen, avant de ceindre la couronne, donna de telles preuves 
de patience, au milieu des persécutions domestiques que lui susci- 
tèrent Kou-seou ^|j|, son père, et Siang ^, son demi-frère, qu'on 
le propose comme un modèle de piété filiale. 

Wi ^Ê. Tche pien. Le fouet à la main : être au service d'un 
autre dans une position inférieure. 

|]|5^ 5t un '2 71 t Sien lou tche ing hoang. Diriger, ins- 
"3a Iruire les autres. Ing-hoang, cris des satellites, qui 
précèdent le cortège du mandarin, (ji ^|). 

7^t y^ t >'J"^ -^ = H^ y^ Ta k'iao siao k'iao=i fou. K'iao 
KfÏJ laînée et K'iao la cadette: les maris de deux sœurs. 
La première de ces femmes originaires de ^^, au pays de Hoan 
fi^ (Kiang-nan), fut mariée à Suen Tch'é ^. ||, et la seconde à 
Tcheou Yu Jgj ï^, deux généraux de l'époque des Trois Royaumes. 
(J^ Je lÈ] «^ 'îi). 

tH #'j Pao lieou. Répondre à des bienfaits. Li Mi ^ ^, 
invité plusieurs fois à la Cour par l'empereur ^ ÏÉ^ ^, refusa, 
donnant comme prétexte l'âge de sa grand'mère, née Lieou, dont 
il était le seul soutien. "Pour me dépenser au service de Votre 



62 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

Majesté j'aurai encore de longs jours, tandis qu'il ne me reste 
que peu de temps pour payer de retour la Lieou." ^ g ^ fjî j^ 



^ Pao li. Offrir une prune en retour d'une pêch( 
reconnaissance. (^ |5)- 



Tié-tié, bavard. Un jour que l'empereur ^ ^ '^ 
(179-156) visitait ses ménageries en compagnie de Tchang Ché- 
tche 5§ ^ ^' *1 demanda au directeur des parcs impériaux les 
noms de tous ces fauves. Celui-ci demeurant interloqué, un simple 
gardien ^ ^ ■^ ^';. se chargea de fournir les renseignements 
demandés, et cela avec une telle volubilité de paroles, que le 
monarque voulut en faire le chef de cette administration. Cepen- 
dant Ché-tche lui fit remarquer que Tcheou Pou Jr) ^ et Tchang 
Siang-jou ^ ^ ^Q, hommes supérieurs s'il en fut, avaient de la 
peine à trouver leurs mots, quand ils parlaient affaires, à plus 
forte raison ils auraient été incapables d'imiter ce disert, cette 
langue effilée et ce babillard î''^ f^ ^1j m ^ ^ (tsié-kié) de gardien. 
Lui donner de l'avancement ce serait pousser le pays à ne plus 
attacher de prix qu'au don de la parole et de la chicane. Wen-ti 
goûta l'observation et l'employé subalterne resta dans sa position 
première. 

1^ ^ ^ Tsié lai che. Hélas! viens manger: faire l'aumô- 
ne d'une manière offensante. Un malheureux, victime de la famine 
qui sévissait au royaume de Ts'i, se présenta un jour chez K'ien 
Ngao Sy^, lui demandant de quoi manger. Celui-ci lui en offrit, 
mais d'un ton si bourru que' l'affamé, blessé, n'y voulut point 
toucher et mourut d'inanition. "Je ne prends point, dit-il, les 
aliments de celui qui dit en soupirant: viens." ^ "^ ^^Z M- 

m m ^)- 

jj^ t ^- ^ Tchang hoei chen kiun. Le porc, dit le 
JV commandant au long groin (hoei), le général au groin 
noir J^ ^ '/i^ ^ ou simplement le général noir ,% ^ '^. 

H ■^ ^ei tchou. Écriture pâteuse et peu ferme, ressemblant 
au porc, qui a "'beaucoup de graisse avec des os grêles." ^ [^ 

w^m H^ m- 

LËL H& ^jfX '^ t Neng tch'eng kia h'i. Il peut devenir un 
1^ beau vase, c. à d. parvenir aux plus hautes dignités. 
Éloge fait du petit Sié Mi Hong-wei ^ ^ ^ |^, des Song, par 
son oncle Hoen j^, ravi de sa modestie. Sié est cité comme 
type de neveu distingué. {^ ^ ^ Wl '^ M)- 




CLASSIF. 30. p . 63 

^ t K >'^' s "t s *^ ^a h'i wan tch'eng, wei che tche 
tche. Un grand vase se finit tard, dit-on pour consoler le lettré 
qui éprouve des délais (Iche) et rencontre des obstacles (tche) dans 
sa carrière, par suite d'un échec aux examens ou de tout autre 
insuccès. ''L'homme de haute capacité, comme les neuf marmites 
à trois pieds et deux poignées ou le vase hou-lien destiné à con- 
tenir le millet offert aux esprits, n'arrive pas en un instant à 

terme." ± ^^ t A ^ h ^ M M ^> '^ ^ ^ ^- iPl ± ^ M 
^). L'expression signifie encore un enfant de grande espérance. 

var. mr^^}^- 

t ^ M'I 1^ ^'^ ^^^^ ^^^ ft'ing. Le vase plein verse: 
l'orgueilleux tombe. Il s'agit d'un vase spécial, appelé yeou-tche 
\H ^ ^^ i-k'i ^ f^, que les anciens monarques avaient toujours 
sous les yeux pour en tirer une leçon de modestie. Un jour, 
Confucius, visitant avec ses disciples le temple du duc ^ |g ^^ 
Hoan de Lou, y remarqua ce récipient incliné, dont il demanda 
le nom au gardien. "C'est le vase au support instable" ^ (al. 
1W) ^ ^ ^' répondit celui-ci. "J'ai entendu dire, répliqua le phi- 
losophe, que vide il penche, à moitié rempli il se tient en équilibre, 
mais plein il culbute J^ ^ ^ ^f' MO JE \^ K'J M- ^'^^t pour cela 
que les bons princes le plaçaient près d'eux pour en apprendre 
la circonspection." Puis, après en avoir essayé le jeu de bascule, 
en y faisant mettre de l'eau, il s'écria: "Hélas! il n'y a rien qui 
trop plein ne se renverse."?,^ [f ^%E ^ ïi ÏÏD ^ S «5^ • (^^) • 



q:r f Tch^ang nan tchou k'i. Le fils aîné a la charge 
des vases 'et autres objets employés dans les sacrifices, car il y 
joue le premier rôle. 

^ t Ming k'i. Objets à l'usage des défunts, tels que chars, 
chevaux, bonshommes ^ ^, meubles et habits BJ ^ en papier. 
On emploie le caractère P^ parce que ces morts sont des esprits 
intelligents jp$ Bjj, dit la glose. "Traiter le mort comme un indi- 
vidu complètement anéanti, ce serait un manque d'humanité (il 
faut donc lui offrir ces objets fictifs jiour témoigner que l'on croit 
à sa survivance). D'autre part, se conduire envers lui comme s'il 
était encore en vie (lui faisant cadeau de choses réelles) ce serait 
une absurdité." ;t ^ M ï^ 5E ^ ^ t, ± 5E M 5| ^ ^ ^ ^0- 
Mot de Confucius dans le Mémorial des Rites, (^ ^ ^ _b)- 

^ Kouo k'i. Une personne, surtout un enfant, remarqua- 
blement douée. "Petit, il s'annonçait de grand avenir, aussi lui 
accordait-on unanimement l'épithète de vase du royaume." ^ :^ 

;A; B5: ;t ^- ^ J^ ^ ^ 1^ i:- (5^ * ï ft >f^ #). 



64 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 



I ^ Siao yong. Siffler et fredonner: procès et affaires 
chôment au tribunal, aussi le mandarin trouve-t-il le temps de 
s'amuser. Yuen Ts'an King-ts'ien ^ H ^ i^, nommé préfet de 
Tan-yang (Tchen-kiang) ^^ j^ ^ ^, sous les Song, profila d'un 
jour de loisir pour aller se promener seul et en habits ordinaires 
îui Wi dans une bambouseraie, y chantonnant à son aise et plai- 
santant avec le propriétaire. Mais quand on vit arriver son char 
avec tout l'appareil mandarinal, on sut que le personnage était 
^ ^ le préfet Yuen. (5j^ §)' 




\if p Yen che hia. Être sous la tutelle du sévère: 

avoir encore son père. ^ ^1 S IH Sï- -^ quand 

votre long voyage? 

CLASSIF. 31. p. Wei. 

P^ ^' ï j^ -Se ou, ou tchen. Les quatre défenses et les 
cinq stimulants (tchen). "Ne regarder, ni écouter, ni dire, ni 
faire ce qui est contraire aux rites." -"P ^H ^ ^ ÏS' # la ^ 
H, # ïf ^ @ , # ^ ^ il' (f^ !§)• "Le disciple Yen se con- 
formait en sa personne aux quatre prohibitions et le philosophe 
Tseng faisait chaque jour trois examens." ^ ^5 K ^^ "^ -? H 

H ^^ (* ^ If)- 



t H Se kouo. Les différentes régions, (ff ^ ^). ^ ;^ 

pg ^. Les quatre objets littéraires précieux: l'encrier, l'encre, le 

pinceau et le papier. ^ j^ "^ ^- Les quatre saisons sont 

toutes des printemps. 



n 



t ^ gi'C Tsong ts''ieou koei yu. Les prisonniers en 
permission regagnèrent leurs cachots, sous ^-jiiz^- ^^^ 
empereur avait renvoyé chez eux 390 condamnés à mort, sous 
condition qu'ils reviendraient pour l'automne, époque des exécutions. 
Tous y furent fidèles, ce qui leur valut leur élargissement. (^ ^ 
^i m ■à')- Cf. m fil' ^ottoli, 1V« vol. p. 376. 



|p| jji^ Hoei lou, le génie du feu et, par extension, incendie. 
(4 M D3)- On l'appelle encore Yuen-ming ^ ^. 



|s| \È^ ;ê /n] m -^^'^5' y^ ^^^ Tcheou yu. Ling-yu, prison 
des Tcheou. 6ous les Hia, elle avait nom Hia-t'ai g J. (^\ ^ 
jg). La première dite encore Yuen-chang g _£, et, la seconde, 
Kiun-t'ai i^ ^. 



30. p. 31. p. 65 

-^tH^'^ÏW^Bn^iS / kouo san kong 



'-^ k'iuen ping fen eul mi ti. Trois princes dans un 
royaume, l'autorité est divisée et il n'y a point de tête. Ti, chef, 
maître. Hien, duc de Tsin ^ ^ ^, avait chargé Che-wei -j^ ^ 
de fortifier les villes de P'ou ^ et de K'iu ^, qu'il destinait à 
ses deux fils, Tchong-eul g [Ç et I-ou ^ ^; mais, l'ouvrage 
ayant été mal fait, ce fonctionnaire reçut l'ordre d'en demander 
pardon à I-oUj qui s'en était plaint. Sous le coup de cette humi- 
liation Che--wei chantait: "J'ai dû offrir mes services au duc, 
parce que mon habit en peau de renard tombait en loques, mais, 
le pays comptant trois autorités, à laquelle dois-je m'adresser?" 
mmiË^ (mang-jong), - g ^ ^, § H jg |5^. (;£^^). 

t ^ Kouo ping. L'hôte de la Cour: le gendre impérial. 
Celui qui obtenait la main de la tante de l'empereur 3;^ ^ ^ ^, 
ou de sa sœur ^ ^ ^, ou de sa fille ^ ^, recevait en même 
temps, avec le titre de Ifj' ^ ^p ^, une dignité qui le plaçait 
immédiatement au-dessus des comtes fjQ. ^lais si son épouse 
était une f|S i ou fille de ^ ;j, prince de sang du premier degré, 
une H^ ^ ou fille de ^[^ ^E, prince de second degré, il avait droit 
au qualificatif de ^ ^. de même que s'il épousait une ^[J ;§", une 
mg ou une ^P^, petile-fille, arrière-petite fille ou arr.-arr. -petite- 
fille d'empereur. (H^ ^). 



t ^ ^ ^ Kouo hia tche pao. Le trésor du gouvenement: 
le sage. )jjf ^ f^ JJ. (^ ^). Le prince de ^, qui avait l'inten- 
tion de déclarer la guerre à celui de ^, lui envoya un ambassadeur 
avec mission de se rendre surtout compte de ses trésors. Celui-ci, 
à son arrivée, chercha donc à se les faire montrer, mais Tchao 
Hi-siu HS ^ 'bfil) devinant sa pensée, se contenta de placer sous 
ses yeux les dignitaires de la Cour disposés sur trois rangs. 
"Ma patrie, lui dit-il, comme tout grand pays, n'attache de 'valeur 
qu'à des gens distingués comme ceux que vous voyez là." L'am- 
bassadeur retourna sur-le-champ rapporter à son maître, qu'il n'y 
avait pas à songer à une attaque contre un royaume, qui compre- 
nait ainsi la vraie richesse. (§lj [pJ ^ j^ ^ ^). 

t -^ Kouo cheou. Un habile médecin. Le célèbre Ho Hoan 
^P |g, envoyé par le prince de ^ soigner le duc de ^ attribuait 
à la débauche la maladie de celui-ci, faisant observer que s'il 
recouvrait la santé, il nuirait à son gouvernement par les mêmes 
excès. Sur ce, Tchao Wen-tse J§ ^ -^ lui demanda si son art 
lui permettait aussi de rétablir les affaires publiques. "Un médecin 
de première force, répondit-il, guérit un gouvernement, mais 
celui qui lui est inférieur ne guérit que les hommes."' Jl •§■ -^^ 
g| ^, it >;^ .^^ A- (S In ^ ^)- L'expression complète est donc 
■P ^ ^. Excellent joueur d'échecs (^) g ^, de guitare (^) 

5 



66 ALLUSIONS L1TTE!\AIRES. 

f ;^ ^ Kouo tche eul. L'héritier présomptif. "L'aide et le 
second du royaume." ^ Z \à 1^- (^ # î M \^)- L« ^ ^ 1^ 
l'appelle aussi \t Ir Var. ^ f|]|,l i^, ^ \^, P^ M, il JS- 

f ^ ^ ^ Kouo ché. t'ien liiang. Jolie comme une femme, 
dont la beauté cause la ruine d'un royaume, et parfumée d'un 
arôme céleste, telle est la pivoine ifi j^it-'hante le poète Z.i Tcheng- 
fong ^ JE i^, des T'anq. Celte fleur porte encore les noms de 

■fp t fè A Houo houo houojen. Rendre la vie au royaume et 
aux individus: êlre ministre et médecin. Lou Tche King-yu |^ ^ 
t',]^ ^. contemporain de }^ @, ^ (780-803), après avoir été, par 
suite d'attaques calomnieuses, privé de sa charge de ministre, se 
mit, quoique déjà vieux, à transcrire les meilleures recettes mé- 
dicales, afin de pouvoir soigner les malades. (^ ?j'i^ ^ ^). 

Hfet-tlift^ftS^ Tc/i'an houo tsH hiong Is-ing ping 
k-iti. Les royaumes en lutte étaient sept braves, dont l'un, Ts'in, 
engloba les territoires des autres. L'époque historique connue 
sous le nom de la guerre des royaumes çjj ^, date du règne de 
fS\ B. ï (373-368) et ne se clôt qu'en l'an 221 av. J.C, lorsque 
jto M ^ reste maître incontesté de tout l'empire. Celte période 
de la féodalité, où les grands vassaux de la couronne se disputent 
l'héritage des Tcheou, avait été immédiatement précédée de l'épo- 
que ^ ^ qui, en réalité, commence à la 22*' année du règne de 
^^ï (749 av. J.C), point de départ de la révolte des feudataires 
contre leur suzerain. Dans ses annales, Confucius ne remonte qu'à 
722. Les sept royaumes convoitant le pouvoir suprême étaient 
^, ^, |pb, H", ^, ^ et,||, ces trois derniers sous la dénomina- 
tion commune de _^ •^, parce que vers l'an 377, ils s'étaient 
partagé l'état de ce nom. Cette longue guerre se termina à 
l'avantage de j^ 3i? prince de Ts'in, qui après 22 ans de combats, 
réunit la Chine sous son sceptre et prit le nom dynastique de C/ie- 
hoang-ti Premier empereur (1). N'éclipsait-il pas même les trois 
souverains ^ ^ et les cinq monarques Jj* ^ de l'antiquité? Il 
établit sa capitale à J^ ^, près de "^ ^ f^. Sur le point de 
mourir il désigna comme héritier, son fils Hou-hai j^jj ^, qui 
devait s'appeler JH ^ ^. Mais cet empereur et son successeur 
Tse-in ^ ^, ne firent que passer sur le trône, le premier, victi- 
me d'un complot tramé par le ministre-eunuque Tchao Kao|§]^, 
le second, tué par Hiang Yu ^ ^, après avoir été dépouillé de 
ses états par Lieou Pang 0|J ^, fondateur de la dynastie Han 
(20G av. J.C). Les Ts'in n'avaient donc duré que quinze ans. 

(1) Chf-hoang-ti, d'après la tradition, serait né de IjIk Poiiirt'i S 'î^^' '"•'"''P conimer(,'ant 
df Yiiiif/t 'hé {%f![, au royaume de gj. A la Cour de ce pays se trouvait I-jcit J^ A^l'l"^ ^^i* 
roi de Ts'hi,qne son père avait dû y envoyer connue otage. F)-appé de ses qualités, Lin 
se dit qu'il j- avait là "une marchandise rare bonne à mettre en réserve " tif S£ PÏ .^ 



CLASSIF. 31. Q. 67 

7C t Yuen-p*ou, séjour des immortels, placé par 
Hoai-nan-tse '^ '|^ -^ sur les monts K'oen-luen ^ 
-^ {% -^), au nord du Thibet. A 11.000 U d'altitude se trouve 
d"abord le jardin |^ J^ ^, puis, plus haut, un autre, appelé % III 
ou 1^, jU- Ces sites enchanteurs, où se dressent douze palais de 
jade et qu'agrémentent des lacs de rubis et des bassins de saphir, 
sont entourés d'une mer aux ondes si peu denses ^ 7J^, que 
seuls des chars légers comme le vent et portés sur des roues 
en plumes, peuvent la traverser sans s'y immerger. 

^ 0; t Kiu Tcheng p'ou. Se trouver dans le potager (p'ou) 
de Tcheng: rester ignoré des hommes. 

rg] Mi Oii yuen. Boule noire: le chat {\^ ^ -^^ ^ J^). 

jM| appelé encore ,% ^, M M^ ^^ M W r<'nard domestique. 
Le mot ^ 1^, léopard apprivoisé, qui le désigne aussi couram- 
ment, serait une faute. 

t ^, ^ l^f ^ S ^ Yuen tsi, tse lieou tche i hou. Après 
le cercle complet des mérites trouver le calme: la mort du bonze, 
de la secte à la robe couleur sonil)re (tse): son entrée dans le 
nirrana. :^} ^j g] fp| "M ^ H R^- Au ternie de ses actes méri- 
toires, la flamme mystique du san-mei (saniadhi), o. à d. de la 
contemplation bouddhique, jaillit de son corps pour le consumer 
et reproduire ensuite dans sa beauté native. Il est alors parvenu 
à un état de repos ou d'anéantissement absolu de toute activité. 
Yuen-tsi et son équivalent X Wt' ^^^^ '^ traduction du terme 
sanscrit ^ 'J§ ^ pay\-ni-hoan, ^^ ^'|, ^ ^W ni-hoan ou niruana. 

pour le temps où il pourrait en tirer un excellent parti. Il se mit donc en tête de faire 
adopter l'exilé, simple fils de concubine, par Hoa-yang fov-jev ^ |^ ^ Ai l'épouse légi- 
time du roi de Ts'in, qui n'avait pas d'enfant. Ses démarobes réussirent, et désormais, 
l'intimité la plus grande régna entre lui et son protégé, qui lui devait l'héritage paternel, 
à l'exclusion de ses frères. I-je», devenu roi sons le nom de 3ÏE Ç î, fit de Liu son 
ministre et lui donna une principauté,mais le marchand n'ambitionnait rien moins que la 
couronne de Ts'in pour un de ses rejetons. Il possédait une concubine, appelée Han-tan 
fou-Jen tl[? ?-K ^ Ai lu'il savait avoir conçu de lui. Le roi fut donc invité à avoir des 
relations avec elle, et lorsque sa grossesse fut bien manifeste, Lîu le décida à la prendre, 
comme étant l'auteur du fruit qu'elle portait. Telle serait l'origine du premier empereur 
des Ts'i)}, qui, à son tour, eut Liu pour ministre, mais finit par renvo3er en exil au Se- 
tch'oan, où il se suicida. Ce fameux personnage est l'auteur du g ^^%.- A ce propos 
on rapporte que, l'ouvrage achevé, il le fît exposer à une des portes de la capitale, promet- 
tant mille pièces d'or à celui qui y trouverait une seule faute. Le fait a donné lieu à 
l'expression suivante, éloge le plus flatteur d'une composition littéraire : P, ;è t'a Pl-^ ^1 
^ ;^^ — ^ "Affichée à la porte de la capitale, on ne trouverait pas un seul caractère à 
y ajouter ou ù en retrancher." Var. ^?, g ^ ^ ^ ±B^ \^ K% ut'^-' ^- )fx ^ 
abréviation de ^ ;K pI )^- • 



58 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

pq ^ Wei fe'i. Sorte de jeu de dames, inventé, dit-on, par 
1^1 l'empereur Yao pour l'instruction et la correction de 
son fils Tan~tchou :J^ ^, gâté par de mauvaises compagnies. 
D'après une autre légende, l'idée en serait due à Choen, qui y 
vit un moyen de développer l'intelligence bornée de son fils 
Chang-kinn ^ j^. (^ #, ]$ % iê)- Les échecs ^ ont pour 
synonymes: #• M, ^ |^, et l'échiquier: ^ <;f-, \U Wi- 



/J> ^15 t Kiai siao lang wei. Rompre le cercle du jeune 
homme', lui fournir des réponses à des objections embarrassantes. 
La jeune Sié Taoyun Ht ÎË |S des Tsin, rendit ce service à son 
beau-frère Wang Hien-lche 3E ^ il, mis à quia par de malins 
visiteurs, et l'aida à sortir vainqueur de la discussion. (^ ^ 

m m- 

rSl "tBr fB. >W t Che tsou ing Vou. Che-tsou reçut la carte 
lï^J de la Chine, c'est-à-dire fonda la dynastie des Ts'ing. 
Le général rebelle Li Tse-tch'eng ^ g ^ venait de s'emparer 
de Pé-king, et Tch'ong-tchen % f^ (|£ ^R ^), dernier jmpereur 
des Ming, . de se suicider, lorsque Ou San-koei ^ ^ ;g, qun 
combattait les Mandchous, joignit ses troupes aux leurs et marcha 
contre l'usurpateur. Grâce à ce concours les envahisseurs ache- 
vèrent la conquête de la Chine, commencée par le prince mandchou 
Tch'ong-té ^ ^, qui, mort avant d'avoir vu le succès final de 
ses armes, avait confié à son frère A-ma-\van le soin de faire 
monter sur le trône son fils Choen-tche j^ :J^ (1644-1662) ou -g: 
jjil # M ^' âgé de six ans seulement. (^ ^). Accepter la carte 
et prendre le registre j^ M ^ ^'- ceindre la couronne impériale. 

^ t ^ ^ Ta yuen ta kiu. Le grand cercle (yuen) et 
la grande équerre: le ciel et la terre, celle-ci plate et 
carrée suivant la vieille cosmogonie chinoise, (g ^ § ^ H)- 
La terre dite encore ;^ i^ par ^ ^. "La terre me prête le décor 
splendide" de son printemps it ^ Wi ^ B ^ M- {^ Ù)- 

CLASSIF. 32. i- T'ou. 

i TtC 3'^ 'K 7 ê tI^ lf|i T'ou mou hing hiai pou tse 
tchoang che. Extérieur et ossature (hiai) de terre et de bois : ne 
pas s'orner. Ainsi Ki K'ang Chou-yé 1^ M M ^^ avec ses seuls 
charmes naturels, possédait la beauté du dragon et la grâce du 
phénix II ^ JSL ^- {^ ^ 1$ M #)• L'expression signifie aussi 
''manque de tenue", comme chez Lieou Ling Pè-luen |fij ^ f|^ |^, 



CLASSiF. 31. p. 32. ji- 69 

buveur émérite, qui composa le chant bachique fg f* ^. {^ ^ 
§f ^). Paresseux comme Chou-yé ^ ^ ^ ']#: ne pas répondre 
aux lettres. Ne par voir C/iou-yé i^^M^'- connaître un enfant, 
mais en ignorer le père. Le nom de cet individu est J^ Hi, et 
c'est une faute ordinairement faite que de l'appeler 5^ Ki. 

4-ih l^flP ^ '^ W ''^ ^^ ^^^ ^^ ts'ing ts'ing ou. Le géoman- 
Jvîi cien est expert et versé dans le bleu et le iioir : le ciel et 
la terre n'ont pas de secrets pour lui. L'ouvrage où Hoang-ti ^^ 
consigna ses recherches sur l'univers portait, dit-on, le titre de 
TsHng-ou, d'où l'épithète de "^ ,^ ■? donnée à l'auteur de ce 
livre, comme à celui de tout autre travail similaire, et celle de 
W M ^ ^^^ BL tK ^ ^» *^I^^ ^°"* y puiser les principes de leur 
charlatanisme. Au lieu de ^ ,% on trouve plus souvent ^ ,%, 
oiseau fabuleux qui aurait dicté à Hoarig-ti tout le système de 
cette science occulte. "Étudiant à fond les maléfices des esprits, 
il nota les paroles du Pé-tché, comme examinant les lois du sol 
il écrivit les communications de l'Oiseau bleu." H îp^ ^ l'J lE È 

m i. S?' ^ là a m m^ ^ è,wt-{^^\ ^ n m- pè-tché, 

monstre capturé par Hoang-ti, à qui il fournit des formules d'in- 
cantation. Ts'ing-niao, oiseau à trois pattes, était le messager de 
Si-wang-mou H ï "^^ aussi son nom signifie-t-il encore : cour- 
rier, lettre. 

•^ t fil iS'S 4^ Ê S^ P'ing f^ /ong pouo; k'ong tchong 
hH hing. Vagues de tempête sur un fond uni : de rien surgit une 
querelle (hing), dispute sans motif. (^ |§). '"Le courant mugit 
(p'en-p'en) aux douze rapides de Kiu-t'ang, et là le passage est 
dangereux depuis l'antiquité. Toujours j'ai détesté le cœur 
humain, différent de cette onde, car en plein calme et sur un 
fond uni il sait soulever des flots et des lames (lan)." ^ $|| Pf Pf 

M t^ ik M- (i'J ^ ^)- ^^^ rapides du Yang-tse se trouvent à un 
H est de ^ j]] (Se-tch'oan). 



-{- |||: ^ ^ ^ )^ Ti p'i : hi tche tHen tch'an. La maladie 
des terres: la passion d'acquérir des propriétés. |^ p'i, gastrite, 
avidité. On se moquait en ces termes de Li Tch*eng ^ jg, des 
T'ang, célèbre par sa science du Tso-tch'oan ^ ^ ^ fî^C) mais 
plus encore par ses immenses domaines. ()^ ^ ^ 



^ 'ta" t ^ ^ ^ '10 Y<^ou tch'oang ti yu t'ien tche ts'an. 
Dans sa douleur frapper la terre du front et crier vers le ciel: 
réclamer justice, (if ^ ^ H M 1® et # ^ ^). # ts'an, cha- 
grin, ^ tch'oang, affliction. || yu, invoquer. 



70 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

Vi'i t lôf ® ^ Hoa ti h'o wpi yu. l'ne ligne tracée par terre 
pouvait Faire une prison, si simple élait le peuple dans l'antiquité. 
Cependant déjà Kâo yao ^ \% ministre de l'empereur Choen, 
sentajt le besoin de construire des cachots, persuadé qu'il ne lui 
suffisait pas de répandre arec ardeur (mai) ses bienfaits j^ ^ f^, 
sur le peuple (^ ;;^ ^j ^). ••Comme prison n'y eût-il qu'une 
simple raie sur le sol, à aucun prix n'y voudrait entrer" un 
homme de cœur, car il rougirait de commettre un délit puni 
même si légèrement. ^ i^ ^ ic, M (al- fl' #) ^ A- (1^^ É ^ 

m m- Cf. -^ ^ il jh). 

m t f^ '^ ^o* '^ ^'^^ Pî'^S'- Dessiner par terre un gcâteau 
inutile pour couper la faim: se nourrir d'une vaine illusion. 



t ;^ ^ Chouo ti Iche fâng. Le moyen de contracter la 
terre était au pouvoir de Fei Tch'ang-fang ||j ^ M' ^^^ Han. Il 
avait reçu de son maître Hou-hong ^ ^ un fouet magique |g j^ 
^, qui avait la vertu de placer en un instant sous ses yeux les 
plus vastes étendues, (ipiji fi!| {$). Ce magicien tenait encore de 
Hou un bambou, qu'il lui suffisait d'enfourcher pour franchir en 
un clin d'oeil des milliers de li. Malgré tout son pouvoir, il finit 
par mourir, victime des démons. 

■^ ^^Koei-teou. Ouverture en forme de tablette hoei pointue 
J^ 1^ ou presque ogivale à sa partie supérieure: demeure du 
pauvre lettré. Cf. :fe"# ^ où l'on écrit ^ pour ^, mais avec le 
même sens, et ^ jf ^=f où ^ teou est mis pour ^. 



^ 



^ t : ^ '^ Tch'-eng kiun : kouo hio. Tch'eng-hiun 
^-^J (/S] t^ ^ W- le collège impérial ou ^ ï^' ^, appelé 
encore fiX f:^ É- Du collège impérial ^ ^ij fiJc i^. 

S Mt PbI ^ S'^ ^^ 1H> s Tche tao fang kien 
k-ou tche, se ma cheng hiu. Dans les quartier Tche-tao, 
à Lo-yang i^ [^, il y avait une habitation souterraine (k'ou), 
l'extraordinaire demeure de Se ma Koang %. des Song. Ce person- 
nage, apprenant que Wang Kong-lchen ^ ^^ ^ s'était fait cons- 
truire une maison à trois étages dans le quartier Tao-^é Jf ^, 
pj de la même ville, conçut l'idée d'élire domicile dans une cave 
creusée par son ordre. Du coup, Wang se vit comparer à un 
oiseau dans son nid j|. ^ :^^ et Se-ma à un fauve dans sa 
tanière !^ )^ ^- {W &)• 

jfX ^ ^ ^ )K ^ K'i fo^i- waiig tche tchao ya. Le R-i-fou, 
celui qui commande les troupes, est la griffe et la dent du prince 
contre l'ennemi. (|f ,\^ ^). Var. ff % 



iifî 



GLASSIF. 32. j^. 71 

ilE ^ ^ i^ T'an fou long Ich'^oang. Le ventre à découvert 
comme une plaine (fan) sur le lit de l'est: un gendre. K'i Kien 
gj5 ^, tuteur du prince héritier, sous les Tsin, ayant rinlention 
de donner sa fille à l'un des nombreux garçons de la famille 
Wang, écrivit à ce sujet au ministre Wang Tao 3£ i$... Celui-ci 
pria le porteur de la lettre d'aller lui-même exii miner les jeunes 
gens et de fixer son choix. Le courrier en remarqua un qui, 
nonchalamment couché et la poitrine nue, grignotait un gâteau 
pendant que les autres faisaient parade de leurs qualités. K'i 
Kien, mis au courant de la scène, déclara que ce sans-souci était 
le gendre charmant ^ i^ dont il voulait. L'élu devait s'illustrer 
dans la calligraphie sous le nom de Wang Hi-tche 3E ^ >è • ("tli: 
M ir W)- Le caractère iH comme |f (ts'ien, joli^, désigne encore 
les i;f ^, i^ if et ^, if. Votre gendre: ^ iB, ^ i0, ^ ff , :t 

^^ K-oen wei. Corde qui retient la terre et pivot du ciel 
^ ;è ^- ""^ haute montagne. (^ j^). 

;;^ -p ®E t Jè -R ^iu ise p'-ei k'oen tchechoen. La femme 
répond à la nature soumise de la terre, c'est-à-dire qu'elle reçoit 
en partage la douceur, la faiblesse propre à la terre. i$ M ^ ^^ 

(^ m m- 

=jp\\ ^ ^ hing. Ressemblance et moule : exemple, modèle. 

dtL '^ M M M' )Mi M W^ M- Tous les administrés, tous 
les fonctionnaires inférieurs contemplent les bons exemples de 
leur mandarin. 

r^jp. M : ^ SB Tch'eng tan: t'ou p'ei. Le soleil levant à la 
JhX Grande Muraille : l'exil. (É tB ^ itfî M ît * !£)• ^ous 
Che-hoang-ti, les condamnés à la déportation étaient occupés 
toute la nuit à la construction du gigantesque rempart entrepris 
par cet empereur, mais, dès que paraissait l'aurore, ils avaient 
pour corvée de monter la garde contre les incursions possibles 
des Tartares. "Les coupables passibles d'un exil de quatre ans 
(exil pendant lequel les hommes étaient manœuvres tcli'eng-tan, et 
les femmes pilaient le grain tch'ong) auront tous leur peine réduite 
d'un an, les hommes employés à couper le combustible nécessaire 
pour les sacrifices aux mânes des empereurs, et les femmes à trier 
le riz blanc." f- :^ M £ ^ ^' -^ 1" :^ 5l 1^ Ê #• (M # 
M ^ lE)- L'exil de trois ans comportait deux genres de travaux 
forcés: ftoei-sin et pé-ts'an, respectivement appropriés au sexe 
des condamnés. Le caractère ft o^» itpj nai, raser la barbe aux 
criminels, indique une diminution de peine, puisque cette opéra- 
tion était moins infamante que celle de % h'oen leur couper 
entièrement les cheveux, comme cela avait lieu pour le bannisse- 
ment de quatre ans. 



72 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

^ 15k ^'^^a tch'eng. Un tombeau, //ia Heou-ing, duc du T^eng 
M ^ ^ W ^' ^"' vivait sous les Han, était un jour en voyage, 
lorsque aux approches de la capitale, il vit les chevaux attelés à 
son char s'arrêter brusquement et gratter la terre de leurs sabots. 
Étonné, il ordonna à ses gens de creuser en cet endroit, et bientôt 
un sarcophage fut mis au jour, portant cette inscription en carac- 
tères-têtards k^o-teou dij^ iJ!^,- §: "Ces beaux murs obstrués, après 
trois mille ans voient enfin le grand jour. Hélas ! T*eng-kong doit 
résider en cette demeure." fÉ M ^ ^"' H ^ ^ ^ è S i fl" 
5É B^ <?^ -^ jit ^' C'était l'annonce de la mort prochaine de 
Hia, qui, en effet, fut déposé en ce sépulcre. (^ ^ ^ |g,). Le 
M ^ i"^ place le prodige au moment où l'on portait T'eng-kong 
en terre. 

%^ ^ t^ 9m ^ ^ rM t Fou yong kiao mei che fe'o kHng 
tch'eng. Le visage joli et séduisant d'une femme peut réellement 
causer la ruine d'une ville. Li Yen-nien ^ 5È ^ chantait ainsi 
les charmes de sa sœur. "Au nord se trouve une beauté supé- 
rieure et unique. Un premier regard sur elle et c'est la 
destruction d'une cité, un second et c'est la perte d'un royaume." 

Jibt ^ iàA.mnmm±. -mm A m>mmmAm- 

L'empereur s'empressa d'enrichir son harem d'une telle merveille. 

mm ^v ^ m)- 

^ t i^ '/iii Kin tch^eng t'ang tch'^e. Murailles de métal avec 
un fossé d'eau bouillante : ville imprenable. (^ ^ j^^'lj jS j^). Var. 
^ ^. La métaphore s'applique aussi au gouverneur d'un pays. 
■^ '^- @ M ^ îi M- Vous êtes dans votre charge, comme un 
rempart de fer avec des doyves d'eau chaude fortifiant les fron- 
tières de la province maritime. 

y^ J\ t Fou jen tch'eng. La muraille de la matrone. L'ar- 
mée de l'usurpateur Fou Kien ^ g, mort en 385 ap. J.C., 
assiégeait la ville de ^ |^ (au Hou-koang) défendue par Tchou 
Siu ^ f^,. La mère de celui-ci, née Han ^, prévoyant une 
attaque de l'ennemi sur un point faible de la place, travailla avec 
des femmes à le fortifier. Son dévouement sauva la ville, aussi 
pour en perpétuer la mémoire donna-ton son nom à l'ouvrage 
élevé sous sa direction. (^ ^ -^ ^ 



^ ÎS^ K" "4^ lï S flr t Ts'in Tcheng fang hou wan li 
tch^ang tch''eng. Tcheng de Ts'in, c. h d. Che-hoang-ti, se prému- 
nit contre les Tartares Hou par une longue muraille de dix mille 
li. En réalité le développement de la Grande Muraille n'est que 
d'environ cinq mille li, avec une hauteur de 20 à 26 pieds. Un 
certain Lou-cheng ^ ^, de §^, remit un jour à l'empereur un 



CLASSIF. 32. jt.' ^^ 

billet mystérieux, où il l'avertissait de se mettre en garde contre 
Hou. Il crut qu'il s'agissait des Barbares septentrionaux, tandis 
que, de fait, on signalait seulement à son attention son fils Hou- 
hai i^ ^, dont la conduite honteuse sur le trône finit par perdre 
la dynastie. Quoi qu'il en soit, Che-hoang-ti lança Mong Tien ^ 
'fg contre les Hou avec une armée de 300.000 h. (214 av. J.C.). 
C'est au cours de cette expédition que le général vainqueur 
occupa ses soldats à réparer et achever le rempart en question, 
s'étendant de Lin-tao f^ ^| ([ilg '}\] # du Chen-si, frontière du 
Se-tch'oan) au Liao-tong ^ M- {'^ tîL ih ^ "^ ^ ^t ^^ M '\à 
J^). Avant cette campagne célèbre il existait des tronçons de la 
Grande Muraille, dont l'un au pays de f|| "g à l'ouest du Chen-si, 
construit par un prédécesseur de Che-hoang-ti, probablement 
Tchao-siang-wang Bg ^ 3E (306-250), son père, et l'autre aux 
pieds des monts |^ ^jj, qui confinent àlaTartarie. dû aux travaux 
de plusieurs rois de Tchao ^. {ijj ^). Le P. de Mailla, dans son 
Histoire, dit qu'à l'époque où Mong Tien barrait de son côté les 
points de pénétration dans l'empire, le prince de Tchao élevait 
une muraille depuis Tai (Joei-té-cheou, préfecture de $§ -^ flïf 
au Chen-si) jusqu'à Kao-kiué, à 420 H au N. 0. de -jk W\ M ^" 
Chan-si, et le prince de Yen depuis Tsai-yang jusqu'à Siang-ping 
ou ^ ^ ^H au Liao-tong. 



^ ^L ^ S- '^ t Pou k'oei -wan li tch^ang tch'eng. Ne pas 
rougir (k'oei) devant la Grande Muraille, c. à d. ne pas lui être 
inférieur. T'an Tao-tsi ifg jE ^ mérita de se voir comparé à cet 
ouvrage gigantesque, à cause des services qu'il rendit à la petite 
dynastie naissante des Song, dont il aida le fondateur Lieou Yu 
glj Ig; ou 5jç f(J ^ (420 423) à renverser celle des Tsin. Devenu 
ministre de ;^ ^ (424-453), il se rendit odieux au frère de l'em- 
pereur, I-k'ang ^ J^, roi de P'ang-tch'eng ^ :fe^ ï, qui le fit 
mettre à mort. T'an entre les mains de ses bourreaux s'écria : 
"Voici qu'on te détruit, toi, la Grande Muraille !"75 j^ '^ ^ M 
^ ^ ^. {^ '^ \M. ^ %)• Son exécution réjouit le peuple de 
Wei H, qu'il avait jadis joué au moyen d'un curieux stratagème. 

Cf. pg m) * w- 



^ ^t Touo tch'eou tch'eng. Accablé de tristesse, m. à m. 
tombé dans une enceinte de chagrin entourant de toutes parts. 



m 



^nT ^ /8 ^ W 5 K^ong chou yuen yeou eul. Peut-être 
' -M contre le mur (yuen) y a-t-il une oreille, soyez donc 
circonspect dans vos paroles. H^^^È"É'>5M'Î' M- 



74 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 



m 



i^ t ^' ^ r J A^ ^ Ow keou i, k^ong men tM mou. 
'P L'habit sans souillure symbolise la paisible solitude des 
bonzes, qui les préserve de la boue du siècle. 1! s'agit ici de la 
chape kachaya ^ '^, nommée encore ^j^' ^ ^ l'habit qui enlève 
les taches, M M ^^ ^^ vêtement de l'adieu au monde, ]Q. ^ ^ 
la cuirasse (k''ai) du support des injures. Kachaya se traduit en 
chinois par ^ 'È ^ hal)it teint, et sert à distinguer les bonzes 
des laïques, dont le costume est blanc, en certaines régions des 
Indes. 

iiî^ Ojt f ^l] :zL VKi H ^ Hong t'ang tsé san yuen kiai 
-i|-^ .siao. La salle résonnait parce que les trois bureaux de 
censeurs riaient tous. Hong-t'ang, éclat de rire universel. Sous 
les T'ang, li'S censeurs se répartissaient en trois catégories ou 
bureaux nommés $ I^C'lic I^ et ^ [5^. Or, un jour que ces graves 
dignitaires étaient réunis pour le dîner, on donna le sobriquet de 
Il jl^ tsa-toan "choses diverses" à un des convives, qui, de t'ait, 
avait dans ses attributions de s'occuper d'affaires de toutes sortes 
^ ^ :^. A ce trait d'esprit, des rires étouffés se firent entendre; 
mais quand l'individu visé se fut lui-même déridé, un tonnerre 
d'hilarité générale éclata dans la salle, (g fg ^). 

IS i Fou t'ang. La salle du bonheur: la prison. Un empereur 
de la dynastie Wei ^ laissait les coupables s'éterniser sous les 
verrous, sans prononcer de jugement, et comme ses ministres 
s'étonnaient d'une telle façon d'agir, il leur dit: "Sans doute, 
traîner ainsi dans les causes criminelles n'est pas un principe de 
gouvernement, encore cela ne vaut-il pas mieux qu'une précipitation 
qui fait dépasser les bornes.'' ^|i r^ ^ # ?a f§' ^ M ;^ ^ lk 
^ îîn i^ -tk- I^ ajoutait que le temps amènerait les détenus à 
résipiscence, et qu'en'somme cette réclusion prolongée procurerait 
leur bonheur en les^convertissant. {^ W M M ^0- 



^^ t- l\ ^ Hoang t'ang: t'ai cheou. Salle jaune: le préfet. 
A Sou-tcheou la préfecture avait été installée dans un ancienne 
résidence construite par le fils de Hoang Hiè % ^^, près de la 
butte ^15j^, mais l'édifice devenant souvent la proie des flammes, 
on s'imagina de le peindre avec de l'orpiment ll|;| ^ ou if k- 
Cette couleur le mit désormais à l'épreuve du feu et lui valut le 
nom de Hoang-t'ang, étendu ensuite à tous les tribunaux analogues 
de la Chine. (^ ^ ^). Cette salle jaune serait la salle publique 
j^ ^ ou JE J^ dû préfet, que l'expression a fini par désigner lui- 
même. (^ M # Ij) -f^ i% lï). Plus simplement, Hoang-Vang 
rappelle ^ ^ (t'a) -porte jaune, épithète de l'empereur, ^ f^ 
pavillon jaune, épithète des ministres -^ |i H ^^ et ^ ^. (fei) 
porte jaune en bois, épithète des là' ^ ^ A censeurs et membres 



GLASSIF. 32. j^. 7.5 

du conseil privé. A moins que le transfert du prétoire chez Hoang 
n'ait donné lieu à rappellation. Hoang Hié, jirince de Tch'oen-chen 
^^g-, ministre de Tch'ou ^, que son faste a rendu légendaire, 
vivait sous le règne de :^ ^'i ï (262-237). On le regarde comme 
le second fondateur de Sou-(c/ieou. La rivière ^ -j^ de Chang-hai 
porte son nom, parce que, dit-on, il lui aurait creusé un lit, de 
mêmp que son souvenir se perpétue dans le caractère ^ qui 
désigne aussi cette ville. 

jB S i^w t'ang. La salle de jade : l'académie. Sous les Han, 
le palais ^ ^ 'g* renfermait le pavillon "S. ^ M \ mais quand 
l'empereur 5î^i:^ (976-998), pour honorer les académiciens, leur 
eut envoyé l'inscription "^'^ ^^ bureau de la salle de jade, le 
nom en resta à l'édifice qui leur était réservé. Plus tard on en 
retrancha le caractère chou sous prétexte qu'il se trouvait dans le 
nom posthume d'un empereur, et que, par conséquent, le prononcer 
serait manquer de respect pour le défunt ^H M M- {^ M ^ ^ 

n m)' 

H te "FJ" t' 'St ~f^ Èi ® K'eng heou k'eng t'ang : fou tse 
tch^oang tsao. Vouloir dresser la charpente, vouloir jeter les fon- 
dements : fils travaillant à la prospérité de la famille, à l'exemple 
de son père, m. à m. le père commence (ich'oang) la bâtisse et le 
fils la finit. "Si le père a déjà tracé le plan d'une maison à 
construire, et que son enfant refuse d'en faire les fondements, à 
plus forte raison refusera-t-il d'y mettre la dernière main." ^ ^ 



j^ Sao ra. Epousseter le lit: se préparer à recevoir une 
visite. Var. ^ ^. 

J^ ^ K'an yu. La géomancie. K'an signifie primitivement 
la vertu du ciel et yu celle de la terre. "L'empereur ^ft;fj^ con- 
voqua les (tj ^ devins, pour leur demander si le mariage pouvait 
se célébrer tel jour. Ceux qui tirent leurs prévisions des cinq 
éléments 5. îf ^ l'alTirmèrent, contrairement à l'avis des i^ H 
^ géomanciens." (^ |E # ?!| ^). 

y T 1^ ^ Pé tou kiai hing. Cent murs surgissent 
à la fois et grande est l'activité des constructeurs dans 
la nouvelle capitale des Tcheou. ïî| jfg -^ f}|, ^ -^ ff' f|è, ;è *? 
■^ JS' S" i^ "^ f^- (P 'I»Jfi)- Tau, mur long de cinq planches 
f^ ou quarante pieds. (|j5 jq ^). Ailleurs un lou a dix pieds de 
haut et de large. "S" if ^ |i| J^ -^ ip, les pauvres émigrants 
(hong-ming) se bâtissent des maisons où ils goûtent un repos (tsi) 
sans fin. 




76 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

i'^ ^ t Kin OU. L'enceinte (ou) de l'or, bâtiment élevé 
i»^ par Tong Tcho jj ^, de l'époque des Trois Royaumes, 
pour y renfermer ses immenses richesses. Les murs en étaient si 
élevés et si épais qu'on l'avait surnommé H ^^ J|. {f^ M W M 



m 



^ 3l 3® H^ M! m. < ^^ Wang tsao ou liang pao fa. 
'"^ Le roi A-yu éleva d'innombrables pagodes, 84.000, dit- 
on, pour y déposer des reliques, de Bouddha f^ "ê" fJ- (^ ^ ^ 
^ jf,). D'après la tradition, quelques sanctuaires de la Chine 
devraient même leur origine aux largesses de ce prince indien, le 
plus zélé propagateur de la secte de Chakia-mouny, et qui régnait 
un siècle après l'entrée de celui-ci dans le Nirvana. Le chiffre 
fantastique 84.000 rappelle que le corps de Bouddha, comme celui 
de tout simple mortel, compte autant de parties. ^^îj, en sanscrit 
s'arîî^a, se rend en chinois par f^ '^ reliques de Bouddha. 

^Èg 1S ^ t ^' ^S 9- Tan k'ieou ché tchai: t^ou liao 
^^i^ che. Ne viser qu'à remplir vaille que vaille un ofTice : 
bâcler une affaire. ^ ché, sai, obstruer, boucher. 

^t Tse ché. L'obstacle couleur pourpre, la Grande Muraille 
ainsi appelée parce qu'on s'y servit d'un mortier rougeâtre. 
L'expression indique aussi le tronçon ajouté à ce boulevard sous 
les Han ^ ^. 

y^ «^ t ^ Che ma ché hong. Le vieillard de la Grande 
Muraille qui perdit son cheval: au fond il est difficile de savoir ce 
qui constitue une bonne ou une mauvaise fortune. Le personnage 
en question, privé de sa bête, répondait aux voisins qui lui 
apportaient leurs condoléances, que cette disparition amènerait 
peut-être un heureux résultat. Il ne s'était pas trompé, car 
quelques mois après, l'animal égaré rentrait à l'écurie, suivi d'un 
magnifique coursier tartare. Tous de le féliciter alors de cette 
bonne aubaine. "Pas si vite, leur dit-il; si un malheur allait 
fondre sur moi." De fait, son fils qui aimait à monter le nouveau 
cheval, en fit une chute où il se brisa les reins. Comme de sympa- 
thiques amis s'attristaient de cet accident, le père du blessé 
prononça ces mots: "Qui sait si cela ne tournera pas à noire 
avantage." Sur ces entrefaites une invasion de Tartares amena la 
levée en masse des jeunes gens du pays, et naturellement le fils 
estropié fut dispensé de prendre part à une campagne meurtrière, 
où neuf sur dix périrent 5E ^ "i" %i' Aussi le brave homme se 
réjouissait-il d'un accident qui lui avait conservé le soutien de ses 
vieux jours. 3£^±±;t##j^, -^M^SJri^îîg;^!^, A 



GLASSIF. '32. j^.- 



77 



^ m ïïa M^ A # ^^ ^, * "^ H Jib H ii ^ :i^ 1^ ^, ^ s 

mr^ nm ^'fë - ^,m A-x A, mr ^^^\^ètinm, 

5£ s :è A, ^ ^ + A. Jtb ^ ia {fi -^ 1^' 3(: ^ 4B f;^' fô: ^ 

znm^M 1 1^ M. ft: T> pt ^. :g^ ;f5r m 4- (ft n ^)- 

-fiÊ ^ yA '^ t Tsien jou kia king. Arriver peu à peu au bon 
X'^^ isout: procéder avec sagacité dans la connaissance des 
hommes et des choses. Kou K'ai-iche Tch'ang-k'ang ^ ff. ;^ -^ 
J^, des Tsin, avait l'habitude originale de sucer la canne à sucre 
en commençant par la tête tao tan tché ^J \i^ ^. Il en donnait 
pour raison que de la sorte il atteignait graduellement la partie la 
plus exquise. {^ W ^ ^ #)• 




3 "^ ^g* ^ ^ ^ 'f Pé koan tseou toei tan tch'e. Les di- 
vers mandarins présentent des mémoires et donnent 
des réponses sur le perron rouge tan-tch'e de la salle du trône. 
(^ ^). J: ^ H, se rendre au palais. '^f La cour se dit encore j^ 
^. "Le fils du ciel, le dos tourné au paravent sur lequel sont 
représentées des haches, se tient face au midi."^ ^ M ^ ^'M 
lÊ] M jt- {ÎÊ. tO))- ^ ^' rideau suspendu dernière le trône, j^ 
couleur rouge du parquet ou du'^ carrelage, "g" 'g' rappelle "g" \^ 
(# :|5; ^ #) 1^^ ^^"* collègues (liao). 

^ i" 1^ ^ ^ Tch^oan yong i k'oei pin. Faire un trou 
dans la cloison (yong) afin d'observer des visiteurs. 
L'épouse' de Chan T'ao kiu-yuen [Ij ^ E iH,, tuteur du prince 
héritier sous ^ jÇ, ^ (265-290), remarquant son intimité avec 
Ki K'ang ^ ;^ et Yuen Tsié [ijt H, Iwi demanda la permission 
de les considérer en cachette, quand ils seraient tous trois réunis. 
Ainsi, prétextait-elle, la femme de Hi Fou-ki @ ^ ^} avait pris 
la liberté d'épier son mari alors en compagnie de ses deux amis 
Hou US^ et Tchao ^. La curieuse passa donc toute une nuit à 
regarder, et, le lendemain, ne put s'empêcher de faire remarquer 
à Chan qu'elle l'avait trouvé bien au-dessous de Ki et de Yuen. 
(Ifr Ift j^ !§)• Et pourtant sa conduite lui méritait d'être comparé 
par l'empereur à "du jade non travaillé et à de l'or non affiné" 

m 3E 11 ^. (W §)• 




:^ m- JI'J JS^iffl- ^Moutchetch'oang yuFou i. L'inscription 
tombale date de Fou I, contemporain de ^ ^ ^ (627-650). Un 
jour, en proie à l'ivresse et pensant en mourir, il se composa 
cette épitaphe: "Fou I était Ihomme des collines vertes et des 
blancs nuages; la boisson l'a tué, hélas! hélas!" ^ ^ ^ [ïi Ù 
a A 4. la B$ ^ Ri Jf • (0 « ^ # ^)- Cependant on fait 




78 ALLUSIONS LITTÉUAIRES. 

remonter l'usage des épitaphes au règne de 5[; ;^ ^ (424-454). 
Fou I est célèbre par ses attaques contre le bouddhisme. A ce 
propos on raconte qu'il brava sans crainte les maléfices d'un bonze 
de la cour, doué du pouvoir de tuer et de ressusciter à volonté. 
Dans cette lutte mémorable entre la vérité et l'erreur, disent les 
légendes, ce fut le bouddhiste qui tomba raide mort, alors que 
son contradicteur demeurait parfaitement indemne. 

Tch'en, poussière, caractère consacré chez les taoïstes 
pour signifier le monde ou l'état imparfait dans lequel 

vit le vulgaire. Les bouddhistes l'emploient aussi dans ce sens. 

Var. J\^ jj, H %. Quitter le siècle, ^ J^. 

■§5 '^ '^ t Fan l'ou heng tch'en. La boue représente du riz 
et la poussière une fricassée (heng), dans les jeux des enfants, 
sans rassasier leur faim. Ainsi s'amusent les gouvernants, qui 
ont continuellement sur les lèvres les maximes des anciens, 
mais ne les mettent pas en pratique. (||: ^^ ^). 

y^t ^^ Wt K'o tch'en wan hou. Être altéré comme si l'on 
avait avalé dix mille boisseaux (hou) de poussière: désirer ardem- 
ment quelqu'un. "Trois fois je suis entré dans la bonzerio, mais 
Hi n'arrive pas. Au treuil (lou-lou) point de corde et le puits a 
cent pieds de profondeur; aussi m'en retourné-je le cœur altéré 
ou desséché à produire de la poussière." E. \A ^ ^ ^ ^i ^ 

mu^ ^■■'ë R^ "^ ^t-U ^ ^M^- iÊ.^W m ± A Z^ 

i§ II). Var. 'i^ .6 ^ 0. 

^ t Si tch'en. Nettoyer la poussière, offrir un repas au 
voyageur de retour, ou simplement l'inviter à boire. ^ ^ ^ (^ 

Var. sfc ï/g, ^ i/g M. m m m- 



^ t Mong tch'en. Aveuglé de poussière : empereur fuyant 
devant une rébellion ou tombant entre les mains de l'ennemi. 

JQ^ S t," Kl ^ ^ /îff Tong pi: Vou chou tche fou. La 
^-t^ constellation Tong-pi : la salle des tableaux et des livres, 
musée et bibliothèque. Tong-pi consiste en deux étoiles qui 
symbolisent la littérature. [^ ^ % 1^ >^)- A cette expression 
répond la suivante ^ H ^ M >^ " ^^ jardin de l'ouest (salle où 
l'on écrit) est la forêt des pinceaux et des bâtons d'encre.'' 

f ^ '§ê Jl K Tso pi chang koan. Se désintéresser d'une 
affaire. Pendant que l'armée de Tch'ou @ écrasait celle de Ts'in 
^, les commandants des autres troupes, montés sur les murs de 
leurs camps respectifs, se contentaient du rôle de simples specta- 
teurs. [^ %l J| M %t)- L'expression équivaut à %^^% "les 
mains dans les manches regarder d'à côté." 



GLASSIF. 32. ^. 79 

UJ] §^" ï\^^ Té rao pi tchao. J'ai obtenu la faveur d'être 
instruit par vous, m. à m. j'ai été gratifié (t'ao) de la lumière de 
la cloison, /^'oanp Heng Tche-koei g ^ H :É' ^^s Han, trop 
pauvre pour se payer une lampe qui lui permit d'étudier la nuit, 
perça la cloison du voisin et put ainsi s'éclairer à sa lampe, {f^ 

"^ ^ t JL ^^^ *'ow pi H. Chez soi les murs nus se dressent: 
souffrir d'un dénùment extrême, comparable à celui qui attendait 
Se-ma Siang-jou ^ ^ /fg $p. rentrant sous son toit avec la jeune 
fugitive Tcho Wen-kiun M ^ ë- {Ûi ^ ^ iW ^ f#)- 



f 



1p t It* ^ Pé hiuen tchong tché. L'aîné joue de l'oca- 
L^^ i-ina (hiuen) et le cadet de la flûte (tché): l'harmonie 
existe entre frères, fjg ï^ ^À M^ W K. ^ ^- iW :k M)- ^ar. 

il m- 

:vÈïr ^ t- -J^ ui T'ien ts'ien: ou kiang. Le fossé (ts'ien) 
^-^^ creusé par le ciel: le fleuve de Ou, le Yang-tse. Au 
moment où les troupes du roi de Soei |î^, fondateur d'une nouvelle 
dynastie, s'apprêtaient à passer le Fleuve Bleu, l'entourage de ^ 
fê ÉE. (583-590) conseillait vainement à celui-ci de s'y opposer. 
Du reste le courtisan K'oyig Fau JfL Ib soutenait que les Barbares 
ne réussiraient jamais à franchir ce fossé naturel. (]^ ^ ,g f^ ^L 
lÊ m- Var. li 1. 



l T W ^ ^^ ^^^ Chen t'ou. Yu-lei et Chen-t'ou, deux 
3 génies tutélaires. D'après le \\\ % ^, sur le mont 



Tou-chouo j^ f)l de la mer orientale se trouve un pêcher gigan- 
tesque, percé au flanc de l'ouverture ^ P^, par laquelle sortent 
les démons pour venir nuire aux hommes. Heureusement que 
Yu-lei et Chen-t'ou, en embuscade près de cette ouverture, saisis- 
sent les esprits malfaisants, les lient avec des cordes en roseaux 
^ ^, puis les jettent en pâture aux tigres. Hoang-ti mis au 
courant du fait, voulut avoir des portes en bois de ce pêcher, sur 
lesquelles on peignit les deux génies, des tigres et des cordes. (^ 
%^ Ira ^î)- Aujourd'hui encore, souvent l'image terriblement 
grimaçante de Yu-lei et de Chen-t'ou décore l'entrée des habitations. 

^f t Toei lei. Deux camps fortifiés se faisant face: engage- 
ment imminent. Lei, mur. Tchou-ko Liang ^ M ^ décidé à 
envahir le pays de Wei f|, défendu par Se-ma / ^ ^ ^, vint 
présenter le combat à ce général, qui se borna à rester sur la 
défensive. Les deux armées demeurèrent ainsi cent jours en pré- 
sence dans les plaines de Mei |||i, près de la rivière Wei \% au 
Chen-si. Sur ces entrefaites mourut le terrible Tchou-ko, 234 ap. 



80 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

J.C, ce qui décida la" retraite de ses troupes. (^ W M. '^ $£)• 
Parfois |^ |g est employé fautivement dans le sens de ^ ^ "en 
venir aux mains." C'est plutôt ^^ -j^ ou f| ^ (lei) qui signifie 
proprement |§ |^ se battre. (|^ ^). 




. . fjTfl^ S' ^ 'TU -21 yV -Loîîg (oan tou teng, tchoan H 
tche jen. Monter seul sur le tertre du marché (long-toan), accapa- 
reur. "Jadis, dit Mong-tse, des vendeurs indignes, installés sur 
une butte, surveillaient de là les transactions pour en faire seuls 
leur bénéfice"' ^^ M ^ ^ M d^^ t^ ^ Wi M ^ t^ ^J & ^ 

m^ m m -^ m. A ^ ï>in m- c^ -f )• var. m m. long, 

tertre; toan, sommet du tertre. 

tÏÏn^'^*^I^SS# Kijang eul ko, 
yao ti tche H min tse té. Frapper le sol en chantant 
prouve le contentement du peuple sous l'empereur l^ao. Comme 
on vantait devant un vieillard, qui s'amusait ainsi, les bienfaits de 
yao, il répliqua en ces termes: "C'est moi, qui dès le lever du 
soleil travaille, pour ne me reposer qu'à son coucher. Je bois au 
puits que j'ai creusé et me nourris du champ que je cultive. A 
quoi donc me servent les labeurs de notre empereur?" ^' {il 

nit-l^ilWr^B.)- Ki-jang, battre la boue avec une longue planchette 
en forme de semelle. Var. A ^i^ ^ grâce à une bonne ad- 
ministration le peuple en paix creuse et cultive. 

CLASSIF. 33. i. Che. 



I ^ ^ ffl t Pou ts'e kHu che. Ne pas refuser un lettré 

II qui a des défauts, tel était le principe de Han Yu ^ j^ 
remplissant son rôle d'éducateur en toute humilité f jiL i^ ^ ^ijj 
" On ne renvoie pas les malades de chez les médecins Yu et Pien 
on ne rejette pas le bois courbé de l'atelier du menuisier (m. à m 
d'à côté du cordeau encré) ; de même, de la chaire du maître on 
n'écarte pas un lettré imparfait." -^ ^ :t F1^|Ë^A,|1M 

t m r> ^ ^ ^. m m ± u ^ ^ ^ ±- m ^s 7t)- 

^ ^ Jen lin. Grand et abondant. (|# ^ ^). fjË i^ i I^C- 
Une immense félicité sans mélange (tch'oen-kia). 

Xj^ 'f^ T K^oai siu. Le gendre agile, distingué. Kouo Yu 

J^^ Yuen Yu f|S ^ yt ïin des Wei, dont les leçons étaient 

suivies par plusieurs centaines d'élèves, leur annonça un jour 

qu'il avait une fille à marier, et qu'il la donnerait à celui d'entre 



CLAssiF. 3? Ji- 33. ^. 81 

eux, qui serait le premier à s'asseoir sur la natte étendue par lui 
dans un coin de la classe. Aussitôt le jeune Lieou Ping Yen-ming 
^'J D^ 5§ ^)]i désiré du reste par Kouo, de se précipiter à l'endroit 
indiqué, en s'écriant: "C'est moi, Ping!'' |1|1^ ^ A -tlL- (M W S'J 
W'fi ^). Le savant Kouo Yu avait toujours refusé les charges, 
mais Tchang T'iey\-si !/^ 5'^ ^ qui sous les Tsin orientaux, s'était 
emparé de Jjp; >}]] (Kan-sou) et s'intitulait pompeusement ^ j/^ "^ 
W ^ ^1 voulut l'attacher à son service et l'y invita par cette 
lettre. "Le peuple aux cheveux noirs est comme suspendu la tête 
en bas, et les quatre mers (la Chine) attendent le salut. Si vous, 
maitre, qui possédez le talent requis pour diriger et rétablir les 
affaires considérez avec indifférence cet état de choses, sans y 
remédier, je me permettrai de douter de votre humanité et de 
votre sagesse. Aussi vous député-je mon envoyé, qui sur son 
char vous réservera le siège plus honorable de gauche et vous 
passera les rênes. Maitre, comme la grue je dresse le cou vers 
vous fje vous désire ardemment). Oui, ayez un regard pour mon 
royaume." M ^ M B^ B M f# U^ ^ ^^ 'IS. U W ±. :^ ^ ^ 

tl 4^ 5t ^, {/J # T ®- (t W- Dans l'attente H j^, || if, ^o 
k'i, comme une grue qui se dresse sur les pattes et tend le cou. 



r=^^ -^ "f ^ït '^^ T'i-hou t'i-hou, onomatopée devenue le 
FJR. nom d'un oiseau. "En outre j'entends un oiseau du 
printemps qui m'invite à apporter une cruche de vin." |£ ^ ^ 

â m ^ €• (^ ri m- 

^ B9 -^ t Ts'ing t'ien tche hou. Le vase de Ts'ing-t'ien 
au royaume de Ou-suen ]%^\ restait toujours plein, quelque peine 
que l'on prît pour le vider, et l'eau que l'on y vtrsait se changeait 
en un vin délicieux appelé ^ B9 \M- ("é" "^ &)■ 

^ ^ î^ jÎ ^^ou tsiang nan ya. Avec des cruches de vin 
accourir au sud devant un mandarin. Kouo Tchen Yuen-tchen |[5 
MtC^- gouverneur du Kan-sou, sous les T'ang, avait su si bien 
gagner l'affection de ses administrés, que regagnant Liang-tcheou 
*é j>|.| après une tournée d'inspection, il vit des habitants de cette 
ville venir au-devant de lui avec du vin, à une grande distance. 

'Jë. ^). ;^ ^ ^ ^- Paniers (tan) de riz et cruches de vin 

remplissent le chemin, le peuple apportant des provisions aux 
gens de la suite d'un nouveau mandarin. M f^ ^ ^ i^ M ^ ^^ 

Hou hoei. L'éclatante bonté de l'épouse. ^ = J^. 

6 



82 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

^ t Kié-hou, nom du fonctionnaire chargé de la clepsydre 
en cuivre ^ ||, sous les Tcheou. Cent fractions horaires k'o 
constituent le jour complet chinois, divisé qu'il est en douze ^ 
heures doubles de huit h'o chacune, sauf les heures ^ à partir 
de minuit, et ^ h partir de midi qui en comptent respectivement 

dix. m ^^• 

W^ ^ i^ Ij'^ -^ i^ }â fè i^ S: TC Tchou k'ien k'oen yu 
i hou. tno fa ho /?'i yuen. Pouvoir ramasser le ciel et la terre 
(tchou k'ien-k'oen) dans un vase, quel mystérieux artifice du 
taoïsme! Un jour Fei Tch'ang-fanri ^ ^g ^, de f^ ]^ (Ho-nan), 
vit un vieux droguiste disparaître dans un vase étrange suspendu 
à sa boutique. Invité lui-même par ce magicien à pénétrer dans 
le merveilleux récipient, il s'y trouva en un lieu de délices, qu'il 
ne quitta qu'après s'être bien rassasié de mets exquis et de vins 
généreux {'^ M ^ if ^^^ '!>/) ^e surnom de ^ % ou ^ ^ est 
resté à ce vieillard, doué du pouvoir de renfermer lunivers en un 
espace si restreint, et qui enseigna son art à Tch'ang-fang. 

16 ^'jv fë t PJ iSa dS Ya ko t'eou hou i lin jong. Chanter 
agréablement et lancer des flèches dans un vase à goulot étroit 
pendant qu'on commande les troupes, tel était le passe-temps du 
^ ^ général lettré Ts'ai Tsuen Ti-suen ^^ jg ^ ^'> si estimé 
de l'empereur "^ j/t ^ ^ ('25 58). Un commentateur explique en 
quoi consistait ce jeu du Veou-hou, auquel on s'amusait aux festins 
des lettrés. Le maladroit était condamné à vider une coupe de 
vin. Après avoir imprimé un mouvement à la flèche, tenue par 
la pointe entre le pouce, l'index et le médius de la main droite 
on la lâchait au bon moment, et dès que de l'extrémité elle avait 
touché terre, elle rebondissait pour pénétrer, en se renversant 
dans le vase. ^ ± % ^ . ^^ ^ 1^ m- "^ ^ W\ W^^ -^ ^ ^ ^ 
4» H fê, fi ^ m li M' ^ # ^ :fii(. ^ m 1^ Ji!i M l?i, ®? A 

:^^ ^ JE ^ Cheou tchong tcheng ts^in. Il s'est éteint de 
ft^y^ vieillesse dans l'appartement principal (icheng-ts'in), 
formule employée pour annoncer la mort d'un homme âgé. C'est 
dans cette pièce qu'il doit rendre le dernier soupir; aussi àl'approche 
de la fin, on l'y transporte, et on l'y couche, la tête à l'est.. Pour 
une femme, la lettre de faire part contiendra : ^f:^ p9 ^ " décédée 
de vieillesse dans l'appartement intérieur." La première salle a 
encore nom j^ ^, et la seconde >j> )g?. (^ '^ § ^). ± M, ^ 
#, T %. 100, 80, 60 ans d'âge. (^ ^). 

T ;^ • ~lc.*^ Cheou ts'ang : cheng fen. Un lieu de dépôt pour 
la vieillesse: une tombe (fen) creusée du vivant d'une personne. 
Tchao K'i ^ |j|j^, commentateur de Mong-tse ^ •^, mort en 201 



CLASSiF. 33. J^. 83 

ap. J.C. avait à l'avance préparé le lieu de son repos, où autour 
de lui étaient représentéa les quatre sages de l'antiquité : Ki Tcha 
^ ^l, Tse-tch'an =f ^, Yen Ing §|| et Chou-hiang ;^ |p] • (^ 
^ ^ Wr^^ ft)- ^^ Tcha, de Yen-ling 55 ^, était fils de Cheou- 
mong ^ ^, roi de Ou (585-560), et ami intime de Kong-suen 
K'iao Tse-tch'an ^ ^ ^ ■? ^, de ;^ ^, fils du duc Tch'eng 
de Tcheng % ^ ^ (584-571). Quant à Yen Ing P'ing-tchong § 
H 2p fjjj et^ Yang-ché Hi Chou-hiang ^^ 'l^ M |n], l'un était 
ministre du duc King de Ts'i ^ ^ -S" (547-489), et l'autre du 
prince de Tsin ^, à la même époque. 

Ki Tcha, pour avoir obstinément refusé la couronne que lui 
destinait son père, mérita que Confucius lui composât, dit-on, 
cette épitaphe ; "Hélas! hélas! voici le sépulture de Ki-tse, de 
Yen-ling au pays de Ou.'' P,! •¥ ^ ^ 5i P^ ^ ^ ^ B- Cette 
inscription en dix caractères, connue sons le nom de -f ^ ^, se 
trouve dans le bourg de ^ f^, près de ^ |^ ,^, (Kiang-sou), où 
il fut enterré. (^ ^ ^,). 

^ZL t Jen cheou. Le peuple s'humanise et parvient à la vieil- 
lesse sous une bonne administration. [^ ^ ^ \^ ^ %)■ ^ ^ 
^iw'fc^- ^®^ 10.000 phénomènes delà nature (la nature tout 
entière) débutent de nouveau au clair matin du premier l'an, et 
sous un vertueux mandarin les sujets s'améliorent pour mener 
longue vie avec lui. 

^ .fe^ Cheou yu. Un lieu où l'on mène une longue vie de 

bonheur. '^^ £c .g j^ # ^. (P Jl f? ^ ^ n)- 1 f • . Le 

mandarin vertueux humanise le peuple et jouit avec lui d'une 
longue vieillesse. ^ ^ ;ff ^> 3") E t #• (É # S f'I' ff ^#)- Au 
nouvel an " toute la nature avec ses dix mille phénomènes, reprend 
un pur éclat, et le magistrat réforme ses administrés, voulant 
vivre avec eux de longs jours.'" '^ ^ 1^ Ifî t #• 



Cheou ts^ang, rappelle les expressions similaires: ^ 
^, ^ !§;, ^ ;^ cercueil fait parfois bien des années avant la 
mort du vieillard à qui il est destiné. ^ ^. Grande jarre dans la- 
quelle le cadavre est placé assis (1). 

(1) Cette jarre ornée de dessins emblématiques ne doit pas être confondue avec le 
pot grossier, où les indigènes de l'embouchure du Fleuve Bleu recueillent les ossements 
et nommé -i" 5iig ^- Cinq ou six ans après l'inhumation et même un ou deux, s'ils sont à 
court de sapèques, ils déterrent le cercueil paternel ou maternel, dont ils débitent 
les planches pour en faire des ponceaux, des planchers et des meubles. Plusieurs 
de mes pauvres chrétientés se sont montées avec ce matériel funèbre de moindre valeur. 
Les ossements auxquels adhèrent encore des chairs sont raclés et déposés dans ces pots 
qui décorent les sentiers de ITaî-wew. Plus tard, s'il faut fuir devant les érosions du 
Yang-tse, la brouette, au milieu des meubles de la famille, transportera ailleurs ces reli- 
ques. Mon mandarin a bien menacé du supplice de cent plaies ^ ÎMle fils assez dénaturé 
par faire monnaie de ses cercueils, mais il changera bientôt, et la sauvage coutume due à 
l'avarice ancestrale n'en persistera pas moins. 




84 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

CLASSIF, 35, ^. Soei. 

r lin t H ^ ^ "^ -fou /n'a je tche k'o wei. A craindre 
X, comme un soleil d'été, tel était le si sévère Tchao Toen 
^ ,^, ministre du royaume de Tsin ^. (^ # ^). L'expression 
"tourmenté par le cruel fonctionnaire," g§ ^ ,^ ^ cuit par le 
soleil, signifie seulement une chaleur torride. 

i ^ ^ ^ ^ ^ Hia tche fou liao tche hiong. Pères des 
Hia et frères aines des Liao, ainsi s'intitulaient les neuf empereurs 
de la dynastie Song septentrionale, capitale Pien-liang ^ ^ (auj. 
M ^ M ^^"^ '^ préfecture de |^| ^ Jf^ . Ho-nan). Les Tartares 
Liao formaient, croit-on, une branche de la nation Hou ^, et 
vinrent se fixer dans les plaines de Hoang-lw, après la destruction 
politique de cette nation par les armées chinoises, sur la fin des 
Han. Après cet exode ils s'appelèrent K'i-tan % j^ (d'où Ca- 
f/iay, Chine), nom qu'il changèrent en celui de Liao à l'extinction 
de la dynastie Tsin. Sous le règne de ^ M ^, en 1004, leur 
empereur, de la famille Yé-liu-che fl^ ^ ^, conclut un traité 
avec l'Empire du Milieu, où il fut stipulé que les Song et les Ltao 
se nommeraient désormais frères dans leurs relations. Plus tard, 
en 1013, un arrangement analogue survenu entre Tchao Yuen-hao 
^' X ^ ou Nang-siao ^ ||, des Hia, et Jen-tsong fl ^, des 
Song, consacra l'emploi mutuel des termes -père et fils. Les Hia, 
qui avaient établi le siège de leur gouvernement au Kan-sou, dans 
la préfecture actuelle àe ^ ^ }^, furent renversés par les Yuen 
7C, après avoir donné neuf empereurs à la Chine septentrionale. 
Quant aux Liao orientaux, dont les neuf empereurs également 
régnèrent & M. '^ }^ (Tché-li) de 907 à 1125, ils eurent pour 
successeurs sur le trône les Tartares Kin ^. 

M 5^ 'ifî W ^^^'3 '^^'ao yeou chen. Sous l'antique dynastie Hia, 
on associait un esprit au sacrifice Kiao ofîert au ciel et à la terre. 
Tse-tch'an ^ ^, de ^, envoyé en mission au pays de ^, apprit 
de Han-siuen-tse f^'^;-^, que le prince malade avait rêvé voir un 
ours jaune ^^^| entrer dans sa chambre. "Mais, s'écria Tse- 
tch'an, ce monsVrè c'est l'esprit de K'oen f^,, père de Yu ^, tué par 
Fao ^, sur le mont ^ ]}}. Votre prince aurait-il donc oublié de lui 
offrir le sacrifice accoutumé sous les Hia?" Vite on répara cette 
négligence au plus grand profit du malade. (^ ^ Hg ^). 

^ ^ K'oei Long. K'oei et Long, celui-ci chef du protocole, 
celui-là directeur de la musique, à la cour de Yao et Choen. ^ 

fô ^ # J^ 1^ ^> tl tf ^ # f^ ^ft S- '(f^ ^)- ^^ "°"^ ^^ 



CLASSiF. 35. ^. 36. ^. 37. -j^. 85 

K'oei s'accole encore à celui de Ka.o J^ ^. Kao-yao ^ |^, autre- 
ment dit Yen T'ing-kien T^oei fd ^ ^ |^^, remplissait les fonctions 
de grand juge ^ ^ ^ 1^ :k. El' On leur compare les hauts 
mandarins remarquables par leur talent d'administration. 

CLASSIF. 36. ^. Si. 

-^ ^ Yé t'ai. Le tertre de la nuit: le tombeau. "Sombre 
est la voie qui mène aux neuf fontaines (enfers), et triste le tumu- 
lus de la nuit sans fin." ^ ^ A 7^ fô, jf à :1 ^ ï- {\^K ï^i 

L ^ !f)- 

t TJjji ly\ ^ Yé mei siu hing. Se coucher tard, se lever tôt, 

dit l'occupation et l'activité surtout d'un mandarin. ]j ;^, les 

cinq veilles, la nuit profonde. '^^ M ± îk^ f ^ P5 T iê' li 

;è £^ (lU ^ m^)' 



^* ^L ^ n\. Mong tchou yun fei. Rêver que l'on poursuit 
son ami en volant comme un nuage, penser à lui et désirer sa 
présence. ^ M '^ ^ 1k ^- iMi ^ M)- 

î5-' "^ t ^Meifaomonf/ feié. Fréquemment me fatigue un rêve, 
qui me serre (kié) le cœur, parce qu'il ne se réalise pas: souvent 
je songe à mon ami alDsent sans pouvoir jouir de sa présence. 
Ainsi Tchang Min ^ ^;^, très lié avec Kao Hoei "^ ^^, rêva trois 
fois qu'il courait à sa recherche, mais qu'à chaque fois il devait 
revenir sur ses pas, faute de connaître le chemin. Ces deux inti- 
mes vivaient à l'époque des Six Royaumes, (@ |^ ^), -"Var. ^ 

^ B^ ^- Sans cesse me bouleverse un rêve où revient la pensée 
de mon ami. ^ yong, envelopper, entourer, f^ kou, roue, tour- 
ner. .S'J#lllli- Lie rêve de l'absent ne peut s'achever, c. à d. 

on ne réussit pas à réaliser son rêve en voyant réellement son 

ami. M ^ ^ A' Le rêve incomplet ou interrompu par la 

fatigue, car on se réveille juste au moment où l'on s'imaginait être 

avec son ami. ^ p|f ^[1 g. Rêve de pluie, nuage éloigné: 

penser à un ami absent. (^ ^ ^ !#)■ 

^* tÊ Mong hoa. Rêver que de son pinceau naissent des 
fleurs ■ être en veine de composition. 

CLASSIF. 37. is^. Ta. 

"J^ y^ Ta fou. Le pin, décoré de cette épithète de toparque 
par l'empereur Che-hoang-ti, en reconnaissance de l'abri que ce 
conifère lui avait offert pendant un orage. (^ ^ |lj ^ ]JC ^ IPt)- 
Var. ^ ;^ 5^, le cinquième toparque. Autres noms: ^ ;^, 1)1^ 



86 ALLUSIONS LITTERAIRES. 

7^ pin vert tordu comme le dragon (k'ieou). ^ ^ & fe^ 

Toutes sortes de fleurs. ^ M ^ ^- Matériaux pour une 

grande maison: homme de talents remarquables, qui le rendent 
apte aux plus hautes positions. (tC iï| |f )- 

^ ^ (^^- -Mi ^ ^ 'T' Tanao tsao kia tse. Ta-naOj maitre de 
Hoang-li, inventa les caractères cycliques, dont une série, appelée 
5Ç =p ou ^ ;^, commence par kia, et l'autre, ^^ ou iife i^", 
par ise. (^ il ^ # M ïè)- 

^ ^ S IH "^^ i^ i ffl M^ T'ai hao tsao wang kou i tien 
yu. T'ai-hao (Fou-hi), le premier, fabriqua les filets (wang-kou) 

pour la chasse et la pèche. -j^ i^ T'ai-tch'ong, nom ^ de 

Tsouo Se ^ ,§,, auteur de la description rythmée H fP M- 

>k -^f^ 5a ^ ^'^^ k'ieou tao hoang. La large raison, la 
haute vertu de Tch'en Tchong-kong p^ ftfi ^, mandarin de T'ai- 
k'ieou, qui excellait à arranger les affaires en toute équité. 

t^- f^X ^ A T'ai che: tseou je tche jen. Grand 
annaliste: l'individu qui augure des jours fastes et néfastes et les 
indique Ij^ fp ^ >&• [^ W. ^ '^)- M ^seou, consulter. 

^ ^^ ^H T'ien lou ko. Le pavillon T'ié-lou, la bibliothèque. 
C'est dans cette partie du palais ^^^ qu'on déposait les livres, 
sous les Han. 

» y\' ^ ^ <£ ^§ Eid t'ien: tsai cheng tche té. Un 

second ciel: un bienfait qui rend la vie. Sou Tchang Jou-wen ^"^ 
^ ^, gouverneur de ^ ^, du temps de l'empereur )l|^ ^, eut à 
juger un de ses t^ ^ vieux amis, préfet de ^ fpj, qui était accusé 
de malversations. Le malheureux, dans l'intention de se rendre 
favorable son supérieur hiérarchique l'invita à un festin, pendant 
lequel il lui dit: "Les autres n'ont qu'un ciel, mais moi j'en ai 
deux." A quoi l'hôte de répondre: "Ce soir je ne suis que Jou-wen 
buvant avec une ancienne connaissance; demain, au contraire, je 
serai le gouverneur de Ki-tcheou jugeant les faits incriminés." 
L'histoire ajoute qu'il conclut à la condamnation du coupable, (^ 

T W ^M 1t^ >S T'ien yeou t'eou yeou tsou. Le ciel a une 
tête et des pieds, disait Tchang Wen ^f ïm.» de Ou, par manière 
de plaisanterie dans une réunion de dignitaires, à l'époque des 
Trois Royaumes. Il le prouvait par ce texte du Livre de Vers : 
"Son regard est tourné vers l'ouest ^ ^ H Hi " et "Les voies 
du ciel sont adversités et difficultés ^ ^ ||^ f(|." De même 
il démontrait qu'il avait des oreilles par cet autre passage : 



CLASSIF. 37. •^. 87 

"Le ciel habite là-haut et pourtant il entend les paroles d'ici-bas 
^ ^ Tiî ffif li -^•" Là-dessus ses collègues lui demandèrent si 
le ciel possède aussi un nom patronymique. "Sans doute, répartit- 
IL II doit s'appeler Lieou fij, puisque le fils du ciel est de cette 
famille." (f, î^ ^ î^ jf ). 

!S! liiït ^ J> Si t Fou tch'eou pou kong tai tHen. L'ennemi 
du père, son meurtrier, ne doit pas avec le fils avoir le même 
ciel au-dessus, c'est-à-dire que le fils doit par tous les moyens 
chercher à s'en débarrasser. (^ ^ ||), Confucius prêche la ven- 
detta dans un autre passage du Livre des Rites. Son disciple 
Tse-hia 1 interrogeait sur la conduite à tenir à l'égard de l'assassin 
du père ou de la mère. Le philosophe répondit: "Le fils de la 
victime couchera sur la paille, avec son bouclier pour oreiller: il 
n'entrera point en charge ; il refusera de vivre sous le même ciel 
que lui ; et s'il le rencontre sur la place publique ou à la cour, 
qu'il n'ait point à rentrer chez lui pour prendre des armes et l'atta- 
quer." ^ 1 Fp^ :&-^ ?L ^ E3, ;g ^ # ;t â ^n ^ M, ^ ^ H, 
îil "g^ ^ T, :^ tt, ^ Il * 5c T 4, îl il TlT ^, ;f ^ :^ M 

1^- (Il IS ^ -t)- L"^ fï"^^'^ <^o't être animé des mêmes pensées 
de vengeance à l'endroit du meurtrier de son frère $t ^ ^ ik /^ 

yi ^ T'ien tse. L'empereur (|| ^ ^), qui a le ciel pour 
père et la terre pour mère. A sa mort on s'exprime ainsi en 
parlant de lui: "l'empereur est parti pour le grand voyage et 
traîné par des dragons il est allé là haut recevoir l'hospitalité," 
:k^7 ^'^ m ^±M- Feu l'empereur: ^^ ^^. 

3\ ^- ir y\ T'ien che : liing jen. L'envoyé céleste: le 
mandarin chargé de recevoir les ambassadeurs. T'ien-che, une 
étoile filante, m ^ li -^ ^^- ± ^ h ^ % ^ ± M '& iz ^ 
Jè'^'(^lii)'ÎTA) titre honorifique du tao-t'ai chargé des douanes 
H ^ et des affaires européennes. 

vt t jiM It' ÎM -Ih ^Ê, W Tai f-ien siun cheou, tclie tche 
t'ong tch'eng. Remplaçant l'empereur dans la visite des provinces, 
appellation commune au censeur et à l'inspecteur provincial ^^. 
Ce mandarin, dont la charge a été abolie sous la dynastie Ts'ing, 
résidait hors de la capitale et avait la préséance sur le grand juge 
:j^ ^ '1^. La capitale possédait un inspecteur spécial, nommé ^ 

^o; t ^- J^ King t'ien wei ti. Esprit capable de mesurer le 
ciel et la terre, personne de grande valeur. King-wei, chaine et 
trame d'un tissu. — — |jf; ^ ^^ ^. Un homme extraordinairement 
doué, qui pourrait soulever (hien, kié) le ciel et la terre. 



88 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

t JE T'ien tcheng. Le 1*"' de la 2'^'' lune. ^ t\». Le 5 

de la 5« lune ou ^ ^. ^ \M Le 6 de la 6« lune, jour où un 

livre, présent (hoang) du ciel, tomba sur le mont ^ iJj. (^ ^). 

^ ^ ^ flK ^J^ j^ t 1^ Tsong chr Iche p'ai yen yu t'ien 
hoang. Les ramifications de la famille impériale se développent 
dans la constellation T'ien-hoang, qui figure les princes du sang. 
"A côté du groupe stellaire Wang-liang sont })lacées huit étoiles 
coupant la voie lactée et comprises sous le nom de Gué du ciel." 
ïh^^AM.mmB-^m- i^myit^)- Tronc de 
jade 3i^, branches d'or ^;j^, autres dénominations des princes 
du sang. 

t -^ : tK Tp T'ien ou: choei pé. T'ien-ou: le génie des 
cours d'eau, monstre pourvu de huit mains, huit pieds et huit 
queues, d'après le ^4 f§ ^. 

t ^ ^ ^ ^ T'ien ti Iche ing k'i. L'ardeur désordonnée 
du ciel et de la terre cause l'arc-en-ciel, tandis que si leurs prin- 
cipes mâle yang et femelle in s'unissent en temps opportun, il en 
résulte de la pluie. {^ ^)' 

t ^NË ^ ^^ T'ien ti hiao t'ai. L'union harmonieuse des deux 
grands principes d'activité, ciel et terre, produit une époque 
prospère. (^ ^ ^|>). 

^^Ml^ij'tiAW^ Ts'iuen lai hoei t'ien 
tche li: t'ouo jen tchoan i. Compter entièrement sur son pouvoir 
de tourner le ciel; recourir à l'intercession, à l'intermédiaire de 
quelqu'un. "Capable de renverser firmament et soleil." ^ '6§iJ 
H ;t :^- (Il ^i ^ M |Ë^ ?î? ^)- Tchang Yuen-sou 1 tC ^ «t 
revenir V empereur sur sa décision |dj 5^. (^ ^) 

W" tS '^ ^ iin t J^ Che siang hiuen tché jou t'ien jang. 
Choses aussi éloignées que le ciel et la terre, c. à d. différant du 
tout au tout. "La lenteur et la rapidité des idées chez un homme 
diffèrent tellement, la perfection et la grossièreté du style chez un 
écrivain sont si peu semblables, pourquoi donc seulement des 
notes musicales kong, chang, liu et liu vouloir exiger qu'elles se 
réduisent à une, c. à d. comment penser à donner une méthode 
unique d'accentuation?" — ^ ;^ iSiS M^ ^» — '^ ;i^ ^ X 
^ ;® Pi, fpj ^ g ^ ft S' i^> * Jï in - é-' C'est en ces 
termes que Lou Kiué Han-kiué |É ;^ #" M écrivait à Chen Yo 
Hieou-wen j^ j^ f;^ ^, qui d'accord avec d'autres lettrés, venait 
de fixer les quatre accents chinois en prenant exemple sur la 



GLASSIF. 37. ^. ' 89 

musique. Ces règles, visant surtout la poésie et autres composi- 
tions rythmées, sont connues sous le nom de "principes de la 
période de règne Yong-mincf ^ m II (483-494). (î| ^ # ^ i^ 
fl^). Cependant quelques auteurs rel'usent à Cheri Yo l'honneur de 
cette invention, tandis que d'autres y ajoutent celui d'avoir intro- 
duit de l'Inde en Chine la méthode K-tJJ, qui consiste à donner la 
prononciation d'un caractère par la juxtaposition de deux autres 
déjà connus. Var. ^ ^ j'^ ^, ^ ^- différer. 

^ t 7^ -è •'^j Pou t'ien yu je tche kong. Le mérite 
de réparer le ciel et laver le soleil est celui d'un excellent minis- 
tre. (^ ^ H jTH 1W)- Niu-koua-che ^ ^,S |ï; ou jE JE (Fou-hi) 
boucha avec une pierre multicolore un trou du firmament (?lj ■^), 
tandis que Hi-houo ^ fu, épouse de Ti-tsiun ^ ^, purifia dans 
des abimes d'eau douce le soleil qu'elle venait d'enfanter. (^J ^ 

m- 

^t^^ U Fou l'ien p'ong je. Supporter le ciel et tenir 
des deux mains le soleil, tel est le rôle d'un ministre. Allusion 
aux rêves de Han K'i ^ ï^ et de Tch'eng Yu |g §^, tous deux 
devenus ministres. Var. ï^jc ^ H ^ ,§, ^. 

^ "^ t JW Ming teng t'ien fou. Avoir son nom inscrit dans 
les archives impériales : être reçu à la licence ou au doctorat. 

(^ m- 

Wi t y\C '• W^ ® Pouo f-ien hoang : kiué fe'i. Interrompre 
une stérilité naturelle: s'élever, être promu. Sous les T'ang, le 
gouvernement de King-tcheou ^j j\\ présentait beaucoup de 
candidats aux grades supérieurs sans en voir réussir un seul. 
Enfin, le succès obtenu par Lieou T'oei gij ^^ aux examens, mit 
un terme à cet état désastreux, appelé dans le pays T'-ien-hoang. 
{'k. ^ M. pu)- I® ^i"'') éminence, se distinguer. 

t^^^^' ê>ê['^f^ T'ien cheng yu t, tse che Vong 
tch'eou. Le ciel fait pousser des ailes, c. à d. des frères partagent 
la même haine ou sont si unis que l'ennemi de l'un l'est aussi de 
l'autre. L'empereur ^ ^ M écrivait- " Wen-ti des Wei |^ -^ 
'^ prétendait avoir obtenu de deux génies une drogue au couleurs 
éclatantes, qui donnait des ailes en l'espace de quelques jours. 
Quant à moi, j'aime à me répéter que cette pilule ne vaut pas des 
frères, vraies ailes accordées par le ciel." (^ ^ ^ ^ !§ -? W)- 

^ t (L B Koayig t'ien hoa je. Ciel brillant et soleil (jour) 
transformant (# j® et ^ ^ |^) : une époque de prospérité. "Le 
jour qui réforme un royaume est long, aussi y trouve-t-on le 
temps de travailler et de se reposer en paix, tandis que celui qui 



90 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

le trouble, est trop court, n'accordant pas un instant de loisir 
pour se perfectionner." it ^ Z B ^ M ^. fi ^ :t B i& W 
^. Le soleil du printemps, qui réchautïe la nature, reste plus 

longtemps dans le ciel ffc ^ ^. ^ ^ Ê H- Un ciel 

azuré et un jour clair sont l'image de la lucidité d'esprit avec, 
laquelle un bon magistrat juge les affaires. ^ ^ ^ i^ ^ :t '6^ 

^ w ^v e 0- mm^^mm)-- — m-^n 'ût- l« ciei 

bleu semble avoir été lavé, tellement il est pur: c est l'automne. 

^ ^ in 7jc ^ S is iu m % n)' 

)^ /^ ^ t Tche tche yun tHen. Quoique mon ami ne soit 
qu'à huit pouces ou un pied de moi, c. à d. à peu de distance, 
comme je ne puis le voir, il me semble être là-bas, bien loin, 

dans le ciel nuageux. ^ ^ ^\\ ^. Le lointain horizon me 

sépare de lui. "L'onde autumnale se joint à l'immense firmament 
dans une même couleur, le ciel se mire dans l'eau, qui devient 
bleue comme lui." fc 7X ^t # ^ - 'Ê- (ï lÔ, ii 3E P j^)- 



^ 



ilP t A -fou fou ./en. Concubine. ^ M ^ ^ ?^ U ^ 

j. ^ in :^ A ^ >\ A. (^ ^^- Les expressions >J, 

et f^ ^ |)| la désignent aussi par allusion à ces vers: p§ ^* 

.h MHS ^^-^ %MMm^^^m-mm)- 

-^ A '^'^ iin "^ tu ^'^^ ■i^^'- P^'^ ./^^' ^^^ tch*ou. L'erreur 
d'emprisonner un innocent est plus blâmable que celle de relâcher 
un coupable. Siu Yeou-kong # ^ :5^, sous le règne de }^^}^, 
commettait la première faute, et Tc/i'a T'ao ^ ^, des Song, la 
seconde. 

^ ^ ^ tp ^ ^ 3§ j^ Kîa ma ing tchong i hiang pien 
ta. Au camp de Xia-ma, près de Lo-yang, diffusa un parfum rare 
et parut un nuage éclatant, au moment où y naquit le futur empe- 
reur tJc -j^ jji.. Le surnom de :§= ^ ^ en resta au nouveau-né. 

(5(c m- 

f^ ^ ^ ^ "^ ^ Ë -^ ^ ^ "^s'i ngo se lieou kiiin tchen 
tche i. I et Ts'i, mourant de faim, gardaient la fidélité du sujet 
à son prince, (ffe |g). Pé-i f^ ^ et Chou-ts'i ^ ^, fils du roi 
de ^ ^\ Kou-tchou (Tche-li), s'étaient enfuis pour laisser à leur 
troisième frère la couronne, que leur père leur avait successive- 
ment offerte, et s'étaient réfugiés sur les terres de Tch'ang, comte 
de l'ouest ® f ^ ^ (Wen-wang). Mais lorsque Ou-wang eût renver- 
sé la dynastie Chang pour y substituer celle des Tcheou, les deux 
frères, par loyalisme à la famille tombée préférèrent périr d'inani- 
tion, plutôt que de se nourrir même des légumes sauvages qui 
poussaient sur un sol appartenant désormais à d'autres maîtres. 
Leur trépas arriva près du mont Cheou-yang # |#- (.^ !£)• 



cLAssiF. 37. ^. 38. ;^. Ôl 

, 5v ^ B K'oa fou tchou je. K'oa-fou poursuivant le 
soleil l'entreprise impossible. A sa course folle, le personnage en 
question ne gagna qu'une soif ardente, que les rivières Ho jpj et 
Wei IP ne suffirent pas à étancher. Sur le point d'en rendre le 
dernier soupir, il jeta loin de lui son bâton de voyage, qui rever- 
dit et donna naissance à la forêt de Teng ffS :|^- (|il 'M '"" 



:^^ ^^ fH JB, Fong yang jen fong. Faire naître une brise 

^^P de bonté, rôle de l'éventail. Sié Ngan ^ ^ en offrit 

un à Yuen Hong ^ ^•, gouverneur de ^ j^, avec ces mots : "Il 

produira une brise d'humanité pour la consolation du peuple |p 

't^^tlji.l:^^^ m-" ^ If WC *• Suivre une vieille 

manière de faire, même si elle est défectueuse. 

t ^ Fong ts'ien, du nom de famille Siun ^, type de l'époux 
inconsolable de la perte de sa femme. Il en mourut de douleur. 

^'M.^i t'ong. Jeune serviteur. Var. ^ ^, ^ jf.. 

^ t Tiao tien. Condoléances à la famille d'un défunt. 
Les cadeaux offerts dans la circonstance se disent ^ 
Tien ^, faire des libations. 

CLASSIF. 38. -^. Niu. 




^ 



^ -^ t ^. Kiué PHng yeou niu siu. Kiuè P'ing, 
c. à d. Kiué Yuen J^, jf^ avait une sœur nommée Niu- 
siu. "Oh ! la jolie et gracieuse (chayi-yuen) Niu-siu, comme sur 
un ton douloureux elle me fait des reproches !" "^ ^^ :t W- W. 
^, ^ ^ m m '^- m II)- * li^ invectiver. 



'yf" t Tsai niu. Les femmes spécialement célèbres par leurs 
talents furent : la première doctoresse -^ ^ yt Hoang Tch'ong- 
hia ^ # 4S ; la vice-présidente ^ ^ 4* Hou-che -fi^ ^, épouse 
de Wei Yuen-i ^ 7C ^ î l'académicienne :^ ^ i Kong Koei- 
pin ^l -M M'^ ^^ correctrice ^ f^ # Sié T'ao ^ ^, de T.'ang ; 
la doctoresse ^ 5|| i Hieou Miao-vcang f;fc ^ ï, des Song ; et 
la savante :^ if dt ^^^ Lan-in %% ^ ^, également des Song, 
L'expression ;^ :j$ # signifie maintenant : chanteuse, courtisane, 
esclave. 

^ t Tsing niu. La fille bleue, génie de la gelée et de la 
neige. {^ "^ ^). 



92 ALLUSIONS LITTERAIRES. 

-^ t Chao niu. La jeune fille, génie du vent. 1= ^ Pjj È fêl 
± a ^ >^ ^^ ^ m li JÏ ^ ^- 

t 't' ^ 7^ ^^^ ichong tchang fou. Un caractère viril dans 
le sexe faible, une femme extraordinaire, j^é M ^ M ^ ^- (M 

t ^ ^ ^ ^iu tchong yao choen. l'n Yao et Choen parmi 
les femmes, une matrone de qualités supérieures, l'impératrice. 
En ces termes Kao ICiong-tsan '^ îM ^ faisait l'éloge de l'impé- 
ratrice Siuen-jen ^ ^, qui, placée derrière un rideau, assistait 
aux délibérations du conseil. [^ ^). 

f g^ ^ rf) ^^w tch'-ong sang pang. Les favorites qui furent 
la ruine de l'empire sont: Mei-hi ^ ^, concubine de Kié ^; 
Ta-hi, ^0 £,1 concubine de Tcheou ^^; et Pao-se ^ ^, concubine 
de Yeou ^. 

K^î ÈM • pâ 7^ ^^^ y^^ • 'c/i'an siao. Visage et genoux 
d'esclave ^{|! ^ : sourire flatteur (tch'an), basse adulation. 

m ^b ^)- 

Jrrj 7C t Fwen /"e?. Yuen-fei, première concubine : l'impé- 

3(Li ratrice Si-ling-che "gf 1^ ^' appelée aussi Lei-tsou ÈJ^ 

jjil, épouse de Hoang-ti ^ ^. On lui attribue l'honneur d'avoir 

la première pratiqué l'élevage des vers à soie, ce qui lui a valu 

d'être vénérée sous le nom ^e Sien-ts'an ^ g. 

;^ t Koei fei. Yang j^ Koei-fei ou Yang T'ai-tchen \^ ■)$: 
M, favorite de l'empereur ^ tC ^ (713-73t)), célèbre par ses 
folles amours. 

;^ t M" ^•'ê* M Chou fei hoei pin : kong ngo. Vertueuses 
concubines et nobles matrones : beautés (ngo) du harem impérial. 
iE ^ Bi ^' {^ M "^ W- Les nombreuses femmes de l'empereur 
s: ^ ^, groupées en six palais :;^ ^, comptaient trois catégo- 
ries : d'abord les H ^ Ai c. à d. \es -^ f$^, ^ X et -^ /^ ; 
puis les jl ^|, c. à d. les f|)( j^fi, ^-2 Jl' ^ IB?' ^tc; enfin les || 
A et les :^ À- 

j(^ ^ //ao /ong. Aimer à s'amuser. "Dans sa jeunesse, 
I-ou, fils de Hien duc de Tsin ^ f/c ^ (676-0? 1), n'avait aucun 
attrait pour les divertissements." J^ § |^ ^ ^- (2£ 




CLASSIF. 38. ^. 93 

ilP 3^ Jou lai. Comme les précédents, en sancrit tathâgata, 
la première des dix épithètes consacrées à Chakia-mou-ny et 
autres avatars bouddhiques Tous sont des êtres parfaits qui 
méritent ce titre par une triple évolution aboutissant au Nirvana, 
état de quiétude absolue. Un commentateur chinois explique fw 
par Tjs: ^, faculté intellectuelle constituant l'essence du ïiouddha, 
et ^ par -^ ^, cette faculté réduite actuellement en acte. 

^ t ^ ^ H n^ |ij Tche -Wang che tchou tse pan 
clian. La maison "où l'on reconnaît ses torts" con- 
struite par Pan-chan, c. à d. Wang Ngan-che ^ ^ ^, de son 
vivant duc de King lE ^J 5^ et après sa mort duc Wen 3E 3^ S*- 
Ce fameux ministre des Song avait les surnoms de ;j ^ [jj et ^^ 
iJj Jg -J^, parce qu'il possédait une résidence au flanc d'une col- 
line. Il y avait placé l'inscription suivante : "Le tort reconnu 
comme tel fait qu'on a raison même quand on a eu tort; mais le 
tort qu'on s'obstine à méconnaître, eût-on raison, donne tort." ^ 

^ n ^ î\i ^ ^ M^ m_^^ n M m m ^^ ^' m m- 

L'expression proverbiale : 3S ^ ^ Pierre et Paul, a son origi- 
ne dans ces vers de Wang. ''L'ouverture du bas de la culotte de 
Tchang trois est étroite, les bords du chapeau de Li quatre sont 

larges." 3g H H P ^, ^ ^9 W 1 :^- (î ^ ^ II)- M^m 
^, critiquer celui-ci, blâmer celui-là. Var. $^ ^ $^_ ^.N'importe 
qui. 5S ^ ''ê î@ ^ 5»" W^- N'avoir souci de rien, stupide. 

ïL ^^ t njrt Hien mou hiun. Exercée (hien) aux leçons de 
^ la matrone (gouvernante) : excellente épouse. 

■I/Ht' ^ t {'^ S Cha ki yeou tsieou. Tuer la servante (ki) 
Ti^^ pour encourager (yeou) à boire. Che Tch'ong ^ ^, 

voyant qu'un convive ne vidait par la coupe remplie par une 

esclave, m.it simplement celle-ci à mort. 

y(p ^ IëI ^^ Mrao cheou hoei tch'oen. Un savoir-faire admi- 
rable ramène le printemps: un médecin habile rend à la vie. ^ 
^^:^,^^^.^. Un calligraphe, un peintre au coup de pinceau 
merveilleux. 

5[p J^ y\, 'W ^^'^^ ^^^ ^^ hoei. La grande réunion de Kou- 
sou (Sou-tcheou), le 5 de la l*"'"*" lune, tenue sous les Song, par 
des docteurs de la même promotion. Des poésies remarquables 
produites à cette occasion Fan Che-hou ^ ^ f^ composa un 
recueil intitulé: jà M M '^ ^ W- 

t ^ LU Kou-ché chan. Le mont Kou-ché, séjour des im- 
mortels. 




94 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

^ ^ Mei hi. Mei-hi, concubine de l'empereur Kié ^. La 
famille ^ ^ ^ Yeoit-che-che, attaquée injustement par ce tyran, 
lui fit présent d'une jeune fille, dont la perversité l'entraîna à la 
ruine de sa dynastie. La phrase suivante donne une idée ^es 
folies provoquées par cette femme. ::^ ï^ '^ ^ ^, |^ llj Ml tt' 

mm'^ i>^^M^m ^i'^ m + m, - i^ m i^ ^ h t a. 

"Elle eut riche palais et tour splendide ; tas de viande fraîche 
et monceaux de viande boucanée ; bassin rempli de vin où l'on 
allait en barque, avec une digue de lie d'où l'on voyait à dix H. 
Sur un coup de tambour il y eut à s'y abreuver trois mille 
personnes." Koan Long-fong || f| jiÉ ^t le prince T'ang ^, qui 
avaient essayé des remontrances, furent, le premier, mis à mort, 
et le second, jeté en prison. 



5(0 2j Ta ki. Ta-ki, favorite du tyran Tcheou-sin ^'^ •^, qui 
l'avait reçue en cadeau de la maison princière Yeou-sou-che /^ 
jfë ^. A son instigation, l'empereur appliqua la torture raffinée 
dite ')j^'^ p'ao-Jo, qui consistait à faire embrasser une colonne en 
fer chauffée à blanc. 

4§ ^4" ®^ "tIb t Hoan Tch^ong siuen hiu tsH. Hoan 
Tch'-ong résistait rarement à son épouse. Comme ce 
personnage ne voulait porter que de vieux habits, elle profita d'un 
moment où il était au bain pour lui en substituer de neufs, lui 
disant pour le calmer: "Comment vieilliraient des vêtements, qui 
ne furent jamais neufs?" :j^ ^ ,^ 1^, fpj È W i^- (ife i 




7^ t ^ Tj^ Cha ts^i kiepu tsiang. Tuer sa femme pour avoir 
un commandement, ainsi agit le général Ou K'i ^ ^, qui égor- 
gea la malheureuse, originaire du royaume de Is'i ^, pour 
prouver au prince de Lou i^- qu'il méritait de prendre part à la 
campagne entreprise contre ce royaume. 

W t ^ ^ Hien ts'-i tche fs'oan. L'épouse sage se charge de 
la cuisine (ts'^oan). Un jour qu'un orage venait d'éclater, Se-ma I 
r1 J^ aSï' nommé après sa mort empereur ^ ^ ^, se précipita 
hors de sa chambre pour ramasser des livres qu'il avait exposés 
au soleil. Son épouse, avant appris qu'une esclave avait été 
témoin de la scène, la mit à mort, dans la crainte qu'elle ne 
révélât la chose. Car Se-ma avait justement prétexté une 
maladie pour ne pas se rendre près de Ts'ao Ts'ao 1^ ^, qui 
l'avait fait appeler, et l'indiscrétion de la servante pouvait amener 
la perte du prétendu malade. L'épouse si prévoyante en fut quitte 
pour vaquer elle-même aux soins du ménage. (^ # W ^ 51 M 



CLÂSSIF. 38. ^. 95 

xHj Pi- Pi, mère défunte. Sur la lettre de faire part on dit: 

^ ^, ^ ilït !5fe fi ^[:, 3fc ï 3C, :5fc 3£ #, feu mon père, feu 
ma mère, feu ma grand'mère, feu mon grand-père, feu ma grand' 
mère. Parlant à quelqu'un de sa mère défunte, on se servira des 
expressions : ^ ^, ^ M- 

•fttl^ > t 2 ÎT ^'^^ ^^^.9 ^^'^^ ^^o. L'union de deux noms: 

3(dL U" heureux mariage ^ '^, dont le but est le culte des 
ancêtres et la continuation de la famille. Jl iil ^ ^ ^ M 
T i^ fj M lil: 4- (^1 tB)- ^ JÉ fr ^- Des fils et petits- 
fils de plus en plus nombreux. ^ ='^- 

3l t ^ t' ^ iïu iS W 0^* smg ftiM tchong hoa eul jao 
tsin. Cinq familles s'emparèrent (d'une partie) de la Chine, susci- 
tant des troubles aux Tsin. 

1) Lieou Yuen fij ^, tartare f^ i^J ^, fils du prince Pao ffj 
é ^ (tso-hien, en turc ^ ^ monarque), après avoir porté le 
titre de grand chan-yu -Jz '^ ^, usurpa celui d'empereur en 
établissant la dynastie %\ ^ al. 4fc |f à Tch'ang-ngan j^ ^ (Si- 
ngan-fou, Chen-si), en 308 ap. J.C. L'an 329, son troisième et 
dernier successeur était mis à mort par le général Che Lé Che- 
long Ç fj iH: f|. 

2) Che Lé ^ '^, tartare Kié de Chang-tang J^ ^ pJj (Chan- 
si), d'abord chef de brigands, devint le premier empereur des ^ 
Il (330-3.50), avec Yé i[5 (al. f) -^ l^, Tche-li) pour capitale. 
Sa famille, qui compta sept de ses membres sur le trône, fut 
éteinte par Jan Min ^ ^. 

3) Mou-yong ^ ^, famille tartare Sien-pi |^ ^ (ainsi nom- 
mé du mont |^ ^ [i| au Liao-tong), régna à la même époque. 
Mou-yong Koang ^ '^ à)^, fils de Hoei /i^, grand chan y u -j^ ^ 
•^ et duc de Liao ^, s'était contenté d'être roi de Yen ^ 3g, 
mais Tsnen ^^, son successeur, se proclama empereur à Yé f^ 
en 349, continuant les g^ ^. En 370, les états des Ts'ien-yen 
tombaient au pouvoir de Fou Kien :^- g, des -^ ^. Quatorze 
ans plus tard on voit paraître la dynastie ^ pFt, fondée à 4* lU 
par Tch-oei, cinquième fils de Koang. Kao-yun '^ ^, quatrième 
et dernier successeur de Tch'oei, périt en 409 sous les coups de 
Hong Pa ^ ^, son ministre, qui établit la dynastie éphémère 
des 4t ^- Enfin vers 397, Mou-yong Té :^, inaugura la branche 
^ Ih^ ^ M El (Chan-tong), qui s'éteignit sous son second em- 
pereur. 

4) La famille nommée d'abord P-ou f^, puis Fou :^, eut 
aussi sa lignée impériale des g^ ^ (351-395), dont Fou Kien 'y(^ 
^, fils du prince H 3î ^ P'ou Hong ^ •^, fut le premier 
représentant sur le trône. Les Fou étaient des Mongols Ti de 
Lin-wei B| îf ^. 



96 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

5) Autres dynasties; les :^ ^, de 384 à 'il7, dont la tige fut 
le prince Yao Tch'ang Jj^ |^, tartare Kiang de Tche-t'ing ■ff ^ 
^, avec ^ ^ pour capitale; les ^ (302-347) fondés par Li T'é 
^ f|# à J5& f P (Se-tch'oan) ; les }f (385-403) par Tchang Koei ^ 
ft à ^ ^ fXa?i-sou;: les ;^ îf (397-414) par T'on-fa Ou-kou ^ 
^ M M. ^^ M ^ (Kan-sou); les 4k "^^ (397-439) par Toan Yé ^ 
H à ^ jj^" et continués par Tsiuh'iu Mongsuen '^^ M M M ^^ 
son successeur; les |§ •j'?. (400-421) par Li Kao ^ -^ î^ $X ^ 
(Kansou): les f^ ^ (385-431) par K'i-fou Kouojon ^ {^ É 1^ 
à ^ ^ (Kan-sou); enfin les ^ (407 431) par Hé-lien Po-po ^ j^ 
^ ^j[j à ^ ;i^ (al. Hia-tcheou au pays des Ortous). 

^ ^^ /V i" Ou /{?■ pa sni{7. Huit noms historiques de l'époque 
des cinq petites dynasties, qui précédèrent immédiatement les 
Song. 

1) Tchou Wen TsHuen tchong :9c îm ^ .È-' ^^ T'-ang-chan 1^ 
llj, fondateur des ;^ % (907-923), capitale ^ |^. Il fut assassiné 
par son fils. 

2) Li Tsoen-hiu Ya-lse ^ y^ Bj ^ ^^ tartare de ^ p-g Cha- 
t'o, fils de Li K'o-yong ^ :^ ffl, fondateur des ^ ^ (923-936), 
capitale ^ ^. Il périt de la main du comédien Kouo Ts'ong- 
k'ien 15 ^ m- 

3) C/ie King-t'ang ;5 ^ 1^, tartare de fj; p^' gendre de 
l'empereur ^ jl^ fljj %, fondateur des ^ ^ (930-946), capitale 
;fc ^ près de ^ |ij- ;§ (Ho-nan). 

4) Lieou Kao Tche-yuen fij # ^ j^^ tartare de fj; f^-g, fon- 
dateur des fl ^ (947-950), capitale # H (i: j^ /j^, C/ian-si;. 

5) Kouo Wei %^ ^, de j^^ j^, connu d'abord sous le nom de 
Tsioeal % ^, fondateur des ^ ^ (951-960), capitale :k ^ 
(Ho-nan). » 

6) Hoang Tchao ^ ^, rebelle vaincu par Li K'o-yong ^ ;^ 
^, qui à cet exploit gagna le titre de ^ 3^. 

7) Kouo Ts'ong-k'ien % ^ ^, comédien f^ A de l'empereur 
^ ^ ^ ^, à qui il ôta la vie. 

8) ^ ^ K'i-tan, tartares mandchous, nommés Ltao ^ dans 
la suite, qui vinrent prêter main forte à Che King-t'ang Ç j^^ ^. 
La dynastie, appelée d'abord jg. puis "gf ^, va de 907 à 1211, 
ayant eu pour fondateur Fou-iî / JflS # ff,- Capitale -^l^^ f^ (auj. A- 
lou'k'ou-eul-ls'in PpI # # ^ f,lj«. Mongolie orientale). La cour 
de Liao se désignait par jj^ |)§, par opposition à celle de ^^ ^j^, 
de la même époque. 

^ ^ Jl^fJ^ Kiang kia tche pei. La famille Kiang fit une 
couverture assez grande pour couvrir les trois frères Kiang Kong 
Pé-hoai ^ ^l fé fiÈy Tchong-hai /(t|j ff- et Ki-kiang ^ fx., car ces 
jeunes gens s'aimaient si tendrement que, la nuit même, ils ne 
pouvaient être séparés. La couverture des Kiang ^ ^ dit Taffec- 
tion fraternelle. 



CLA.SSIF. 38. ^. 97 

T ^ Kiang Mou, des T'smg, surnommé le mandarin de la 
paix -j^ ï!^ "^ ^, tellement il avait réussi à rétablir Tordre dans 
son gouvernement. (^ l< ^ ^ 1$) ^" l'appelle à tort Ts'oei 
Mou ^ ^. L'expression peut signifier encore un fonctionnaire de 
la période de règne T'ai-p'ing, sous l'empereur modèle ^^ ^. 

t fë J^ ^ llD iW ^ Kiang heou t^ouo tsan eul tai tsoei. 
L'impératrice Kiang, sa broche à cheveux (tsan) enlevée, attendait 
son châtiment. Elle voulait par là rappeler à plus de diligence 
son august-e époux fq] ^ ^ (827-781), qui. depuis quelques jours, 
se levait trop tard, ce dont elle avait ainsi l'air de s'attribuer la 
cause. La leçon fut comprise. (^Ij fp] JlJ -//^ ^). 

4jJ^ ïf t ^ ^' fà iÙM i M fâ Ts'oen tche k'i tse, 
Xx!; pei Pé-tao tche ou heou. Pour sauver son neveu Pé-tao 
sajcrifia son fils, et pourtant on déplora qu'il restât sans postérité 
mâle. Dans une émeute, Teng Yeou Pé-tao ^-flJcfé^' ^^^ Tsin^ 
prenait la fuite avec son fils et son neveu entre les bras. Ne se 
sentant plus la torce de courir sous son double fardeau, il dit à 
sa femme: "Mon frère mort jeune n'a que cet héritier, je ne puis 
donc l'abandonner; mais je vais déposer là notre enfant." La 
malheureuse toute en pijurs y consentit. Comme, plus tard, ce 
personnage mourait sans avoir eu d'autre garçon, le peuple 
manifestait sa commisération en ces termes: "La conduite du 
ciel est aveugh-. puisqu'il a laissé Pé-tao sans garçon." ^ ^ fc 

^, Et fâ MM %• 



t f^- Ip San pao wei tche kH kiun. Jeter ses 
bijoux parce que son neveu abandonne l'armée, ainsi agit Liu Siu 
g ^, tante du général Liu Lou lf\ ^, lorsque celui-ci vint lui 
communiquer son projet de donner sa démission et remettre les 
troupes entre les mains de Tcheou Pou Ja\ ^. "Mais, lui fit-elle 
observer, si tu déposes ton commandement, c"en est fait de notre 
famille Liu." ^ ^ ^ liH m W-^ S R "^ M M- Sur ce, elle 
Jança ses joyaux hors de la salle, ne voulant pas qu'ils allassent 
enrichir ses ennemis. (^ t2i Bi )o ^ lE)- 

Ici ~f' ^ ^ <^ ^ ^ ^se tai tche tche cheng. Donner la vie 
de son fils pour celle de son neveu, action héroïque de Tchang 
Fan Kong -i ^ fg ^ ^. Les brigands qui s'étaient saisis de ces 
deux enfants, les rendirent, quand ils virent Tchang ne réclamer 
que son neveu, alors qu'ils voulaient lui remettre son fils seule- 
ment. (^ J^, ^ |Ê f )• 

J^ t 11 ^ ^ i^ I tche Ichou cheng tche heou. Confier à 
un neveu le soin de ce qui suit la vie, c. à d. le charger des sacri- 
fices rituels. Comme on pressait Lou Mai ^ jS de prendre une 

7 



98 ALLUSIONS LITTÉRAIRES 

concubine, puisque sa femme ne lui avait pas donné d'enfant 
mâle, il refusa en disant qu'un neveu suffirait pour les cérémonies 
funèbres. 

WS ^ ^M. ^ ^'^^ hoang wei tse. Les pivoines jaunes de la 
famille Yao et empourprées de la famille Wei étaient célèbres sous 
la période de règne }§■ ^ yt ('713-741). 

t * iHi -ii> « îESc. èi r?3 ^ i -Ih it H^ MM y-o 

song f'ong sin fou tcheng, kou k'ai yuen tche tche pi yu tchen 
koan. Yao et Song, d'un même cœur, prétèrcnl leur concours au 
gouvernement, aussi la période de règne ^ pi] 7C ^^13-741) égalâ- 
t-elle celle de Jil ^ 1^ (627-049). Fao Yuen-tch'ong Yuen-tche 
^b 7C ^ 7C ^» ou simplement Yao Tch'ong ,y^ ^-^, fut ministre 
sous trois règnes zL "^ jt ^ ^^ ^^ dynastie T'ang : ^ J^ (684- 
705), ^ ^ (710-713) et Tc ^ (713-755). Le peuple lui donnait 
l'épithète de ministre sauveur ^ 0^ sj? j^, tout en critiquant son 
"cœur de fer et ses entrailles de pierre" ^ ^ jjj» ^. De son 
vivant il reçut le titre de i^ â^. et après sa mort celui de ;^ ^ 
^. Quant à Song Ing Koang-p'ing Sfc J|: ;K ^^ i' se distingua à 
la cour par son inébranlable fermeté jt ^ fli/t ^■ 

>(|2 ^ ^f 1'"^ W\ i'i" Ki c^e mou i hiun che. La conduite 
des matrones de la famille Ki instruit les géiu' ration s. Ces 
femmes modèles de la dynastie Tcheou sont: Tcheou Kiang ^ |^. 
ou T'ai-kiang -j^ |^, épouse de T'ai-wang -jj^ J; T'ai-jen -j^^ fj, 
épouse de Wang-ki ^ ^ et mère de Wen-wang ^ 5! î enfin 
T'ai-se i: iy, épouse de Wen-u-ang. ^. ^ ± ^. ^ ^ t, "&* 

B m j^ m^ ^> 'Ê t m, ± mmwi ^, m -^ m ^- "La 

digne reine Je7ij mère de Wen-wang, l'aimable Kiang des Tcheou, 
matrone de la maison royale ! L'auguste Se a hérité de leur grande 
renommée, aussi a-t-elle cent garçons!" (||f :h ^§)> 

T F"I Ki Tch'ang. Tch'ang de la famille Ki ou Tcheou }S], 
c. à d. Wen-yt^ang ^ ^E- Son fils aine Ou-wang j^ ^ s'appelle 
Ki Fa ^^, et son fils cadet Tcheou-kong J^ ^ a nom Ki Tcheou 
^ 1^ ou Ki-kong tg ^. 

Jt^p. ^t Sou ngo. La blanche Ngo : la lune. L'archer 
%XK( Heou-i J^ ^ avait reçu en cadeau de Si-wang-mou "g" 
^ -fÇ: un élixir d'immortalité, mais sa femme Heng-ngo JB %% ou 
Chang-ngo ^{j^' ^ l'ayant pris fut aussitôt enlevée dans la lune, 
où elle se métamorphosa en un crapaud à trois pattes appelé 
Chan-chou $l| ijif;. [ff^ "j^ ^). D'après la légende qui attribue à 
Tch'ang-i "J^ ^ la direction de la lune, comme elle soumet le 
soleil à l'empire de Hi^ho ^ |{], l'appellation Chang-ngo serait 



CLAssiF. 38. ^. 99 

simplement une corruption de Tch'ang-i. "Attirer le lapin noir 
dans la tour de l'empereur, et recueillir la blanche Ngo dans la 
salle_^de l'impéralrice." ^\ jt % H'^ 1^ ^. M ^ m. M ^ M- 
iM r^-, ^ M)- Dans la lune se trouverait un lapin, occupé à y 
préparer des médecines. "Au palais de Heng-ngo un lapin blanc 
broyé des remèdes." Ù ^ ^ M ÏK ^ '^' {Wi ^k 



^ 5^ 4^ t Tchong t'ien fs'ai ou. Au milieu de la voûte 
céleste brille l'étoile Ou, ^ "^ ou 4t ^ du Verseau, 
ainsi dit-on par manière de compliment à une femme âgée. 




~r' W- Niang tse kiun. L'armée de l'épouse, nom donné 
au corps de troupes levé par l'héroïque princesse P'ing-yang ^ 
Fê & ±» accourant à l'aide de Tch'ai Chao ^ |^, son mari. {& 

«)• 

M 71 1'^ W Kiai-fou, Tchong-fou. Kiai-fou, concubine 
dont le fils s'appelle ^ ^. Tchong-fou, épouse légiti- 
me du fils aîné ^ -^. (^ ^ ^ij). Autre appfllation des épouses 
de second ordre: f^ ^, J^^. L'enfant parlant de la concubine de 
son père dira: ^ È ^J:. 

^ pui ^ A jQ 7V xî Leou Che-té pa yu pa ft'o. Leou 
Che-té, des T'ang, en huit rencontres vainquit les T'ou-fan 0£ ^, 
Turcs établis au Thibet. Leou brilla à la cour de l'impératrice 
55 J^- (^ «■)• L(6S T'ou-fan se nomment encore Lou ^ 
et 4b M- 

îCu* *0 Hoen-yen, mariage ^ $. La composition du cara- 
ctère hoen indique que l'union conjugale a lieu à la nuit tombante 
^, moment où le principe mâle j^ accueille le principe femelle 
[^ et lui cède la place. Yen au contraire se résout en ^ ^ pour 
signifier que la femme devra être désormais sous la dépendance 
de son mari. Mais selon le ]|f ^, le premier signe idéologique 
dit le père de la femme et le second le père du gendre. 

TF t ^ ^ Tso hia i chang. Confectionner des habits 
de noces (pour les autres) : traiter l'affaire d'un tiers, 
parler en sa faveur. "Ma plus grande peine, c'est de piquer tous 
les ans au fil d'or, et de faire des habits de nouvelle mariée pour 
des étrangères." M 'l^i ^ ^ M ± B, ^^ iil A M ^ ^ ^■ 
Ainsi chante la couturière, que sa pauvreté condamnera peut-être 

au célibat, mm^m-k !#)• Var. M It, Jl ^^ ft M- ^ 

f(|, Impliquer autrui dans un mauvais cas, se débarrasser sur 
lui d'un ennui, rejeter une faute sur lui. "Le prince de Han ne 




100 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

voulut pas se soumettre à celui de Tf^'in, car il désirait passer son 
infortune au royaume de Tcliao'\ en lui cédant un pays sur le 
point de tomber au pouvoir de Ts'in. f^^ PJ\ iii ^ ^1^ ^ ^^ 

'i^iê :^M n^. M 4- {^ m m 1& %)' var mm u m se 

décharger d'une faute en incriminant un autre, ^ ^ J5l^ A- 

^ "K ^ ^ ^^^ ^^^ '0^^ ^^^^' L^ belle-sœur ('saoj avait 
une crainte révérentielle pour la fortune. Sou Ts'in Ki-tse ^^^ 
•^, ruiné par ses longues et inutiles démarches auprès du roi 
de Ts'in, reprit le chemin de sa patrie. "Des bandelettes de 
toile autour des jambes, aux pieds des sandales en paille, sur l'épaule 
ses livres et sa besace, le visage émacié el noirâtre, l'air con- 
fus, il arriva chez lui. Mais sa femme ne descendit pas de son 
métier, ni sa belle-sœur ne lui fit de cuisine. Alors il tira ses 
livres, la nuit, et en étala des dizaines de malles. Quand il sentait 
le sommeil venir, il se piquait les cuisses avec une pointe, le sang 
en ruisselant jusqu'aux pieds". Après ce travail acharné il 
parut à la cour de Tchao qui^ charmée de ses plans, le combla 
d'honneurs et de richesses. Du coup, "ce lettré sorti d'une 
misérable ruelle, à l'entrée sans porte, à la fenêtre en mûrier 
avec charnières en bois tordu," était devenu le conseiller écouté 
des princes. Lors d'un voyage au pays natal "sa femme le 
regardait du coin de l'œil et l'écoutait l'oreille penchée. Quant 
à la belle-sœur, elle se traînait en rampant devant lui, lui faisait 
quatre prostrations, et à genoux, implorait son jjardon." Comme 
Sou Ts'in lui demandait: Poui'quoi autrefois si fière, es tu mainte- 
nant si humble? elle répondait: C'est à cause de la haute dignité 
de Ki-tse et de ses grandes richesses." -^ ^ ÏÏn àfn M IP M. £§' 

n mm m^M ^^ miM n m ^^^ ^ ^n m è.^ m ^ m^ 
$ ^ T ^^ n ^ ^ 'i^, 7^^ nw,mmn-^^mm 'ék si. 

-51 H ê ^] * 95, jt « s J£, ^ ^ ^ #. # ^ ^ ^ P'î. a 

p m m t ± %. m m ^ m m, m m m m, m^tn^ ik, 

^^t^^ y^^ Ul'^ 

1^ iÊ: m K"* f ^"^in ou tchou kiao. Loger iF^iao dans une 
'toj maison en or: obtenir la femme de ses désirs. La sœur 
de l'empereur King-ti ^ "^ ^ ^, demandait au petit prince 
impérial s'il accepterait volontiers pour épouse sa cousine A-kiao. 
"Si on me la donnait, répartit-il, je lui bâtirais un palais eh or." 
^ ^ M ^ it M^ 'Ê i1^ û M ^f t- Dès ce moment le mariage 
fut décidé. (JS O, g| 5Ç ^ -0)- 



% 



CLASSIF. 39. ^. Tse. 



^ 



fiM^ C'ha tse met kiun. Tuer son fils pour flatter 
le prince. Un jour, Hoan, duc de Ts'i ^ |g ^, ayant 



GLAssiF. 38. 3^. 39. ^. 101 

dit k I Ya ^ ^, son cuisinier, qu'il n'avait jamais goûté de la 
chair d'enfant, celui ci égorgea son premier-né et le lui servit sur 
la table. (•/§ '^ ^). 

'ffi t ^ Kia tse ti. Jeune homme remarquable. Toen ^ 
faisait cette recommandation à son neveu Wang Hi-tche I-chao 
ï ^ ^ tË <b : "Toi qui es le gentil enfant de notre famille, tu 
ne dois pas le céder à mes deux secrétaires." '^ ^ ^ ^ f^ ^ ^, 
"Ê ^ )Â ^ W-- P^^ ^^ '^ l'engageait à imiter les deux savants 
lettrés Tch'en Lieou ^ g et Yuen i^w Ptc ^- (# # 3E ^ ;è Jl). 



t ^< 5^ K'ou tse sang ming. Perdre la vue à pleurer 
son fils, ce qui faillit arriver à Pou Chang Tse-hia h ^ -^ ^, 
disciple de Confucius. Aussi Tseng-tse -^ ^ le blâma-t-il de sa 
douleur excessive. (^ |g). Var. ^ P^ perdre un enfant. 

R^i kU M ^' ^S M ^ ^ Hiong tse jou lin tse : ngai ou 
tch^a teng. Regarder le fils de son frère aîné comme celui du 
voisin: avoir un amour égal pour tous. (^ ^). 

^ "f Hé tse. Tache noire sur la peau : petite place forte. 

^ t Nei tse. L'épouse, f^ ^. Le neveu par les frères, (j^ 
iÏÏ)- Î3b^- Le neveu, (jf ^)._J{^ 4- Le gendre, (|lj^^). Orphe- 
lin de père ^ ^, de mère ^ -^, de père et de mère îR ^ ^. 

L'encre j]j ^, -f ^. Cette seconde épithète Tse-mé est comme 

le nom propre de l'encre, ('g' j|| ^), 

■^ -p Tch^ang tse. Un chef d'expérience. (^ gîjg ^[>) — ■ — ^ 

^,. Tse-hoei. Aimer le peuple comme ses enfants. (^ ^ Ç). 

;^ ^. Cet homme, mon ami. (|^ "^ ^). 

^' ^ î'se lai. Les gens viennent au mandarin comme les 
enfants au père. (^ ^). 



t IIP Tse-kHng, physionomiste de l'époque ^ j^, dont il est 
fait mention dans les Annales sous le nom de ^ ;f^ ^ llp. (^ Ig 
Éi lÉ ^)- 11 trouvait chez Confucius le front de l'empereur Fao 
^, le cou du ministre Kao-yao ^^, et les épaules du sage Tse- 
tch'an ^ ^. 

/ t ^ ^ ^ ;^ Liao tse p'-ing tche sou yuen. Réaliser le 
désir constant de Hiang P'ing Tse-p'ing |n] ^ ^ ^ : marier 
ses enfants ce à quoi se bornait l'ambition de ce personnage. 
Var. M T 1^ ^- 



102 ALLUSIONS LITTÉRAIRES 

^\j 'fy K'ong fang (hoang). Trou carré : sapèque. Lou Pao 
Yuen-lao -g. ^ yt il' des Tsin, composa la satire ^ #|ïf , où il 
comparait celte pièce de cuivre à un frère tendrement chéri, 
appelé K'ong Fang ^ t iW bZ ^ B A 1j- Var. ^ if j^, Jl 
3iî iW 5t^ expressions où le caractère ^ se prononce hoang. 

t ^ M J^ K^ong ts'iao ché p'ing. Décocher une flèche sur 
l'écran aux paons: rechercher une fille en mariage. Teou I Ta- 
ou S[ix^^' embarrassé pour faire un choix entre les nombreux 
prétendants à la main de sa fille, décida de prendre pour gendre 
celui d'entre eux, qui tirerait droit dans les yeux de deux paons 
dessinés sur un écran. La victoire resta à l'adresse du futur 
empereur B "M %l' (^ « /ff M If)- Var. ^ j# ^ ^, l'écran 
aux paons attend le choix, une fille est à fiancer. JH^ pi ^ ÎL ^' 

^ t ^^ lui JLSan k'ong tch'oei ting li. On louait (tch'oei) 
comme un brûle-parfums debout les trois frères K'ong: Wen- 
tchong King-fou ^ # ^ ^, Ou-tchong Tch'ang-fou ^ fijj % ^^ 
et P'ing-lchong I-fou ^ i^ M ^^^ originaires de Lin-kiang ga jm 
(Kiang-si), et contemporains de 5^ g" ^ (1086-1101). (^ ^ ÎL ^ 
J['^ ^). "Les deux Sou sont comme deux tablettes de jade juxta- 
posées, et les trois K'ong comme un trépied dressé." Zl 1^ Jl f^J 
M, H 7L ^ JL ^- (^ # H §#)• Il s'agit ici des deux frères 
Sou Che ^ et Tcli'é ^, fameux écrivains de la même époque. 

i W^, ^ & 'H ffi K'ong Yong tche tsouo heng man. Les 
sièges chez K'ong Yong étaient toujours occupés, car son exquise 
politesse lui avait gagné beaucoup d'amis, (f^ ^ ^). K'ong est 
nommé parfois JfL 4b M^ parce qu'il fut ;|k f§ 4^' sous-préfet de 
Pé-hai (Chan-tong), avant de devenir -k4^i<^ (auj- ^ ^:k Ë) 
chambellan de 2^ ordre de l'empereur ^ ^. 

-^Mf — ^ t San kou. Les trois ministres inférieurs ou ^ /I? 
TJJX de la dynastie Tcheou: >> ^ijj sous tuteur, tp ^ sous- 
assistant, et ^p ^ sous-gardien. (^ ^). 



/i* ^ St S§^ 1^ Kou tchou: tsin ts'ai tou pouo. Kou- 
tchou unique enjeu : se ruiner aux jeux de hasard. Le ministre 
K'eou Tchoen ^ ip avait réduit les Tartares K'i-tan ^ j^ h 
demander la paix, mais Wang K'in-jouo ï $^ ^, jaloux de ses 
succès, l'accusa en ces termes près de l'empereur. "K'eou n'a 
obtenu qu'un traité dit pacte au pied des murs M T Jè ^^ ^t 
regardé comme une honte par les anciens. Sire, vous avez été 
son dernier enjeu." |^ T ^ i^p ;t II ^ 4- (^ #)• P""»" ^^"^^ 



CLASSIF. ;^9. -^. 103 

un haut mandarin, dont le nom en impose aux étrangers, on 
écrira: ^ j^ JU ^ ^ M.^ comme dans le cas de K'eou, sa grande 
renommée amène la soumission des K'i-tan. 

V^ W: ^^^ pia.0. Personne d'une tenue modèle. 

^ »Ù^^ M 'îl( S ^ H 4* ^î 8in Ki pou KH ping 
kaiyu koan tchong. Ki Sin et Ki Pou l'emportaient tous deux par 
leur ardeur au pays de Koan-tchong (Chen-si). De Pou, lieutenant 
de Hiang-yu 3^ ^, on disait par manière de proverbe, que "son 
seul assentiment valait mille pièces d'or" — |Ç -p ^- (^ IB ^ 

^ m- 

iui hl ^ pq W ^ Mong lang louo yeou king pouo. Un 
grand flux de paroles (^ ^) est le fait d'un esprit léger et su- 
perficiel. 



îl 



r^ -R- t Eul suen. Les petits-fils. A partir de '^ ^ arrière- 
j^n petit-fils, chaque degré en s'éloignant se désigne par 
7C m^ ^ ^, ^ ¥, et iJi ^, ou 7C U- ^ If., t t^i M, iJ5 U 
^t 5 d^, c^ dernier ainsi nommé par analogie au son qui vient de 
loin. 



7L "^ « W 7L w IS Eul suen tse yeou eul suen fou. 
Les fils et petits-fils sont les artisans de leur bonheur, car le 

bonheur ne se transmet pas en héritage. /[H ^ "jf ~i\' M ^ 

M -f M Wt- N'avoir plus qu'un pouce de terre à léguer pour la 
culture à ses fils et petits-fils: pratiquer la vertu en vue de :<a 
postérité. ^, ^ §1 ^- La branche des petits-fils pousse ma- 
gnifique : les jeunes gens sont remarquables. 

T joj '^ ^ ^ ^ oi Suen tcheou yuen tsong kio tche kiao. 
Suen Tch'é ^ et Tcheou Yu Kong-kin ï^ ^ 3^ étaient unis de- 
puis l'enfance^ âge où l'on porte les cheveux tressés en forme de 
corne tsong-kio. (^ j^). 

1 13^ TX W iE -2 -^ Suen pin cheou kien tsao tche kong. 
Suen Pin obtint le résultat de la diminution des feux. Il avait 
ordonné à ses soldats de n'allumer dans leur camp que des feux très 
espacés, afin de faire croire à l'ennemi, commandé par P'ongf Kiuen 
fl ^^, qu'ils n'étaient qu'en petit nombre. Le stratagème réussit, 
et P'ong, qui s'était jeté en toute confiance sur des troupes apparem- 
ment si faibles, fut vaincu et se suicida. Ainsi fut vengé Suen, 
qu'il avait jadis faittorturer par jalousie pour ses talents militaires. 



J04 ALLUSIONS LITTERAIRES. 

t llj ^h Swen chan wai. Après Suen Chan : refusé aux exa- 
mens ^ %'i. Comme des candidats interrogeaient cet individu 
sur le résultat de leurs compositions, il leur répondit en jouant 
sur son nom: "Les noms des gradués finissent à la montagne à 
pic, les autres sont encore au delà" ^^^^^^ llj>l^ A 
^ ^ -^ ]\i ^l', c. h d. comme C/ian est le dernier de la liste 
des lauréats, après lui il n'y a que ceux qui ont échoué, (vj^ î@ 

t ^ :H: PÊl' U' ift 'èh ifi Suen teng tch'ang siao, chan 
ming kou ing. Au sifflement prolongé du taoïste Suen Teng, des 
Tsin, la montagne résonna et la vallée fit écho. (^ ^ [ijt || ^)- 

f ^ Suen Cheou, épouse voluptueuse de Liang Ki ^ ^. 

t ^ ^ il "(R ^ ^uen Song ti hiong kiu koei. Les frèi'es 
Sueyi et Song étaient tous distingués. Sous la dynastie Song, Suen 
Ho Han-kong ^ JpI i^ ^ et Suen Kin-ki ^ ^ ^, Song Siang (al. 
Kiao ^) Kong-siu ^^ ^ ^ ;^ et Song Ki Tse-king ^ |f5 -^ f; 
furent ^ 7c les premiers aux examens pour le doctorat. 

t ^ JJ ^ Suen Ou fang lio. Les comJDinaisons stratégiques 
de Suen Ou. Le général ^ -^ ou ^. ^, originaire du royaume 
de Ts'i ^, présenta à Ho-liu ^ ^, prince de Ou ^, treize 
traités sur l'art militaire. Mis par lui à la tête des troupes, il 
vainquit Tch'ou ^ et tint en respect Ts'i ^ et Tsin ^. Un jour, 
le prince lui demanda s'il se sentait capable d'exercer des femmes 
au maniement des armes. Sur sa réponse affirmative, 180 concu- 
bines sortirent du sérail ; mais comme ses divers commandements 
_^ /^ j£ ^ ne réussissaient qu'à les faire éclater de rire, séance 
tenante, il décapita deux favorites, malgré les réclamations du 
prince. C'en fut assez pour obtenir de l'ordre et de la régularité 
"^ + ^ ^É H S- P^ï" nianière d'éloge on dira d'un com- 
mandant: B| iè ^ :^, en fait de plans il n'est pas inférieur à 
Suen et à Ou. Ce second personnage est le stratégiste Ou K'i ^ 
^, qui prêta ses services à ^'|!^i Tao, roi de Tch'ou (401-380). 

i(P t i^^ ^ Jou Suen Tchong-meou. Semblable à Site?! K'iuen 
|g Tchong-meou: un fils distingué. Ts'ao Ts'ao ^ $^, admirant 
la discipline que ce général faisait régner parmi ses troupes, 
s'écria: "Il ne faudrait engendrer que des enfants comme Suen 
Tchong-meou ; mais comme Lieou Piao ^ King-cheng ce ne se- 
raient que des cochonnets (Voen) et des chiens." ■^ -f- 'É' ^ ^. 
f^ fS^. ^ iil ^ ?!• ^ ^ M :^ 5- De ce mot semble dater l'ex- 
pression familière: >]> jk, jt ^, M^ 5' "lO" ^^^s. Suen K'iuen, 



CLASSIF. 39. ^. 40. *-^. 105 

fils de Kien g et frère de Tc/i'é ^, quoique vaincu par le légen- 
daire Ts'ao Ts'ao, réussit à fonder la dynastie impériale Ou ^, 
sous le nom de -)z ^• 



t J^ Suen K'-a.ng, type du lettré studieux. Ne pouvant, à 
cause de son extrême dénùment, se procurer de la lumière, 
"au cœur de l'hiver (long-tong), il s'abritait sous son avant-toit 
de chaume, pour y étudier à la clarté de la neige ". ^ ^ ^ ^, 

^ \\\ ^ "^ Hio chan hio liai. D'une science haute comme 
une montagne et profonde comme une mer. 



CLASSIF. 40. ^-^. Mien. 



■^ È Y^ tcheou. L'univers. "Le passé et le présent se 
disent tcheou ; les quatre points cardinaux avec le haut et le bas 
sont signifiés par yu/' ffi -& ?)5 4* |i ± W, Hl :i^ ± T li ^ 

^P f, JM. t Kan yu, tchen yu. La maison pourpre (kan), la 
demeure des parfaits : le séjour des génies et des immortels. 1^ 

4-*^ ^ f Ç^ .1/ou tse pei. Stèle sans caractères: personne 

""Jn grossière avec de belles apparences. ^ ^ :® ^• 

Caractères non cuits: étude superficielle et précipitée. 

^ t n^ -^ j;^ Li tse che pou kouo. Prendre li-tse pour pou- 
kouo, à cause d'une certaine ressemblance entre les premiers 
caractères et les seconds: faire confusion entre deux personnes, 
deux choses. Autre expression analogue: ,% ^ )]^ ^j. Faire 
ma des caractères ou et yen qui lui ressemblent un peu : tomber 
d'une erreur dans l'autre ]^ WC ^ WC i^Q^, embrouiller tout. 

^ ^3^ Tché siang. L'augure de l'habitation : le neveu, fils 
de la sœur. La famille Ning ^, qui avait adopté Wei Chou Yang- 
yuen M. ^î* I^ TC» consultait un devin à propos de l'emplacement 
où devait se bâtir une nouvelle maison. La réponse fut qu'un 
neveu remarquable y serait élevé, Ce qu'entendant, le petit Wei 
de s'écrier: '-Je me charge pour ma famille maternelle de réaliser 
ce pronostic." 'g' :^ :$b f^ |K lit ^ 49- P'us tard, en effet, il 
occupa de hautes charges à la cour de H ^ ^. (# ^ ^ ^ 



106 ALLUSIONS ■ LITTERAIRES. 

\^). Le ^|> $^ neveu se dit encore "perle et jade" |^ ^, par allu- 
sion au gentil WeL Kia ^j J^, dont l'oncle Wang Tsi 3£ ^ disait : 
M ^ "& M ^ ^ ^ Wi "Cette pierre précieuse à côté de moi, 
me donne, jiar comparaison, un aspect repoussant". 

t^E t <^ ^ Si tché Wang ts'i. En déménageant oublier sa 
femme: être très distrait. Comme Ngai, duc de Lou ^ ;^ ^, se 
plaignait en ces termes devant Confucius de ses absences con- 
tinuelles, le philosophe répartit que les deux tyrans Kié ^ et 
Tcheoii ^^ avaient ce défaut à un plus haut degré encore, eux qui 
oublièrent jusqu'à leur propre personne, c'est-à-dire furent eux- 
mêmes les auteurs de leur ruine. (^ fg^). 

ff^ ^(^ • '^ A Song yen: hia jen. Beauté du royaume de 
y/|V Sony : jolie femme. L'expression Song yen peut aussi 
signifier l'élégance littéraire de Song Yu ^ ^. (^i |^). 

•J^ t /J> t Ta Song siao Song. Les deux frères Song. L'aîné 
Song Siang (al. Kiao ^) Kong-siu ^ fif- ^ J^, nom posthume 7^; 
^, et le cadet K'i Tse-king ||5 ^F Tfii "^^n posthume ^ ^, 
étaient des ministres de la dynastie Song, célèbres par leur savoir 
litléraire. A l'examen pour le doctorat, comme K'i était premier 
et Kiao second, on les déclara tous les deux ^ 7c , sous prétexte 
qu'il ne convenait pas que le cadet supplantât son aîné. D'après 
un devin, la haute fortune de Kiao lui venait du service rendu à 
des fourmis sur le point d'être submergées. ^ ^ El ^[5 '^ ^ ;^ 
H ^> ^i iS: 4- L'expression Wi ^ ÎÈ ^ "tresser un pont pour 
faire passer les fourmis'' rappelle cet acte. 

t ^ fî*] ^ ^ ~" lÊ Song tche wen té fou i tsiué. Song 
Tche-wen posséda une des qualités supérieures de son père Ling- 
■wen y^ ^, qui excellait en ces trois choses ^ |g : littérature, 
calligraphie et force. Il en eut la science, laissant le reste à ses 
deux frères, Tche-suen ;^ ^, et Tche-t'i ± •\'^. [^ ^ ^ M 



^ ^ ^ ^ Lac pou fe'o p'ouo. Soupçon et doute si ferme- 
ment ancrés qu'on ne peut les arracher. ^ ^ "^ ^. Inébran- 
lable. 

^ 1^ ^ ^ Tchong yang tche tsong. La source de tous 
les principes mâles ou actifs: le soleil. 

ê ifr iM ^ Tang che jeu tsong. Le chef des lettrés de l'épo- 
que, surnom donné à Ho Siun Yen-sien ^ ^ ^ ^, conseiller 
intime de l'empereur ^ y^ ^. 



TTi 



CLASSIF. 40. r**. 107 

^r^ ^ t Hoan koan. Les eunuques du palais, qui troublè- 
[ - j rent la fin de la dynastie T'ang, s'appelaient: 3E ^ '^» 
fL ± a, ffl '^ Ï5C, # ^. ^, flj ^ M et II ^ H. 

3E t "H -^ ix ^ ^H Ou koan yeou koei tsien tche pié. Les 
cinq sens ont du plus ou moins digne. L'oreille, l'œil, le nez, la 
bouche et le corps i^^ @ ^^ D ?fî se disent ^ '^, parce que le 
ciel les a chargés de régler nos actions; mais le cœur qui dirige 
ces cinq sens a nom % ^. {^ •?). fà W :t II W 'h ic (^ 

y-/^*- ^. Jl W W t Tsouo chang yeou nan h'o. Dans la 

--f^'* société il y a un étranger du midi : veillez sur vos 

paroles. "Si la réunion compte un hôte du Kiang-nan, à la brise 

printanière gardez-vous de chanter la perdrix (iché-hou). " ^ Jt 

^ ^ îL '^1 ^, M ^ m B. m m M' iw^ f^ ± ^^ ^^^ w- 

Cet oiseau n'aimant qu'à voler vers le sud, disent les Chinois, ce 
serait indélicat d'y faire allusion devant un méridional montant 
au nord. De plus, en poésie, il est l'image du voyageur envahi 
par la tristesse à la pensée de la patrie absente. 

r 

^ i^ ^ t Pou sou tche k'o. L'hôte qu'on ne presse pas: 
l'ami, le visiteur se présentant sans invitation. (^ f| ^»). 

î^f/viao fe'o. Un hôte gentil: un gendre. Le poète Tong- 
p'ouo j^ ^ (Sou Che ^ ^) employa le premier cette épithète, 
en chantant Wang Tse-li i ^ i, gendre de son frère. ^ gp |^ 
^ ^. Var. JÉ ^ ^ tl, un gendre distingué. Cf. ^ (f|). 

•^ f^' -^ t :^ "^ Maotchong tche k'o wei kia. Les hôtes 
de Wang J Mao-tchong n'étaient point distingués, car il n'avait 
pas le talent d'en attirer. Il se plaignit, un jour, à l'empereur ^ 
B^ ^ de ne voir jamais de gens remarquables chez lui. Devinant 
qu'il désirait surtout la présence du ministre Song In ^ Jf,, le 
monarque donna l'ordre à tous les dignitaires de la cour d'avoir 
à lui faire visite. Mais Song s'arrangea de façon à ne passer qu'un 
instant sous le toit de l'indélicat. ("S "& H ^)- 

f ^ "p]* J\^, lHj yf^ ^K'o yeou k'o jeu, ki pou lai. Mon ami 
est un homme comme il faut, mais désiré il ne vient pas. (^ % 



m 



K^ 



S. 



^ /El !3c Siuen cheng Ni fou. Le saint patriarche Ni à 

l'excellente renommée partout répandue, titre honorifique donné à 
Confucius par l'empereur )^ -jsz ^- Ses autres appellations sont: 



108 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

^'C ^ M iê X JÏ 3E, ^- ^' ^ H 5^' Ji'i] s ^- Aujourd'hui on 
le désigne spécialement sous le vocable de très saint et premier 
maître Confucius ^ M ^ ÊiP ?L ^' ^t l'épilhète de roi sans 
couronne ^ i. 1; = # fj^^ JS] il, ^ ^ ^ f^. 

^ rJ ^ t i-ai siun lai siuen. Aller régler les affaires du 
peuple, aller promulguer les ordres du roi, passage du Livre des 
Vers (||p ^. •^) appliqué particulièrement au Trésorier d'une pro- 
vince ^ ^, qui porte le titre de ^ 'M. "(& "i^ ^- ^ar. ^ a!, 
B ^' l: ft^ ^^ 'Hï- * JE- 



^-^ ^ — ; t San yeou. Trois circonstances où il convient de 
y^^ pardonner (^î/eoitj: l'ignorance, l'acte involontaire, l'oubli. 
^ ^ 'ê^)- ï :^ ^ H ^- Dans un grand repas le roi est 

pa'r trois fois invité à boire. [^ |i). Ce second texte emploie ^ 

pour \^, inciter à manger. 



._^> ^ i" Ts^ang che. L'appartement où l'on renferme les 
^^^ livres: la bibliothèque. Sous les Han, le pavillon im- 
périal ^ ^ destiné à cet usage portait aussi le nom de ^ ^ $\ 
^, en souvenir de Lao-tse, qui avait d'abord été bibliothécaire ^ 
HJ ^ et ardent collectionneur d'ouvrages. 



S 



t Cheou che. Prendre femme. (^ %). Var % ^. ^ '^. 
Avoir femme, ;^ ^. Mari et femme vivant ensemble, ^ ^. Nos 
fiançailles ne tiendront pas, ^ ^ ^ JE.- (f# ^ f^)- "Ë. *M- Con- 
corde dans la famille, (ff ^ 9c ^)- 'i? ^- Un lieu de 

retraite. ^ 



y ^^ 7 h t J^ M ^'^''^ ^^^ ^^^^ P^^' ^"^ trésor de la famille 
^C maternelle : un cousin distingué. Maitre Yuen Hing- 
tch'ong 7C 'ff V*j^i célèbre par la quantité (les charretées) de livres 
qu'il traînait à sa suite dans ses diverses pérégrinations, fit en 
ces termes l'éloge de son parent et disciple Wei Chou ^ ^, un 
autre étudiant acharné. (JÉ ^ ^ ^ 



t J5l Tong kia KHeou. K'ieou de la famille de l'est : igno- 
rer qu'on a pour voisin un sage comme Confucius. j£, petit nom 
du philosophe, se prononce Meou par respect. Ping Yuen fc^fi jfi^, 
qui était allé au loin suivre les leçons de Suen Song ^. 1^, 
entendit ce maitre lui dire : "Mais vous avez chez vous le célèbre 
Tcheng K'ang-tch'eng ffS j^ fi^,. Vous le regardez donc comme le 
KHeou de l'est." A quoi l'élève répondit délicatement: "Selon 
vous je serais alors l'imbécile de l'ouest W ^ jË i^- ' (H ^ ï^^ 



CLASSiF. 40. H-». 109 

I. Var. ^ ^ ^ Si- Méconnaître le Confucius de sa famille. 
AÎlusion au peu d'égards que le sage obtint dans le pays de Lou, 
sa patrie. 

t ^ Kia tou. Le chef de la famille : le fils aîné. (^ -ffi: ^). 



-f y^ ~[\ Kia t'ien hia. Faire entrer le pouvoir impérial dans 
sa famille en fondant une dynastie. Le grand Fit donna le 
premier cet exemple, car avant lui. Fao et Choen élisaient seule- 
ment pour leur successeur le sujet le plus vertueux. 

t ^ Kia. chou. École (chou) privée d'une famille. "É" j^ ^ 
^ ^ ^n^, ^ ^ ^' ft ^ ;?' S ^ ^- "Jadis pour l'ensei- 
gnement la famille avait l'école dite chou, le village le siang, la 
région le siu, et le royaume l'université hio." (;^ ^ §£). 

t 5?, Kia hiong. Mon frère: la sapèque. "A Lo-yang ceux 
qui portent des habits rouges et occupent des charges, aperçoivent- 
ils mon frère, n'osent le regarder en face," tant il leur inspire de 
respect. '^ r^ ^ :^ ^ m i. ±. ^ fc ^ 5i ^ t^ fP fS- (# 

;^ "Ht jS t Sien che Vong kia. Familles unies depuis des 
générations. Le petit K'ong Yong Jl ^^, des Han, entendant 
f'éloge que l'on faisait de Li Ing ^ f^. voulut lui rendre visite, 
et comme le portier ne lui permettait pas d'entrer f^-^:^ M M^ 
il lui dit: "Mais je suis enfant d'une famille liée avec celle du 
maître ^ ^ ^ M M ^ ^•" ^^ ^^'^} expliquait ainsi à Li : 
" Mon ancêtre Confucius eut le vôtre, Li Lao-tse, pour maître et 

ami." ^ ^ :ii ^ m M ^ A ^ ^ ^ m m :^- m m ^ Il 

m n)- Var. v\^ ;g (Confucius) ^ ^ rT fi 1 ^, ÏL ^• 

t J^Kia jeu. Le mari et la femme, l'un qui règle l'extérieur, 
et l'autre qui préside à l'intérieur de la famille. ^ A, 'ic JE ^ 
^ f^^ ^ JE ^ ^ ^\ • [^ ^A)- Le mot kia-jen peut signifier 
aussi domestique ^ tï' ^ S- 

à-*-^ ^ t Tong kong. Le palais oriental : le prince héritier, 
1^ qui y est logé. Sur le mont ^ P^ |Jj on découvrit un 
édifice en pierres bleues avec cette inscription : Résidence du fils 
aîné du ciel et de la terre ^ ii^ :g |B ^ ^- (# ^ fl)- 



t Tchou kong. Le palais des perles, séjour des génies et 
des immortels. 



110 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

T 71^ 7r ^ • ^ ^ ^ I 1 J'^ong tsHang wai wang : wei hou 
ki men. Regarder le palais de l'extérieur: ne s'être point encore 
assimilé la doctrine d'un maître. "Les murs du Philosophe sont 
très élevés, et qui n'en trouve pas la porte d'entrée, ne pourra 
contempler la beauté de la salle des ancêtres, ni la splendeur des 
nombreux mandarins réunis à l'intérieur." ^ -f ;è t}© ^ {5' ^ 

'# 3t P*] ïïn A, ^ ^ ^ ji ± M, ^ 'È t m- m !§)• ici 

l'enseignement de Confucius est comparé à un palais où l'initié 
seulement est introduit. -^ jen, sept ou huit pieds. ^ f^ comme 
P^ Aï disciple, élève. 

^.^^ ^ MJ ^ T Hing wei sien yong. Accordez-moi la faveur 
^p^ de voire protection, aidez-moi à obtenir une grâce, une 
place. (^[) [^ \^\ Expressions analogues. >^ ^ ^. Veuillez peu 
à peu parler pour moi. ("gj i^ ^ ^ $£)• hoan, lentement, kié, 
joue. ^ '1^ ■^ ^. Intercédez pour moi, m. à m. n'épargnez pas 
l'arôme de votre bouche. -^ ^ tM ffl'l W H- Ne rejetez pas 
l'admirable tablette de jade gisant au bord de la route, j^ t^ "F 
^ (^. Qu'avec vous je partage l'ombrage du saule. 



t ^p* ^ Sieou yong ho tou. La composition de son exté- 
rieur, la toilette du visage (^ |E) doit être conforme aux règles. 

îp t 1§ Î31- Yé yong hoei ing. Visage fardé excite à la 
luxure. (^ ^). 



w^- ^ f Tse tch'-en. La salle rouge, chen, tch'en, partie 
>K retirée d'une maison. "^ %, j^ %, M M^ *ll É' M 

j^, la cour, l'empereur. ^ ^. Le cœur du monarque. ^ g}f. Le 

jugement impérial. 

/^J^ TC t Yuen siao. La nuit du 15 de la l*^ lune, fête des 

^ lanternes. On en fait remonter l'origine au culte que 

l'empereur j^ ^ ^, 140-86 av. J.C., rendait à l'esprit ;[c Zi ^' 

siang siu yong tou chou jen, che Teou K'o-siang choei tang ting 
tcheou. Pour ministre on doit prendre un savant, et, sauf Teou 
K'o-siang, qui est capable de remplir cette charge? S'occuper du 
brûle-parfums à trois pieds (ling) et de l'essieu (tcheou): être 
ministre d'état. L'empereur ^ ^^ || (960-976), qui avait défendu 
de désigner ses années de règne par des nien-hao :Êp ^f déjà 
employés, fut tout étonné de lire sur le miroir d'une de ses con- 
cubines : Fondu l'an 4 de ^l ^,. Or, on n'en était alors qu'à la 
troisième année de cette période. Teou, aussitôt consulté, répondit 



GLASSIF. 40. *-*-». 111 

que le KHen-té en question se rapportait au règne de ^ ^ ^E fff 
(919-925), et son érudition arrachait à l'empereur ce mot: ^ ;fg 

^ (j^ II). Var. "i" le ^ i§- Mandarin administrant les 

frontières. 

siang chen ming tsing tchen, tchen wei song tai sié ngan. Le 
ministre K'eou Tchoen P'ing-tchong ^ 2jS j||i était l'esprit gardant 
avec calme les frontières, vrai Sié Ngan de la dynastie Song. 
L'empereur ^ m ^ voyageait en compagnie de K'eou dans un 
pays exposé aux incursions des Tartares K'i-tan ^ j^. A un 
moment où la frayeur s'emparait de l'escorte, il envoya secrète- 
ment examiner comment se comportait K'eou en face d'un danger 
imminent. On le trouva profondément endormi, et la vue de ce 
calme rassura les esprits, (j^ 4*S ^ f^ H f:^^ ^^^ Ngan, ministre 
sous les Tsin, restait toujours maître de lui même au milieu des 
circonstances les plus critiques. 



K'eou Siun Tse-i, préfet de || jjtj, sous les 
Han^ sut si bien gagner l'affection de ses administrés, que 
lorsqu'il fut question de le transférer à un autre poste, ceux-ci 
obtinrent par leurs démarches près de l'empereur de le garder 
un an de plus i^ EW" PJê T ^ fê ^ ^ - ^ • (^ M «)• Var. 
$ ^ 'l^ Jè S ^- Ravi du retour d'un mandarin aimé à son 
ancienne place. ^ ^ fa ^- Espoir de retenir encore un man- 
darin. 



•-r^ jfltf t ^ fv^ Koei ning fou mou. Retourner tranquilliser 
'^' ' ses parents, les saluer t^ ^^ : la première visite de la 
nouvelle mariée à sa famille maternelle après les noces. (|^ J^). 



[WJ t T^ong in. Collègues de mandarinat, qui '"ensemble 
respectent et observent les cinq relations afin que le 

peuple se conforme au juste milieu." |ïï) 'rf( M ^ ^P ^ ^- (^ 

ê m Wù- Var. g ^. :\% %. 

y W^ t 0M. Chao siu han hiuen. Discourir un peu sur 
le froid et le chaud [hiuen): parler de la pluie et du 

beau temps, (j^ ^), B^ ^ ^ ^. Voilà une saison de passée, 

m. à m. en un clin d'œil le printemps a succédé à l'hiver ou 
inversement. 

^> m. 'M niÛ Han mong fou yo. Manquer à sa parole. (^ 
^).— — ^ ^^ î Pauvre lettré enseignant pour vivre. (^ ^). 



112 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

>ï5^ -^^ t Lou tch'-a. Les six sujets d'enquête auxquels se 

^ livre le censeur ^ ^ tl^ ^. ^ * ïl *& î^)- %^ ^ 

Réprimer et examiner les fonctionnaires, telle ('tait la charge du 
censeur f^ 5^. Aujourd'hui l'expression vise le grand juge provin- 
cial ^ ^ ^, qu'on loue en ces termes : ^ M 1^1 ^' :^ ^ ^-^ ^- 




-J- 



t Na tch^ong. Prendre une concubine. 

CLASSIF. 41. ■Tff. Ts'uen. 

__ /j t S ®L Fang ts^uen i loan. Le cœur est bouleversé. 

V| Ts'ao Ts'ao ^ |^ pour contraindre Siu Chou ^ ^^ à se 
mettre à son service en abandonnant Lieou Pei ^Ij f/y , fit saisir 
sa mère, ce qui lui causa un tel chagrin, qu'il se rendit au désir 
du barbare. (^ ^ ;^,). Var. tJ- ^ '^ -fl- Le cœur toujours serré 
à cause de l'absence d'un ami. Ché=^^, difTiculté de respirer. 

J^ ^ ?S 1^ i^ Tch^eng tchao ing se. Vanter la bonzerie 
~VJ Invitation à la solitude. Ainsi faisait Yo |ifj, neveu de 
Li K'i ^l^-f, gouverneur de -^ Ig, dans le but de l'amener à dé- 
poser sa charge pour aller finir sa vie dans cette paisible retraite, 

JkX J:j^ ^ ^ "j" Pi hou h'o fong. Dans chaque famille on 
^j en trouve de digne d'être élevé aux dignités, puisque 
grâce à un excellent gouvernement tous sont parfaits, ("tif f§|^ï 
If Wl' J^b' juxtaposé, voisin. ;J.j-, conférer charge, titre. 



1^ E^ \^ Wei Liao ping ki. Les combinaisons stratégi- 
ques de Wei Liao, ou traités offerts par cet auteur militaire au 
roi 5^ ,^ 3E (370-334), qui l'avait appelé à sa cour. 

t T S ffî ÏÏn ^ ffi W«*' ^c/i'e pi c/iao eui touo chao. 
Wei-tche Kong ^,^ évitait la longue lance chao, qu'il arrachait 
même des mains de l'ennemi, pour l'en transpercer ensuite. {^^ 
j^jS:^)- ^^ ^^ héros, contemporain des T'ang, on a fait un génie 
tutélaire, P^ jfil^. 



f Hiang wei. L'assesseur aux parfuma, éloge du second 
dignitaire dune sous-préfecture ^zRi parce que Yong Tchong-tse 
lUfiJi ^, des Han, obtint cette charge pour avoir offert à la cour 
des arômes du midi. Il en garda le surnom de f^ f^- ^ )|^. ((Jj 
^ ^ :^), ^ ^ ^ jf^ ^ ^[. Comme assesseur du sous-préfet 
exceller en beaux conseils. 



CLASSIF. 40. r^. 41. -t}-. 44. p. 113 

j- fjrt Tsiang-pé. Implorer aide et secours, jjf f^j flJ!j •^• 
" Seigneur, aidez-moi." flp >J> ^. 

^^ ^r \^ w ^^0 ^^ • sieou tch'e. Mettre l'harmonie dans 
ses esprits vitaux et donner flexibilité à ses membres ^l^-^fD) 
51 1^ ^ ^" soigner et traiter son corps pour le garder toujours 
jeune et vigoureux. Hygiène taoïste, qui conseille au candidat à 
l'immortalité de s'étirer membres et articulations. 

CLASSIF. 44. p. Che. 



/ 1^ Che kiai. La dissolution du corps: la mort du taoïste, 
dit ^ db» parce qu'alors il lui pousse des ailes, qui l'emportent 
au séjour des génies. M it M ^ tlD- [M ^)- 

t %L '• ^ ÏV M" 'I^ C'/ie wer : ou kong che lou. Comme un 
mort en charge: fonctionnaire, qui. sans mérite aucun, touche un 
traitement. 

r~if — . T San tche. Les lois, jadis gravées sur des plan- 

/ \_ chettes de bambou Yf f^ longues de trois pieds, g ^ 

^)^. Mépris pour les lois. '^^If HK'&- (M ^)- Autre sens: 

épée. 

f^ /^ Tche tche. Huit pouces ou un pied: tout à côté. j^J 
R 5^ M- Tout près d'ici et très loin à l'horizon. '^ §y j^ R- 

Un modèle sous les yeux. K.^, K^m- Un pied de soie blanche: 

une lettre. ^ ^ Iff: ^ Difficile de tout dire en une lettre. Cf. j|g. 

J^. Ni, bonzesse ^ i(^- A P'an ppj ^, de '^ |^, sous les 
Tsin, aurait été la première chinoise à quitter le monde pour 

Bouddha. /g ^. Le patriarche Ni. Confucius, dont le second 

nom était Tchong-ni /ftjj /g. 

y^ 5o -^^ ^^i- Familles In et Ki : parenté par alliance. Sous 
les Tcheou, les In et les Ki se donnaient réciproquement leurs 
filles, personnes très distinguées. 

mk^^ 1^ In Min Pan Piao. In Min Yeou-ki ijj ^ et Pan 
Piao, des Han jiostérieurs, qui comparaient leur intimité à celle 
qui exista, sous les Tcheou, entre Tchong Tse~k^i ^•^^ et Pé-ya 
fgg^, Tchoang Tcheou ^ jgj et Hoei Che g,^. {^M^^^M)- 



114 ALLUSIONS LITTÉKAIRES. 

1^ -^ ^ ^ Wei ta pou tiao. Si la queue est trop grande, 
l'animal ne pourra la remuer (tiao): sous un chef faible les in(é- 
rieurs deviennent insoumis et arrogants. |§- ^, ^ :^ ^ ^-i tÎc :^ 
i3 ^H- Une cime (rop développée brisera infailliblement l'arbre. 

{& n m)- 

t ^fe l(i tS Bn ^' ^ ^ M ^ei cheng pao h'iao eul 
se, hou tche pou t'orig. Wei cheng mourut, enlaçant de ses bras la 
pile d'un pont, car il fut entêté et inintelligent. Il avait donné 
rendez-vous à une femme sous un pont, où il l'attendit vainement. 
Mais pour lui montrer ga fidélité, il ne quitta pas l'endroit conve- 
nu, même en présence d'une crue subite, qui le submergea. (|JË 
ï^^S5) Dans fâ # T l'individu est appelé ^^ i^, et le pont 

t ^ • ift BU Wei liu: liai yen. Wei-liu: œil de la mer. "Le 
Wei-liu rejette de l'eau sans se vider." M P^ ft ;É: îM ^ JE- (H£ 
•^). Se-ma Piao commente ainsi ce passage. '^ Wei-liu^ endroit 
d'où sort l'eau de la mer, appelé aussi Wo-tsiao. 11 se trouve à 
l'est, au milieu de l'océan, en un point où descendent tous les 
courants et où se réunissent toutes les eaux, comme l'indique son 
nom Wei (extrémité) liu (concentration). Wo-fsiao, son autre 
nom, vient de ce que les eaux tic la mer s'échauffent et se vapori- 
sent au contact d'une immense pierre (40.000 li de superficie) située 
à l'est de Fou-sang." n M) Pâ El'M fel y\< t U '/ft ^1 tti ^ 4.- 

^ m ^i^s M-MMt +,/! ^- 1È w jii > T,i^ m )M.-m m ¥k 
^ 7K ^ # ^ ^ m ^, i^ ^ -^ m (^ #, ^ M # ^ s^ m- 

Wei-liu serait le Kouro-sivo, courant noir, du Japon. 

^ M, ra ÏÏn /«^ t Hié fong lei eul chao wei. L'orage l'a pris 
(hié) et lui a.brûlé la queue: il a réussi aux examens supérieurs, 
ou il a été promu à une dignité. Le poisson, qui d'un bond fran- 
chit le saut de Long-men f|P^, est immédiatement métamorphosé 
en dragon, si la foudre, à l'instant même, le frappe à la nageoire 
caudale. De là vient qu'on appelle ^ ^ ^ le banquet offert à 
l'heureux candidat. 

t- ^ ^i ^ ^4^ P^ ou: pou i tche kia. Maison 
couverte en chaume: famille aux vêtements en toile, 
gens du peuple, lettrés fuyant les dignités. (J[, ^ ^ ^). Var. ^ 
^. Cabane couverte en chaume (pou). ^ ^ J^, ifj ^ ^. "Vaste 
est cette habitation, cette demeure a un toit en chaume." (^ ^) 
^)- 'M i^ oH M* Le peuple tressaille d'allégresse, 

^ t Hia ou. Grande maison. ^ ^ |î M Avoir un pro- 
tecteur influent. 




CLASSIF. 



44. p. 



115 




t j^ Ou ou. Épargner quelqu'un, lui témoigner de la sym- 
pathie par égard pour un autre. "L'affection portée à une maison 
embrasse même le corbeau perché sur son toit, à plus forte raison 
s'étend-elle à la personne qui y loge." :^ M ^ ^^^ ^ 4t A ^• 
(il) In], 1^ J^), Si par crainte de nuire à loiseau, on n'ose y mettre 
le feu, bien moins l'oserait-on en considération de l'habitant. Var. 

^T t • flilj y^ ^ ^EH^ng che : tsien lié ou neng. Cadavre 
ambulant: faible (isien-lué) et impuissant; incapable de 
remplir une charge faute d'avoir sérieusement étudié, 'fj* ^ El>il? 

^ # Sfl ^ ^ #, ^ ^ f; SI ^ ^ M M- (fè m !£)• Var. ;ff 
Pi yi l^ f7 P • Comme emprisonné par le ciel, il ne peut agir. 

^' s^ P'ing han. Comme la ramure qui ombrage, comme le 
tronc qui supporte: le grand trésorier ')j i^ ou /(\} ^ ^ d'une 
province. "Pour l'empire, un homme de grande vertu est une 
haie, une foule nombreuse est un rempart, un i'eude puissant est 
une ramure, et une fîimille influente est un tronc." i^ A ^ ^, 
:k Êlîl ^fe il' ^ #n It P^ -A ^ H ^. (If M n)- Les expressions 
iJt A, |:t #, P fà^ H HT, f^r 4^ ^ P- de ce texte s'appliquent 
au trésorier ^ J. Var. ^ fk U M- Monter au rang de Fan-t'ai. 

t ^ ?S ^J ' ^ i^ 7^ i P'ii^g kien t'i kiu, hing fong l'ien 
tse. Li K'i-han ^ ^ ;f!^, des Song, pour avoir écrit des vers sur 
l'écran de Li Wen-ling ^ ^ ^. obtint la faveur de paraître de- 
vant l'empereur, qui. émerveillé de sa composition, l'avait fait 

appeler. (^ ^). Q j^ |i^ 1^. Le soleil chauffa le paravent^ 

^ fleuri ; le printemps se révèle avec ses tièdes effluves. 

t %%'• J^ niïï P'ing i: fong che. P'ing-i: le génie du vent. 

mmw- 

^ t' ^ t Che p^ing, ts'iao -p'ing. Tirer à la flèche sur 
l'écran aux paons: prétendre à la main d'une jeune fille. Cf. (^) 



t W P'ing mien. L'éventail nommé encore f^ "gf, || ^, ^ 



^, S ;^ et <5p, ^. L'éventail pliant s'appelle ^ 
rond ^ ijl, ^ Jf. 



et le 



JS S^ ^ B ^^'iu sang ya koan. K'iu Yuen JJ^ et Song Yu 
3f sont ses mandarins: talents supérieurs, compositions littéraires 
remarquables. Tou Cheng-yen ^fet ^ ^, des T'ang, parlait en ces 
termes de ses écrits. (^ ^), Var. M '^ i^ ^ 'U- 



116 



ALLUSIONS LITTERA.IRES. 



t ^ K'iu tche. Plier ses doigts : compter sur ses doigts, 
par ex., les jours: dans peu de temps. 

t ^ K'iu chou. K'iu-chou, charnières en cuivre ou en fer, 
dites encore hiao-kiu |^ M et hoan-nieou Jf ^. 



Jg ^ 5o tB ^'^^ tchou tié yun. Le soleil et la lune alter- 
nent: le temps coule. U ^ ^ W^ -^ '& '^ U' (It =^^1^ M.)- ^ et 
^ deux particules. 



7C fC A lil t H VS Yuen je in jeu i T'ou-sou 
^ tsieou. Le premier de l'an on donne à boire le vin de 
T'ou-sou, d'une vertu souveraine contre les épidémies. Jadis, un 
ermite, surnommé T'ou-sou, de la cabane en roseaux où il habitait, 
avait l'habitude, dès qu'arrivait le dernier jour de l'année [|^ :fg, 
de distribuer entre ses voisins des sachets contenant une drogue, 
qui, dilués dans un mélange d'eau et de vin, préservait des mala- 
dies contagieuses pour toute l'année. (^fPÏ#^M/- L'expression 
= 7C indique le premier jour de 1 an, la première lune et la 
première saison. ^ P^ . Boucherie. 

tj3 g|5 j5) t Tchong-lang tao si. Tchong-lang met ses 
,.,— socques (si) à l'envers: faire à son hôte un accueil em- 
pressé! Dès qu'on eut annoncé à l'aimable Ts'ai Yong Pé-hiai 
(Tchong-lang) ^ i. f FI Pf-^ la visite du jeune et déjà célèbre Wang 
Ts'an Tchong-siuen j # (iji a!' i^ ^^ précipita au devant de lui, 
sans prendre garde qu'il avait pris sa chaussure par le bout 
opposé. Puis il l'introduisit et lui donna la première place parmi 
les nombreux visiteurs, qui remplissaient déjà la maison. (^ J^. 
q^ ^ >|f). La dénomination Jg H S- "'«s trois seigneurs de la 
dynastie //an" désigne Wang fs'an, avec Tchang ^, son père, et 
Kiong ^, son grand-père, tous trois d'une égale renommée. 




m 



^ t iÛ tra Tsin li hi k'iao. Sur le pont (i k'iao) mettre 
les chaussures à Hoang Che-kong ^ ^ i^, acte d'hu- 
milité accompli par le jeune Tchang Liang Tse-fang '^ $i ^ M-> 
qui, en retour, reçut de ce maître les ouvrages de Kiang T'ai-kong 
H -^ ^ sur l'art de la guerre. Plus lard, Tchang fut un "des 
meilleurs généraux de l'empereur g| ]^ ^. (^ lE -^g 1^ IS M)- 



^ t H CT ^c/ie li si koei. Ta-mo ^ J^, un des 28 patriar- 
ches du bouddhisme, apparut, trois ans après sa mort, portant une 
sandale à la main et regagnant les régions de louest. Sur ce, on 
ouvrit son tombeau, où l'on ne trouva que l'autre sandale dans un 
cercueil vide. 



GLASSIF. 44. fi. 46. iJj, 



117 



t ifln ^^ H* )|ir ^^ 'oan wei cheou tsou. Le début de la 
marche des astres: la félicité (tsou) initiale, le premier de l'an. 
i&M'^)- Li6 caractère li ^ étant l'équivalent de ^, les expres- 
sions ;^ M ou ^ M O"*' ''^^ sens de composer le calendrier. ^ 
^: le printemps, la première lune, le premier jour de chaque 
mois. Var. -^ ^ 7C E» 7C Jn f" j^- H IE" ± P- ^e bonheur 
du premier de l'an, jour où les digmiaires, traînant leurs chaussu- 
res, se rendaient à un festin. (J^ # i^ |^ ?f.)- M.^È' Ornements 

en fils de soie sur les sandales: façon de se comporter. |h) Jpi ^ 

•g". fS^- Bonheur et salaire. (b|f # /fv)- ^IM- a^'ai- 

Harmonie dans la nature, le gouvernement et lepeuple. Li ■' 
Rites à observer, grande voie à suivre. {^^)- Deux diagrammes 
qui, joints à deux autres : ^ ^. remué et abondant, forment un 
souhait de bonheur. 



CLASSIF. 46. U|. Chan. 



lii 



^ T -^ Tchan chan teou. Contempler le mont T'ai 
et la Grande ourse: admirer un homme remarquable, 
primitivement l'illustre écrivain Han Yu T'oei-tche p^ •^. iâ ^ ' 
des T'ang. Ilil^^^lij4k4-(^#ll^ \%)' Var. ^ 
^ lil 4* '^^^ k'in chan teou. L'annaliste Se-ma Ts'ien appliquait 
à Confucius ce texte du Livre des Vers: "On regarde la haute 
montagne, on suit la grande voie." '^ iJj fp jJh^ :i: if ^f il'.- (If 
!$ ^ $:). jJti particule. De ce passage viennent le ex|>ressions 

admiratives: fTp Jh, ffl) ± i^ llj, 5 4" fU Jh' m #, ^Z II f: ^P- 
"Avec amour il considérait les anciens sages." ^ jiTp ^îj jj^. (^ 



A'-u 






ï t tUt ffl" B^ ff^l >^w chan tsrang Vei: tso tao. La 
montagne de jade chancelé : tomber ivre (tso). f_^ t'ei, 
s'effondrer. "Ki Chou-yé majestueux comme un pin solitaire, se 
dressait seul, mais s'enivrait-il, ce géant (h'oei), tout-à-coup, 
semblait une montagne de jade sur le point de s'écrouler." f^ ^ 



i^ t ^^ Liu chan t'ei. Songer à l'effondrement de la 
montagne : prévoir la mort. Un jour on entendit Confucius chan- 
tonner: "Oh! voici que le mont T'ai s'écroule, que la poutre 
pourrit et que le sage languit." ^ [U ^ M ^^ '^ ^ ^ M ^'^ 
"& A M M "^- ^o'^ disciple Tse-hong ^ ^^ en conclut aussitôt 
que le Philosophe touchait au terme de sa' carrière. De fait, sept 
jours après, il s'éteignait. [%% |^ ^ Ji). 



il8 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

flJl, t ^ 5' "T J^y ^ ï T'a chan tche che, k'o i kong 
xju. Les pierres de celte montagne servent à polir le jade: 
l'ami aide a la perfection de son ami, le méchant épure la vertu 
du sage. Si l'on frotte du jade avec du jade, le résultat sera nul, 
tandis qu'on obtiendra un objet de valeur, si on le polit avec un 
caillou. (|#||P|). Var. ffe Oj, ^ llj ^ ^ (^ # ^, l'encouragement 
que j'ai obtenu de mon ami ne m'a pas été inulile, ^ j a ^ j^ ^ 
^4, j'ai eu le bonheur d'être favorisé par mon ami. 



|& 5^ ^ t Tsong kio ijong chan A l'âge où les cheveux se 
tressent en cornes, dans l'enfance, chanter la montagne. •' Plus 
haut que le Iloa-chan ï^ (Jj il n'y a que le ciel, et nulle autre 

cime ne l'égale." P, ^ ^ ^ ±, S M llj ^ ^- ^''^ ^^^^ ^^ 
petit K'eou Tchoen ^ ê^ annonçaient un futur ministre, lii décla- 
ra son professeur, émerveillé de sa précocité, (g^ $| ^Wth)- Les 
types classiques de précocité sont Pé Fou Ê M) • q^' ^ès l'âge de 
trois ans connaissait les caractères ji. T ' ^"^ ^'^ Tcli'eng ^ -jg, 
qui. à dix ans. improvisait des vers, répondant fjf à ceux de la 
poésie intitulée §| ^j |f . 

t ^ ^ S" Chan cheou tche kiun. Le prince des animaux 
de la nToniagne: le tigre, (ff ft. Wt ^)- Var. [Ij :g, W B. t. \k, 

IK 4» -^ ï- ^ ^' :f^ ^ ë, è ^ Jlf ^- fâ Hl^. ù m m^M 

H ;if '^, H ^" fl S£. ^ ¥ [^ ^^ t'hat), ^ 3C- Ces deux 
dernières é|iilhètes donnent h entendre que le tigre serait 
la métamorphose d'un certain Li. " L'appelle-t-on Li-euZ, mon- 
sieur le tigre est content, mais le nomme-t on Mandarin bigarré, 

il se fâche." Vf n ^ ^ ^^ ^^ ^ ^ ÎÏÏ i^ fiP ^^^- ï' ^'^'^^^ 
une sorte de divination dite J^ h- parce que celui qui la pratique, 
trace des lignes sur le snl,°imitant en cela le fauve, qui, dit-on, 
gratte la terre de ses griffes pour savoir quel buiin l'attend. 

^^ t *S S © B )ll Tchong chan H tcheou pa si tch'oan. 
L'auiîuste rcieton de Tchovg-chan régna sur le Se-fc/i'oan occiden- 
tal. ^Lieou Pei Yuen-té fij ^ ^ ^-, dont il est ici question, 
descendait de Tsing jr^, prince de Tc/îong-c/ian, de la maison 
impériale des Han. De concert avec ses amis. A'oan Yu Cheou- 
tch-ang M ^ M ^ ''^ Tchang Fei I-té 4fi ^ g î% qu'il s'était 
liés par serment au jardin des pêchers ^lÉH-^è^i '• avait entamé 
la lutte contre les rebelles à la coiffure jaune ^ rfl, et avait réussi 
par s'emparer du pays de "g ^, où il fonda la courte dynastie 
dite î§ ^, ^ ^ ou même f^ ^||. A celte époque des Trois Ro- 
yaumes, la Chine ressemblait à un brûle-parfums debout sur ses 
trois pieds E ^ 1^1 lll^ ou ^ H ^ )ff} At- ^-^^ou porte encore le 
nom de fij ^ ^■ 

t !^ ffl 'S Chan yang wen ti. J'entends la flûte au sud 
de la montagne: je pense à mon vieil ami. 



CLASSIF. 46. Jj. 119 

t ^!^ ^ jB^ Chan ming kou ing. La montagne résonne et la 

vallée fait écho. (^ ^ ^). f^ i iD iJj- Les lois se dressent 

comme une montagne, c. à d. que le mandarin chargé de les 
appliquer est d'une fermeté inébranlable. 

^ Ui ^ /^ T'sing chan yong hien. De vertes montagnes 

entourent la sous-préfecture: c'est un pays pittoresque. \\] ^ 

7j\^^. Des montagnes forment à cette région comme un pan de 
robe (k'iu), et une succession de lacs lui fait comme une ceinture. 

(îf'iltîr^^)- -^^miliJ^f'- Vous êtes distingué comme le 

général lettré Yang Huu ^ ^^, à la robe légère et à la ceinture 
desserrée, dont la stèle élogieuse se dresse sur le mont Hien. 

Compliment à un mandarin militaire. 1£ |Jj ;^ gf;. Fleuve et 

mont par leur vue aident la verve poétique, (ji}^?^^!^). 
lËMpl^'fslI lli;$l^SJj- L>ans les loisirs de votre admi- 
nistration vous faites des vers, vraiment inspiré par les beaux 
paysages. Compliment à un mandarin poète. 

^ t ^ r^ • Ml lie ^ ^ Tong chan kao wo: sié tche k'ieou 
ngan. Dormir profondément sur le mont oriental: déposer sa 
charge par amour du repos, comme le fit, au début de sa carrière, 
Sié Ngan-che ^ ^ Ç, futur ministre de l'empereur ^ # jÇ; ^ 
(371-373). 



t -2 ^ Tong chan Iche fei. Les dépenses de Sié Ngan- 
che ^ ^ 5 sur le mont oriental, où, dans une villa qu'il s'y 
était construit, il prenait plaisir à traiter magnifiquement ses 
neveux. Cette libéralité à l'égard des siens en a fait le type de 
l'oncle généreux. (^ ^). 

i M i- ^ ^' Uj^'ft@3êft Chan tche tché ts'ing 
ing, met sié voei tche pao. C'est la plus fine substance des monta- 
gnes et des eaux, qui, d'ordinaire, découle sous forme de matière 
très précieuse, pierres fines et perles. "Si la roche cache (yun) 
du jade, la montagne resplendit; si l'eau renferme des perles, la 
rivière charme." ;& f^ ï ffil llj )^- tK It ± jH Ji (* M- Ainsi 
la présence d'un sage embellit-elle une contrée. 

^ t A* 1^i' '5'J ^ — " M ^^'^^ chan kieou jen, kong k'oei i 
k'oei. Élever un monticule de 78 pieds, et puis l'ouvrage reste à 
court d'un panier (k'oei) de terre: s'arrêter quand l'oeuvre était 
sur le point d'aboutir, laisser un travail inachevé. (^ j^ ^). 

^ t ^ M ^^ chan lai ho. Jusqu'à ce que la montagne 
T'ai-chan soit réduite à une pierre à aiguiser (H) et le Fleuve 
Jaune à une ceinture, ce feude, que je te confère, restera à perpétuité 



120 ALLUSIONS LITTERAIRES. 

et en paix dans ta descendance. -f^fpf^^^llj^MllJîiîA 
:r1< ^ ^ >5 ffll ^- Formule de serment employée par les empe- 
reurs de la dynastie Han. (âl fïï 1^ Il ?^ É ^ M)- Var. |i^. 

i ^ ^ ^, ^ M W ^ Chan T'ao Yuen Tsié, che wei 
ohen kiao. Entre Chan T'ao et Yuen Tsié existait ce qui s'appelle 
union d'âmes, (r ^ [Ij ^ ^'1 !#)• T^e même Yuen Tsié avec 
Tch'en Lieou f^ -g et Ki K'ang f^ J^ formait un trio de vrais 
amis. (^ # f:^ ^ 



^ -^2 ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^^^ y^ ^'^ hosLng tche chou. 



lUX Les médecins exercent l'art de K'i-pé fj^ et de Hoang-ti 
ou Hien-yuen ff^. Cet empereur chargea Lei-kH ^ |llj^ d'étudier 
le vertu curative des simples et composa un recueil des remèdes 
découverts par lui. (t^ >|^b -^ ^ m)- Var. [Ij^ |f ff , la médecine. 
IIJC ^' H è' ^^s médecins. || ^ \^ ^. Comme Lei-kong ou 
K'i-pé faire des infusions et préparer des remèdes : exercer la 
médecine. 

lljj ^ K'i-i: petit enfant très intelligent. 

ij'-p & t P^ fc T'che hou tche k'i. Gravir la colline dé- 
Pil-I nudée, monter la colline boisée: loin de la maison 
paternelle penser à ses parents. (|f H ji.). 

l4-> 'ÎX !^ ^ t Kiang long san tch'en. Les trois frères 
"^^ Tch'en, du Kiang-tong, modèles des magistrats. Pen- 
dant que Hi ^ l'aîné était jnandarin de Kin-t'an ^ J^, les deux 
plus jeunes, Tchong-tch'oan ftji )\\ et Tchong-hieou ft|j f^jc, admi- 
nistraient, l'un Tch'ang-tcheou ^ %, Q^ l'autre Li-choei ^ 7jC. 

(0 # ^ ^ #)• 

_^^ t 5t- "Ë" fl-* ^'J "È" ^0 tchang. Yo mou. Lié yo. Le 

{14 père, la mère, les frères de l'épouse. Une des cimes 
de la montagne ^ llj , la plus vénérable parmi les cinq montagnes 
(yo) i ^- de la Chine, a nom ^ \ ^ cime du beau-père, d'où 
l'appellation -^ jt et, par dérivation, les autres. Var. -^^,^11], 
^ A, -§• 3^5 père de l'épouse. ^ 7^, ^ #, mère de la femme. 
IS" 3C ^' beaux-parents. 

t ^ Yo mou. Les régulos des quatre régions et les gou- 
verneurs des neuf provinces. ^ -^ ^ ^- {"^ ^ M)- Le grand 
trésorier se compare à ces dignitaires de l'antiquité. ^lÊ'^^J^^ 
^. Considérer les princes et chefs des Annales de Yu: éloge 
d'un trésorier. 



CLASSIF. 



46. OJ 



121 



HA "^ 3Ê t Teng tao ngan. Gravir le talus de la roule: 
J^^ étudier avec succès, atteindre la perfection. ^ 5t ^ "^ 

^- (If ^ m- 

5^ t Om tao. Les cinq îles (tao), à l'est de Po-hai ^ 
(golfe du Pé~tche-li), qui servent de séjour aux 
immortels. Ce sont: Tai-yu -fj^ M, Yiœn-kiao ^ J|^, Fang-hou 
;;;^ ^ ou Fang-tchang ')j ^, Ing-tcheou j^ *l'[i et P'ong-lai ^ ^, 
cette dernière entourée d'une eau si peu dense ^§7K' qu'une plume 
y serait submergée: seul un génie peut la passer. (Jlj-^). Var. ^ 





\/^ t Yun k'iu yii yai. Se précipitant d'une 
roche escarpée, l'épouse de Tch'en Tchong ^ ftjï, des 
T'ang, se tua pour échapper au déshonneur. Ses deux belles-sœurs 
suivirent son exemple. Cette héroïne était la sœur de Tchang 
Chou-ming ^ jM BJ- (ï ■&)■ 

>^ jL t ^- 3\ T4 ^ ^ foit li ya-i ngan: t'ien sing houo 
lo. Ne point se dresser comme une falaise escarpée : être d'un 
naturel doux et aimable, comme Tcheng K'iun ^ ^ des T'ang, 
et les deux amis intimes Ts'oei Piao -^IH et Lou Se-tao ^ 

(•^l: t ^ li #)• 



9 



^ 113 Ts'oei In, des Han postérieurs, qui était l'émule en 
savoir littéraire de PanKouJ^^ et Fou / -j^^, ses contemporains. 

t|^ T&'oei lÀng, et Tcheng-wen fiji 3Î|^, son frère, des r.s'i 
orientaux (479-502), furent le même jour élevés à la dignité de 
ministres. A ce propos l'on disait: "Les deux phénix volent de 
concert." ^ M W fi- Var. M JH 5^ fil- Deux frères mandarins. 




^ t Fou yu. Le tigre s'abrite sous une anfractuosité 
de rocher ('yuj; le méchant est toujours à l'affût des 
moyens de nuire. Allusion au fauve, dont parle Mong-tse, contre 
lequel on appela l'intrépide chasseur Fong Fou ^ ^^, de Tsin. 



^ ^ 1^ W Song yo kiang chen. La haute montagne 
(song-yo) a fait descendre son esprit, qui a donné naissance à 
Fou et Chen, soutiens de la famille Tcheou. i^ "^ ^f ^, ^^ ^ ^ 

^,m^^ ^({î- ^-Ê '^^.mnZm- iW ^^> ^)- CompUment 
au père à l'occasion de la naissance d'un garçon. Eloge d'un 
grand mandarin, comparable à "^ ^ et ^ fj^. Les caractères j^ 
et M équivalent à ^ et [^ (tsong) élevé. Var. ^ ^, i^ llÉ- 



122 



ALLUSIONS LITTERAIRES. 



t ^ ^ ^ Song xjo hiao ling. Le prodige accompli par 
Song, la montagne sacrée, quand, par trois fois, il en sortit une 
voix qui souhaitait longue vie à l'empereur J|^, jj;^ ^. (^ ^). 

t ^ ^ ^ Soîigf /loa yeou tchong. Plus digne d'estime que 
les montagnes sacrées Song et Hoa ' personne de grand renommée. 



^ Jl 7C — Si ('^ 
tïfl iuen. Le 15 de la 



, t Chang yuen san hou t'ouo k'oen 
IrflT iî<f^- Le 15 de la l^rf lune, à la troisième veille, s'em- 
parer de K'oen-luen, exploit du général Ti Ts'ing Han-tch'en ^ 
^ ^ gi. Au moment où l'on frappait 1." seconde veille, il avait 
quitté sous prétexte d'un malaise subit, le festin auquel il avait 
convié ses amis à l'occasion de la fête des lanternes, mais non 
sans charger quelqu'un d'aller de temps en temps les rassurer 
pendant son absence. Qu'on juge de leur stupéfaction, quand, 
une veille plus tard, un messager accourut leur annoncer que le 
général venait de se rendre maitre du défilé de K'oen-luen, défen- 
du par Nong Tche-hao H ^ j^- (H |§)- Ce fait d'armes entre 
dans les descriptions de la fête des lanternes. 



^ \\^ Ling k'i. Sentiers dangereux (k'i) de montagne 
(ling): paysages aux sommets escarpés que l'artiste Li Tch'eng 

^ jg; excellait à peindre. ^ ^. Élégance des cimes: beauté 

d une composition littéraire. ^ "oj ^ ]}} ^- {'ù W)- 

J^^ 7î t Ou yo. Les cinq montagnes sacrées de la Chine: 
<(^ ^ Oi ou ^ iJÎ, ?^ ^,, tî? ^. à ^ ^ ^ (Chan-tong); 
^ \\i ou ■^§^. h in lÊ: M.(Chen-si); §/ Oj ou ^ 4^, H Oj, lllia] 
llli llj- à # ^-H fl5f (Hou-koang); fl Oj ou 4t m^ à ^ '^^ >}]] (Chan- 
si), appelé aussi ^ tU, 7C Wi ^^ Ifi ?! ; ^ lU O" 4» ?% ^ m^ 
à ^ ^ Ji (Ho-nan). Var. £ ^. 

£ t ^^ ^ Ou yo se fong. Une composition littéraire admi- 
rablement écrite, se dresse comme la crête des cinq montagnes. 



^ Im ^^^ kiang. Frontière exposée, -^ij ^ Q-tiL- (éil 
5a ÉC lit ^ ^- Chargé de la garde d'une position importante. 

CLASSIF. 47. iK. Tch'oan. 



yn t Jou tch'oan. Comme une rivière dans son cours. 

in }\\ i.ij ^- (If ^ f;^)- IS tW }\\ M :^ ^, un bon- 
heur constant. 



}\\ 



CLASSIP. 46. ll|. 47. {^<. 123 

If I ^ f Kieou tcheou. Les neuf tcheon ou provinces de 

/ I I l'empire établies par le Grand Yu (2205, av. J.C.). 

1° Ki-tcheou ^ ^, comprenant parties du Chan-si et du 
Tche-li. 

2° Yen-tcheou ^ ^, comprenant le nord du Chan-tong et le 
centre du Tche-li. 

3° Ts'ing-tcheou ^ j^, du promontoire du Chan-tong jusqu'à 
la Corée. 

4° Siu-tcheou ^ '}'\\, comprenant parties du Kiang-sou, du 
Ngan-hoei et d'autres régions au sud du Yang-tse. 

b" Yang-tcheou |^ j]], comprenant parties du Kiang-sou, tout 
le Tché-kiang et une partie du Kiang-si. 

5° K'ing-tcheou ^ij ^|>1, le Hou-nan, le Hou-pé avec une partie 
du Koei-tcheou. 

7" Yu-tcheou ^ jl], le Ho-nan. 

8" Liang-tcheou ^ ^^"J, le nord du Se-lch'oan et le sud du 
C/ien-st. 

9° Yong-tcheou ^ ;H^, partie du Chen-si, le Kan-sou avec 
d'autres contrées à l'ouest de cette province. 

Le même empereur fixa neuf catégories de tribut ^HÇ, suivant 
la valeur des terres de ces provinces, cotées très bonnes, bonnes, 
assez bonnes, etc. ± i:, ± «4^, ± fi 4» Jl' + ^, ^ 1^, f ±, 
y^,!^ y (» ÂM'^)- mXmt '$ i^- VelHer aux recettes 
ordinaires du tribut; se dit dans un compliment au mandarin -(^ 
^ ^ M chargé du transport du tribut. 

t ^ Tcheou mou. Les gouverneurs des neuf anciennes 
divisions de la Chine. Aujourd'hui c'est l'appellation des préfets 

d^ 2** classe ^ '^H. ^ 'j'I'l. L'étendue d'un district tcheou. -jj 

^\ 5^ M- Mandarin chargé de l'administration d'un tcheou, qui, 
à l'exemple de In Tchong-k'an |§ fij' i§, des Ts'in, ne songe 
point à ramasser de l'argent. (^ ^). 

^ t Tchong tcheou. Le Ho-nan, province centrale de la 
Chine ^ g. Le département de K'ai-fong fou, et, par extension, 
toute cette région, s'ajtpela 3 jl| ^0"^ les Ts'in, Yao-xjang ^'[f ^ 
sous les Han, ^ fp sous les Ta'ng, "g" ;^ sous les Song, 3^ ^ à 
l'époque Ife ^, et ^ "^" à celle des cinq dynasties. Autres noms: 

A t ^ ~P i Kteou tcheou chou che tchou. La Chine com- 
pta avec ses neuf provinces une dizaine de maîtres à l'époque des 
cinq dynasties ^ f^. 

Li Meou-tcheng B^ ^ ^, roi de KH '^^ a ^ ^ (Chen-si). 
Ya7uj Hing-mi ^^ ^ff ^. roi" de ^, dans le fff jfj. Li Cheng ^ 
^, roi de ]^ ^, dans le jX'^, capitale Nayi-king. Wang Kien 
i ^, roi de (k^, dans le "i^ || j||, ca^jitale jjS; ^. Mongf Tche- 



124 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

siang ^ ^ p, roi de ^ ^, à ^ ^. Wang Chen-tche 3E ^ ^, 
roi de f^, dans le |§^, capitale Fou-lcheou. Ts^'ien Lieou ^^, 
roi de ^ ^, dans les deux J^, capitale Hang-lcheou. Lieou 
Cheou-hoang $]\ ^j- 7^, roi de jjnt, dans le |^ j'l'|. Ma In ,^||^, roi 
de ^, dans le ^ ]^. Lieou In %\\ |^, roi de ]^' j!^(, dans le J^ 
■^, capitale j^ jlll /jf . Lf>OM Ich'ong fij ^, roi de :jb M-> ^^^^^ '^ 
^ P^, capitale -j^ ^, }^ (Chan-si). Kao Ki-hing (Ki-ch'ang) j^ 
^M (^ a^' l'oi de 1^ ^^ d^ns le fij îf, capitale |f|j ^ Jj^f ///ou- 
pé). Ces différents princes fondèrent des dynasties plus ou moins 
éphémères. Ainsi la dynastie ^, ne compta que quatre rois sur 
le trône, et la dynastie Ou-yué, cinq seulement. 



^^ long /n'a yu. A partir de i 



Feou tch'ao i heou, chang 
Yeou-tch'aOj les habitations 
eurent en haut une charpente et en bas des murs. Avant ce 
personnage fabuleux, les hommes habitaient dans des cavernes. 

IM 'M §?)• ^^^"^ '^^"^ ^^ ^ Mi ^ 'ui vient des nids ou cabanes 
en branchages dont il fut l'inventeur. (^ ^^ ^). 



CLASSIF. 48. X. Kong. 

. T. )^ Kong Yu, Kong et Rt, dignitaires qui, sous le règne 
de Choen, étaient préposés, le premier, à l'industrie de la terre, 
du bois,- du métal et de la terre d^X, le^econd, à la surveillance 
des montagnes, des forêts et des eaux ^. (^ ^ ^). ^ M 7\^ *K 
X ^- Mandarin chargé d'une vaste administration. 

-/-■* iW ^^ ^ ^ ^ ^^^ ^^^^ P°^ '^^ -^ ftîen. Tso Jou ne 
/j^ refusait pas de mourir quand il présentait des observa- 
tions (hien) à l'empereur, pour défendre Tou Pé "It fj^, son ami, 
victime d'accusations calomnieuses, car, voyant l'inutilité de ses 
démarches, il se suicida, (fij jn], |^ ^). 

^ ^M A ^ Tcha k'iang jen i. S'accorder tout juste avec 
les pensées, les désirs de quelqu'un. 

ji t^ §? 'fi t^ M Hiu tso: lieou wei tai hien. Place libre 
à gauche: réserver la place d'honneur au sage qu'on attend. C'est 
ainsi que le prince de Sin-ling ^ [^, allant inviter le lettré Heou 
Ing f^ ^, lui céda, par déférence, sur son char le siège de gau- 
che, {^mitm^ m- 

^^ ^ f fc îd K'iao t'ouo hoa kong. Son habileté dans la pein- 
ture semble s'être emparée de la puissance de transformer: éloge 
d'un artiste. X^ Ig;. Habile à calomnier (ti). 



CLASSiF. 47. {{{. 48. X- ^^- Û- 50. r[j. 125 

P ^^ Kiu pé. Kiu-pé, le pouce: le premier entre tous.-§^ 

>i5 \>X i^ 1" n ^ W M- [^ ^)- E ;i|. Grande rivière. ^ 

^E jll, M ik f^ ^tl:- («)• 



Al^ ^ Ou Hien, ministre de l'empereur "^ -)^ ï^ ('637- 
1562). Son fils. Hien ^, occupa la même charge à la cour 
de -^ m ZL (1525-1506). 

<f> t X. >\ 35 Siao ou hien ta. ou. Petit devin devant un 
grand: rougir de son infériorité. 

CLASSIF. 49. 2<- Ki. 

E ^ P^ Chou. Pa. et Chou: le Se-lch'oan. Cette province, 
le ^' j+1 du Livre des Annales, formait le ^^ ^ sous les Tcheou, 
les E; :^ ^ ?I^ sous les Ts'in, le ^ ^Jl) sous les Han, les ^' 'J'i-j 
et M 'M sous les Tsin, les ^yj/] ^ jI et tU jf] ;^ -^ jf sous les 
T'ang, les quatre départements ^,:|^,l^i], J (îHJ ^) sous les Songf, 
le F| ^ ^7 .^^ sous les Yuen, et enfin le )l| ^ ^ ^ î^ -f^ sous 
les Ming. On la nomma encore par extension, -^^f^, ^ ^R, W jl| 
et "i^ JliS à différentes époques. Ses quatre rivières py jl] sont: 

m îï> fÈ tt. m tK et è 7jC- 

HE^ t Eul-suen, le génie du vent. Le diagramme H ^|v 

ll*^ a pour symbole le vent, dont le souffle pénètre partout. 
Ji-^. L'ordre de la cour, la volonté impériale, qui atteint 
jusqu'au moindre sujet. ^|flj||^- Obtenir la faveur d'un auguste 
choix: élre promu au mandarinat. ^ jM, ^ ^ ^ ^ t- Le 
mandarin par sa bonté à l'égard du peuple est comme la brise, 
dont le souffle fait croître les végétaux. (^ lê^l^)- H M- Paroles 
insinuantes de l'ami. (|g |§). ^ |i |o ^ 1'^ JJH- A moi indigne 
vous avez donné généreusement d'excellents conseils. 

CLASSIF. 50. rfj. Kin. 



m 



i^ t flP Che kin tsié. Elle vous servira avec le linge 
et le peigne, dit celui qui propose sa fille en mariage. 
Yu H, appelé encore Hoai-ing 'j^ ^, fils du roi de Tsin, retenu 
comme otage à la cour de Ts'in, songeait à s'évader et demandait 
à son épouse, fille du prince de ce pays, si elle consentirait à 
l'accompagner dans sa fuite. "Oui, répondit la jeune femme, car 
le prince, mon père, m'a recommandé, à moi, votre esclave, d'être 
à vos côtés avec le linge et le peigne," ^ ^ :t. '^ M 'f' i^' ^ 



:?!î 



126 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

1^ t Kong pou. Pièce d'étoffe suspendue devant le 
cercueil et relatant les mérites du défunt. {^ j0). 

^ ^^ I -^ ^ou pei che nien. Porter dix ans le même habit de 
toile, comme le fit le ministre Kong-suen Hong ^ ^x ^. (jfe fd). Ing 
^, son frère, se montra plus économe encore, puisqu'il en eut un 
qui lui dura le double; et avec cela abstinence complète de viande, 
tandis que Hong en mangeait au moins une fois par jour. 

^ 3C Hi-wen, surnom de Fan Tchong-yen, nom posthume 
Wen-tcheng. ^ fi|j -^ f,^_ ^ ]£. Ce conlem|iorain des Song est 
resté le type d'un excellent fonctionnaire. (5J^ ^). fâ ^ ^ ^. 
On voit en charge un autre Hi-wen. 



^ 



V^ t ^P ^ Chou pei kia pi. Rouleaux de soie avec 
tablettes de jade, présents par lequels le souverain 
invite un" sage à sa cour. Ainsi l'empereur ^ '^. "^ agit à l'égard 
de Chen-kong ^ ^, alors âgé de 80 ans. Il mit de plus à sa 
disposition uyi char très doux, dont les roues étaient enveloppées 
de roseaux pour en amortir les heurts ^ ^ fjjf |^. Cette dernière 
expression a le même sens d'inviter un sage à la cour. 



^_ _ ^ t Sao tch^eou tcheou. Le vin. balai de la tristesse. 

^fff Ses nombreuses épithèles sont: Wi iÙ^ i^ ^ î |t ^^ 

^, rj H ^ ; W '>H t^ *• * ¥ :g ^■ 

^^ |5m! i^ W ^'^ '^^ ^^'^0 ^•^"^- Copier les modèles d'écriture 
de Tchong Yeou @ ^^, des Wei, et de Wang Hi-tche ^ ^ ;è' 
des Tsin. Ces modèles -^ IJJ^ se disent aussi |^ |£j, parce que les 
caractères du calligraphe Wang avaient comme des crochets 
d'argent et des traits de fer fij 



r^^ ï t Ou ti. Les cinq premiers empereurs de la Chine : 
rrf T'ai-hao ± ^ (|5$) ou Fou-Zii fj^ ^, yen-^r j|< ^/ ou 
Chen-nong |f^ ^. Hien-yuen $f || ou Hoang-ti ^ ^, T'ang ^ 
ou yao ^è, et Yu ^ ou Choen ^. Une autre série a cours: C/iao- 
hao /J? ^ (lV|=), Tch'oan-kiu ^| ï^, Kao-sin ^ -^^ yao et Choen. 
On rencontre parfois accolée à 3£ «^ la nomenclature ^ .^, qui 
comprend Hia Yu ^ ^, C/ian(? T'ang ^ -^ et les deux Wen- 
wang et Ou-wang ^ ï jt ï' comme ne faisant qu'un seul 
personnage. 

t ^ Ti-k'ou, petit-fils de Chao-hao ^> ;^, nommé encore f^ 
^ ^ ^t ^[5 ^, qui commença à régner au pays de ■3^, et gou- 
verna ensuite toute la Chine pendant 75 ans, avec ^ au Honan 
comme capitale. 



OLASSIF. 50. \\l. 127 

fS s t 'S jR M t- fr # ^ 'M Kia hoang ti pi tchen 
hoang ti, sing mang tch'oan han. Un faux empereur en opprimant un 
vrai, c'est Mang, du titre dynastique ^ ^ ^, qui usurpa (tch'oan) 
le pouvoir des Han. Wang Mang Kiu-kiun ^ ^ E M^ neveu de 
l'impératrice ^ x;, était généralissime à la mort de l'empereur 
M. M î^- Quand ^ ^ monta sur le trône il reçut le titre de ^ 
M S' avec les pleins pouvoirs de ministre ^ f^. Bientôt il 
faisait périr par le poison son auguste bienfaiteur. Chargé de la 
régence ^ ^ pendant la minorité de Jou-tse-ing ^ ^ ^. il ne 
tardait pas à déposer ce prince de deux ans, pour se saisir du 
pouvoir impérial, qu'il gardait pendant 18 ans. Enlïn, l'an 22 de 
J.C, il tombait assassiné par ses propres soldats, et après le 
passage de f|| ^ ^ (23-25) sur le tiône, la nouvelle branche des 
Han orientaux débutait par le règne de 7^ |^ ^ (25-58). 

^ t -f' ^ â t -p Tch'e ti tse tchou pé ti tse. Le lils de 
l'empereur rouge mit à mort celui de l'empereur blanc. Lieou 
Pang Ki fij |[5 ^, de fj^ (#^j'li f^ au Kiang-sou), n'étant encore 
que simple chef de village ^ j^, tua un gros serpent qui, la 
nuit, lui barrait le chemin. Peu de temps après, une vieille 
femme tout en pleurs, apprenait aux passants le meurtre commis 
par Lieou, fils de l'empereur rouge, sur son enfant, fils de l'em- 
pereur blanc, dont ce reptile n'était qu'une métamorphose. Le 
propos rapporté à Lieou le comblait de joie, parce qu'il y voyait 
le présage de sa gloire future. Plus tard, en effet, Lieou, nommé 
duc de P'ei fIJ 'f^ ^, renversait la dynastie Ts'in et fondait à || 
4* (Si-ngan-fou) celle des Han occidentaux. Cet empereur ^ j^ 
11^ (20G-194) est encore désigné par le appellations j^ ^\\, j^ •^, 
car il gouverna par la vertu de l'élément jj^ feu. 

■^ t Tsing ti. Fou-hi f^ ^, qui préside au printemps, à la 
région oiientale du ciel, aux jours ^ ^, à l'élément /f; et à la 
couleur ^. 

^ t Tch'^e ti. Chen-nong |^ J^, qui préside à l'été, à la 
région méridionale du ciel, aux jours p^ y, à l'élément >H^ et à la 
couleur :^. 

H t Pé ti. Chao-hao 4^ ^ : automne, ouest, jours J^ ^, 
métal ^. blanc 1^. 



^ i Hé ti. Tch'oan-hiu ^ J^ : hiver, nord, jours i ^, eau 
7X. noir ^• 



t Hoang-ti: quatre saisons, centre, jours jj^ £^, terre -[-, 
jaune ^. Le mémorial des Rites (^ J^ ^) dans le passage, "où 



128 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

il mentionne ces cinq monarques, cite aussi Kiu*mang ^ ^ génie 
du printemps, Tchou-yong fjj^ ^, génie de l'été, Jou-cheou ^ 1|^, 
génie de l'automne, Yuen-ming yf^ ^, génie de l'hiver, et Heou- 
Vou J^ J^, qui préside au centre. 

Exemple de l'application de ces noms: ^ ^ X ^ ^ P^. 
Le printemps vient encore visiter, réchauffer le pavillon oriental. 

Pr 'lï< Ping-mong, toile de côté et du haut: abri, protection. 
S M i: #t lli- L'abri d'une grand maison. (^ :f , -^ ■^). ^ ^ 
1^ 1^. La faveur d'être sous la protection de quelqu'un. 

ttÇ^ ^ t Si si. La natte de l'ouest: le professeur. Quand 
/r|3 Ou-wang monta sur le trône 5^ J ^ ^, son maître 
Chang-fou "^ "^ se présenta devant lui avec le livre rouge f^ ^, 
qui contenait les instructions des anciens empereurs. Comme le 
prince, debout et face au midi ^ ■^, se disposait à en entendre 
la lecture, Chang-fou lui fit observer qu'en se tenant de la sorte 
il l'obligeait à regarder le nord, ce qui ne convenait nullement. 
Aussitôt l'auguste élève de se tourner vers l'est, tandis que son 
précepteur se tenait, le visage dans la direction de l'ouest, (j^ 1^ 
lEi W> TC iÈ)- 0" explique plus simplement, en disant que, même 
dans l'antiquité, la place d'un professeur était à l'ouest. (^ ^). 
Var. "g" ^. L'hôte assis à l'ouest. 

t Tg R^ ^ Si mao li cheng. Déposer définitivement natte 
et bonnet: réussir aux examens supérieurs. Les concitoyens de Li 
Suen ^ |t, le voyant toujours malheureux dans les concours, 
avaient l'habitude de dire de lui : ^ ^0 ^ ^ f^ W ^ M-' P^rce 
que natte et bonnet faisaient partie de l'attirail du candidat, sous 
les Song. Li finit par être reçu. 

^'J t "JH JVi Ko si hiu p'orig. Couper la natte et repousser 
un ami : antipathie de caractère et de goûts. Hoa Hin ^ ^, des 
Han, assis en classe sur la même natte que Koan Ning ^ i^, 
s'était levé pour aller voir passer un équipage. Aussitôt Ning de 
quitter un voisin si peu sérieux. Avant cette rupture les deux 
amis bêchant au jardin, y trouvèrent une pièce d'or qu'ils rejetè- 
rent comme un vil morceau de tuile, (-jlt ^ ^ |g). 

Tf. ^ t Ou hiang si. La natte aux cinq parfums que Che 
Ki-long ^ ^ f| tenait toujours prête pour ses visiteurs. 

bX. T m ^- Ché choei liang tchen. Le jour heureux de 
la naissance d'une fille, où, dans l'antiquité, on suspen- 
dait un linge (choei) à droite de la porte. ^ ^ ^ |x! ifâ "^ P'j 
^ (la P9 W\)- Choei est le mouchoir que les filles portent 




CLASSIF. 50. fjj. 129 

suspendue à la ceinture. Var. ^ ^ ^ K- Le père parlant de sa 
fille dira: <J> ^, || ,|„ J. ;^, tandis que l'interlocuteur se servira 
des expressions : ^ #, ^ ^^ ^ f^ H- Lui chercher un mari : 
^ 'f!^ /fi W' '"' choisir un endroit où elle puisse être mariée. 

I^ÏFt ^^ Tsieouche. Suivre un maître ^^^ : aller à l'école, 
pljJ ce qui doit se faire dès l'âge de dix ans, daprès le 

Mémorial des Rites. $ijj ^ 7^ ^ ^. Si le maître est sévère 

la doctrine sera estimée, l'enseignement écouté. (|^ fg,). 1^ ^ 

;^ A 0iii ^ ï^- Une pluie fécondante déhorde de la chaire d'un 
maître de la foule. (^ •^). 

T fzî Che ki. Sous un chef d'expérience ^ A, l'armée a du 
bonheur. (^ gjjj J[>). Compliment à un mandarin militaire. Var. 
Bf) Pf ^ Éijî jè "n • Et vous ne contredites pas ce texte du Livre 
des Mutations. "Heureux au milieu des troupes." ^ É^Ii 4* W • 
M % Mi M ^ ^- L'empire a le bonheur d'une bonne direction 
des troupes. Autre formule d'éloge: ^1^ ^\^ '[^ -tp S J^ #• Les 
six divisions tremblent devant le génie de vos plans. (^ j|L %)- 

f^ ^[p f^ ^. Le maître et le protecteur du peuple, tel est le 

magistrat. (# ^ jî^). 

y^JLjTa kong che. Un maître menuisier. (^ ^). Un 
simple menuisier se dira; ;j:^ A, ^- S- 

ijt/ff: pis W t TlM T^ Song chou uei tchang tchong. Lisant à 
!|J[E haute voix sous sa tente, y continuant tranquillement 
sa classe, ainsi les soldats éperdus trouvèrent Tchang Hoan ^ :^, 
et ce spectacle les rassura. Ils songeaient déjà à fuir devant 
l'invasion soudaine de leur camp. (:^ ^ ^). Tchang, type du 
professeur consciencieux, avait le grade de r\i gp jjf, officier des 
gardes, dans cette expédition entreprise contre \e Hieou-t'ou-ko {^ 
^ ^ ou prince des Huns occidentaux et les Tartares Ou-hoan de 
Sou-fang % Il ^ \^- 



'fS T jM î JA Tch'an wei tch'oan H. Le mandarin sur son 
char, avec tentures de devant (tch'an) et de côté (wei), gagne vite 
(tch'-oan) son poste (li). "La voiture de Yu Wen, l'admirable 
modèle de sa nouvelle province, s'arrête en passant." ^ ^ j^ ^ 

tm^t mmw a- m ï m m- var. m m u m' Le 

magistrat se met de suite en route, 

^ T ?^ OP K'ien wei ngan pou. Relever (k'ien) la tenture de 
devant le char en arrivant au lieu de sa jurisdiction. Ainsi dut 
faire le cocher, sur l'ordre de Kia Ts'ong g :^, se rendant dans 
son nouveau district, "car, disait-il, le mandarin devait voir et 




130 ALLUSIONS LITTERAIRES. 

écouler de loin, pour se rendre compte du bien et du mal.'" "g* ^ 
IH M ^È?-' M ^ tfc ^^^ ^^*^^^^ parole rapportée au peuple lui fit 
comprendre quel magistrat sérieux lui arrivait, (f^ \^ ^). Var. 
^ ^ it Wi- ^^ sévérité transformante d'un fonctionnaire. 

^ -^ ^ 1^ t Ma fttu7^ feiang tchang. La tenture couleur 
'" écarlate (hiang) de Ma Fo^ip Ki-tch'ang ^ iÈ ^ :^ • 
allusion à une classe, à un professeur. Ce maître, comlemporain 
des Han postérieurs, qui voyait affluer à ses cours un millier 
d'élèves, tant garçons que filles, plaçait celles-ci derrière et ceux- 
là devant ^ ^Ij tJc ^ ÏÏH Wl ^ À Û t3errière sa chaire pendait 
une draperie rouge. Parmi ses disciples il compta Tcheng Yuen 
K'ang-tch'eng M ^ % jf^- f^élèbre commentateur des livres 
classiques, dont le nom accolé au sien ,1^ % dit grand savoir 
littéraire, (ft M W)- Var. ^ |g, M M- WC f#^ IS l|i. ^ f|t. i^ 
ifil. ifti m^ maître. ^ llf ^ ft îf- Enseignement semblable à une 
forte pluie fécondante. ^ ^ fM M ^^ t. "È.- Ouvrir une maison 
d'éducation. ^ JH ^ II- l-"ne brise printanière souffle dans la 

salle d'école. ^ |S .^ [ff l|i T II A- Combien de soldats 

sous vos ordres? (^ ^\ 

■ j^ 1^ t ^ ^Hoan tai k'ing h'ieou. Avec sa tunique légère 
ffT garnie de fourrures (k'ieou)^ à la ceinture lâche et 
traînante (hoan), Yang Hou Chou-tse ^ j^ -^ ^ paraissait au 
milieu des camps. Cette tenue était l'indice du calme de ce géné- 
ral lettré, surnommé ;tll ^ iH tI^ O" ^ i 7}^' ^^o^^ gouverneur 
militaire de K'ing-tcheon % ^ fi] ^'1^. Comme la vue d'une stèle 
élevée à sa mémoire sur le mont Hien i|| [Jj, où il aimait à se 
promener, arrachait des larmes aux gens, qui se rappelaient ses 
mérites, on ne la désigna pfus que par le nom de ^ ;^ ^. (■^ ^). 
Var. #^^i;îSM- T^s habitudes transmises par Yang 
Chou-tse. #1 éc "f ^ M ^ ^- Comme Yang Chou-tse lorsqu'il 
était gouverneur militaire (p'ing-tchang) d'une vaste région. 

^- f^ f\\^\ |i| ^ t Tcho eul hien chan ki'eou tai. Distingué 
entre tous comme l'élégant et lettré Yang, dont la stèle se dresse 
sur le mont Hien. Compliment à l'adresse d'un mandarin 
militaire. 



yK, t T'ong t^ien tai. La ceinture qui met en communica- 
tion avec le ciel. Elle était en cuir de rhinocéros et appartenait à 
T'ang Hao J^ fj^^, qui la mit comme enjeu dans une i^artie avec 
Yen Siu ^ ^. [^^i J§ i£ ^). 

3§ ni J^ c t Hoan yu si tche tai. Pour avoir restitué les 
ceintures à boucle de jade et en cuir de rhinocéros (si), qu'il 
avait trouvées, P'ei Tau ^ ^, vit changer sa destinée, d'abord 



cLAssiF. 50. fj;). 131 

prévue malheureuse par un devin. Quand, après cette bonne 
action, ce devin le rencontra, il lui dit: "Tu as certainement 
posé en secret un acte méritoire envers un être, car devant toi 
s'ouvre une longue carrière, qui échappe à ma perspicacité." 

i^> W H @« ^ %. ^ 3É m M # 0f ^- {Ê- m B)- P'ei fut 
ministre sous les T'ang et obtint le titre de ^ ^ ^ pour des 
services signalés à la guerre. 

|Jj P^ 35 t- $• dt ^ IP Chan men yu tai, Mo che ts'an 
chan. La ceinture à boucle de jade rappelle l'jicadémicien con- 
templatif. '-Prétez-moi quatre grands lits de méditation f^ (3 ;:^C 
fip tHc- ' disait Sou Tong-p'ouo ^ ^ :^ à son ami, le bonze Fou- 
^^ f^ ï^i lui laissant entendre par là qu'il désirait assister à ses 
exercices bouddhiques. "Mais le vide des quatre grandes choses, 
répliqua le bonze, ne renferme point les cinq qualités de l'être pg 
:k ^ ^ ?£ M ^^ '^•" L"^ poète ne sut que répondre et donna sa 
ceinture en signe de défaite. Tt ^i '^, \r forme extérieure; $, 
la perception; ^,. la réflexion; fj. l'action; ^, la connaissance. 
29 ::fc • le ciel, la terre, l'eau et le vent. Dans Lao-tse l'expression 
pg -;}<: signifie; la doctrine, le ciel, la terre et le monarque, [/tj ^ 
^ — .. Le roi est un des quatre grands. 

U jOu tch'ang. Les cinq frères Ma ,^, dans le nom 
particulier desquels entrait le caractère Tch^ang, sont 
tous célèbres pour être parvenus aux premières dignités, à l'épo- 
que des Trois Royaumes. Mais Ma Liang Ki-tch'ang, ^ ^ ^ '^, 
aux sourcils blancs, était le plus doux d'entre eux ,i§| È 3Î S" S 
M Wc ^- CM ^ .'^ !S ^)' Les cinq règles constantes ou vertus 
principales du Confucianisme; bienveillance, équité, décorum, 
sagesse et sincérité t ^ |i ^ fg. 




IPi 



Ï"^^f^jgf:^'|j|j'^ ^ Pou sieou pien fou : pou 
B3 c/ie i yong. Bordure d'étofïe sans ornement; politesse 
sans fard, simplicité de manières, et même étroitesse de vue, 
comme chez celui qui ne s'occupe que de la bordure d'un habit. 
Wei Hiao ^ ^, un des prétendants à l'empire, avait envoyé Ma 
Yuen ^ ^ en mission près de Kongsuen Chou Tse-yang ^ ^ 
a^ "F 1^^ <ïui chercha à l'éblouir par les splendeurs de la cour de 
Chou ^, lui manifestant même le désir de le retenir à son 
service. "Comment, s'écria Ma, on ne sait pas encore qui conquerra 
la Chine, et Kongsuen, au lieu de s'empresser d'accueillir un 
homme d'Etat pour délibérer avec lui sur le succès ou l'insuccès 
de l'affaire, ne s'occupe que de colifichets comme un mannequin. 
Un tel homme pourrait-il retenir longtemps un grand politique? 
Tse-yang, par son esprit borné ressemble à la grenouille au fond 
d'un puits, qui n'aperçoit qu'un point du ciel; donc l'important 
est de donner toute notre attention à l'adversaire de l'est." ^ y 



132 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 



,.^ m yk '^^ ^ u r^ ^\: m M m ± n m ï^ nt Ki^^m ^ 

^ Un f[ïi A ?i^- itb ^ i>'j JË ^v II ^ T ± ^-, ^ I^ ^ E ^t 

S, ^ in ^ M M t- (^ m « m ^ i^)- ni: €^ 1 e.n^ter l'ali- 
ment qu'on a dans la bouche i^our accourir au devant d'un sage. 
Cf. — |g i£ (Ui). lltH ^. Vainqueur ou vaincu. Var. \^ ijig. 

tîtS fi^it B'StJÎ'fîtUi Fong /jao kieouje, lo mao 
'rM V^ ^ong chan. 11 ventait en haut le 9 de la 9® lune, 
quand Mong Kia Wan-nien :^ S Eî ^ perdit son bonnet sur le 
mont du dragon. Décoiffé par un coup de vent, ce secrétaire i^ 
^ de Hoan Wen ]|>i| '/^, ne s'en était pas aperçu, ce qui fut le 
thème d'une composition badine, à laquelle le distrait répondit 
magnifiquement. {^ -M ^ ^ ^i). Le fait est une allusion à ce 
jour de l'année. 

iâ 3E (^ ^ 0r t / Wang Mong tche sin mao. Le bonnet 
neuf donné au pauvre Wang Mong par une femme charmée de sa 
beauté. (^ f: ^h ^ ^). 



fe* A t -^ ^ <^ow mou tche pin. L'hôte introduit dans 
|t l'alcôve: l'ami intime. Un jour que le ministre Hoan 
Wen Siuen-ou M Im 11 ^ travaillait avec K'i Tch'ao ^\\ Jff, son 
secrétaire, on annonça une visite de Siè NgatL ^ ^. Hoan aussi- 
tôt de cacher le secrétaire derrière les rideaux de son lit, avec la 
recommandation de noter ce que dirait Sié pendant cette entrevue. 
Malheureusement un coup de vent entr'ouvrit les rideaux, et Sié 
à la vue de ce témoin inattendu, s'écria en riant: ''Maître K'i peut 
vraiment s'appeler l'hôte de l'alcôve ^J^ ^ Pf ^i A~M ^M -ttl-" 
(^ ^t). Cette petite scène , explique les épithètes : ^ ;$ , ^ ^ et 

^ Jff données à un secrétaire. ^^ ^. Tente verte : grande 

salle d'un tribunal, 



M 



1^ ^ '^ P}^ t (^ I? -^ Kiang l'ang ko man tch'oan king 
P^sC i- En classe, séparée par un rideau (man) écarlate, la 
maîtresse expliquait le sens des livides canoniques. Il s'agit ici de 
la mère de Wei Tch'eng :$: ^, qui vit assister à ses leçons Fou 
Kien :(^ ^, futur maître de la Chine occidentale. Cette femme 
savante reçut le titre de ;i; J^ g . (# ^ ^i] :^ ]$)• 



^ ^ ^ t Yu fen louo man. Fan Tchong-yen j^îf ftjj -^ 
voulait brûler le moustiquaire en soie légèie de sa bru, car il pré- 
tendait conserver l'esprit de simplicité de sa famille. (|)£@, ^^ 



\>{ "^ t ^. fi / tch'e tchai k'i ping. Une levée de 
^ soldais aux turbans (tchai) rouges faite par le fondateur 
des Han orientaux, l'empereur it ^ ^- {M M M !&)■ 



f 



GLASSIF. 



50. l\] 



133 



fn^ â S ^ Jîê i^ db 1^ JE t Pé ftm T hi jou che i yeou 
T^El. tch'-oang. Le poète Pé Kiu-i plaisante Yang j^ Jou-che à 
propos de l'étendard à la hampe vernie : relations intimes entre 
beaux-frères. "Lieou Rang et son épouse s'envolèrent parmi les 
immortels, comme montèrent au ciel Long-yu et son mari. Quelle 
différence avec Cha-ko conduisant Ts'oei, ma belle-sœur, au Si- 
tch'oan, avec un étendard à la hampe bleue." §lj |pg ^L if dfc ^ |[|j , 

m ^ m ^ iff^ ±^^ n n ym ^ m ^m, m m «t^^i ifi^w ;ii- 

(Q 1^ 5'^ ^). Comme Cha-ko ou Jou-che se rendait à son nouveau 
poste, l'allusion à un mandarin gagnant son district pourra être: 
#1 ^ lli ÏÏn 5É lUi l'étendard (tch'oang) à la hampe bleue tenue à 
la main (yong) et la tabletle (tsié) droite. 




iNapi. Donner les pièces de soie (pi), c'est-à dire, 
les arrhes des fiançailles. Jadis, chez les grands, on 
offrait en la circonstance un rouleau de cinq pièces doubles, dont 

chacune mesurait quarante pieds de long. ^^ f^ ^, 'p^ Ji, ^, 

M S ^- (îi H lE)- On appelle aujourd'hui ^ i^ ou flt| ^ le 
présent en argent des fiançailles, l'expression ï[^# étant réservée 
aux cadeaux d'autre nature. 

fS t • I^ fft Ten pi- p'in i. Oie et pièces de soie: arrhes 
des fiançailles. "L'oie s'offre quand on choisit (ts'ai) ItH^^Wi 
une jeune fille,'" (j0 "^ i -^ îll), parce que ce volatile est l'emblè- 
me de la fidélité conjugale. Expressions équivalentes: ^ -^, 
envoyer le volatile; ^ |j^, offrir l'oie. Du moment des fiançailles 
à l'époque du mariage, il y a six cérémonies à observer 7^ |§ : j^j)^ 
7^ (al. ij^), les présents indiquant que Ton choisit la jeune fille; 
Pp] ^, '^ demande des noms; ,|i^ ^, la déclaration du bonheur 
annoncé par les sorts; |,^ ^, l'invitation; |f l^j, la fixation de 
l'époque du mariage; enfin ^ j^]], l'accueil fait par le fiancé en 
personne le jour des noces. Chez les gens du peuple, les fiançail- 
les ne comportent d'ordinaire que trois cérémonies: -^ ^^^^, ^ ^ 
^t :^ ^ ou |y ^. "Déterminer par des cadeaux préliminaires le 
bonheur du mariage." "^ "^ }^ î^ . [^ 'X f|)- Ce passage est 
relatif aux fiançailles. 

rhôh ^ t ± llf^' *(^ |I^ ^ tt ï ^ Pa tche li tche, hoai 
'p|î\ ^'^ tche ki chen k'i. Arracher les drapeaux de l'enne- 
mi pour en planter d'autres à leur place, stratagème tout à fait 
merveilleux de Han Sin |^ fg, marquis de Hoai-in. Pendant que, 
dans une fuite simulée, ce général se faisait poursuivre par l'ennemi, 
deux mille de ses cavaliers allaient fixer sur les retranchements 
abandonnés des drapeaux rouges, après en avoir enlevé ceux des 
adversaires. Quand au bout d'une chasse inutile, ceux-ci aperçu 
rent leurs propres fortifications couronnées de ces couleurs, ils 
conçurent une telle panique qu'il fut facile de les tailler en pièces. 

(& iB m m M m)- 



134 ALLUSIONS LITTERAIRES. 



^^ Q Tao fou. Le ciel couvrant (lao-fou) tous les êtres 
(+ M) ^^^ l'image d'un bon mandarin, dont l'affection s'étend à 
tous ses administrés pour les rendre meilleurs. 

CLASSIF. 51. -p. Kan. 

"^ tI^ ^ fl> Kan f.siang mo yé. Deux épées fameuses com- 
mandées par Ho-liu f^ fg^, roi de Ou ^, à Kan-tsiang, dont la 
femme s'appelait Mo-ijé. Celle-ci dut jeter de ses cheveux et de 
ses ongles dans le fourneau, où se fondait l'arme qui porte son 
nom, et qui, grâce à cela, arriva à point. ^^§\\^ épée mâle, désigna 
la première, et [îg i|ij, épée femelle, la seconde. {^ M ^ ^)- 1^ 
est encore fait mention des épées |g |^ et ^$ f^. (^ ^). 

.^ ]g '^ ^ P'ing-yuen tou yeou. Le chef du relais de 
P'ing-yuen: vin de qualité inférieure. Si, au contraire, le vin 
possède un goût exquis, il portera l'épithète ^ •}]] |^^, adminis- 
trateur de Ts'ing-tcheou. Celui-ci, quand on le boit, descend 
jusqu'au nombril, tandis que celui-là s'arrête au diaphragme, 
tant il est mauvais {^(^ ^ Ï)J M, 't f^ ^ U -K- ^^ M» nombril, 
se prononce comme ^, nom d'une sous-préje^cture dépendant de 
Ts'ing-tcheou, et |J|, diaphragme, comme ^. nom d'une autre 
sous-préfecture relevant de P'ing-yuen, ce qui permet le calembour 
sur lequel est fondée la double appellation. On la doit à un secré- 
taire du ministre Hoan Wen ;|â f^- (# 1^ iff ^p)- 

t;^^_t>fv'S'^'^ P'ing-ts'iuen tclioang chàng mou 
che kiai kH. Plantes et rochers de la maison de campagne P'ing- 
ts'iuen étaient tous rares. On y trouvait surtout les pierres de 
l'ivresse g^ Ç et du réveil || ;^. Cette résidence se trouvait à 
trente H de f^ |^, et appartenait à Li Tè-yu ^ ^, ||, des T'ang, 
qui en a laissé la description intitulée ^ ;^ i^ /fC g£- 

'^ Jy^ P'ing fan. Rendre justice à un innocent faussement 
accusé, litt. pour rétablir le droit, revenir sur la chose même déjà 
mal jugée par des mandarins inférieurs, ('g \^ ^). 

/"l* iê t '^ Wang nien kiao. Union où l'on oublie les 
I *■ âges respectifs: amitié entre gens d'âge différent. C'est 
ainsi que le vieux K'ong Yong Wen-kiu -JL lÈ 5^ 1^ admettait 
dans son intimité le jeune Mi Heng Tcheng-p'ing ^^ fif jE ^, et 
le recommandait à Ts'ao Ts'ao ^ %. Plus tard Mi, pour ses 
propos troj) mordants, fut condamné à mort par le pelit-fils de 



CLASSIF. 50. rjl- •'>1- ^ ^3. f^. f^5 

jîlj t- |oJ tyy T'ong nien : t'ong pang. De la même année de 
promotion: de la même liste des lauréats licenciés ou docteurs. 
Les candidats reçus, après avoir remercié l'empereur, adoraient 
la liste jaune des lauréats B,g f^ ^ ^, ce qui se disait ^ ^ ^. 
Puis se répartissant en deux groupes, d'un côté, ceux qui étaient 
âgés de quarante ans et au delà, de l'autre, ceux qui en avaient 
moins, ils échangeaient des saluts, et désormais, jeunes et vieux, 
pouvaient s'appeler t'ong-nien. [f^ "^ t^, jl^ M M ^ 'È W i¥)- 

j^ t Fong nien. Obtenir une charge mandarinale. (^ fH, j^ 

^ i®)- — ~JS ^ ^f'- Années d'abondance répétées. (^ ;|;J[). 

'^ M M ^ Commencement d'une année et fin d'un mois:Jelle 
année, tel mois, mais on ne sait quel jour. 

CLASSIF. 53. J^. Yen. 

s-^ [19 t Se .sut. Les quatre saisons. P9f^-^ §• Les quatre 

fy saisons sont toutes douces comme le printemps. ^ 

^•j J^ j^' Être bachelier. Siang et szu, écoles. [^ ^). J^ j^ |^ 
^. Un méchant bachelier. .^^jj^Jl^ Elève du collège impérial : 
bachelier qui a acheté son titre. ^ j.\\ )^. Etre bachelier. |^ 
0, nom de l'école sous les Tcheou. ^ |^ IP ^. Maintenir les 
bacheliers dans le devoir, litt. régler les écoles kiao et siang. 

rt» Tv t Tai p'ao. S'entremettre |»our un autre. "Quand 

/ÏÂi même le cuisinier, dans les sacrifices aux ancêtres, ne 

s'occuperait pas de son oiTice, celui qui adresse les souhaits au 

personnage, (ordinairement un fils ou petit-fils) représentant le 

défunt, n'enjamberait pas coupes et plats pour aller se mettre à sa 

place." ;ê A SI 7 fè M. p K ^^ a *i sa w ft ± «■ œ i=)- 



JU 



p^ t K'ai fou. Le gouverneur d'une province, qui est 
lyj" de droit membre du bureau de la censure 3^^^§P [t- 
Titre aussi d'un généralissime fp '^. "Les insignes, la charge 
du k'ai-fou égale celle des trois présidents de ministère (guerre, 
travaux publics, finances) ^ Jî^ ^ [p] H ^•" (#. Bc ?S 1^)- ^ W 

H /j^. Enseignes, poste de gouverneur. J^ ^. Préfet de la 

capitale, nommé encore Zl ^ T\ •> comme les préfets provinciaux, 
du traitement qu'on lui accordait sous les Han, fiilj ^ et ;^ ^ 
^.__/j^ jj^. L'assistant du sous-préfet, dit aussi j|^, )|^, J^ ^ et 
^i M- Li^ Pou-ting est chargé de la police d'une sous-préfecture. 

^i^ t Tse fou. Le palais violet, séjour des immortels, de 

même que |^ ^ la pure capitale. -j^ }^. Le palais rouge, le 

cœur ^ iÈ* 




136 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

'^ J t -^ • '^ A. .^ 'S Hou heng koei : h'i jen tche 
liang. Appeler à grands cris Keyig et Koei: demander 
de quoi manger. "Chen Chou-i, de Ou, demandait en ces termes, 
des vivres à Kong-suen Yeou-chan-che, de Lou : Mes pendeloques 
de jade sont au complet (joei), mais je n'ai pas de quoi les atta- 
cher, et avec l'homme du peuple, habillé de laine, je jette un 
regard furtii' sur le vase rempli d'un vin exquis. Le bon grain 
me fait défaut, répondit Kong-suen, mais le grossier (tsou) ne me 
manque pas; si donc vous allez sur le mont Cheou crier: Keng ! 
Koei! je ferai droit à votre requête. ' ^ i^ :^ f^ "^ '^m 1^ "^ M 

;t ai ".R H, « 31 '^' ''}^ ^. M ^Jî m t- w m - ^ ^ m m 
zxm t, m B mm m ^ ^ m i^ i:-. m >^ m oj f^? >^ 

^ ^ l'J ffê- [ir, M ^)- l)ans lantiquité, quand sévissait une fa- 
mine, les malheureux appelaient à leur secours le génie des grains 
et le génie de l'eau, le premier désigné par le caractère cyclique 
^ automne, moisson, le second par ^ indice graphique de l'eau. 

Cf. %m- ^ 

r^' ffi ^ t j^h : ^ U '^ M Tche tche tou wai : pou 
)S^^ kiao hong ni. L'exclure de ses soucis, n'en avoir 
cure: ne plus contester, lutter avec un rebelle. L'empereur ^ 
|E^ ^ mettait en ces termes fin à la guerre entreprise contre ses 
compétiteurs Wei Hiao })!| ^ et Kong-suen Chou ^ ?^. j^- qu'il 
ne parvenait pas à écraser complètement. (^ j^ '^). 

^ t Tchen tou. Droite est la règle de conduite. "Ne sois 
pas esclave de ton oreille et de ton œil, et toutes tes actions seront 
suivant la règle." Z^ ^^ T^ B -.'E }M 'B ^- (» W- Var. M 'S ^' 

^ y h M ^ mi ^t. T'ing \<ai tche k'o tsai hoa. En dehors 
de la grande salle il ny 'avait que la place pour cultiver des 
fleurs, dans l'étroite résidence du ministre des Song, K'eou Lai- 
kong ^ ^ ^- Etonné d'une telle simplicité, un envoyé des Tar- 
tares K'i-tan ^ ^ demandait dans une réunion de mandarins: 
" Quel est ici le ministre qui manque de local pour élever étages 
et tours?' fil ^ ^ ^ fe a « 5|S ^. (^ ^). 

t BÎ Itt 'WTHng tsien chou ts'oei. Triste (ts'oei) fut l'arbre 
devant la salle. Le préfet T'ien Tchen {g ^ et ses deux frères 
K'ing ^ et K'oang ^ avaient enfin décidé le partage de leurs 
biens patrimoniaux. Tout devait devait être divisé également 
entre les trois frères, jusqu'à un gainier touffu ^ jflj, qui poussait 
dans la cour intérieure. Comme s'il avait eu conscience de la dis- 
corde intestine, l'arbre dessécha de douleur, se fendant en trois, 
et ne reverdit que lorsque les frères furent revenus sur leur réso- 
lution. (^ ;^, ^ ^ t| |£). Désunion entre frères: ^ ^J, fij ^\ 
^ ^1 BB i^ ^ Mt« Le cercis siriensis de la cour est accablé de 
chagrin ^ ^J '(f fz^ (|| ^) : la mort d'un frère. 




aK 



CLASSiF. 53. J**. 137 

/V t Pa tsouo. Les huit sièges: les six présidents des 
grands tribunaux avec deux hauts dignitaires appelés 
^ ^\ (auj. ^ ff^ ;^ Jp ^). Sous les Han, cette dénomination 
comprenait les /^ ^ '^ ^ six présidents des grands tribunaux, 
le ministre a secretis ^> # ^ et le sous-ministre ^ ^. L'expres- 
sion peut signifier maintenant un palanquin à huit porteurs. /\ 
^ ^ ^- Monté au glorieux poste de grand mandarin. 



t Tou tsouo. Occuper un siège à part: être gouverneur 
de provii ce ou mandarin élevé. "Le censeur préposé aux neuf 
portes A P'j î-c '^ 1^ ItSl ^' le ministre ;^ ^ -j: et le grand 
censeur impérial ont chacun une place à part dans les réunions 
du palais, aussi à la capitale les appelle-t-on San-lou-tsouo.'^ ^ 

m. ^ M n m^^: m ^ -H ^^ m w ^à % % m m^ v^ m m 

5^ H H ^J -^- (^ H M te)- Aujourd'hui \ pg peut désigner 
Pé-king avec ses neuf portes, f â f^ ^ jM.- La haute dignité de 
gouverneur ou de mandarin supérieur. 

^ J. ^ "nj» 3*^ W| Tchou tsouo: yeou se, tchou se. Le 
président des examens, nommé ::^ jl ^, s'il s'agit de la licence, 
et :k.^Mi ^^ doctorat première partie ^ ^. Quant au doctorat 
seconde partie |^ ^, ^ ^, la présidence en est dévolue à l'em- 
pereur lui-même, dont les élus se proclament les disciples. (^ ^ 



I 



pEj t Se k'ou. Les quatre dépôts ou catégories d'ouvra- 
ges des bibliothèques impériales des deux capitales 
Lo-yang et Tch'ang-ngan, sous l'empereur ^ tc ^- La première 
catégorie désignée par ^, dont toutes les collections portaient une 
fiche rouge en os ^, ^ ^, renfermait les Livres canoniques et 
semi-canoniques; la seconde ^, les Annales; la tioisième ^, 
les Philosophes ; et la quatrième f, les autres auteurs. Les 
fiches de ces trois dernières séries étaient respectivement bleues, 
vertes et blanches. (^ # ^ 5C 'M)- Maintenant ^ ^ ts'ien 
si2:nifie : livres. 



t Nan k'ou. Le trésor impérial sous les Song, "Déposer 
deux millions de ligatures dans le Nan-k'ou." P^ M '^ 0- ^^ê M 
^ 'l^ ^. (çj^ ^ ^: ^ 1^), ming |^, ficelle servant à enfiler mille 
sapèques. ^ .^ :^ "j^ j^ j^ =^. Marchandises et monnaie sont les 
trésors coulant dans le Nan-k^ou. 



„^ K'ang tchoang. Grande et belle roule. K'ang, carre- 
four où aboutissent einq voies, et tchoang six voies. (^ ig). 



138 



ALLUârONS LITTÉRAIRES. 




t^Hi ^ |t^ ^ t K'ouo \<:an kien tche hia. Oirvrir 
laro:ement (^/{'ouoy une ré&idence do dix-mille chambres* 

fournir un abri à tous les pauvres lettrés, tel était le vœu du 

poète Tou Fou -^ '^. 

f^^ iM, ^'w 1/6'^ ^^' ^^ y^'"- ^^> ^^^ Song, est resté le type 
du bon frère, parce que, dans son gouvernement de g >}\\, il 
partageait son traitement avec sa sœur, (^jç ^). 

t'^ ^% ilT' Yu ling mei chou. Sur le mont Yu le prunier 
fleurit graduellement. Ses fleurs éclosent d'abord sur les branches 
exposées au sud, et, quand elles sont l'anées, d'autres s'ouvrent du 
côté du nord. (^ ^ Jî,). 

J^ ^ ^ ^J ^ ^ ^ Lien K'ing wei wen king tche kiâo. 
Une amitié à se faire égorger (x^-en-king) l'un pour l'autre existait 
entre Lien Fan Chou-tou ^H ^ /^, de;^: j)^-, et KHng Hong '^, 
de !§• p^, sous les Han. "D'abord il y eut les amis Koan et Pao, 
puis les amis Lien et K'ing :[ m ^ W ^' ^ ^ M Ê,- 

iMU^EiUl^ #J s ^ ]-ien P'ouo yu Siang Jou wei 
wen king kiao. Il exista une amitié à se faire égorger l'un pour 
l'autre entre Lieîi P'ouo ei Lin ^ Siang -jou. Lien général ^^(298- 
265), roi de Tchao, avait été nommé ministre après sa victoire 
sur les troupes de Ts'ij mais jugeant sa position encore inférieure 
à celle de Lin, il s'était promis de l'accabler d'injures à la première 
rencontre. " Mes grand mérites, à moi, général de Tchao, disait- 
il, sont des attaques de villes fortifiées et des batailles en rase 
campagne, tandis que Siang-jov ne s'est donné la peine que de 
bien parler, et cependant il est au-dessus de moi: bien sûr que je 
l'insulterai." ^ ^ ^ ^ ^ ^k i W^ m ± :J^ ^- ^ U ^ i^:i 
U ^ ^ '^^ M it ^ ^ 1^ S ^ t- 0" rapporta ce propos à 
Lin, qui loin de chercher à se venger de son rival, s'observait, 
dans l'intérêt du royaume, pour ne pas lui offrir l'occasion d'épan- 
cher sa colère. Touché enfin par cette conduite, Lien "alla lui 
demander pardon, les épaules découvertes et portant des verges 
d'épines, ce qui résulta en une amitié à la vie à la mort." (^ 
m MM^?"^^ W^ ^n M m ^ (* ta)- Ce dernier texte 
explique les expressions d'excuses: ^ ^j ^pf p, ^ j^ p^ M- 

^^ f^ Lien fa. L'économie à laquelle doivent se soumettre 
les mandarins inférieurs à cause de leur maigre traitement, et la 
règle que doivent suivre les hauts fonctionnaires mieux rétribués. 
IB ÎË M)- Var. :k ^ *h M- Grands et petits niandarins. 



CLASSI!!'. 53. f. 139 

^ t J2 t^ • iïff ^ ^ Ping tch'ou tche jao: sié jao jen. 
/^*J L'ennui causé à la cuisine des soldats: formule d'excuse 
pour le tracas occasionné à celui qui vous a reçu à dîner. Le 
lettré buveur Yuen Tsié Se-tsoyig RJC H i^ ^, apprenant que la 
place de capitaine d'infanterie jp £t i^ ^ (auj. j^^) était vacante, 
fit des démarches pour l'obtenir, parce que la cave du régiment 
était bien garnie et permettait de joyeux dîners, (-{fr |^ ^ |E). 
"Tous les matins c'était un hôte, le chambellan Ki K'ang Chou- 
y^ fi M M '^' ^* ^o*^* '^ io'J^ '^'"*" cuisine de soldats, une beuve- 

rie." mm^ ^ t* ■ m'BP^m- ii^in, ^ ^ ^km m- 

Ki, ami de Tsié, chambellan de second degré, préposé aux gardes 
du palais c^ ^ ;^ ^ (auj. t^ ^ :^ g). Pour remercier d'un 
dîner on se sert encore de la formule: IjP ^ ^ ^, où il s'agit de 
Wei Tche :$: [0, duc de Siun. 

'w* ® t • ^ Btc; ^ W Hiang tsi tch'ou: se yuen tchai tch'ou, 
La cuisine aux multiples arômes : la cuisine maigre d'une bonzerie. 
Le solitaire U'ez-mo ^ Jp envoya huit p'ou-sa ^^ (bodhisattwa) 
au royaume de tous les parfums ^ ^ ^ présenter ses respects 
au Vénérable du siècle -jtf- ^ (Bouddha), et lui demander les reliefs 
de ses repas. Ce reliefs, prétendait-il, l'aideraient dans la pratique 
de la vie bouddhique en ce monde d'épreuves sa-^a ^^, et Jou- 
lai (Bouddha) aux parfums multiples # ^ in î^ remit aussitôt à 
ces étrangers la sébile de tous les arômes ^ ^ $^. [^j^ J^ jgj). 
P'ou-sa, être intelligent, qui n'a plus qu'une étape à fournir dans 
la série de.s avatars pour devenir bouddha parfait. Sa-ha, cette 
vallée de misères habitée par ceux qui sont sujets .à la transmigra- 
tion, et pour lesquels s'incarnent les bouddhas. 

Wi Mu'- m Wi ^ Mi yC ^fi^o kien : sin fou yé tsou sien. 
La visite à la salle des ancêtres: la visite (yé) de la nouvelle ma- 
riée au grand-père et au père de son mari. (^ -^ -^ f^^). Elle 
avait lieu trois mois après le mariage, lorsque le beau-père et la 
belle-mère de la jeune femme étaient déjà morts à son arrivée 
dans sa nouvelle famille. 

.^ ^ |g^ Koang yang. Sous les Han, nom de la région où est 
situé Péking. On l'appelait ^ j^ sous les Tclieou, ppt ^ sous 
les Han, J: :^ et -^^ ^ sous les Ts'-in, /y] f^ sous les Tsin 
et les T'ang, |pt jjj sous les Song, enfin 4t ^ et jlj| ^l sous les 
Ming. Ce pays, dit aujourd'hui ;jt ]![, porta encore le nom de ^ 
'^%. L'appellation ^ ^ lui vient de ce que non loin de l'emplace- 
ment actuel de la capitale, Tchao, roi de Yen 3pt 0g ^, avait 
élevé la tour ^ ^ J, où il avait renfermé des trésors destinés 
aux sages qui viendraient à sa cour. ($ ^ ^ jig 'flfe). Péking : M 



140 



ALLUSIONS LITTERAIRES. 



i 



r^ f^ t / lou. La cabane (lou) adossée à un arbre, dans 
J^ laquelle se retire pour pleurer celui qui est en deuil de 
son père ou de sa mère. (^ ^ tÛ)- 

CLASSIF. 57. ^. Kong. 



^ 



^ t ^ f^ Tch'ou hong tclvou té. L'arc de Tch'ou sera 
trouvé par un homme de Tch'ou. Kong ^, roi de ce 
pays, perdit dans une partie de chasse son arc appelé ,^ ^ (al. 
,% PJ.), et comme les gens de sa suite voulaient aller le chercher, 
iï les retint par ces paroles : ^i:^^^#±^f>7^::^- 
Sentiment égoïste, selon Confucius, qui aurait désiré que le prince 
généralisât ainsi: "Ce qu'un individu a égaré sera ramassé par 
un autre, voilà tout, que vient faire ici Tch'ou seul?" A ?S ^ 

A II ;^ ffiJ û> i^I iiî. ^ JiL- (?L ^ M m)- 

?§ t K'iang hong. Un arc raide, tel que ceux que bandaient 
Yang K'an Tsou-hin ^ U fg 'tJf, de l'époque #] 41: |^, et son 
contemporain, le général Hi K-ang-cheng ^ j^ ^, dont la force 
et l'adresse sont restées proverbiales. L'arc du premier ne se 
tendait qu'avec l'effort nécessaire pour soulever six piculs :;^^ '^ 

^ 1^ i: 7' l'i Hp + © Jl ÏÏn fô ^^ou Img rai tse 
y^ hoai Vai che se yué eul che cheng. Le prince héritier 
Fou-ling vint au monde après avoir été porté quatorze mois par 
sa mère Tchao, la maîtresse du harem (tsié-yu) |g ]^ -ff», connue 
encore sous le nom de princesse au poing fermé ^ ^ A- A 
cause de cette grossesse merveilleuse, arrivée déjà à la mère de 
l'empereur Yao, on appela ^ -Q: PV^ ^^^'^ °'^ venait de naître 
Fou-ling, plus tard pg ^. Le seul caractère % le désigne parfois. 

m # ^b É. #)• 

^ ;^ ,-^ f 51 iVan lé tché ti hiong. De vrais frères 
sont plus difficiles à trouver que des terres J|; >j< ^ H 
i^. Par ces mots accompagnés de larmes Sou K'iong |^ ï^, 
gouverneur de -J^- fpj, sous les Ts'i septentrionaux, mit un terme 
à la discorde qui, à propos de partage des biens patrimoniaux, 
existait depuis de longues années entre / P'ou-ming Zj ^ ^Jl ^^ 
ses frères. (:ll: ^ # H |^ \^)- 




"rî-4- Hien. La forme de la lune dans les quadratures, h 
jy. 5^ premier quartier, "f" 5i dernier quartier. 



CLASSIF. 



53. J^. bl. ^. 



141 



t ^ Hieyi ko. Instruments à cordes (hien) et chants: bonne 
administration d'un sous-préfet. "A son arrivée h Ou-tcli'eng,^ 
entendant jouer de la musique et chanter, Confucius sourit ("/loanj." 

T :t^n^ m 5è m ^ «• * iF ^ ^ ïïn ^- m m)- n y 

voyait, en effet, une preuve de Iheureuse paix goutee par ce 
peuple gouverné par son disciple Yen Yen Tse-yeou 7( M 1^ W^ 
originaire de f; ^ (Kiayuj-sou). g, ^^ 5è ^' 5è f: ^ M- Com- 
pliment à un sous-préfet. 

ilUt i:l â ® ^ei hien i tse mien. Se stimuler par la vue 
de la corde d'un arc suspendue à sa ceinture. "Les anciens, 
parce que leur œil était trop court pour se voir, regardaient leur 
visage dans une glace, et parce que leur jugement était trop 
borné pour se connaître, se dirigeaient d'après la grande voie. 
Si-men Pao, d'un caractère vif, portait à la ceinture une lanière 
souple qui lui enseignait la patience, et Tong Ngan-iju, d'un 
naturel lent, avait pendue aux reins la corde raide d'un arc qui 
l'exhortait à la vivacité." ^ Z A @ M j^ g ^l fk y)- M M 

m, ^Mnê^nikBmiE ^, m?^ m^^ g f f n % 

^). De même Fou Pou-tsH Tse-ts'ien '^. Tf, ^ ^ ^. disciple de 
Confucius et gouverneur de Chan-fou || ^, apprenait d'un 
boyau rigide à corriger sa nature flasque. (^ f^ dr ;^ i^)- ^^'^• 
fa ^ :$: 5è- Donnez-moi de bons conseils pour m'amender. j^ 5^. 
Se tenir sur ses gardes. 

t tt H ^ ^ ing nou k'ou t'eng tche tse. Carac- 
tères dont les traits courbes ressemblent à des arbalètes 
(nou) rigides, et les traits verticaux à des rotins (t'eng) secs: belle 
écriture. Quand écrivait Song I ^ M^ ^^^ ^^^' ^^^'^^ P^^' '^ 
célèbre calligraphe Tcliong Yeou @ ^,, "le trait horizontal --, 
comme une vague, indiquait un pinceau parfait après avoir été 
brisé trois fois, le trait courbe comme le fer d'une lance \^, 
figurait un arc de la force de 3000 livres se détendant, le point 
> était comme un rocher tombant d'une cime élevée, la ligne 
verticale | comme un rotin sec de dix-mille ans, et le trait lancé, 
lé"-èrement arqué et terminé en pointe, comme une couleuvre 
effrayée se glissant dans l'herbe " ^ -^ — ^ H t)T ^i i^ -* 

:^i\i'€ ^n^^^ ^ - ^"i ^u ;r:i * a ^. tf^ - ^ in m ^ 

ifàm^i^-HkmiwmiîAM.i^iljm m- Tracer - et 
V^ en artiste c'est encore "peindre un cumulus de mille n, T M 
1^ ^", et "une lame déferlant avec le bruit de la foudre ^ f^ 

^ t Fou nou. L'arc en bandoulière : réception magnifique 
faite à un mandarin supérieur qui vient rejoindre son poste. C'est 
dans cet appareil que le gouverneur de -^ ^ marchait devant le 





142 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

général Ho K'iu-ping ^^^. (le passage par son district. (]^#). 
Var. 'i^ -^ ;^ ^. Les mandarins font cortège à leur nouveau 
supérieur hiérarchique. 

J^î t ^ M Hien hou ling tan. Le grand jour où se 
suspend l'arc (hou) à gauche de la porte : la naissance 
d'un garçon, anniversaire de ce jour. ^ ^ ^^ ^ ^ 1f^ f^ 
&• iW. P^ M)- Cette cérémonie symbolique signifiait les futures 
occupations guerrières du nouveau-né. D'après un autre passage, 
en cette circonstance, on lançait six fois une flèche en roseau avec 
un arc en bois de mûrier vers le ciel, la terre et les quatre points 
cardinaux j^^^m^i^^'^MBlf-iW.^W- 

^iS h 5^ t ^ ^ 5^ Tchao pou tchang hou in hou k'ien 
kia. L'augure fut que l'on banderait l'arc par suite du mariage 
de la tante : prévision des funestes effets d'un mariage, ///en, 
duc de Tsi7i ^ ^ ^, avant de donner la main de sa f|^ $g fille 
aînée au prince de Ts'in ^, consulta les sorts qui lui répondirent 
par les hexagram.mes §^ ^\; et j|^, interprétés ainsi par \e ^ ^ 
devin officiel : "L'union de la jeune femme sera nuisible au 
pauvre neveu, contraint, après une guerre, de suivre sa tante." 
m n m M.- m m Z IS, m J* ^£ ^- Pl"s tard, en effet, Tse- 
yu ^ ^, fils du duc de Ts'in, fut réclamé comme otage par le 
duc de Ts'in, vainqueur, ce qui réalisa l'augure. (^ ^ fa). 
L'hexagramme Koei-mei, symbole d'un mariage néfaste, etl'hexa- 
gramme K'oei, symbole d'une antipathie analogue à celle qui 
existe entre ^ le lac et ^ le feu, 

■^ t Tch'-ang hou. Le grand Arc, nom d'une constellation 
située sous le Loup. ^ "F 29 ^ B\ ^- "Si la corne de l'étoile 
Loup change de couleur il y aura beaucoup de brigands." |^ ^ 
^ "è* ^ ^ ^ (ai 12. 5'^ 'ir ^)- Mais comme cet arc les détruit, 
ainsi le bon mandarin force les malfaiteurs à se cacher j^J^ ^ ^ 

^ ■^^;- ^ Tchang Kong-i, des T'ang, fameux pour avoir fait 
régner la plus grande concorde dans sa très nombreuse famille. 
L'empereur 'J^ ^. descendu chez lui ^ Jt H, voulut savoir par 
quels moyens il obtenait un si merveilleux résultat. Tchang pour 
toute réponse se contenta d'écrire une centaine de fois le carac- 
tère }2^ patience. (I^ij ^ ^ {^). "Il faut prendre modèle sur les 
cent jen de Kong-i pour assurer la prospérité à ses descendants." 
d^y ^ ^ M ii'^ ^^^ ?Jf T'^ ^ M- Ces derniers mots sont une 
allusion au passage ^ ^f-^ {^ ^ du Livre des Vers. La résidence 
de Tchang-kong iJH ^ fut appelée "g" ig, ^. Op. raconte même que 
les chiens de la famille, prenant exemple sur leurs maîtres, se 
cédaient réciproquement leur pitance. 



CLASSIF. 57. ^. 143 

t ?È -2 1 p| îfi Tchang fan tche ts'ing t'ong. L'affection 
intime de Tchang Chao Yuen-pé ■"[ (jj) 7C f^i de '/^ "^, et de 
Fan ('he Kiu-k'ing ^ ^ E j^l, de Jj |^, liée alors que tous 
deux étudiaient au collège impérial 3^ -jj^ ^. (^ ]^ ^). Var. ^ 
5^. Des amis comme Fan et Tchang. Cf. (||) ^ 



t li^ Tchang Tch'en. Les amis Tchang et Tch'en, qui finirent 
par rompre, comme Siao et Tchou H ;^, d'abord très intimes. 

(^ M *)• 

t f^ Tchang Wei. Tchang Mé ^, Wei Hiè ^, et Pao P'ouo- 
tse ^ :|;[> ^•. trois peintres de génie ^ ^. 

t \^ 1^ Tchang Seng-yeou, des T'ang, le premier artiste de 
son siècle ;^'J ^ |g {\;. A peine eut il fait des yeux à un dragon 
peint par lui sur un mur, que le mur s'écroula, et que le monstre 
prit son essor. 

t ^ /^ ^T. tM' Tchang Kien-tche Mong-Uiang, malgré ses 
82 ans, mérita d'être promu ministre [pj ^ ^ ^ par Ti Jen-kié 
^ j^'^, sous le règne de l'impératrice jl' pjj ^ Ou Tsé-Vien 
(684-705). Ses services dans ce poste lui valurent même le titre 
nobiliaire de «^ ^ ^. 

t p>^ 3lS ^ Tchang Yué Tao-tsi, ministre de l'empereur ^ 
^ ^ (713-756), se distingua surtout par son talent à rédiger les 
édits impériaux. 11 fut créé pK ^ 

■f ^ 0^ Tchang Kia-tcheng, élevé aux plus hautes dignités 
par l'impératrice ^ ^ (684-705). Comme lui, son fils Yen-chang 
^ '^ et son petit-fils Hong-tsing ^^ $^ devinrent ministres. 

t ^iM S & Tchang Siun Té-xjuen, créé ^ ^, fut collègue 
du ministre Tchao Ting ^t^, sous le règne de H "i^ ^ (650- 
684). 

t l^jî ^ ^ la j^ Tchang Tcli'ang wei t.^'i hoa mei, Tchang 
Tch'ang peignait les sourcils de son épouse. Le bruit même s'en 
répandant à Tch'ang-ngan ^ ^, la capitale, dont il était gouve r- 
neur, l'empereur crut devoir lui faire des remontrances au su et 
d'uji tel badinage, malséant chez un mandarin sérieux comme lui. 
Mais Tchang lui répondit qu'entre époux ce n'était rien. (-^ ^ ^g 
[S& 1#). Var. ^: f}^ Jm M' ^ M '^^^M- Les cajoleries du préfet 
de la capitale l'afïection maritale. 



144 



ALLUSIONS LITTERAIRES. 



ï t f A ffl 'I? '5^^ Tchang hao mhig king. Les cinq frères 
Tchang portaient le surnom de versés dans la science des livres 
canoniques. Ces contemporains des T'ang, aussi administrateurs 
de talent, s'appelaient Tche-kien Fei-kong ^0 ^ g| l»";. Tche-yuen 
^D TC' Tche-hoei ^D i}|, Tche-l'ai ^ ^ et Tche-mei ^D Bk- {JE 



t ^Ê jgl^ ^ ^ y^ Tchang Tchen hi chouo Aia eul. Tchang 
Tcheng, des Tsin, gouverneur de ^ :|^, parlait en plaisantant de 
Tenfant remarquable P'ing Tch^ang-tsoug j^ ^ ^, son petit-fils, 
quand il le mettait au-dessus de son père. A quoi P'ing répon- 
dait : "Mais, grand-père, convient-il qu'à propos de moi vous 
vous moquiez ainsi de mon père?" |5if 
t^ ff ^). Var. .1^ ^ iJÔ ^. 



t fg ê ia ^ m 3c: m 



t ^ X iS ui !^ ÏÏn '^ /\ S Tchang Liao Wen-yuen 
tch'ou wei eul fou jou wei. Tchang Liao Wen-yuen sorti de 
l'enceinte y rentra. Assiégé dans la ville de ^ ^£ par l'armée 
innombrable de Suen K'ien ^^^ ;j||, il s'était ouvert avec une 
poignée de ses gens un passage au travers des lignes ennemies, 
mais entendant ceux qui étaient restés lui reprocher de les aban- 
donner, il revint sur ses pas et les sauva tous. [^ j±^, f]|^ jg '^). 



t M i ff E M :è 



^ Tchang tao che tso ou II tche ou. 
Le taoïste Tchang Kiai Kong-tch'-ao f^^"^ faisait des brouil- 
lards de cinq li. P'ei Yeou ^ ^, dont le pouvoir magique ne 
réussissait que des brouillards de trois li, alla demander son 
secret à Tchang retiré sur» le mont ^ H llj, mais il lui fut 



impossible de le trouver. (:j 



m m)- 



t ^ Tchang louo. Tendre le filet: protéger quelqu'un, dé- 
fendre sa réputation, son honneur. L'expression serait tirée de 
ce passage des Annales: "Aux jours de sa prospérité le ministre 
Ti-kong voyait affluer chez lui les visiteurs, mais quand il fut 
tombé, devant sa maison déserte on aurait pu prindie au filet les 
moineaux. " U 'S: ^ ^ ^i ^ ^ ^ P'3. 24 /§ P^ ^h pT tx lÉ 

m- (^ te). 



Bt '^ H^ ^ P'ing Tchang chouo Li. Critiquer Tchang et 
parler mal de Li : parler à tort et à travers des autres. Tchang 
et Li, noms les plus répandus en Chine, équivalent à notre Piere 
et Paul. '"Ne point révéler les défauts de Tchang le troisième, 
ni aimer les vertus de Li le quatrième." ^ |^' ^J| ^ ^, ^ ^ 
^ jff- (ï $ ^ f^) -r^ H ^ n- Pierre%t Paul. 



CLASSiF. 57. ^. 58. H. 59. ^. 145 

VH7 t^ ^ 15 Pî ha?igf fc/ie tcli^en. Des ministres capables 
d'aider (pi) et d'éclairer (liang) leur souverain. (^ § -^), ^ 5^ 
^ ,^ 5PJ ^ fn- Dans son administration favoriser l'enseignement 
des cinq relations et comprendre que les cinq espèces de châti- 
ments doivent corriger leur inobservance. Var. §§5 2£ ^, ?S5 €^ ^ 
jfljî iÇC fiSi 0^ 5^- Eloge du mandarin qui ne recourt aux punitions 
qu'après avoir instruit son peuple. (^ ;fc ^3 ^). 7|5; jl || :^ H 
5^. Avoir une charge analogue à celle des ministres appelés i, 
tch'eng, fou et pi, sous les premières dynasties: occuper une 
position élevée dans l'administration, (ijjl '^^ ^i iE "t^T "f )• ^> grand 
maitre ^ ^jji ; tch'eng, grand gardien -j^ |^ ; /bw, assistant de 
gauche ; pi, assistant de droite. 

'^f\j /\ t ^^ ^^ Jou keou ing hiong. Les braves viennent à 
^^ portée de mon arc, sont sous ma main, s'écriait 
l'empereur J^ ^ ^, considérant de la porte -^ f^ le défilé des 
nouveaux docteurs. ^f^ifA^^^ ^- {M ^Ê f^)- Jou- 
keou, succès aux examens sujiérieurs, composition admirablement 
faite. 



>L T'an Avan. T'an-wan, projectile : petite place forte. 
Ces caractères se joignent souvent à l'expression |& /J^ ■^, tache 
noire sur le visage yen-tse ^ ^, dont le sens est le même, [j 



M aïi \^)-^W-i^1^^^ ^- ^^ ^'^^ sous-préfet i)olit et transforme 



sa petite ville 



CLASSIF. 58. z£. Ki. 

^ lit ^ ?aÈ • Ut ^ ^^^^i tcheng tche t'ou : tsin hien. La voie 
par laquelle avancent (tcheng) les gens de cette catégorie (wei): 
la promotion des sages surtout au moyen des concours littéraires. 

jEi^ J\ T Jeri tche. Personne immonde comme une truie 

J^\^ (tche), ainsi l'impératrice Liu-heou g ^, épouse de 

Han Kao-tsou, appelait-elle la concul^ine Ts'i-fou-jen ^ -^^ Ai 

après l'avoir fait affreusement mutiler avec une fureur jalouse, 

(Ê lE s s * »■ 

CLASSIF, 59, ^, Chan. 

(1-^ j£ t- ^ ^^ M Wang hing : p'i k'in ling k'i. 

Y/ L'oubli de la forme coporelle (^ |^) : entr'ouvrant la 
partie de l'habit croisée sur la poitrine adopter [ting-k'i), choisir 
un ami, l'attirer sur son cœur. Grande intimité, où deux corps ne 

10 



J^ 



146 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

semblent qu'en faire un dans le même habit, comme celle qui 
exista sous les Tsin, entre K'ong Choen-tche Yen-chen ^L '^ ^ 
^ ^ et le bonze Fa-tch'ong ^ ^. Amitié: ^ f^, ^ ^,. 



7X^ g T'ong koan. Pinceau rouge (t'ong) de l'écrivain. "La 
poussière s'entasse sur le pinceau rouge." ^ '^ ^ ^ ^- (;H: "^ 
If). fj;^ ^. Le palais impérial aux couleurs rouges. 

J^ ^ ^' ^ t^m ^ ^ Pi^o tcho yang, piao hiong 
eul yang pai. Le tigre s'attaque-t-il à une chèvre, comme il est 
plus fort, celle-ci succombe. Jeu de mots laissant entendre que 
Hia Heou-piao ^ ^ ,^ causa la ruine de Yang Se-yuen \^ ,@, TCi 
vice-président de ministère, sous les T'ang, quand il l'accusa 
d'injustice dans la collation des charges. [-;^ 'P M lE)' 

■^■^ Mb. /v p© W^ P'ong tsoupa pé hia ling. Les années 
^^ (ling) prolongées (hia), huit cents, du patriarche P'ang 
(?!l ■?)» ainsi nommé parce que l'empereur Fao lui donna en fief 
la ville de ^^ Sous les Chang il occupa la charge de ^^^, et, 
sous les Tcheou, celle de ;^"]^^, toutes deux signifiant ji; [^ ^ 
archiviste du ministre d'Etat ^ |^ |^. Tsien K'ien ^ ^ et Lao- 
p'ang ^ '^ [^ ^), autres noms de ce personnage légendaire. 



i" ^R P'ong Yué, célèbre aventurier qui de pécheur se fît 
chef de bandes. Il prêta son concours à Lieou Pang :glj ^, 
fondateur des Han, contrcoses compétiteurs Tch'en Cheng ^ jj^ 
et Hiang Liang J^ ^, père de Hiang Yu J^^. La victoire 
qu'il remporta à Kai-hia ^ T», au Ngan-hoei_, sur Hiang Yu, 
causa le suicide de ce héros. Yué obtint le titre nobiliaire ^ J- 



^^ p tp ^ t Je tchong ou ing. L'enfant né d'un père 
j^X âgé ^ 1^ ne donne pas d'ombre au soleil. Un vieillard 
de 90 ans se voyant contester la légitimité du garçon qui venait 
de lui naître, porta le cas devant Ping Ki ^ ■^, ministre des Han, 
qui fit constater aux calomniateurs que cet enfant n'était point un 
bâtard, puisqu'il avait une ombre. (5^ /^, "î" -t; ^ ^ ^), 



;;5^ t K*in ing. Ne point rougir sous la couverture (k'in) et 
ne point causer de honte à son ombre : n'avoir rien à se reprocher. 
(i"J M ir It 'H ^ ^)- Avoir à se reprocher de ne pas pratiquer 
tout le bien que l'on devrait ^ '^ ^ ^- 



CLAssiF. 59. ^. 60. ;f . 147 

j^ ^ Ing ché. Projeter du sable sur l'ombre: pal des ma- 
nœuvres secrètes nuire à quelqu'un. Le monstre yu iliuy\ semblable 
à une tortue à trois pattes, dès qu'il voit l'ombre d'un passant se 
dessiner sur l'eau, où il se cache, prend du sable dans sa gueule 
pour la jeter sur cette ombre, ce qui cause la maladie du passant. 
1^ 9i M i^' (ff 1^ jnl A if)- Var. '[f 1^ ^ É^, un calomniateur. 
^ "^ ^ ^^ un individu qui de sa cachette, par derrière, lance 
ses traits venimeux. "^ '^'p 'J' ^, un médisant. 

tffl[ )Mi fj£ T P'ou fong tchouo ing. Prendre le vent et saisir 
l'ombre: inventer des affaires. % Mi W '^ ^ ^ ^'\ t#- HM ^ 

CLASSIF. 60. 4 ■ Tch'e. 

^ '^ Liu-ling, génie du tonnerre, de son vivant courrier 
de l'empereur ^ ^§ 5. (^ jfi^ fE). "Les derniers mots des 
incantations taoïstes, récitées en brandissant une épée, sont: 
prompt et rapide comme Liu-ling.'" ^ ^ ;^ 1^ 5jc {17, ^ i^ ^D 
^ /^. (^ Pg H). Var. -^ Ç. L'expression f_|> ^ peut signifier 
encore : proclamations. 

H^ T /fl Wx' 3C A Pou liu yong yu wen jen. Le pinceau à 
écrire (pou-liu) est employé par le lettré. (^ JJ||). D'après un 
commentateur, ce mot serait spécial au pays de ^, tandis qu'un 
autre l'attribue à celui de ^, d'où J^ ^ pinceau. 

T\ T ISj ^ Yu liu hoei tch'oen. Le tube de jade annonce le 
retour du printemps, le commencement de l'année. Bien renfermé, 
il chassait la cendre dont on l'avait bourré, quand arrivait la 
première lune. C'était un des douze tubes acoustiques symbolisant 
les mois de l'année. Var. è :j^ ^ j^ 7C ^- Interroger les six tubes 
mâles au premier jour de l'an. 




\ Sao king. Balayer l'allée, approprier l'entrée de 
sa maison pour l'arrivée d'un ami. ^'f. ^ ^ JÎA f^ f^ ^. 

i^i^m^ m)- Var. m m b w.. w-^g^à- 

t^ ^^. 3(E m ^ wL. >v -Sîî^ Hoei-fei yuen pei tch'eng wen. 
La concubine Siu Hoei-fei maniant le pinceau composait des mor- 
ceaux littéraires. A huit ans, elle écrivait sur l'ordre de Siu Iliao- 
té ^ ^ '^,, son père, un poème intitulé ;J^ ^j ^, dans le genre 



148 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

de l'élégie Li-.sao ^^ |^. Ses talents lui valurent d'être introduite 
dans le harem de l'empereur )^ -^^ ^, avec le titre de ^ ^ 
concubine de neuvième degré. Après sa mort ^^E-(^ fl--^ 1^)•(^)• 
'(^ y^ Siun~hai : affection pour ses parents, par allusion à 
une ode disparue du Livre des Vers, où l'on traitait ce sujet. 
^ ^ ^êj ]^ 'i>^o "s 7^ i^ îi • "Je longe ce talus au sud, y 
cueillant des orchidées." (^ ^ ^ ù If)- 



^ Siun lid.ng. Observer les règles et avoir une sagesse 
éclairée, formule de compliment aux mandarins. [jC ^)- Var. ^ 
5 -fêj M- Il y ^ longtemps que j'entends dire que vous pratiquez 
les lois et que vous êtes très prudent. ^^1 Sf ^ S- Votre réputa- 
tion de fidélité aux lois remplit les oreilles, f^ 4^ ^éj ^ • -[ê] ^ H ^■ 

'^JfA ^m T San ts'ong. Les trois sujétions de la femme. 

fj^ Selon Confucius "elle n'a pas le droit à l'indépendance, 
mais le devoir d'une triple soumission: jeune fille, elle obéit à son 
père; mariée, elle obéit à son mari: veuve, elle obéit à son fils. " 

il W- fiJ ;è ^^ ^ £ ^ ^ ^^ ^ m ^ ^\ il A t^ ^, ^ ^ 

m "f- {:k m^ m t^ ^ m)- 



— ' Té i. L'imbécile sur mille prévisions tombe juste une 
fois, comme le sage se trompe aussi une fois, j^ ;^ ^ y^, tj^^ ^ 
— #, ^ ^ ^ J:, >if> ^ — :k- Kmj> duc de Ts'i, offrit une forte 
somme à Yen-tse Ing §-f,^. qui refusa. Puis comme il insistait, 
citant l'exemple de Koan Tchong ^ |i|i moins chatouilleux sur la 
question, Ing répliqua: "A mon avis, là où ce sage a fait erreur 
une fois, moi j'ai aussi une fois raison.'* î^ i^ ^ i^ J^ ^ ÏÏD ^ 



(1) L'idée chinoise est que les relations matrimoniales continuent par de-là la 
tombe. Ainsi j'ai connu deux personnes qui, empêchées par leurs parents de s'unir en 
légitime mariage, s'empoisonnèrent pour aller vivre ensemble dans l'autre monde. Une 
jeune fille d'ici, à la mort de son fiancé, exigea qu'on la portât en chaise rouge dans la 
famille à laquelle elle avait été donnée, et embrassant la tablette du défunt, y accomplit 
la cérémonie nuptiale. Ainsi elle espérait, disait-elle, que le mari qu'elle n'avait pu voir 
une seule fois en vie, aurait un regard pour elle dans les enfers. ^ ^^ tÊ — ^ ^'î'> S 
\'^^ ^ ^ ^-^■'Da^nsnos pays encore il arrive souvent qu'un veuf prendra une 
seconde femme, mais sans vouloir régulariser sa position, persua.dé que la première 
l'attend dans l'autre monde, et qu'elle lui ferait des scènes s'il y amenait une autre com- 
pagne. Je ne parle pas du mariage funèbre entre les deux tablettes, quand les fiancés 
meurent prématurément, ni de la juxtaposition de leurs cercueils dans un même 
tombeau. 



CLASsiF. 60. ;f . 149 

>t^^ JH t San té. S'il montre les trois vertus, matin et soir 
|îîïï> avec soin et éclat il dirigera sa famille, sera un excellent 
toparque; si chaque jour il honore et pratique sérieusement les 
six vertus, dune façon splendide il tiendra le royaume, sera un 
régujo parfait." p 1; £ ^,,^^ ^^m^ %• "A WU^i^^ 
•^o {n: tR ^ ^- (b- ^ 1^ 1^)- Ces neuf vertus sont indiquées 
dans le même passage des Annales, dont le texte vient dans 
l'éloge d'un mandarin. 

ra f: iî§ t. ^ W' ^ ^' ^f ^] -^e té: fou té, fou yen, 
fou yong, fou kong. Les quatre vertus de l'épouse concernant sa 
conduite, sa parole, son extérieur et son travail. Peu avant le 
mariage on instruisait la jeune fille sur la soumission due à son 
mari ^ jl]^, sur la manière de parler et de commander propre à 
son nouvel état ^ ^, sur la façon de composer son extérieur 
avec une grâce aimable (yuen-Mmn) ^ jç^, enfin sur l'application 
au travail de la soie et du chanvre |^ ^ (si). (|^ ^ ^ '^)- 



-t^ t ^. Ts'i té ou. La danse des sept vertus célébrait les 
victoires remportées par l'empereur ^ -jl^ ^, alors qu'il n'était 
encore que prince héritier. Elle eut d'abord le titre de ^ [^ ^ 

t "^ Té k'in. Le volatile à qualités: le coq. "T'ien Kiao, 
nullement écouté par son maitre Nga.i, prince de Lou ^ ^ ^, 
lui dit: Prince, seriez-vous le seul à n'avoir pas remarqué le coq? 
Sa tête porte une crête, distinction civile; à ses pattes adhèrent 
des ergots, esprit militaire ; a-t-il un rival devant lui, il ne craint 
paa de l'attaquer, bravoure; trouve-t-il de la nourriture, il en aver- 
tit ses congénères, bonté ; il observe les veilles sans se tromper 
d'heure, fidélité. Le coq a ces cinq qualités et cependant tous 
les jours vous le cuisez et mangez. Pourquoi donc? Parce qu'il 
vous vient d'à côté. Au contraire, la grue après un vol de mille 
li s'arrête dans vos jardins et vos bassins, dévore vos poissons et 
vos tortues, becqueté votre millet et votre sorgho, et, elle, qui 
n'a point ces cinq qualités, est estimée de vous parce qu'elle arrive 
de loin. Prince, je vais vous quitter d'un essor de grue!" gg ^ 

m ^^ M ^ "^ ^ M. m^ m w^ B. ^ m ^ M. ^ m ^, -w 
m s ^ i -a, j£ if SÊ ^^ ®: -m, it T± ff 1^ (i :# ^ -tiL, # 
M^u^h ^^ "^^^ ^m M ^^m^ at^m^ mm a 
\È m ^ ^ ^, i^ ^^ m i>x ^ m m ^ ^ ^& ^^ ^ M m - 

^ 1^ M, ih ^ M 1. :t ^ ^ H, ^ B s ^' illlb 3i" :#, 

m m -M z. }^ -^ ^ 'i^ ^ ^ )& ^, ^ m ^ ^, "M iï'j m 

^ (^ #' ^f M)- Autres appellations du coq: ^ "g"» ^ ;^, ^ 



150 ALLUSIONS LITTÉRAIRES 

t B^ Té hoei. L'éclat de Té ou Yuen Té-sieou Tse-tche 7c 
^, ^ ^ ;^, des T'ang, dont le seul aspect aimable vou;s guéris- 
sait de l'ambition et de la cupidité. 



7 Pao té. Rassasié de bienfaits, comblé de faveurs, ex- 
pression employée d'ordinaire pour remercier d'un dîner. ^^ ^ 

ia îS' ^m â ^- (f$ ^^m- 1^: li ± ït Estimez (tchoen) 

les gens vertueux et confiez-vous aux hommes intègres. (§^f^'||). 
Ce conseil donné par l'empereur Clioen aux gouverneurs de ses 
douze provinces sert à faire un compliment aux grands mandarins. 
Autres formules de compliment: /^ (* ^j ^. Vous manifestez 
avec ardeur vos belles vertus, vous avez une administration par- 
faite. ,g, ^ ^% ^ W^ ^- J^ pense à votre réputation toujours 

grandissante de vertu, tche-lche, continu. ^, ^^ ^ df.. Vertu 

grandissant (chao) avec l'âge (h'i). ^ ^ ]^ M ^> 'M pP- 

'j^ WX , ff^ ^ IM. n^ J^Hoei K'in eul tsong mong tcheng 

yu pé. Les empereurs Hoei-tsong et K'in ts07ig, des Song septen- 
trionaux, furent aveuglés de poussière, rencontrèrent l'adversité 
au nord, où ils avaient été emmenés en ca|itivité. En 1126, les 
Tarlares Kin ^ ou Niu-tcheng -^ ^, attaquèrent K'ai-fong-fou, 
capitale des Song. Hoei-tsong, dans l'espoir de sauver la Chine, 
abdiqua en faveur de son fils K'in-tsong et gagna Po tcheou, puis 
Tchen-kiang, au Kiang-nan. Mais comme son successeur ne 
réussissait pas davantage dans la lutte, il revint à la capitale pour 
tomber avec lui au pouvoir des envahisseurs, qui envoyèrent 
les deux augustes prisonniers mourir dans le désert de Gobi fp'^- 
Tehang Pang-tch'ang 51 P\\ s^ placé par les Kiyi sur le trône, 
avec le titre dynastique ^ ^, fit plus tard sa soumission au 
neuvième fils de Hoei-tsong/ fondateur des Song méridionaux. 

CLASSIF 61. >i!iV Sin. 



'L^ W 7L ri Sin fou k'ong meyi. Les coeurs étaient soumis 
et gagnés à l'école de Confucius. (^ ^). Ses leçons leur appre- 
naient la juste appréciation des choses. |Jt ^ -^ 5^ -f • (^L ï^ Ifr 
^). ^ '^. Prendre le milieu entre les deux extrêmes, iaire la 
moyenne. 

t 4* t-' Bft 4* S' S 4" A Sin tchong che, yen tchong 
lei, i tchong jen. Au cœur les mêmes affaires, aux yeux les 
mêmes larmes, à la pensée les mêmes personnes: sentiments par- 
faitement semblables. Tehang Sien Tse-yé ^ -^ ^ ^ reçut le 
surnom de ^g ^ tfi parce que tout en lui vibrait d'accord avec 
ses intimes. {^ }^ |e. ^). 



CLASSIF. 61. i\^. 151 

T ^ Wî ^ Sin fou Vie che. Cœur et entrailles durs comme 
fer et pierre, surnom de King Sou ^ ^, grand dignitaire à la 
cour de fîf iJ^ '^. ([îf ^ ^ 1^ ||). PH Je-hieou ^ B fic, qui 
connaissait la sévérité de Song Ing Koang-p'ing tJc 3j; ^ ^, 
qualifié des mêmes épithètes, fut agréablement surpris, en lisant 
sa description rythmée p^M< (Cf- Zottoli. V. 669), d'y découvrir 
une limpidité, une facilité, une richesse et une beauté de senti- 
ments, qu'il n'aurait jamais supposées de la part d'un homme si 
rigide, (j^ B i^,^^MJ¥)- P">- et Song vivaient sous les T'a.ng. 

^ ^ "'''' ^ ^ ^ t Si nien sin k'ou mo fou tch'ousin. 
Les peines d'autrefois, quand on débutait, n'ont pas abattu la 
première résolution: le succès aux examens est enfin venu couron- 
ner un long travail. (^[5 ^ 39 ^ ^ 



tÊ t ® 41. T'oei sin tche fou. Jeter son cœur dans le sein 
d'un autre: traiter en toute sincérité avec lui. 'M 'î. ^ ^ tfr> ^ 



t S'J'H' Min sin k'o kou. Écrit dans le cœur (^ j^) et 

gravé sur les os (^ i^ #) : bienfait inoubliable. ,^ % 7^ H^ 

"p 1$ PPf 11- Si le cœur est limpide, les esprits bienfaisants le 

protégeront (ho) et le garderont (hou). ,(>, H # l^t- Le cœur 

y pense toujours, même en rêve, semblable à une roue (luen-kou) 
qui ne cesse de tourner. .^ g. Une chose que l'esprit a ima- 
ginée, dont il est l'artisan. f^ A M t, >ù W- Un mandarin 

fidèle est comme le cœur et le dos des neuf orbites du ciel, du 

trône, j^ ^ m 'Ù> W- (* ^ ^)- 'Ù> M W iù M- Je le garde 

dans mon cœur (|f p^ ^) et mon cœur se fond à sa vue, (|f ^ 

^) : profonde et sincère affection pour quelqu'un. W^^ 'lj»- 

Vraiment malade ^meij est mon cœur à force de penser à mon ami 

"S M iB f: A ^Ù E M Pào ts'ang houo sin: jen sin 
p'ouo tch'é. Cacher un cœur néfaste: avoir un cœur insondable 
(p'ouo-tch'è) dans ses desseins pervers. (^ f£ f|| ^ ^) 

tSKS'Wl3S>BM"'H" Sin fan ki yang : xju tch'eng souo 
tch'ang. Le cœur est impatient parce que son habileté lui démange : 
désir de se livrer à ce en quoi l'on excelle, de montrer son savoir- 
faire. C'est ainsi que le musicien Kao Tsien-li J^ ^ ^ qui, sous 
un nom d'emprunt, s'était engagé comme domestique, se trahit 
en entendant jouer de la guitare. (Ml^al)- Var. z^'^. (^^t^). 



H^i^'- Bm. WJ •J^'^ '^é: kin tch'e. Patience et silence: avec 
diligence s'adonner (tch'e) à la perfection. D'après le poète taoïste 
Hoang T'ing-kien Chan-kou M M'Bi]h ^^^^ perfection de la vie 



152 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

possède ces quatre marques ^ ^ ^ ffl f P • '"Cent combats tous 
victorieux ne valent i)as la seule patience, ni dix-mille paroles 
toutes justes le seul silence; ne rien préférer, mais avoir un œil 
indifférent ; ne rien dissimuler (même un fétu, la plus petite 
chose), mais posséder un cœur droit," '^ "^^ '^ M '^ fXi ^^ ÏS*^ 

I • J\, ^J Jen ou tche. Les annales des hommes et des 
iPi\ choses, surnom donné à Li Cheou-sou ^ ^ ^, des 
T'ang, à cause de sa mémoire extraordinaire. On l'appelait aussi 
le registre de chair |^|f. '"Jadis Jen Yen-cheng, pour son intel- 
ligence des canoniques, reçut de ses contemporains le surnom de 
corbeille des cinq canoniques, et maintenant le secrétaire à 
l'administration des greniers publics ('L/j mérite celui d'annales des 
personnes et des choses." disait Y a Che-nan J^ ^ ^. "^ î^ fî 

# [^^- f\-) m m \i^ m ^i m n^ ^ 1^1 û -§ n A ^ ^. pf ^. 

(^ ^ ^ iif ^). Jen vivait sous le règne de ^ ;^ ^ (502-550). 



)^ ^ ^ ;^, M. Hp Bjlj ^ Tchong liiao tche k'ieou, tchen 
nan fou tchou. Prier pour que le premier aux examens soit 
un lettré fidèle et pieux, cela montre qu'il était vraiment difficile de 
contenter le monarque. Au moment de décacheter les noms des 
lauréats, l'empereur tI^ }p$ ^ supplia le Ciel de mettre en tête un 
homme doué de ces deux vertus, et ce fut Tcheng Hiai ^ ^|| qui 
obtint cette place. (^ ^). 

^tt t ^ Wi î'^'?^ tchong pao kouo. D'un dévouement entier 
payer de retour sa patrie. ^ Sous le règne de ]^ ^ (1127-1167), 
Ts'in Koei ^|^, que les éclatants services du général Yo Fei ^ 
Ij^ avaient rendu jaloux, le fit jeter en prison avec son fils Yun :Ç, 
sous l'accusation de rébellion. Fei, traduit devant Ho Tchou ^ 
^, se contenta pour toute défense de lui montrer son dos, où 
étaient tatoués les quatre caractères ^ ,§, ^ ^, et quoiqu'il 
fût reconnu innocent, son ennemi le laissa mourir dans son cachot 
après avoir fait décapiter Yun. (tI^ ^ fpj |^ %)■ Var. ^- ^ \^ ^ 
f^ ^ ^- ^^ devise écrite (nié, boue), sur le dos de Yo Fei. 

t 1b ]^ ^ ^cL niw Tchong sin tse hoei tche che. Des- gou- 
vernants, des juges, fidèles et sincères, bons et cléments. (^ |^ 0g). 



•f(X, i^ t m ^[1> H^ âfc 18 ^ Tchoy^g nou nan fan, tchoan 
>U^\ yu nan tch'eng. Difficilement on tient tête à la colère 
de tous, comme difficilement le désir d'un seul se réalise. C'est 
en ces termes que Tse-tch'an -J* ^, ministre de Tc/ieng ^ dissua- 
dait son collègue Tse-h'ong ^ JL ^^ sévir contre les mandarins 
insoumis. (^ f$ H). 



CLASSIF. 



61. <£>. 



153 



pF| "^ t K'iu se. Penser au partant: garder un souvenir 
ilh"* reconnaissant d'un mandarin transféré à un autre poste 
ou simplement déposant sa charge, le regretter. 

^ t ^ T'oei se yen. Le rocher sur lequel on se retire pour 
méditer^ nom donné par le censeur Lou Tsong-tao f^- ^ ^, des 
Song, au lieu de sa retraite. (^ ^ f^ ^). 

"X" f Yu sai, le barbu. ,g.=^^^. sai, joue. Hoa Yuen ^ ^, 
général de Song, reçut ce sobriquet à l'occasion de sa défaite 
par le royaume de Tch'eng. "Ce barbu, ce barbu revient après 
avoir rejeté sa cuirasse." ^ ,@, ^ ,g ^ Ç ;^ JJÇ . (^ \% 1). 

i>:Ê. ^ T'ieii pi. Le pinceau à écrire inventé par Mo7ig ^ 
|p T'ten, li< 



leutenant de l'empereur^ ^ bI '^i *ï^' remplaça 
par des pointes en poils de cerf les morceaux de bois en usage 
jusque là ^ ^ ^ ^. Le pinceau s'appelle encore ^ ^ de 
l'époque de son invention. ("^ '^ ^). 



Jvi.. y^ t y%i '\^ Che-houche-che. Sans appui, sans soutien: 
j fj avoir perdu son père et sa mère. M 3^ jnj 'f^ fe f^ jpj 

'Nf- (^ 'h fi)- Che-hou, orphelin de père; che-che, ori)helin de 

mère. 



M* m Si yen. Reposer couché, si-yen. -^ M> % ^ Vd^ ^ 

^ H T ^f. m >h S)- 

' T tSJ -^ / si chang ts'oen. Tant qu'il reste un souffle, ne 
pas se relâcher de son ardeur à l'étude J^ ^ ^ ^ 'M- [^ -p M 

^y^ ^ t Ou yang. Bien portant. Je suis tombé malade 

^l^"» i^ '?i!^ ^ ^- i^ang serait, selon les uns, un ver qui 

ronge le cœur de l'homme, et, selon les autres, le monstre ^, 

dont Hoang-ti pria le ciel de débarrasser son empire, (jfi^ M j^). 



WL 



,^ légère maladie, <(> ,^ 



cardialgie, JH, ^^ paralysie. 



^g S # ^' M S # PI ^^^'e Pei tso che, t'ong hoei 
àlij.\ tso men. Le bonze fait de la miséricorde sa demeure, 
et de la perspicacité sa porte. 

t f^ h Ts'e che hia. Être sous la bénigne influence: avoir 
encore sa mère. Ne posséder plus que son père J^ f^ T î être 
privé de ses parents :^ i^ "F i It^s avoir encore M. ^ "^ ; avoir 
aussi ses grands-parents g J| f . Le bambou nommé ^ Yf est 
le symbole de la mère. 



154 ALLUSIONS LITTKRA.IRES 



^ Hoei wen. Titre du censeur ^, '^ M ^^ ^ HÈ- 



j^ Msà Suivre la voie. (^:^^,|^). «^Î^IM- Ceux qui 
portent des broches (tsan) et des jupons (kiun), les mandarins, se 
conforment aux règles. ^t,f 1^ ^, îÉ- ^ suivre la voie on acquiert 

le bonheur (t'i). ^^ jk M W '" vent de bonté et un nuage 

de félicité; une administration empreinte de bénignité. 

!*^î ^' 1^ W' ■ fê ^'1 fô ^ Hien-t'ai, lien-hien: t'i hing 

/^\ngan tch'a. Hien~t'a.i, Lien-hien : le grand juge de la 

province. ,^,. lois. Ses autres titres sont: -^ ^ M-> :kM^ ^ (^^• 

^)' ^ ^ i ^' * '>ïJ' -^ ï' fé ^ 'K- ^^^'^ *^ bureau des 
censeurs s'appelait ^ $, |^ ^ S, les présidents de ministères 
4» J, et les If ^ inspecteurs ^\, J, ce dernier titre appliqué 
aussi au grand juge et autres hauts mandarins d'une province. 
Sous les T'ang les censeurs en mission pendant l'automne avaient 
nom M ^' 6t JH, ^ s'ils inspectaient au printemps. ^ |5 ^ -g 

iÊ, m mm s ^, m ^ i^, ^ ?pj ^^ ^t ^j ^ ^ ^^ â » '^, 

il ^, grand juge. 

\ ^ë£ . £Ë ^ ^ B 1^ ^^9 cheng tou kiu koan hien. Le 

yj^\ disciple Ing Chao g]] parla seul de son titre mandarinal. 

Comme il se vantait devant son maître Tcheng Yuen ^ y£ d'avoir 

été gouverneur de ^ [|j, ce qui l'avait pas empêché de venir 

suivre ses leçons ^t M W ^ ^' ^^^*- ^^^^ ^" "°^^ ^^ s'appeler 
son disciple, celui-ci répliqua qu'à l'école de Confucius il existait 
seulement quatre classes 25 ^4 • celle de la vertu f^, ^y. celle de 
la parole g" ^, celle de l'administration \^ ^ et celle de la 
littérature ^ ^ ; mais il n'y était point question de charges 
mandarinales. (^ ^ ^). 

JiSçrt ^ Hoai sou, nom d'un bonze des T'ang, passionné 
' pour les livres. 




wL "^ ÏÏn ^ t Pi fche ewi ou han. S'ils les détérioraient 
Ï^S^ je n'en éprouverais pas d'ennui {han) : réponse de Ki 
Lou ^ J^ ou Tse Lou -^ à Confucius, son maître, qui l'avait 
prié de manifester ses goûts. "Je voudrais, disait-il, avoir de lé- 
gères pelisses pour les prêter à mes amis, sans leur en vouloir 
s'il leur arrivait de les abîmer." (|^ |g). 



CLASSIF. 62. Je- Kouo. 

tî* y\. ^ ^ f Jen che ts'ao kouo. Entré chez quelqu'un 
^\^ se saisir de sa propre lance pour le blesser: répondre à 
quelqu'un par ses propres arguments. Ho HiQoy^ ^ i^C, de -^i^, 



% 




CLASSIF. 61. >(>. 62. :fe. 155 

avait composé des critiques des trois commentaires ^ ^ du 
^ 7^, sous ces titres: Minuties de Kong-yang ^ ^ g ^, Mal 
incurable de Tso-che ;£ i3c # N ' Anémie de Kou-liang ^^^^:^. 
Tcheng Yuen K'ang-tch'eng il5 tc i^ ^ Y répondit par les trois 
défenses suivantes: Relèvement des minuties ^ M ^' Acupon- 
cture du mal incurable ff^ ^ ^, Guérison de l'anémie M M ^' 
A ce propos Ho /fieou disait : "Oh! K'ang-tch'eng entré chez moi 
m'attaque en brandissant ma propre lance." ^ jj^ A ^ ^ 1^ o" 
^ ia fie ^ ^- (^ -M # il5 7C M)- L'expression M^ signifie: 
observation aveugle des règles. ^ ^ jS 3?:- Composer avec une 
fidélité trop servile aux lois du style. 

l^ t Trao kouo. Lance à double fer avec ciselures (tiao) 
portée dans le cortège d'un général. )^ S J^ ;5^. En imposer 
grandement avec la lance ciselée : commander les troupes. 

p- 7C t : 1^1 ^ Yuen jong: tsong ping. Yuen-jong : géné- 
', rai jff ^, dit encore iç^ H; ^, ^h H ^, yt ÊltJ. H- fiJ- 
Sous les Ming, on classait ainsi les grades dans l'armée: ^ ^ 
'jg', général; glj |§ ^, colonel; ^ ^, lieutenant-colonel; ^ ^, 
major; ^ ^, capitaine; :m H, lieutenant. 3^. Guerre, armée, 
militaire, 

(^ t Hié jo?!^. Major général, ^ ^J^. Colonel ou lieutenant- 
colonel, car le ^ ^{f a le titre de :k ^ ^- jÊ ^- Major. ^ ^. 
Capitaine, =f- ^. Lieutenant. ^ ^. Sous-lieutenant. Le ts'an- 
tsiang ^ ^ reçoit encore les appellations honorifiques :h^^ ^^ 

^ a 1^ ^ Ngochéchang ts'oen. Ma langue me reste encore. 
L'éloquent Tchang / J;^f|, rentrant chez lui après avoir été injus- 
ment accablé de coups, demanda à sa femme: "Regarde si j'ai 
encore ma langue." "Oui," répondit-elle. "Alors, conclut-il, cela 
suffit." Il ^ # H il ^ -S- t^ ^ §, H ^£, ^ îï J£ ^. 

(è ta)- 

W M, ^ ^ il^ Ts'e koei ts'i tche hoen. Refuser une 
alliance avec une parente de l'empereur, comme le fit 
Fong King /B| ^, qui reçu le premier aux examens, se vit propo- 
ser par Tchang Yao-tsou t^ ^ ^, allié à la famille impériale, la 
main de sa fille avec une riche dot. (^ fj^). 




^ 



Ki men. La porte aux tridents (ki) : l'entrée des tri- 
bunaux des grands mandarins, ainsi nommée parce qu'on y place 
de ces armes destinées à paraître dans le cortège. ^ A â^C P^« 
L'éclat du printemps pénètre dans le tribunal. |S(i8-l|^* ^^ ^^^ 



-156 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

dresse (k'iao) pour regarder votre garde de tridents: je suis dans 
l'admiration de votre haute dignité, ii # ^ |]c ± Pn]- Habiter 
le tribunal aux nombreux (chen) tridents et la chambre au dense 
parfum. Compliment au grand mandarin "dont la garde porte 
des tridents peints, et qui, ])aisible dans sa chambre lait fumer 
un pur parfum." & m ^ ^. ^^ ^. ^ M 'Ê ^- (^ ^ % !#)• 
H 0.^ "^ JÎA ^ M- J^ considère ces drapeaux ('/{'ij et ces tridents, 
ceslnsignes mandarinaux qui causent de la crainte au peuple, 
p/?. Trident orné d'une étoffe. ^| ^ $£ jji- L'appareil mandarinal 
attire le bonheur. 

^ m .^ ^ Ilil t Yen-lwei tche jan se ki. La barbe de 
Tchou Tq- Yen-lioei ressemble à un trident, et cependant il ne veut 
pas consentir à mes désirs, lui disait une princesse du sang qui 
l'avait sollicité. (]g ^ |^ ^ [ël W)- Elle s'étonnait qu'un air si 
mâle cachât tant de vertu. 



^ , )iia Tai li. Le mémorial decs Rites mis en ordre par les 
deux ¥ai. Au commencement de la dynastie Han, le prince Hien 
de Ho-kien fpl fn\ M ï présenta à l'empereur 131 chapitres con- 
cernant les ri!es, recueillis par les disciples de Confuciu.s et des 
lettrés d'une époque ultérieure. Dans la suite on retrouva les 
parties intitulées BjJ ^ H H |Û en 33 chapitres, ?L -? H 4jî fÛ 
en 7 chapitres, ^ J!^ ^ È lE en 21 chapitres, et i§| fB en 23 
chapitres. Ajoutés au premier recueil que Lieou Hiang glj |Ft] 
avait réduit à 1 30 chapitres, ils fournirent les documents dont se ser- 
vit Tai Té Yen-kiun ^^.^ § pour l'œuvre définitive en 85 chapitres 
appelée ::^^fE- Puis son neveu Tai Cheng Ts'e-kiun ^M^S' 
après des corrections réduisit l'ouvrage à 49 chapitres. C'est le 
*h I3t lE- (fl ♦ ^ ^0' On distingue trois traités H «"r 
les rites: le j^ H attribué à Tcheou-kong jg] ^, le '(g trouvé 
dans un mur de la maison de Confucius .JL H' et le ^ HE dû 
aux disciples de ce Philosophe mais surtout à Heou Ts'ang J^ ^, 
qui vivait un siècle avant J.C, et dont la rédaction ^ R ll^ ^ sE 
servit de base aux travaux des deux Tai et de leur élève Ma Yong 
M M- Le ;^ ^ et le rfî jj faisaient jadis partie du Li-ki, mais 
on les édita séparément, ce qui le réduisit à 47 chapitres. 

CLASSIF. 63. p. Hou. 

l^ ^h t ^ ^ ^^^ '^°^* P^^'' ^^"9- Pour la porte extéri- 
/~^ eure on est sans inquiétude, quand règne une sage 
administration qui débarrasse des voleurs, aussi la laisse-t-on 
ouverte la nuit. (H E JÉl jD- Compliment à un bon mandarin. 



CLASSiF. 62. ^. 63. jS. 



157 



t Wan hou. Marquis de 10 000 familles |^ ^ ^ (^ lE 
$ M ft)» "^ grand mandarin militaire à qui ses services mérite- 
raient un tel fief '^ ^ ^ )È. 



~p ^ : J^ ^^ Ts'ien hou: hou heou. Capitaine ^ ^, et 
même lieutenant ^ ^ ou ^ ^ ^. Sous-lieutenant: "gf JS, "g" ^, 
■JÏÏ ^1 ti ]^ ^- Sous les Minçi, l'officier nommé ^ ^H ^comman- 
dait à 5000 hommes, le j^ j^ à 50 et le yJ^ ^ à 10. 



t fl^ yen hou tchoa. Porte fermée se frapper (tchoa). 
Miao Yong ^j]^ s'attribuant la désunion survenue entre ses frères, 
quoiqu'il n'y fût pour rien, se donna des soufïlets dans sa chambre 
close, et cela avec un tel bruit, que les brouillons émus s'empres- 
sèrent de se réconcilier. (^ M W M ^7 W)- 



Jt^ 



^ "&>% Pien-ts'io Ts'in ^, de Yué ^, célèbre médecin de 
l'antiquité. Lorsqu'il n'était encore que simple ^ ^ directeur de 
relais, il fut remarqué par un étranger nommé Tchang Sang-kiun 
^ ^ S, qui lui donna à boire de la rosée recueillie sur les arbres 
J2 ^ 7)C, lui promettant que l'art médical n'aurait plus de secrets 
pour lui. En même temps il lui remit un recueil de recettes 
merveilleuses. (^ fE ;^ H M i$)- D'après un auteur, Ts'in reçut 
le nom de Pien-ts'io, parce que comme cet homonyme, contempo- 
porain de l'empereur Hien-yuen ^ ^ (Hoang-ti), il connaissait à 
fond la nature de toutes les maladies. On l'appelle encore ^ §, 
le médecin du royaume de Lou, pays où i! se serait fixé. Cepen- 
dant on semble faire de Lou-i un personnage distinct, qualifié, 
ainsi que Ts'in, de divin Esculape f$^. Cf. ^. Ts'in Hoan Yué- 
che ^ ^ ^ 5 autre nom de Pien-ts'io. 

Wi" 41 Fs-ng tou. Fang Yuen-ling K'iao-suen tc ^^ ^ i?. et 
Tou Jou-hoei K'o-ming ^D Bit ^ Bjl ministres émérites des T'ang. 
Le premier excellait en conseils et le second en décisions. 

fXi tel T Ts'ao meou hoan fei. L'herbe est drue dans 



fj^-p la prison (hoan-fei) vide. Éloge d'une sage administra 
tion qui en arrive même à prévenir les délits. Ainsi, du temps où 
Li K'oang ^ Bj^ gouvernait ^ ^p, "l'herbe poussait dans la pri- 
son, tandis que dans la salle des jugements on pouvait tendre des 

filets à moineaux." ^ ^ :^ i^, ^ "pT ^ ^- iPh #)• ®- M"^' ^" 
terre d'une prison. f|. Porte. 

S M @ i^^' W S. <2 M Yeni\^eitch'oei, Pé-li tche no. 
La barre transversale (yen-ij de la porte servant à cuire (tch'oei) 
le repas, détresse de Pé-li H i ^. Sa femme, restée dans la misère 
au pays, pendant qu'il occupait une haute position à la cour de 



^ 



158 ALLUSIONS LITTERAIRES. 

Ts'in, se décida enfin à se rendre près de lui, el pour s'en faire 
reconn:ùtre lui chanta ce couplet: " Pé-li Hi se vendit pour cinq 
peaux de mouton, quand il alla chercher fortune à Ts'in, et, au 
départ, pour cuire la poule couveuse, je fis du feu avec la barre 
de la porte. Maintenant qu'il a richesses et honneurs me délais- 
sera-t-il?" ^ M ^, 3L ^ J^^ B M #> ^> ik M: i^ M E' ^ 

CLASSIF. 64. ^. Cheou. 

1è dr ffi la # ffl # t )S K'ié che tche wei ki tao 
^ tch'e cheou pan. Le timide (k'ié) fonctionnaire, dans une 
circonstance périlleuse tint renversée la tablette de ses titres, 
portée à la main quand on paraissait devant ses supérieurs. 
Cette distraction dit la frayeur éprouvée par Wang T'an-tche ^ 
ii.:^' quand il parut devant Hoan Wen "yja^i décidé à le mettre 
à mort, lui et son collègue Sié Ngan glt ^- Celui-ci plus maître 
de lui-même, fit observer tranquillement à Hoan: "Mais, j'ai 
appris que lorsque l'empire suit les vrais principes, la vie est en 
sûreté même chez les barbares limitrophes. Donc, à quoi bon, 
maître perspicace, placer des sicaires derrière les murs?" ^ ^ 
T ^ M, ^ ^ ^' Biî ^ i^I ^I ^ ^ ^ A. Hoan se contenta 
de répondre en riant que les conjonctures présentes lui dictaient 
la conduite à tenir. (# » it ^ ^)- Var. ^ f^ ^i] ^ ^ '^ t^ 

^ -j- "q]* ^ Tche cheou k'o je. Si l'on y chauffe la main elle 
peut devenir chaude : d'une exigence tyrannique à faire trembler. 
Les décisions volontaires de Ts'oei Hiuen T'ai-che -^ ^ -^ M» 
des T'ang, devant lesquelles ses collègues n'avaient qu'à s'incliner 
donnèrent lieu au dicton. 

t iÇ :^ iR Cheou tché wei mi7i. L'empreinte humide (tché) 
des doigts n'a pas encore disparu (min) des livres paternels, 
aussi le fils pieux, en deuil de son père, se défend de les feuille- 
ter. ^ '^ îîff :7; ^ ^ :^ #• (î^ ï ^)- 

JJ^ t Yeou cheou. Les oisifs, litt. les mains flâneuses. ^ ^ 
PI ^. Des gens dont les mains sont inoccupées, des sans travail. 
(^ ^ :^). i^. Flâner. ^ ^. Mains inoccupées, vides. 

^ t San ts'ai. Les trois principes d'activité: le ciel, la 

terre et l'homme. (^ ^ ^). ^ :^ f^ f<.- Un brave 

plein de qualités, éloge d'un mandarin milil;iire. [^ ^ ^ !#)• 

^ ^ ^ ^- Talent extraordinaire, litt. sans entraves (hi). 

^ jo) A é- Qui prévoit tout, litt, sagacité pénétrant partout. 



y^ 



CLASSIF. 63. ^. 64. ^. 159 

tL W T^ouo pouo. Porter son écuelle (pouo) : mendier, 
gagner sa vie au service des autres, terme d'humilité. 

^J? ^ Tch'diO siu. Copiste, scribe. ^. Employé subalterne 
d'un tribunal. 

JJX j»)P Tché lieou. Cueillir une branche de saule pour l'offrir 

à un ami sur le point de partir en voyage. (^^1^^). ^ Hê- Un 

bon médecin. "Qui eut le bras cassé trois fois, sait d'expérience 
bien soigner les autres." = Jfr fl^ ^D :^ H W- (5 if)- 




^rl^W\i\'Wi. Cj Tche yao : tche ki. Opiniâtre, entêté 
yhj (tche-yao) comme Wang Ngan-che ^ ^ ]^, d'après la 

réponse de Se-ma Koang ^ || 3^ à l'empereur ^ jp^ ^. [^ ^). 

Var. fi ^. 

^ T Tch'eng tchao. Convenir de l'accusation : avouer 
sa faute. Var. p ^. 

W ^ S ^'^ y^"^ ^^^ sing. Habillé de nuages et 
portant les étoiles: affairé à tel point qu'il faut sortir de 

très bonne heure et rentrer tard. M^M H- Dégagé de soucis 

comme celui qui se débarrasse de brouillards et voit l'éclat du 
soleil. 

^ Tch'e tch'eou. Tenir à la main des éclisses, compter 
les immenses revenus de ses terres. Wang Jong ^ ^ 

numérotait au moyen d'éclisses en os les charges des produits de 

ses champs. [^ |^). 





|t^ |$| Tche k'iun. Désigner les grands paniers (k'iun) 
'ffl pleins de provisions à offrir: secourir un ami dans la 

détresse. |g ■^. La boussole dont l'aiguille indique le sud: 

conseil, direction. ^ ^. Index de la main. -^ ^g ^ |^. 

Famille nombreuse. 



ÎO 



Kié kiu. Très occupé des mains et de la bouche 
|lî (kié-kiu) : ardent au travail. (|^ j^ M)- ^ court d'argent : 

^J^ ^ J^ K'iuen fou jen. La princesse à la main fermée, 
<^^ concubine de l'empereur j/p. f^ ^. Il l'admit dans son 
harem parce que seul il réussit à desserrer son poing crispé, qui 
cachait un crochet de jade destiné à retenir le fil de la flèche $^ 
^^. Le palais où celte femme, nommée Tchao |§, donna le jour à 
l'empereur -^ 03 '^' à cause de cette circonstance s'appela |^ 



160 ALLUSIONS LITTERAIRES. 

^ H^ t ^ ^ ^ ^ ^ Koang min g k'iuen ta. p'ouo tch'e 
ml mou. Le poing de la brillante clarté brise la pellicule de la 
folie et de l'aveuglement : l'enseignement bouddhique dissipe de 
ses rayons les ténèbres du monde. 

|Ë t :^ /|V Oa k'iuen t'eou tchao. Fermer les poings de façon 
que les oncles percent de l'autre côté. Le fidèle Yen P'ing-yuen 
Tchen-k'ing ^ 2|i ^ m ||p, tué par les rebelles, fut trouvé en cet 
état. li semblait ainsi jusque dans la mort témoigner de sa haine 
pour les ennemis de son prince. (^ :;k Jl IM ^ fllj âl H)- 

ê^ t In k'iuen. Ardemment serrer avec la main sur sa poi- 
trine : aimer de manière à ne vouloir s'en détacher. ^ ^ ^^ ^ 

ffiî ^ ^ i ^- (^ M)- var. r^^ ^z^^m-'^mm zm 

^. Je jouis de votre affection intime. 

'^ Koa leou. Citer une chose et en omettre dix-mille. 
(^ M W)' Var. ^ - il m- # € S -M- Nécessaire- 
ment bien des détails ne sont pas rapportés. 

'l=J 'i^ ^ Kiuen koan che. ?.Iourir. (j^ |û). 






^ ^ ui ^ "j^ ^ ^ ^ ^Van tche pou lieou, t'oei tche 
_ pou k'iu. On ne peut retenir (wan) l'un ni chasser 
l'autre. ~feng Yeou Pé-tao ^i^^i^ ?i, des Tsin, nommé gouverneur 
de ^ fjS n'acceptait point de traitement, se contentant de prendre 
son eau au puits commun^. Il en devint si cher au peuple que, 
lorsqu'il fut changé, il ne réussit à partir qu'à la faveur de la nuit, 
après avoir coupé les cordes avec lesquelles on avait solidement 
amarré sa barque. Impossible au contraire de se débarrasser de 
son cupide successeur Sié. fjS ^ 1^ ^ @, Wl ■^ M ^^ ^- (W 
# ê. 1^ #)• 

t sfjî fé "f ffl IS Wan ko tche yu T'ien Hong. Le chant 
funèbre date de T'ien Hong. Ce prince de Ts'i ^, sommé par 
Han Kao-tsou de venir faire sa soumission à la nouvelle dynastie, 
s'était mis en route pour Lo-yang. Mais lorsqu'il touchait presque 
au terme du voyage, il se suicida et sa suite porta (wan) son 
cadavre au palais, en chantant une élégie. Telle serait l'origine 
des poésies composées à la mort d'un ami. (^ fE ffl li ?'J #)• 
Wan s'écrit encore |^, comme dans les expressions ^^ ff et $^ ^ 
inscriptions parallèles et hoiizontales offertes à la famille du défunt. 
Var. Fou-ngeou |f Ig, chant funèbre, car fl A'^j, ^ #j tenir les 
cordons du cercueil, signifie assister à un enterrement. (^ '^îi). 



CLASSIF. 64. ^. 161 

Tchen lo. Secouer les feuilles qui vont tomber: 
vaincre facilement un ennemi. Ngan, des Han^ prince de Hoai- 
nan ^1^ ^^, projetant une révolte, disait: "Certainement que 
ie ne pourrai pas compter sur le ministre fidèle Ki Yen ^ îg; 
quant à son collègue Kong^suen Hong ^ t^^ ^, il me sera aussi 
aisé d'en avoir raison, que de faire tomber les feuilles mortes et 
voler la poussière ^ ^ ^ ^. (^ |E JR il #)• 



^îp* -^ Sao hing. Balayer, éteindre la veine littéraire. (;gp ^ 

j^). ^ =f" 1^. De son pinceau balayer une troupe de mille 

hommes: composer avec feu. (i^t ^). 




, P'ong fou. Lire aux éclats en se tenant (p'ong) le 
ventre à deux mains. (^ fg). 

XL 3^ JM ^ ^ W t |i« Che Vou yen kien koei chen 
yé yu. Si la carrière mandarinale est gênée, le démon 
ricane. Yen, être courbé sous un fardeau. Kien, boiter. Louo 
Yeou T'ouo-jen JP ;$ ^ fH- client du ministre Hoan Wen j^ ^^, 
lui demandait une charge pour vivre, et comme celui-ci ne faisait 
pas assez vite droit à la requête il lui raconta ce fait. '*Un démon 
m'est apparu sur le chemin, qui me narguait en ces termes: Je te vois 
seulement conduire ceux qui obtiennent un poste, pourquoi donc 
ne vois-je personne t'accompagner en une place? La remarque 
m'efïraya d'abord, puis me remplit de confusion." ^ M J€ ï^j^ A 
i^l^M^^^Km'A^^^^^n^m- Le récit amusa le 
ministre qui s'empressa d'accorder à Louo le gouvernement de ^ 
^. (^ ^ :^). Yé-yu, lever les mains en signe de dérision. Var. 

i ^^» jp^ Tchang tchou. Perle dans la main : fils distingué. 

• j^ "Enfant précieux comme un arbre de jade croissant 
dans la maison, et une perle brillante tenue dans la main," ^ i^ 
i ;^, ^ ^ 0J ^. (^ # ï ^ m- ''Sur mes genoux l'orchidée 
a péri, et dans ma main la perle s'est brisée : mon fils est mort." 

2» >A t T^ / jou tchang tchong. Il est déjà dans ma main, 
disait Lieou Yu ^J ^, parlant de l'ennemi qu'il allait combattre. 



t ^Ij- i^ 7^ Tchang p'an: mei tcho. Avoir dans la main les 
deux partis (^fc/iangr-p'an^: régler le mariage, en être l'entremet- 
teur (mei-tcho). ^ 1^ m M ^ t PI i^ W i'k 'Ê)- P'^-^ équi- 
vaut ici à ^. 

11 




162 ALLUSIONS LITTERAIRES. 

^ t ^. ^^ Kou tchang nan ming. Avec une seule main 
point de claquement: sans aide, impossible de réussir dans une 
affaire, {jt M ^ ^ M. it f} ffi)- S BE Copiste, secrétaire. 

-^ S t ^ : ^ |§ ;^ ^ Fei fe't f'oei fe'iao : tsai che 
tche k'ou. Peiner sur les caractères Voei pousser et 
fe'iao frapper: travail fatigant de la versification. Kia Tao ^ ^, 
sorti de sa bonzerie ^ ^ ^ pour suivre la carrière des lettres, 
se demandait lequel de ces deux mots il devait employer dans le 
distique suivant: "L'oiseau passe la nuit sur l'arbre au bord du 
bassin, et le bonze frappe à la porte au clair de la lune,' ,% ^ 
itÈ îi '^^ ft ^ >^ T P^j- Le préfet de la capitale ii M î'ii ^' 
Han (Yu ■^) du ministère des charges ^ ^ IP. à qui il confia 
son embarras, mit un terme à son hésitation absorbante. Dans la 
suite il exista entre ces deux lettrés une intimité semblable à 
celle qui unit des gens non encore parvenus aux grades littéraires 

^:^^ immu m- 

5^ -}- Fong i, habit à larges manches des lettrés de 
jadis. "Enfant, au pays de Lou, dit Confucius, je 
revêtais la robe à amples manches, et jeune homme, au royaume 
de Song, je portais la coiffure nommée tchang-fou.'" ^ ^ ^ ^, 
m m t ^^ M ^ '^ m- M -^ t M- m m H) ï-^ tchang-fou 
était également réservé aux lettrés. 3^ équivaut à -ji^. 

^ /T "^ Ts'ai k'^in hiang. Cueillir le cresson (hHn) odorant: 
être reçu bachelier /V ^, Htt. entrer dans l'école du bassin en 
demi-lune. ^ ^ W 7^^ ^ ^ ^ ^' iW 




5% P Yen k'eou. La" main sur la bouche: rire étouffé (hou- 
lou) l^j3 it ÎM ^- {M ^)- ^^'^î^- Se boucher les oreil- 
les en volant une clochette : faire semblant de ne pas connaître le 
mal que l'on commet. (^ ^ ^ ^ ^ ^)- 

jpj 'x^ IX. T Tcheou kong fan ou. Tcheou-kong saisissait 
(ou) un objet en retournant la main, tant il l'avait 
flexib e. (TfS & ^)• 
m ^ M ffl ^'^^^ ^^ ^^^9 yong. Hoei ho, éparpiller, gaspil- 
ler, prodiguer son argent. (|^ ^H ^ ^). Hoei, agiter la main; 
ho f^ retourner la main. 




jffl ui A P'ing tang tch'ou jou, P'ing tang, ses dépenses 
et ses recettes. J^ # ;f ^. "Il n'avait pas fini de ramasser" ses 
trésors. (^ ^ \^ji ^ ^). 11 s'agit dans ce texte de Yuen Feou, 
des T&in., surpris par un visiteur au moment où il comptait ses 
richesses. 



CLASSiP. 64. ^. 163 

ft '\^ ^ BE' ,^ Bi P^ # # $ Tche siun ting p'ei. Ma 
Yong vien t'ou yeou hing. Le mariage réglé par Tche Siun, ancien 
préfet de la capitale, fut la chance de son disciple Ma Yong. 
Maître Tche lui accorda, en efîet, la main de sa fille à cause de 
son application et de sa science. (^ i^ ^ ,^ i^ 



^w n -yT Tchoa. san tche. A force de frapper (tchoa), briser 
en trois la baguette en fer: acquérir enfin la science après une 
étude soutenue. (^ ^j^ ^), 

?^ -Je W Sa :^ ^ K'eou i yeou tsou fou ts'iu. Impossible 
d'aller vous visiter. "Des deux mains relever (k'eou) sa robe en 
allant vers le coin où est sa place." ^ :^. ^ PP^. (^ fE fil H)- 
S'avancer comme un canard sauvage, fou-ts'iu, vers quelqu'un: 
lui rendre visite. Var. ^ ^ ^ :^. 3e ne puis réaliser mon désir 
de vous visiter, p^ ^ M- M ^ M,- '^^ ^^ '^^"^ ^i P^s encore 
informé de mon intention d'aller vous saluer. 

VÊ tB ^^ um ^0" koan p'i yong. Toucher le cercueil, se 
frapper la poitrine (p'i) et sauter (yong): douleur extrême d'une 

mort. [m. le)- 

^ Tp T'a che. Être fustigé (t'a) sur le marché est le comble 
de la honte. {^ ^]. 

fe^ ®Ek Ts'ao hou. Écrire. Kou, tablette de bambou sur laquelle 
on traçait des caractères dans l'antiquité. (1^ y[,|| tJ^ ^). 

7^^ ra P'd-n lieou. S'accrocher (p'an) aux roues de son 
'^^ char pour retenir un bon mandarin transféré ailleurs. 
C'est ainsi que le peuple essayait de retenir l'intègre magistrat 
Kouo Yen-lou |[5 ^ ;^, des T-ang postérieurs. Var. ^ j^ ^ ■^. 
La foule des vieillards (k'i) se cramponne à votre char pour 
l'arrêter. Ë^ M ^ JW ^ ©• On se couche dans l'ornière pour 
vous empêcher d'avancer. Formules de compliment à un mandarin 
qui mérite ces témoignages de reconnaissance. 

T 1^ P'an koei. Cueillir l'osmanthe : être reçu à la licence. 
Var. ^ ^ ^ '^. Obtenir (houo) un rang distingué (tsiun) à 
l'examen de la licence, litt. dans l'enceinte où on le passe (hiang^ 
■wei). 

"lu Wc 't^ t Ts'i tsong ts'i k'in. Relâcher sept fois et 
prendre (k'iyi) sept fois. Exploit accompli par Tchou-ko 
Lising ^ M ^ dans son expédition contre les Barbares méridio- 
naux sous l'empereur ^ i^ :^ ± (•?23-263). Comme il montrait 




164 ALLUSIONS LITTÉRAIRES, 

son armée au général ennemi Mong Houo ^ ^ tombé entre ses 
mains, celui-ci lui dit qu'il avait été battu parce qu'il ignorait les 
forces opposées aux siennes, mais que si on le remettait en liberté, 
il se faisait fort de le battre lui-même à son tour. Tchou-ko 
accepta le défi, mais dans les six rencontres suivantes Mong fut 
fait à chaque fois prisonnier. Du coup l'adversaire malheureux 
surnomma son vainqueur Céleste terreur "^ j^. (^ ïÈ H ^ 5^ 1$) • 

CLASSIF. 65. ^. Tche. 

^ ^ Ji. Tche H seou. Le vieux (seou) branchu : le pin. "^ 
^. S'écarter comme les branches s'écartent du tronc : diverger, 
se séparer, différer. ^ ^ ^ M- Une foule de paroles étrangères 
à la question. ^ ^ ^ M Circonstances et détails ne s'accordent 
pas, sont embrouillés. ^ ^. Incohérent. 

CLASSIF. 66. Jt- P'ouo. 

^ >|^ Fang tchao. Abaisser les rames (tchao) : lever l'ancre. 
($U JÉ' é # W)- Var. ^ ^. Lâcher les amarres (lan). 

Ztff -tr t Ts'i tcheng. Les sept astres régulateurs (tcheng) 

V^l^ des saisons (^ ^ ^) : le soleil, la lune, Saturne ï 

^, Jupiter if, ^, Vénus ^ ^, Mars _>A: i, Mercure i\^ ^. Var. 

/V t Pa tcheng. Les huit points d'administration : les 
aliments, les marchandises, les sacrifices, le préposé aux travaux, 
le préposé à l'enseignement, le préposé à la justice, les hôtes et 
l'armée. - ^, ~ B :i, H ffî, ^ §, S ^ ^, 

i^ B^^> ■\:b% A Bm. [m m m- mm^ a ^ z 

^. Le haut fonctionnaire, qui fait des projets, étudie le canon 

des huit règles de gouvernement. W- M> ^ 1^ M* ^- Dans 

l'administration générale être comme la brise et le nuage : com- 
pliment au grand mandarin qui, dans sa charge, gagne les coeurs 

de ses subordonnés. (S S^ 4i ^ H? ic lË)- M # # ïSC- 

Exercer l'administration avec une calme suavité : gouverner avec 

douceur. i[ i& S M- (l# :g #)• 

>^ >fe Hiao yeou. Imiter (hiao) le mal, prendre exemple 
sur les méchants. 



CLASSIF. 64. ^. 65. ^. 66. ^. 67. ^. 165 

^t W • '^ ^E Chou k'i : ming kien. Nombre impair: destin 

malheureux, kien, boiter. {-^ ^). Jg ^. Lois de la nature, 

providence. ^ |^. Supputation du temps, astrologie. ^ 

ffl^. Aéromancie. 

Ri/ -^ t ^ ^Hû fow pa^ ^che ti. Lieu où l'on n'éprouvera 
flX pas d'échec. (^ ^ ^ ^ M)- :$fc Jt ^ 8^ :^ it!i- Dans 
les affaires faire choix d'un terrain sûr. 



^ Yang H. Vanter (yang) l'expérience ^ M de quelqu'un. 
(3 ^ ^ Hi e-)- ^^ 1^ W. ^- Célébrer les qualités supérieures 
montrées par un mandarin dans ses charges successives (li). 



j^ Ti hi. S'opposer (ti) à ceux contre qui le prince est 
fâché (h.i): épouser sa querelle. (;£ ^). 



CLASSIF. 67. ^. Wen. 



X 



Wen wong. Le vénérable Wen ou Wen Tang Tchong- 
voong ^ ^ i^ ^, préfet de Tch'eng-lou ^ ^ (Se- 
tch'-oan), sous le règne de "^ ^ ;^ ^. Très lettré lui-même, il 
donna une forte impulsion aux études pour adoucir les mœurs de 
son peuple. De fait on y constata bientôt une telle transformation 
que le pays de Chou ^ put se comparer aux royaumes les plus 
policés, comme Ts'i ^ et Lou ^. (W ^ #) -^ "t^ !5C M- In- 
férieur (k^oei) en science à Wen-wong, terme d'humilité à l'usage 
d'un préfet. 

t ^ 1^ M y^ Wen Yen-pouo K^oan-fou, devenu ministre 
à 91 ans. Du reste un taoïste le lui avait prédit, quand il lui 
annonçait qu'il parviendrait à cette charge, à l'âge avancé, où, 
sous les Tcheou ^, l'occupèrent Chen-pé ^ fj^ et Tchong-chan- 
fou (t^ ilj "^. On rapporte que malgré sa vieillesse il en imposa 
à des envoyés du Liao-tong. 

t4'"?^J^^^K ^671 tchong tse tche nei ti tche 
sang. Wen- tchong -tse, autrement dit Wang T'ong Tchong-yen ^ 
M f^ f^' garda le deuil de son beau-frère d'une façon exagérée, 
puisque tout ce temps il se priva de viande et de vin. On l'en 
blâme unanimement. 

t Ss[ tt ^ i^ ^ ^ i ^Veyi Ou siang tch'eng kiun t'oei 
cheng Ichou. Wen et Ou se succédèrent également exaltés comme 
de saints monarques. Le roi Wen-wang '^ ^, appelé encore Ki 
Tch^aiig Jg ^, descendait de K'i ^ ou Hecru'tsi ^ ^ préposé à 



166 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

l'agriculture par Yao ^ et créé prince de T'ai -pP (Chen-si) par 
Choen ^. En l'an 118ii av. J.-C, il hérita des états de Ki-li ^ 
^ ou Wang-ki ^ ^, fixant sa capitale à Fong 'fi5 (W ■$ iiïi tl^ 
1^, Hou-hien), où il gouverna avec le titre de "^ f|§ seigneur de 
l'ouesl. Bien que possesseur effectif des deux tiers de l'empire, il 
demt'ura fidèle à la dynastie In ou Cliang ^ ^ ^ "F- ^ ^ ~ 
:^ iiJl ^& ^ 1^1 alors représentée par le tyran Tcheou ^ ^. 
C'est à son fils et successeur Fa ^, autrement dit Ou-wang |^ ^ 
(1122-1113), que devait revenir l'honneur de fonder la dynastie 
Tcheou Iq) en renversant l'indigne empereur Tcheou ^^^ Ou- 
wang transféra le siège du gouvernement à Hao ^, près de 
Si-ngan fou. 



T 'mf Wen heng. La balance où l'on pèse la littérature (wen- 
heng): le grand examinateur d'une province, qui porte encore les 
titres suivants; ^ ^, # J^Sc, ^ (5îii, ^ ^, ^ ^. 

T >4^ 7)W Ma Wen pou kia tien. Pas même un point à ajouter 
à un morceau de littérature : composer d'un trait et sans rature. 

(Iffe ■g). "^ -J^. Style riche semblable à la lame (lan). (|^ ^). 

-^^ ^. Les fiançailles ^f ||. ("^ ^ ^). ^ ^-. La 

bibliothèque, le cabinet d'études. ^ ^ '^ "Ê ■ Le grand 

savoir littéraire constitue la richesse. (^ |g, ^ :Î7). ;^ -^ 

^ ;^. Avoir vraiment (yun) les qualités requises dans le civil et 
le militaire. (^ -^j: y}^. 

CLASSIF. 68. -^. Teou. 



4 



-JX T'eou chao i. Un employé inférieur dans un 
tribunal. Panier (chao) de la capacité d'un boisseau 
(teou). Comme la mère de Kouo T'ai Lin-tsong ^ ^ ^ ^ 
l'engageait à se mettre au service du mandarin, pour lui venir 
en aide dans son veuvage, le jeune homme répliqua ; "Un grand 
cœur pourrait-il accepter une place si petite?'' Jf^ '^ ^ M ^ 1^ 

t ^ Teou ki. La constellation polaire de la Grande Ourse: 
un lettré remarquable. A la mort du savant Han Yu ^ ^ ceux 
qui étudiaient ses ouvrages le contemplaient comme le mont T'ai 
et le boisseau polaire ou la Grande Ourse. ^ ^ jî^P ^ ^H ^ lli 
4b ^- iW Êi k^ M f^')- Var. ^ DÇ lU i}-. Toujours le révérer à 
l'égal de Han Yu, car il en a la science émineDte. 



CLASSIF. 67. ^, 68. JJ^. 69. fy. 167 

yj T Tiao teou. Le chaudron en cuivre de la contenance 
d'un boisseau, dont les soldats se servaient, le jour, pour cuire 

le riz, et, la nuit, pour battre les veilles. -f- T^ ff ^J,-^' ^ W^- 

Dans tous les camps (l'oen) se tait la voix dn tamtam. Eloge d'un 
général comparable au fameux Li Koang ^ ^, des Han antéri- 
eurs, qui dans son expédition contre les Hiong-nou ^ ^, n'eut 
pas besoin de tenir ses troupes sur le qui-vive en frappant sur les 
marmites. {^ ^ ■^). Var. ^ ^ B!^ M =f- ^■ 

WC t ^, î^ 1|E W ^ ^^ ^60u i nan wei yeou Kié. Au sud 
de la Grande Ourse il n'y a que Kié ou Ti Jen-kié ^ fl ^, 
renommé pour sa sagesse. {^ ^ ^ iz ^ i^)* 

A t Pa teou. Avoir une capacité de huit boisseaux. Sié 
Lin-yun ^ ^ ^ prétendait que sur les dix mesures de talent 
accordées aux hommes par le Ciel, Ts'ao Tche Tse-kien ^ ilf$, ^ 
^ en avait reçu huit pour sa part, lui une, et une aussi tous 
ceux qui avaient vécu jusqu'à cette époque. (H J^). 



Wc S' 35:^'(^iî$P^^-ï.t Han tsou ki hoan, 
ya fou tchoang hong men tche yu teou. Quand le fondateur des 
Han s'en fut retourné, le chef en second (ya-fou) frappa les coupes 
de jade de Hong-men. Pendant le festin que Hiang Yu ^ ^ 
donna à P-ei hong :^ ^, futur empereur Han Kao-tsou ^ ^ f£, 
à Hong-men, le général Fan Tseng ^ j§, second de Hiang Yu, 
commanda à Hiang Tchoang '^ '^ de simuler une danse à l'épée 
pour se jeter sur P^ei'kong et l'assassiner. Mais celui-ci, devinant 
le complot, sortit brusquement de la salle. Cependant dès qu'il 
fut rentré chez lui, il envoya deux coupes de jade à Fan Tseng, 
qui les mit aussitôt en pièces, en disant à Hiang Tchoang ■ "Ah ! 
valet, avec toi inutile de combiner un plan. Celui qui ravira 
l'empire au roi Hiang c'est certainement P'-ei-kong.'' P^ f? -^ ^ 

fi * is, « a ï 3ç T «. !ÈJ * a 4- (Ê iE a ^ * «)■ 
CLASSIF. 69. jf . Kin. 

j^^ '^ t P'ouo fou. J'ai brisé ma hache, titre d'une ode (^ 
/t^ ^ Mi) <ï"i chante l'esprit de justice de Tcheou-kong f^ 
^. Celui-ci n'hésita pas, en effet, à aller châtier ses deux frères 
révoltés Koan-chou ^ i^ et Ts'ai-chou ^ ^, chargés par 
l'empereur Ou-wang ^ ^, leur aîné, de l'administration des 
domaines de Ou-keng ^ |g, dernier rejeton du tyran Tcheou ^. 



jgg ALLUSIONS LITTÉRAIBES. 

iÊi Sieou fou. Habits brodés et hache, insignes du juge. 
"Le censeur délégué Pao Cheng-tche, portant des vêtements bro- 
dés et tenant une hache, poursuivait et saisissait brigands et 
rebelles, inspectait principautés et royaumes. " ^ ^ :t M W. ^ 

^ ^ * a ^ ^ ^' ^ ffi ^^' '^ ^ f .^- ^^l,*^ ^.^ 
^ m. Formules de compliment a un grand juge ^ pj pr^in- 

cial: ^ ^ 1# ¥• Dans sn charge il s'en tient à la justice. H ^ 

^ ^ De tout son appareil souffle une brise purifiante. 

CLASSIF. 70. ^. Fang. 

■ ,■■> J^ Fang chou, ministre de Siuen-wang ^ i, qui 

^ réduisit les barbares " Fang-chou es^très vieux, cepen- 
dant ses plans possèdent la vigueur. " ;^ ;M 7C ^' ^ ^ji S li- 
'(# tÎc ^)- Compliment à un grand mandarin: ^ ^ ij M :t ^ 
^, Tous révèrent en vous les robustes desseins du ministre des 
Tcheou ^ ^ -±- 

tfâil'^'^i^#tt^K Fang pé fan heou, pou 
tcheng ts'an i tche tche. Comte d'un pays, marquis protecteur 
comme une haie, titres réservés à la charge de celui qui exerce un 
gouvernement et intervient dans les conseils, c. ad. le grand 
trésorier. Le mandarin préposé, sous les Ming, aux grandes 
divisions du territoire s'appelait ^ s: ^ ^ ^ pl^ tit^'^ réservé 
plus tard au trésorier général ou ^ Vi, •:k :^ ^^ :k ^ ^^ ':k. 
|ri ^, ^ M- tfr A' W ^- Ts'an-i ^ ^ qui sert ici à désigner 
ce fonctionnaire ne se dit plus que du conseiller attaché à sa 
personne "Les hommes vertueux sont comme la haie protectrice 
de leur prince. " ^ A ^ B- (# i^ S)- 

t '^ Fang ming. Contrecarrer les ordres, désobéir. (^ g). 

t fli ^ H Fang tchoan kin koei. Les recettes médicales 
sont recueillies dans l'armoire en or. Ko Hong '^ ^, des Tsin, 
surnommé Pao-pouo-tse ^ # ^, transcrivit des milliers de 
cahiers de formules qu'il renferma dans un meuble précieux. 

^ t Tche fang. Savoir prendre pour but l'équité. Jt ^ ;^ 
^ Pf fô ^ ^' -0-^ :*■ -tii- (s^ t§)- Compliment à un mandarin 
militaire: Brave et cependant juste ^ ^ j^ jj • 



CLASSIF. 70. -fj. 169 

t- i^ \% ^ 'm Chang fang : siuen fou tche chang. La 
demeure du bonze, homme supérieur. [^ "^ ||p) : l'endroit où se 
choisit le bouddha. "Le maître bouddhiste T'ien-jan, qui suivit 
d'abord la carrière des lettrés, allait se présenter aux examens 
pour la promotion, quand il rencontra sur sa route un bonze 
étranger qui lui dit : Mieux vaut être choisi pour bouddha que 
pris pour mandarin." ^ ^ j# Bij) fj H M^ ){t S ^wl j§ — 
li§ 053^'Ë'|plin M i^- Chan 1^ contemplation bouddhique 

T éM ^E B ^ -^ j" ^ Fang tchen hoan koan jao tche yu 
mo. Gouverneurs militaires et dignitaires eunuques (hoan koan) 
troublèrent la fin des T'ang ^. Les premiers furent : Tchou Ts'iuen- 
tchong :^ ^ ,È- ^^ K'o-yong ^ ^ ^, Sié Song ^ ^, T'ien 
Tch'eng-se ffl 7^ i^ et Li Hoai-sien ^ 1^ fil], et les seconds: Li 
Kao-che ^ 1^ i, Li Fou-kouo ^ "^ ^, Tch'en Yuen-tchen @ 
TC ^ et Yu Tchao-ngeri ^ ^Jl ,^.. Plus tard la dignité équivalente 
à celle du fang-tchen fut celle du fp ^ 5 Jj^f , fp 'f , Jt jff , x: 3^> 
et ::fC ^ it o" du général tartare ^ ^ actuel et même du vice- 
roi H^. Autre appellation du fang-tchen: f^^'^' ^^^^ Y désignant 
la tablette, qui faisait foi des pleins pouvoirs à lui accordés par 
l'empereur dans ses missions, che. 




t xX ^ Tong che hiao p'in. Che de l'est imitant 
le froncement de sourcils (p'in): mal imiter, copier un 
défaut. "La Che de louest, à cause d'une peine de cœur, fronçait 
les sourcils à son village. Une laideron voisine, l'apercevant, 
trouva cela beau, et rentra chez elle, les deux mains sur le cœur 
et le front aussi plissé. Mais tandis qu'à sa vue les gens riches du 
village fermaient bien leurs portes et n'osaient sortir, les pauvres, 
conduisant leurs femmes et leurs enfants, s'enfuyaient devant elle." 

M ^ ^ '6ïïn 9t 4t M, ^ M :t SI A M, jîD M ;^. §f i^ ^ >6 

^^^M:3fe;^:è;è^- (^ î^)- "Une femme laide venue pour 
reproduire le froncement de sourcils, jeta, à son retour, la terreur 
dans son voisinage." g| ^ * ^ @, ^ ^ ^ P. (^ Ê) La 
famille Che de ^ || ||, au Tché-kiang, se divisait en deux 
branches, qui habitaient, l'une, à l'est, et, l'autre, à l'ouest d'un 
torrent. 

^ 7^ M t T'ang t'ou si che. Manquer d'égards envers la 
belle Che de l'ouest: offenser un brave homme. ^ t'ang, grossiè- 
reté ; t'ou ^, impétuosité. 

^ ^ P'ang-ou: surmené, désordonné. A l'âge de huit ans, 
Lieou Yen Che ngan §1] § :i: -^ complimenta si bien l'empereur 
-É-^M' Jors dun sacrifice au ciel sur le mont T'ai ^J^llj, gu'il 



170 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

fut appelé au palais pour y remplir la charge de correcteur du 
prince impérial ziz ~f' lE ^- •^ cette occasion, visites et caresses, 
s entre-croUant (p'ang-ou), accablèrent cet enfant surnommé la 
perle du royaume ^ jQ et l'enfant divin jp^ ^. L'expression ^ 
^ a comme synonymes: ^ ^, ^ W ^^ — iï — '^ un^ ligne 
allant du nord ^ au sud ^ (isong) coupée par une autre tracée 
de l'est ^ à l'ouest (hong). j£ ^, anciennement j[£ ^, |^ ^ 
reyiseur impérial. Lieou Yen, préposé plus tard aux transports, 
s'acquitta si excellemment de sa charge, que son nom vient dans 
les compliments au ?^ ||| ^ ou |g j^, mandarin pour le tribut. 
M M^\ ^ 'i^ îf ^ ^>- Animé du même esprit que Lieou Yen, qui 
par les transports, tsao, procurait l'abondance, yu, à l'empire. 

tS^A-^SIBffit P'angf jo ou jen: ou toan kiu 
ngao. Comme s'il n'y avait personne à côté: immense fierté (kiu) 
et orgueil (ngao). Au sortir de leurs copieuses libations, les trois 
amis, King K'o ^ij |pf, Koa Tsien-li l^i ^ ^ ^^ ^^ tueur de chien 
^ ^, chantaient et jouaient de la guitare sans s'inquiéter des 
passants. {^ % M '^ M W)- 




t • ^ 1^ Ni liu: k'o ti. Ni-liu, lieu où l'on accueil- 
Jj}}!^ le les voyageurs: k'o-ti, hôtellerie. (^ ^ j^). 

yL t Kieou ts'ou. Les neuf consanguins : le trisaïeul "J^ 
II, le bisaïeul -^ |i|[, l'aïeul jfj|, le père ^, les frères jrÊ 

H, les fils ^, les petits-fils ^, les arrière-petits-fils -^ ^ et les 

arr.-arr. -petits-fils. y£ ^. 




^ t Pé ts'ou. Tous les mandarins inférieurs au préfet. 
ÎÊ-Wc.)- Tous vos subalternes contemplent avec joie votre splendeur. 



Siuen li. Retourner (siuen) au village : revenir au 
pays. 

-h^Ù ^<. t Choang tsing. Les deux étendards (tsing), ensei- 
/lï gnes du préfet dans l'antiquité, (tf ^ ^^ 'g" îè lÈ)- 
Le gloire d'être à une préfecture. ^ '^ ^ Mè' 

t J5^ Tsing p'ei. Bannières et drapeaux (tsing-p'ei) : ensei- 
gnes mandarinales. •' Les drapeaux cachent le ciel." ^^ ^^• 
i^ ^ -M ^ il)- "Les drapeaux essuyent le ciel. ^ ^ :K ll> 
expression employée pour dépeindre le cortège imposant d'un 
nouveau mandarin. 



CLASSIF. 



70. ^. 171 



t ^ Tsing k'i. Tsing-k'i, bannières. "Les saules ont frôlé 
les étendards et la rosée n'y est pas encore sèche." ^ i%t^j^'^ 
^ 1^- (3E fS If)- ^ l'époque où brillent les mille fleurs, les 
nombreuses lanternes du premier de l'an, la douce rosée humecte 
les drapeaux déployés à la porte du tribunal. •^ ^ ^ îê. ;^ ^. 
Formules de compliment au mandarin à loccasion de la nouvelle 
année. 

t P^ Tsing men. La porte d'un tribunal où sont des drapeaux, 
(j^ j^). Les heureux présages (joei) s'accumulent comme des 
nuages (no) à l'entrée de votre tribunal. ^ f^ 11^ P^- Compliment 
du premier de l'an à un mandarin. 



5% t / tsing. Drapeaux aux couleurs d'arc-en-ciel. (^ fS "^ 
^ J^ âO Jh. tfk US)- Ses étendards arc-en-ciel reflètent le soleil, i 
tsing ing je ji^ j^i S^ H • Formule élogieuse de l'éclatant appareil 
d'un grand mandarin. Var. j^ ^ ijiija ■^. Le caractère %^ est mis 
pour %. 

i~f^ Hing, tsing. Les drapeaux d'un mandarin gagnant son 
nouveau poste (^î^^f^). W'W^^I^- ^^^ drapeaux du mandarin 
partant apparaissent confusément (miao-miao) dans le lointain. 
Compliment à un magistrat qui sort de sa vieille charge et se 
rend à la nouvelle. 

t §^ '• 7T ly^ Tsing ming : tan tchao. Bannière à inscriptions : 
banderolle (tchao) rouge suspendue devant le cercueil, sur laquelle 
on écrivait le lieu d'origine, les noms et les charges du défunt. 
(^ ^ i ^ ^). Elle différait de la bannière de deuil ^^ usitée 
dans les enterrements pour faire des signaux. [^ jg). 



t i^^ • Ti^ ^ yK. Tsing che: k'ao p'ou jen. Faire un présent 
à l'envoyé: donner un pourboire, k'ao, au domestique, p'ou-jen. 

t 1^ — ' ^ ^ ^ Tsing yang i kia cheng kiu. Toute la 
famille du préfet de Tsing-yang monta au ciel. Ce mandarin, 
nommé Hiu Suen King-tche |4^ ^ ^ ;è O" ^^^ ^^ saint taoïste 
^ ^ g, déposa sa charge pour se livrer à la pratique de la 
magie, et, parvenu à l'âge de 136 ans, quitta cette terre en com- 
pagnie des siens au nombre de 42. Ses chiens et ses poules le 
suivirent même dans son ascension. Ce personnage vécut sous 
les Tsin. (t ^ M © #)• 



^ K'i kou. Drapeaux et tambours sont comme les oreil- 
les et les yeux de l'armée ^ ;^ i^ @- {& *($)• 



172 ALLUSIONS LITTERAIRES. 

f *^ K'i tch'ang. Les étendards tch'ang sur lesquels étaient 
représentés le soleil et la lune. [M ^)- ^WM ^:ZM %'• 
La terreur s'attache à vos étendards imposants. Compliment au 
grand mandarin qui commande avec sévérité. Sou ;^, respect, 
grave; mou ^, majestueux. 

CLASSIF. 72. 0. Je. 







^ ]fiï J^ ^ t Yuen ko eul hoei lo je. Yang, 
duc de Lou ^^^, brandit, yuen, sa lance et comman- 
da hoei au soleil couchant de rétrograder, pour permettre à ses 
soldats, alors dans l'ivresse du combat, d'achever la victoire. 
Aussitôt l'astre recula de 38 degrés environ. ^ Wi B M^ ^ ^ 
M m ±^ B n:tM B ^. m ^ !■)■ "k on ^ constellations 
zodiacales au nombre de vingt-huit dans l'astronomie chinoise. Var. 
^^"^ nWn B^ B 3g :i^m- Yang de Lou, au fort de la 
bataille, fit signe, hoei, au soleil couchant, qui revint en arrière de 
la pointe de la lance. 

» 

t ilP ^ iin W '^^ J^^ P^^ J°^ t'ang. Le soleil est comme 
un plat, comme de l'eau bouillante. "Dans une promenade ma- 
tinale, Confucius vit deux enfants qui se disputaient et se battaient. 
Il leur en demanda la cause. L'un dit: Je soutiens que le soleil 
à son lever est près de nous, et loin à son midi. L'autre répliqua: 
Selon moi, au contraire, c'est le matin qu'il est éloigné et à midi 

rapproché. Et comment le savez-vous? Le premier de 

répondre : Le soleil à son lever est aussi grand qu'une roue de 
charrette, tandis qu'à son 'midi il a juste les proportions d'une 
assiette ou d'une tasse ; n'est-ce point que la distance le rapetisse et 
le rapprochement l'agrandit? Mais repartit le second, le matin il est 
frais et tempéré, tandis qu'à midi on dirait qu'on touche de l'eau 
bouillante; vraiment c'est parce que, de près il est chaud, et doux, 
de loin. Comme Confucius ne pouvait résoudre la question, les 
enfants s'écrièrent en riant : Et après cela on parlera de ta grande 
science." JL ^ M ÎË ^ M /h ^ ^ ^ M ^. P'1 ^ 1^' - ^ 

B, ^ ^J B i^ ï^ m é: A iS:^ B ^ m Ih A m. - ^ B. ^ 

0, la lii ^ :fe in # H, ^ + H ^n 1 :^, itfc ^ :© it ^ 

^h àÊ :t i: ^' - ^ 0' B ^ ihiÈiÈ <È ^^^ J^^ ^i^^ 
m- Itt: ^ ^ 5i£ # ift ffii it ^ -w ^» ?L ^ :?^ ^ J^, M là ^h 

0, m ii ï* ^ ^ ^- (?'J ^)- 



t ^ ^0 T'ou Je tchong luen. Un soleil et deux cercles, 
halo solaire qui fut pris pour l'approbation donnée par le ciel à 
l'élévation de Tchao K'oang-in H g JM. ^^ trône. Ce général 



CLASSIF. 70. -fj. 72. 0. 173 

reposait tranquillement à l'étape de ^ |^ ^, quand ses soldats 
vinrent crier devant sa porte qu'ils le voulaient pour empereur. 
Revêtu aussitôt d'un habit jaune, il entendit T'ao Kou f^ ^ lui 
lire la pièce par laquelle l'empereur ^ ^ # ^ était supposé 
renoncer au pouvoir en sa faveur. Tchao fut le fondateur de la 
dynastie Song sous le nom de ji^ f^l (960-977). [^ ^ jj^ || ^^). 
L'expression S $| désigne aussi le prince héritier. 

P;^ t Fei je. Aboyer, fei, contre le soleil : être borné, stupide. 
Les très rares apparitions du soleil au pays brumeux et pluvieux 
de }f^ ^ (Se-tch'oan) causent de la frayeur aux chiens chaque fois 
qu'il se montre, (fij ^ 7c) • 

SA ^ ^ t' ffi iS" 9J @ ^>0 S ^ié lai san je, pien tang 
koa mou siang k'an. Après trois jours de séparation, il faut se re- 
garder en se frottant les yeux, comme si l'on ne pouvait plus se 
reconnaître. Les progrès faits par un lettré, en un temps si court, 
le rendent presque méconnaissable. Mot de Liu Mong S ^ à Lou 

Sou ^m {^1^^ BM M)- 

— ' t j^ ^'C / je san ts'ieou. Un jour d'absence pour un ami 
paraît aussi long que trois automnes ou trois saisons. (f|p ^ '^). 
Var. 7^ 3 ^ «è ^ 3t- Cueillir l'armoise siao-ngai de trois saisons. 
Allusion à la même ode: ^ ^ ^ ^, -' ^ ^, ^D H $t ^, 

fô 5!è 5c ^, - ^ ^. ^D H a ^. 

^ t Ngai je. Aimable comme le doux soleil d'hiver. (2fe'|$)- 

Var. H lëlig, J5Slf G.lfii^B,^^^ U ±^' 
Expressions à employer avec un ami, un mandarin sympathique. 
^ ^ ^ H . Il faut considérer ses parents comme un soleil tempéré. 



fP'ong je Tenir des deux mains p'ong le soleil: être mi- 
nistre, dans sa charge de mandarin avoir la confiance de la cour. 
Dans son enlance Tch'en Yu^^ rêva que sur le mont T'ai ^[Ij 
il soutenait le soleil. L'empereur averti lui prédit qu'il monterait 
aux plus hautes dignités, voulant que le caractère ^L de son nom 
fut remplacé par ^. (^ ^,)- ^ ^ H :^ ,i|[ |^. Obtenir la faveur 
d'un édit bienveillant qui nomme à une fonction. 

^ t Tsieou je. Aller à quelqu'un comme au soleil : désirer 
avec ardeur s'approcher de lui, subir son influence bienfaisante. 
(^ lÛ ^ ^ ^E)- If âx ^ • D'un plein désir voler vers un ami. 

[r] t Hiang je. Tourner vers le soleil comme l'héliotrope: 
penser à son intime. |bJ lîO ^ M- Complètement pencher sa 
corolle vers le soleil : songer amicalement à quelqu'un. 



174 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

flSt Hoa je. Le jour qui active la végétation est le jour de 
printemps où le soleil échauffe plus longuement les plantes. {^ 
#)• it U ^ -^ allusion au printemps. ^^^ B- Dépourvu de 
sagesse, lioang, approcher du soleil qui transforme: recevoir de 
bons avis de quelqu'un. 

+ t ^ i^ Che je P'ing-yuen. Les dix jours du prince de 
P'ing-yuen: la rencontre d'un ami. Tchao, roi de Ts'in ^ 03 J, 
écrivait à ce prince. "Je désire me lier avec vous d'une amitié 
sans fard, comme celle qui existe entre gens du commun, et si 
vous me faites la faveur de venir chez moi, je veux passer dix 
jours à boire en votre compagnie." IMUS^^^ ^ ^»ë' 
^ m ^ A^ ^ A m m ^ n ^ ^ ^ W^- ^e prince répondit 
à cette invitation. (^ ^ ï'a Pft W)- 

f glj; J^ tIÇ Je tsieou yué tsiang. Avancer chaque jour et 
progresser chaque mois dans l'étude ou la vertu. (^ ^ ^). 

B M ^ ^- Joiiï'S et mois passent, aussi l'homme de volonté 
devance-t-il l'aurore ^ ± f # J. pour ne pas perdre le temps. (|f 

' —' ^ S ^- Mes jours et mes mois sont avancés, mai. 



dit le vieillard. ^ H ^ -â ■ Un jour heureux ^ ^ par la 

naissance ou un autre événement. ^ BMB- Demain, len- 
demain, i-je. l^^gH ki-tchao a le même sens. 01^ je-/iiun, 

le crépuscule, équivaut à ^. 



_ t ^ S Tche je kao cheng. Comme ce soleil que je 
montre vous monterez, cheng, haut : votre promotion à une dignité 
plus élevée ne saurait tarder. 

ri ^ t Kou tan. Belle journée, kou tan, pour cueillir des 
ii fleurs. ^ J. ^ M (If :^ P! :^ Ai/^) • ^^ printemps. Var. 
^ ^ ^ 0.- 



^jM t Fou tan. De nouveaji c'est le matin du premier de 
l'an. L'empereur Yao ^ chantait: "Le nuage de la félicité 
resplendit et moutonne, kieoUy dans le calme, man-man. Avec éclat 
brillent le soleil et la lune. Au matin succède le matin." ^ ^ 

ji ^, a iâtâ^- B ^ ^m- Rm B, ^. mm ^^ (d- m 

_B 1^ M ^ ^ ^- Devant les heureux présages du premier de 
l'an on est à ia paix et à la joie : on se souhaite la bonne année. 



/—* 5|^ t 5j^ IC Lai siun lai siuen. Venir partout, siun, 

pj diriger les affaires du peuple et répandre, siuen, les 

ordres du prince. (|f yX M)- Comme le grand trésorier porte le 

titre de ;^ W •?& ïk i^> l«î caractère ^ et, par concomitance -^j 



CLASSIF. 72. . 175 

entre dans les compliments qu'on lui adresse. Par exemple, à lui 

on écrira: M m ^ M^ m B "^ S.^ W "u} 'M :tm m- ^ ^ ^ 
•j^ ^ fX- Les grands mérites, les remarquables services de la 
trésorerie. 

Tia ^ ff^'w king. L'éclat du soleil à son lever, hiu. (^ ^ ;/lB, 
M)- ifî ^ M to ^- Le soleil luit beau, glorieux et brillant: 
l'époque de la nouvelle année. 



^f/ iche. Les décrets, ordres d'une impératrice. /, 
^ beau, admirable. 

^ 1^ Ming t'ing. Voir clairement et écouter, ordre donné 
SL Yu ^ par l'empereur, qui lui avait d'abord demandé de l'aider 
^ ^ et d'agir 'éc ^- {W mM)- Du grand mandarin qui prête 
assistance infatigable à son souverain, on écrira: ^^0^^ i;^. 



t Chen ming. Perspicace comme un esprit, surnom donné 
à Pan-pé jg fg, préfet de ^ ^(Chan-si), à qui aucun malfaiteur 
n'échappait. (^ ^). Le préfet, dont le traitement était jadis de 
mille piculs de riz. est loué comme un autre Pan-pé. H ^ ^ ^ 

mm'm-.M^^^mmt. m- 

X t Ta ming. Le soleil. (|| ||). PJ f^. Éclairer et re- 
nouveler. (;^ ^). ^ PJ. Laurore, dite encore: ;K 0^, g^ |l|. 

mei obscur, chang clair. ^ /i obscur. ^^ ^. Elle commence 

à paraître: la lune à son troisième jour. 0^ ;.j ^ jj^. Brillant 

comme la lune dans son éclat. 

JXt f=J -^ ^ K'oen-ou tche tsao. Les fourneaux de K'oen- 
ou donnaient des lames dépées étincelantes comme l'éclair violacé 
et la gelée bleuâtre ^ W. ^ M- iM zE fM ^)- On cite les four- 
neaux de Sié-tchou ^ ^. Selon quelques auteurs l'épée de l'em- 
pereur ^ ^ ï se serait appelée K'oen-ou. 

nJl JH T San mei. San-mei, transcription chinoise du mot 
B^V sanscrit samâdhi H fê, H ;^ i^, qui signifie la quiétu- 
de parfaite, l'anéantissement absolu de toute activité corporelle et 
spirituelle, but ultime proposé au sectateur de Bouddha. 

^^WS'®W^SÏ^ — ' Tch'oen-yuenhan tchoan. hiang 
hoei tche tch'eng pou i. Tch'oen-yuen premier à la licence second 
degré -§• ^, passée au printemps à la capitale, et han-tchoan 
secrétaire d'académie: les appellations de la licence premier deo-ré 
hiang, et second degré hoei, diffèrent. Les expressions s'emploient 
quand on souhaite au ^ ;^ licencié (ici la liste est prise pour la 



176 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

personne) d'arriver en tête à la licence second degré ou doctorat 
#■ W^ puis d" obtenir par un bon placement ultérieur une charge 
à l'académie. Les qualificatifs suivants expriment^ les mênies 
vœux: :^M Tt'^U yt^itWMy:k ^ ^^:k^7C^ ±^ 7C- 
" Soyez le premier des ^■± licenciés du second degré, des savants 
en livres canoniques, du doctorat ^ ^ (où le premier se dit ^ 
7C), le tchoan-yuen de l'examen ^ ^ seconde session ^ # et le 
premier à la licence qui se passe en automne, enfin le premier aux 
trois concours supérieurs de littérature, comme Chang Lou ^ f§ 
sous les Ming. Le premier à l'examen ^ ^ s'appelle ^ 7C> ^e 
second # BS, et le troisième ^ 1^. 



^ t M 4^ Tsouo tch'oen fong tchong. S'asseoir à la brise 
printanière: assister aux leçons d'un maître excellent. Mot de 
Tchou Koang-tHng :^3fc^, des Song, qui était allé à -^ j'\] recevoir 
l'enseignement de Tch'eng Hao fl -^ surnommé le PJ^:5fc^- (^ 
Ë # ^T ^)- V^^'- ^ JH ^ li- Sous ^^ *^"*^ ^" professeur souffle 
une brise de printemps. fJ^' M ^ M- Enseignement semblable à 
une pluie opportune, etc. MÂ^^- Je suis confus d'être caressé 
par votre, etc. ^ fS \% ^ JH- Comme une brise sur les étangs, 
tchao, et les rivières, yang, bleues, pi. ^î Ji. p| ^ E :è P^- ^^ 
brise ouvre la porte du grand examinateur. 

t Ml ^ ^ ^ ^ "M^ ^ Tch'oen fong té i tseou ma tch'ang 
ngan. Content à la brise printanière galoper par Tch'ang-ngan, 
pour en voir les jardins fleuris: être reçu au doctorat. {^ ^ ^ 

^ ^ m- 

t Si Tch'oen fong.' La brise printanière fait penser à l'ami 
^ Il 1i ^' éveille la nature ^ JH f^ ^, et dit un visage 
souriant M M ^ Mi- 

^ t San tch'oen. Les trois mois du printemps. j\>, ^. 

Le petit printemps, époque de la 10" lune, où le temps est plus 

doux. ^ li- Le début du printemps. ^ ^ ^ _h. Le 

printemps parait au ciel. |S) ^. Partager la splendeur du 

printemps. g §. Prospérité de printemps, deux caractères 

écrits sur les portes, 

^ m £ M Tch'oen hoei yu leou. Par l'examen du clepsy- 
dre de jade, on constate que le printemps est de retour. § ^ ^ 

m^' i^mm w)- — ^ m^m- ^^^^t^f j;^ j" s'of^e^^e 

plateau garni des fruits du printemps. (0 Bf S m)- ^ M- 

Le peuple vit dans l'harmonie comme s'il montait sur le tertre 
du printemps. (^ ■? ^ -(& ^)- 



GLASSIF. 72. g . 177 

t iM ^ m Tch'oen wen ts'ieou sou. Tempéré comme le 
printemps et rigide comme l'automne est le juge qui à la douceur 
unit la sévérité. La végétation renaît au printemps et périt à 
l'automne, d'où l'a propos de la comparaison. 



t }fl Tch'oen p'ou. La rivière HoRng-p'ou ^ -Jg ou ^ ^ ■J^' 
de Chang-hai. Elle tire son nom de Hoang Hié ^ ^, ministre 
du royaume de Tchou à l'époque ^ ^, qui portait le titre de 
prince de Tch'oen-chen ^ E|3 g. (^ ^ IK)- Mandarin militaire à 
Chang-hai Wï M M f> ^ \t- 

t ^ Tch'oen ts'ieou. Printemps et Automne, chronique attri- 
buée à Confucius, et ainsi intitulée parce que ces deux saisons 
sont les principales des quatre, sous lesquelles l'annaliste a groupé 
les faits se rapportant à ces diverses époques de l'année. Le 
royaume de Lou possédait déjà une chronique de ce nom ; mais 
le Philosophe la revit et la corrigea de façon à faire un tableau 
synoptique dont ious les caractères portassent. Cette prétention 
à faire œuvre morale avant tout a excité l'admiration des lettrés, 
formulée en ces termes : — ^^^^-^^^jèlM'— *^ 
.^ P^ ^ tP Tîî ^ ^ M- 'L'^^ louange d'un seul caractère de 
cet ouvrage donne plus de gloire que la faveur de recevoir la robe 
princière ornée de figures symboliques; de même le blâme infligé 
par un seul de ses mots couvre de plus de confusion que la honte 
d'être fouetté en place publique." Confucius y embrasse une 
période de 242 ans qui commence à la première année de ^ [^ 
J^ pour se terminer à la quatorzième de ^ ^ ^. Quatorze 
Empereurs des Tcheou et douze Ducs de Lou forment le sujet de 
cette sèche énumération interrompue brusquement par une allusion 
à la capture d'un animal fabuleux '^ J^ ^ ^, qui fit tomber le 
pinceau des mains de l'écrivain. ^ ^ Wk M W M ^- Tch'ou 
Chang Hi ^, ramassant du bois de chauffage dans la campagne, 
prit un K'i-lin auquel il brisa les deux pattes de devant, puis 
l'apporta à son maitre jj^ ^ Chou-sueyi, de la famille ducale de 
Lou. Celui-ci ordonna de jeter hors de la ville cette bête qui lui 
semblait de mauvais présage, en même temps qu'il en faisait 
avertir Confucius. Le Sage se hâta d'accourir. A la vue du K'i-lin, 
il s'écria en versant un torrent de larmes: "Ce qu'il était parmi 
les animaux, je l'étais parmi les hommes, sa mort m'annonce donc 
que mon enseignement touche à son terme, et que je n'ai que peu 
de temps à vivre." (^ ^). Cette légende a fait appeler i^ ^^ le 
Tch'oen-ts-ieou. T^^o K'ieou-ming ^ J£ 0j3, annaliste de Lou, 
reçut, disent quelques-uns. cet ouvrage des mains mêmes de Con- 
fucius et composa le ^ ^ ^ ^ W ■ Le Wai-tchoan ou ^ |g 
raconte des événements ayant trait aux autres Etats que celui de 
Lou. Kong-yang Kao ^ ^ .f; , de Ts'i, et ^ '^ # Kou-liang 
Tch'e de Lou, auraient composé leurs commentaires sur des 

12 



178 ALLUSIONS LITTénAIRES. 

documents transmis par h ~F M ^^" Tse-hia., maître de Kou- 
liang. Enfin, sous le règne de ^ ^] ^, le nommé j^ ^ H Hou 
Ngan-kouo, rédigea un travail sur le même livre, d'où l'appellation 
commune gg {^ pour désigner ces dilïérentes expositions du texte 
primitir. L'Académicien Hou réagissait contre l'école, précédem- 
ment en honneur, de Wang Ngan-che, qui en était venue à exclure 
du Bureau chargé de l'explication des Classiques, et des examens 
supérieurs, l'œuvre de K'ieou-ming, dont elle niait l'authenticité, 

^^ mm^ i^w^n, m MM ^ ^ ^"^- ^ ^- King-yeu,. 

banquet des Classiques est l'appellation du Bureau de l'Académie 
qui a dans ses atributions d'interpréter ces livres. King-yen 
signifie encore : cercle littéraire. 

f 'g 7^}^ ^p Tch'oen koan t'ao H. Pêchers et pruniers du 
mandarin semblable au printemps, c. à d. Ti Jen-hié ^ f2 ^^ 
des T'ang. On comparait à ces arbres les nombreux lettrés de 
talent proposés par lui pour des charges. 

t ^ '^ Tch^oeyi ché ts'ieou fang. Beauté du printemps 

(le pêcher) et parfum de l'automne (le chrysanthème). ^ ^. 

Le thé, primeur du printemps. (^ ^ |^ 



t 3E Tch^oen wang. La première lune, ainsi nommée du roi 

Wen-wang ^ 3£. ({pJ f^ '^). ^ ;ff ^ ^- Sacrifier au 

printemps pour avoir une bonne récolte, et en automne pour 

remercier de l'avoir obtenue, telle est la règle du laboureur. 

W ^ ^ M- Combien de verts printemps comptez-vouz, demande- 

t-on à un homme jeune encore. ^ ^ J^. Avancé en âge. 

(f^ ^ H). ^ ^ ^ ^- Votre âge est justement florissant, 

dit-on aux jeunes. [î^ ^). ^ équivaut à "j^. 

1^ t W iPP Yang tch'oen yeou hio. Printemps ensoleillé avec 
pieds, tel était Song Ing ^ J^^, des T'ang, qui répandait partout 
ses bienfaits. {^ yt % M ^M, W*)- M iÊ W; ^- Printemps partout 

réchauffant, éloge d'un mandarin. ^ ^. Nuage de cinq 

couleurs. ^ ji^, L'éclat hoei du printemps: le soleil. 

U ^^ M ^ ^ il ik ^ Sing k'iao t/ié sono 
k'ai, -wei kin ou Iche fang yé. Le cadenas en fer du 
pont des étoiles est ouvert, signifie que le chef de police donne 
nuit libre, lors de la fête des lanternes, (j^ U. M yt S^ 1^)- Cet 
officier, chargé de veiller à l'ordre dans la capitale, s'appelait ^ 
^ ^ ou >^ ^- parce que sur son bâton était sculpté l'oiseau 
kin-ou qui dissipait les mauvais présages. ^ ^ pont construit 
par Li Ping ^ ^ dans la capitale de Chou ^ ^, sur lequel il 
avait fait représenter les sept étoiles de la Grande Ourse. La 




CLASSIF. 72. g. 179 

collection intitulée -jl^ ^ M ^ cite un ancien passage du ^ |B 
|g| ^ portant qu'à partir de -^ %{ ^ les empereurs de la dynas- 
tie offraient des sacrifices nocturnes au Grand un -j^ii —, (1) à 
l'époque où se célèbre aujourd'hui la fête des lanternes, qui serait 
ainsi un souvenir populaire de cette cérémonie. Var. '^ ^ ^ ^■ 
Le chef de police relâche, chè^ la défense de circuler la nuit. 

]^ ft t ]^ Nan hi sing hoei. L'étoile Nan-ki brille, souhait 
de lonorues années encore'au vieillard. Cette étoile, appelée aussi : 
Wi ^^ A^ -^ A M' # ^' présageait spécialement par son 
écl'at un règne long et prospère. (^ |Û 5Ç 1^ ^)- 

-t t È '7J^ Ts'i sing pé jen. Le glaive étincelant aux sept 
étoiles, offert par Ou Yuen Tse-siu f£ M "? W ^ c^'"' ^^^ venait 
de le sauver en le passant en barque, mais que celui-ci refusa. 
(^ ® ^ ^)- "L'épée dont le fil est fait d'humanité et d'équité 
vaut mieux que le glaive étincelant aux sept étoiles." ^ tl H f^ 



mfM^^M:k^l>ÀT'^ T'sien sing yao tsai, Ichou 
t'ai tse i ts'ien ts'ieou. L'étoile antérieure jette un vif éclat, yao 
tsai, souhait de longues années au prince héritier. Trois étoiles 
du Scorpion, placées à la suite l'une de l'autre dans la constella- 
tion chinoise Sin ,jj», symbolisent, la première, l'héritier présomp- 
tif, la seconde, nommée fl^ ^, l'empereur, et la troisième les fils 

des concubines ^. ï=^ M- (h ^ 3^ 7^-)- ^^ ^ ^^ ^^ ^'^ '""^ 
s'appelle ^ ^, parce qu'en ce jour anniversaire de la naissance 
de l'empereur Jg WJ] ^, les dignitaires de la cour lui présentaient 
leurs vœux de longue vie. (^ ^ ^ ^ ^>)- 

^ ^i ^Ou hoan sing i. Les choses ont changé, hoan, et 
les étoiles varié de place, i: le temps s'est écoulé. (^ 3E î^ i^)- 

f ^ ^ ]^ iK j)t Mi Sing pei tch'en eul houo tsai kien. 
Une comète Sing-pei parut dans la constellation Antares du 
Scorpion nommée :^ Jg et des incendies eurent lieu. (^ ^ BS). 

t ^ Sing k'i. L'époque fixée pour le mariage. Dans le Livre 
des Vers une jeune fille chante ainsi. "Je lie, tch'eou miao, mon 
fagot de bois de chauffage, et voici que la triple étoil»^ du Scorpion 
parait au firmament. Mais quelle nuit est-ce donc? Ah! je vais 
voir mon amant." m U % ^^ ^ ^ ^'^^ '^ 9 ^ â^ > ^ ^ 
S. A- (If 1^ 



(1) Le ;75;; — ou ^b 2J. où plusieurs ont été tentés de voir l'idée d'un Dieu uni- 
que n'est que la matière a\ant d'évoluer et de se diviser pour former tous les êtres. Cf. 
Variétés sinologiques n" 6 ie^/izZosop/te Tc7;oM Hi, sa doctrine, son infiiience, parle P. 
St. Le Gall, S. J. pp. 36 et 40. Il est vrai que les Chinois en font encore le Maître des 
cinq éléments, du ciel, de la terre et des quatre saisons; une étoile; uoe triade composée 
du ciel, de la terre et d'un génie ; mais les philosophes en renom le traduisent par j^ jR. 



180 



ALLUSIONS LITTERAIRES. 



^ W IpI t K'o i tché sing. On en peut cueillir, tché, les 
étoiles, dit-on d'une maison élevée. Dans son bas âge le célèbre 
Yang I Ta-nien ;^- -j^ Z^ ^^ des Song, composa les vers suivants. 
"De cet étage dangereux haut de cent pieds, avec la main je 
pourrais saisir les astres. Je n'y ose point parler à haute voix de 
peur d'effrayer les habitants du ciel." /Ê ^Jlj î^ "§" K., ^ pJ ^ 



*Np ^ ^ 3s W^^ Chetéit'oeiyaosing. S'appuyer, che, sur 
la vertu pour faire rétrograder la planète de mauvais augure yao. 
King, duc de Song 7^ ^ ^, confiait à Txe-wei ^ ^, son 
ministre, les craintes que lui inspirait Yong-houo ^ ^ (Mars) 
observé en ce moment dans le Scorpion, car cette position était 
réputée présage de calamités pour un prince. "11 ne tient qu'à 
vous, lui dit le ministre, de détourner sur vos mandarins ou votre 
peuple, ou même sur les moissons, les malheurs annoncés "' Mais 
le duc se refusa généreusement à suivre ce conseil, aussi le Ciel 
pour l'en récompenser, fit-il reculer Mars, détruisant ainsi ce 
présage néfaste, (g ^ ^ ^)- 

^ t ^ >^ P'i sing tai yué. Habillé, p'i, des étoiles et 
coiffé, tai, de la lune: si affairé que^ sorti le matin avant le lever 
du soleil, on ne rentre que le soir après son coucher. Ainsi en 
était-il de Ou-ma Che Tse-k'i /g % fjS "? Jl^' gouverneur de 
Chan-fou T|^ ^ J[^ M ffl -til M A- Au contraire, son prédécesseur 
Fou Pou-ts'i Tse-tsien ^ ^ ^ ^ ^ avait administré pacifique- 
ment le même pays en jouant de la guitare dans son tribunal 0% 
^ ffiî fê- (S ^ § ^)- Var. M H .^ fp- A la lueur des étoiles, 
avec la tablette du tigre gagner son poste. Variante pour Fou . ^, 

"^ t /K S King sing k'ing ijun. L'étoile de la vertu ^, ^ 



et le nuage de la prospérité, apparaissant dans le ciel, indiquent 
un règne prospère, comme celui de Fao et Choen, honoré de la 
visite de ces météores. (^ # ^g, ^). On écrit encore ^^ g k'ing 
yun, nuage de cinq couleurs tandis que le nuage ^ g yu-yun 
n'en a que trois. 



t '^ Sing tch'a. Le radeau tch'a, la barque de la constella- 
tion Bœuf à^ et Grande Ourse ij- : barque servant au transport 
du tribut et barque de délégué. ({i| 0^ j^). 



t ^ Sing tch'-en. Étoiles et planètes représentées, dans 
l'antiquité, sur les habits des dignitaires, quand ils allaient à la 
cour ou faisaient les sacrifices. (^ ^ f§). Sur les sandales rouges 
traîne la splendeur des costumes constellés. ^ ,^ i§i ^ M ^ ^- 



CLASSiF. 72. g. 181 

t !hI Sing hoei. Les étoiles reviennent: leur cours recom- 
mence; c'est la fin de l'année. ^ -^ ;è J^ S ^' ^- iW. ta)' 

^ kX y^ I i tong. Le Livre des Mutations a gagné l'est, 
s'écriait T'ien Ho 3 ^pj", au départ de Ting K'oan "J" "^^ son 
élève, retournant dans son pays. Ting avait si bien saisi l'explica- 
tion de l'ouvrage en question par T'ien, qu'il put en publier un 
commentaire. (-Jl ^ ^ 1^ ^i^). iji équivaut à g, marque du passé. 

^ m -2 ru Che yu tche hoa. Une pluie opportune qui 
transforme, renouvelle la végétation, tel est l'efïet de l'enseigne- 
ment du maitre sur ses disciples. (;^ ^) — ■ — '^ f^ f^ g^ lî^ W'- 
L'homme supérieur tsiun-kié a l'intelligence des affaires, (j^ ^). 

JS ^ '• W^ ^ ^Ê Vâ" Tch'en sing : hien jeyi liao louo. Comme 
les étoiles à l'aurore tch'en, ainsi les sages sont clairsemés iiao- 
louo. (|il :^ ^). 

■^^ ^ t 'f^ ^ Pi tcheou tso yé. Faire du jour la nuit n'est 
^^^ par le moyen de bien gouverner, (f^ :;k ^)- 



AÊrt ^ Tche nang. Sac de sagesse, surnom de Tch'ao Ts^o 
"'^ Mt Ib' maitre du futur empereur '^ ^ ^- (^ ^)- 

t Sfc d' ÎT '^ :^' E Sfe :^' 'C^ ^ ^h T^^^e rj« yuen, 
hing yu fang, tan yu ta, sin yu siao. La prudence veut être 
clairvoyante et l'action calme, l'audace grande et l'attention 
minutieuse. Yuen signifie que le jugement doit imiter l'activité 
lumineuse du ciel rond, et fang que l'acte doit prendre exemple 
du recueillement paisible de la terre carrée. De la sorte rien 
n'échappera au premier, tandis que le second ne se portera pas à 
tout faire. ^" H :# ^E ^ ^0 4' 1t 3^ ^ ^ ^ ^^ ^- (ffÊ ^ 

^)- xMBm^i^itBij.ij^É^m, il ^ i m- Le oei 

est le siège du courage, car parmi les cinq viscères, il occupe le 
rang de général 3L Jl ± ^. (#. B M)- 



i ^ ^ JL ^ M^ fs] }5^ Tche mou tche che souo kien t'ong 
louo. Les hommes d'une sage délibération se rencontrent un peu 
dans leurs prévisions. Mot de Lieou Pei §i] ^. (3 @ i^)- 

i y^ \ Hoan chou. Prendre ses vacances d'été, lit. 
échapper, hoan, à la chaude saison, chou. (1^ :ê). ^^ 
^ "È M' Avec des habits en soie grège, siao, éviter la chaleur. 




182 



ALLUSIONS LITTERAIRES. 



M^ 



t Je-koei^ cadran solaire. "Au solstice d'été le soleil 
p::."! donne une ombre, koei, longue d'un pied six pouces." 
M"^ :t 0' # — K :^ ^t- (/§) t$ ^ ?S)- TsouHiuendvessa un 
stylet en cuivre de huit pieds sur une table de pierre, koei, pour 
mesurer l'ombre du soleil. Une rigole creusée dans la pierre et 
remplie d'eau permettait de constater si elle était bien de niveau. 

m m i'à A R m ^- iK y ^ ^ ^U B, là ± n m, W i^ b 

^ ^ ^ j^^ Mou yun tch'-oen chou. Amis éloignés l'un de 
l'autre. "Ici, au nord delà rivière Wei, les arbres du printemps; 
là-bas. à l'est du fleuve Kiang, les nuages du soir. Quand donc, 
avec une coupe de vin, pourrai je de nouveau discuter littérature 
avec toi." m itm^Wi^ ÎL^K ^ S, f^î lif - fi ii> ^ ^ 



35t- (# # ^ li ^ â m- var. ig ,ib n. -M^ 

H, ^ @ ^ s, @ ^ te 5^- La vue des arbres et des nuages 
rappelle l'absent. 



■sÊt 

m 



m 



vp, % tic t ^ tt -M^^Â W "i^o hien pao tche 
, ^V clien : k'oei ou Ichehing. Imiter le bon sentiment, chen, 
de celui qui offrait la clialeur du soleil, pao: cadeaux, k-oei, faits 
par respect. "Un paysan de Song, se chauffant le printemps au 
soleil, disait à sa femme:" On reçoit les tièdes rayons hien du 
soleil sans s'en rendre compte. Je vais les offrir à notre prince, 
qui m'en récompensera généreusement. ^ ^ ^ BB ^, ^ 



1â B^ m ^ m B, ^ H t m., A M '^ -^- ^y 



3S. 



S-. ^1^ 



Bf 1^. Comme l'héliotrope,^ fe'oei, je me tourne vers vous, et dans 
ma simplicité je vous offre mes petits cadeaux: les jours tièdes 
du printemps étant arrivés je voudrais montrer à votre égard la 
naïveté du paysan de Song. ^ ^, i'j Bg. Exposé au soleil. 



CLASSIF. 73. 0. Yué. 



"Cj^ ^n t i^ ^^^ ^ "ir San keng fan fang Tai tche 
^^ tcheou. A la troisième veille vogue, fan, le bateau à la 
recherche de Tai. Par une neigeuse nuit dhiver la pensée vint à 
Tai Koei Ngan-tao M '^ ^ M d'aller visiter son ami Wang 
Hoei-iche Tse-yeou ï ;^ ^ -^ ||- Aussitôt il monta en barque. 
Mais, après un jour de voyage, alors qu'il n'était plus loin de 
Wang, il retourna brusquement, en disant: "J'étais parti sous le 
coup d'un violent désir, et comme mon désir est tombé je m'en 
reviens, car à quoi bon visiter Tai?" ^ Ml ffO ?K^ :IU ^ M K» 



cLAssiF. 72. g. 73. g. IM 

t ^ Keng che. Passer par les affaires donne l'expérience. 
^ ^). ^ /p M W-- ^^ jeune homme manque d'expérience. 



.=fa« . ^ C/iou yun. Noter par écrit les nuages, observant 
I — g ceux qui sont de bon ou de mauvais augure. L'expres- 
sion s'applique au solstice d'hiver où l'on faisait cette observation. 

^t K'in chou. Une guitare et des livres, allusion au man- 
darin qui refuse de s'enrichir dans sa charge. C'est ainsi que 
Tchao Pien ^ :f'j;, préfet de ^ ^, n'avait qu'une guitare et une 
grue ^ — ^ — Il i 1^ (t!^ Ôî)' et que dans ce même pays, 
Chen I-luen '{'X ^ ^ n'acceptait en cadeau que des livres. 

pt| ^ m t Se pi t^ou chou. Aux quatre murs de sa cham- 
bre avoir des tableaux et des livres: aimer l'étude. ^^ '^ M ^ 

M- m m w- 

•^ f ^ ^ Yu chou pou hiao. Vendre, yu, les livres 
paternels est contraire à la piété filiale, ou même les prêter. 
Recommandation écrite par le bibliophile Tou Sien ^ des 
T'ang. sur chacun des ouvrages de sa riche bibliothèque. 

^ j- i^ ffl. Tsiu chou pi hing. Collectionner des livres, 
élévation certaine. Mot de Ting K'ai J |pî, des Song, qui 
dépensait sa fortune à acheter des ouvrages. Effectivement, son 
petit-fils parvint aux plus hautes dignités. 

t @ Chou in. La passion des livres, telle que l'eurent 
Hoang-fou Mi Che-ngan â: "i" ft ± ^' des Tsin, et Lieou Siun 
Hiao-piao fij ^ ^ M, des Liang. Cette ardeur à l'étude leur 
permit de sortir de leur pauvreté. 



t JH im.'' f^ Z^ TO Chou san miè, pien san tsiué. Abîmer 
trois fois un livre, déchirer trois fois un ouvrage: s'acharner à 
l'étude et y réussir enfin. On rapporte que Confucius entreprit, 
sur la fin de ses jours, de trouver l'explication du Livre des 
Mutations, et n'y parvint qu'après avoir mis trois fois en lambeaux 
une copie sur parchemin de cet ouvrage :^ ^ H IS- 

^ t ^ ^ Tou chou long koan. Étudier dans le pavillon 
oriental, partie du palais où, sous le règne de -^ ^ ^, Lieou 
Hiang ^Ij [r] s'occupait de ses travaux de revision : se livrer à 
l'étude. 



184 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. ' 

^ i^ ^^ t Fong clian Iche chou. Des tertres à élever, fong, 
pour les sacrifices, chan, litre du dernier ouvrage de Se-ma Siang- 
jou ^ ^ Jjf^ ^0. inséré dans les Annales, et cité comme allusion 
à sa mort. (^ ^). L'auteur y parle des sacrifices au ciel sur les 
monts sacrés, particulièrement sur le mont T'ai ^ ^ llj- 

iy ^4i' 'f lling pichou. Archives, pi chou, ambulantes, surnom 
que Fit Che-nan j^ ^ ^ mérita de l'empereur ^ ^ ^ pour sa 
vaste érudition. "Avec un tel compagnon, point n'est besoin de 
livres," disait le monarque. (^ ^ fj-). Pi chou, pavillon de la 
bibliothèque impériale. 

^ t ^ f^' ^ Hl ^ 3l£l F en rhou k'ang jeu, tsou long ou 
tac. Brûler, [en, les livres et enterrer, k'ang, les lettrés, déraison 
de l'ancêtre-dragon, C/ie-hoaJîf;f-^i ^^ Ml^ ^^^ '^ conseil de Li Se 
^ fi)j^, son ministre, il lit jeter au feu tous les Ouvrages chinois, 
n'épargnant q.-.e ceux où l'on traitait de médecine, divination ou 
agriculture. Cette folle exécution eut lieu la 34'' année de son 
règne. Lannée suivante, il creusait une fosse à Hien-ijang. et y 
enterrait vivants 460 lettrés rebelles à ses ordres. Du coup ses 
deux magiciens Lou J^ ^ et Heou ^ ^ le quittèrent. ( ^ fg,). 

"jpf t Chang chou. Le Livre des Annales, ainsi intitulé parce 
qu'il relate des faits de la plus haute antiquité chang. Ce canoni- 
que dont les documents auraient été recueillis par Confucius, 
périt dans l'incendie général des livres ordonné par l'empereur^ 
0: ^. Plus tard, sur le désir de l'empereur ^^ ^ ^, on le 
reconstitua en partie, grâce au nonagénaire Fou-cheng fi; (f|^ 
^), qui récita de mémoire^ vingt-huit des cent chapitres rédigés 
par Confucius. Puis une jeune fille de -jp)" ^ retrouvait le fragment 
^ ^. Vers la même époque, Kong, roi de Lou ^ ^ 3E, décou- 
vrait dans le creux d'un mur de l'ancienne maison de Confucius, 
qu'il faisait abattre, une copie du Livre des Annales en caractères 
têtards ^fij- ij- {^l^ l'i^) ou caractères antiques "^ ^, dont le texte 
différait notablement de ce que l'on possédait déjà. K'ong Ngan- 
kouo ^L "^ P' descendant de Confucius, parvint à déchiffrer le 
manuscrit, qu'il publia en 58 chapitres. C'est cette édition, plus 
ou moins interpolée dans la suite, qui s'appelle "é" ^ '^ ^r pour 
la distinguer de celle de Fou-cheng ''9* ^ t^î ^> Livre trouvé 
dans le mur ^ j^, autre épithète du ^ ^. 



^ t Lou chou. Les six genres de signes idéographiques, 
dont l'invention est attribuée k Fou-hi {^ ^, ou a. Fei Long-che f^ 
fl J^, son ministre. ^ ^ images, ^g ^ symboles, -^ ^ 
plusieurs idées réunies pour former le caractère, |^ ^ ou ^ ^ 
dans lesquels une partie signifie, tandis que fautre indique la 



CLASSiF. 73. g. 185 

prononciation, |^ ^ sens engendrés par des tours Successifs de 
l'interprétation, jg ^ faux emprunt, ou acception d'un caractère 
dans un sens qui ne lui appartient pas primitivement. Sous la 
nomenclature ^ ^ viennent encore: "é" ^d -^ ?» ^ ^, |^ # 
ou ^ #• If ^- ^ # ou <% ^- Les A É. comprennent: ^ ^, 
>h ^, ^J #. H #: * EP. 1- #, :S: * et ^ ^. Du reste la 
calligraphie chinoise distingue 25 variétés de caractères. 



•^2 t Ts'i chou. Les sept auteurs militaires: Suen Ou ^ |^, 
Ou K'i -^ ^, Jang Tsiu fH ^, Kiang T'ai-kong |^ ^ ^, Hoang 
Che-hong ^ ;g' ^, Wei Liao ^f ^ et l'empereur T'ang T'ai-tsong 



1^ ic^ 



/v ÏT ' ^3, /lang chou. Une lettre, ainsi nommée par 
allusion à celle que reçut Ma Yong ,B| gj. dont chaque feuille 
contenait huit lignes. 

■jtffir i^ Ts'ao Wang. Le dépôt ts'ang de livres de r.s'ao 

y=f Tseng ^. Pour protéger sa riche bibliothèque, il la 

renferma dans une solide construction en pierre nommée ^ ^ 



t il|) r.s'ao K'ieoîi. Protéger, patronner quelqu'un, c'est imiter 
Ts'ao K'ieou-cheng "^ ^\] ^, qui désirait faire connaître Ki Pou 
^ ^ k tout le monde. 

t "^ ^. Ts'ao ou hei. Ts'ao Pin Kouo-hoa ^ ^ ^. général 
qui mérita le nom posthume de Ou-hoei pour l'humanité dont il fit 
preuve dans son expédition, au début des Sang, contre ^ j;^ Li 
Yu, maître du Kiang-nan. Le jour où le dernier boulevard de ce 
rebelle allait tomber en son pouvoir, il feignit une maladie et 
resta renfermé chez lui. Ses ofTiciers, inquiets sur son état, se 
présentèrent aussitôt pour avoir de ses nouvelles. r.s'ao les reçut 
avec ces mots: "Le seul moyen de me guérir, est de me promettre 
que vous empêcherez vos soldats de mettre à mort aucun des 
assiégés." Tous, pendant que l'encens fumait, firent serment d'être 
fidèles au désir de leur chef, qui recouvra la santé à finslant. 
Dans cette même expédition, les moissons du pays ne reçurent 
aucun dommage des 200.000 hommes conduits par Ts'ao. Ou-hoei 
fut créé de son vivant ^ ^ ^. et après sa mort ^ |^ 3£. 



t W hc Ts'ao nan yuen. Ts'ao du ministère des charges. 
T'sao Pin Kouo-hoa "^ ^ ^ -^, des Song, après avoir réduit les 
villes révoltées de Chou ^, fut en butte à des tentatives d'assas- 
sinat qu'il déjoua par sa sévérité. De retour de sa campagne il 



186 ALLUSIONS LITTERAIRES. 

reçut le titre de ^ ^ -^ président du ministère des charges. {^ 
^). Un grand mandarin se compare à Ts'ao par une autorité 
ferme W '^ 1^ -^ ît ^• 

t ^ >î> "dF ^ Ts'ao King-tsong Tse-tchen, général au ser- 
vice de l'empereur ^ "^ ^, qui savait aussi bien tourner les 
vers que vaincre les ennemis. Dans un banquet offert en son 
honneur, on lui donna les rimes ^ et ^ avec lesquelles il im- 
provisa la strophe suivante. "A mon départ pour la dernière 
expédition, garçons et filles étaient tristes, tandis qu'à mon retour 
trompettes et tambours résonnent à l'envi. Je vous le demande, 
celui qui marche ainsi triomphalement, qu'est-il en comparaison 
de Ho Kiu-ping?'' i; 1^ ^ ^ fj, m ^ ^la ^ M^ ira ^ ^f ^ 
A, ÏPÏ in H é ^- (it ^)- ^0 K'iu-ping, vainqueur des Hiong- 
nou [% ^, sous la dynastie des Han occidentaux (-^ ^), était 
m^ ^W-y a^ia^ M ^' l'J Ub M II le général vigoureux et 
prompt. 

f y^ ^-^ 1^ ^ '/^ ^ Ts'ao ta kou siu wan Han tche. Ts'ao 
Ta-kou ^ ^ continua, siu, et finit la série, tche, des Han. Cette 
fenvme auteur, de son vrai nom Pan-tchao JŒHS, était née à ||^ JU, 
(Chen-si). Mariée à Tsao Che-chou "^^M^ elle le perdit bientôt, 
et consacra sa viduité à terminer les annales des Han antérieurs, 
laissées inachevées par la mort de Pan Kou ^_ @, son frère. 
Elle on avait été chargée par l'empereur ;^ ^Ç ^, qui lui confia 
en outre l'instruction de ses femmes. Cependant le travail ne fut 
à point que grâce au pinceau des deux frères Ma Yong ^ gj et 
Ma Siu ^ ^. (t m * M ^^)' i^M B. la- Un modèle de 
manières comme Ta-hou, çloge d'une dame défunte. 



\ 



^ ^ "?" Wi Tseng Kong Tse-hou, surnommé le maître de 
Nan-fong, son pays d'origine. "É^ ^ :$fc 4Ë' est l'un des huit 
grands écrivains des dynasties T'ang et Song ^ 5fc :X A ^• 
Employé à la rédaction des annales par l'empereur tIc jp$ ^, il 
est célèbre surtout par sa collection d'écritures antiques. Ses 
frères, Tchao Tse-k'ai H ^ P^, ministre de ^ ^, et Pou Tse- 
siuen ^ ^ ^, ministre de ^ ^, sont restés le type littéraire 
de deux frères promus aux plus hautes dignités. 

'M' "P '^ A- 'b* "F îé iÔ Tseng-tse cha jen, Tseng-tse pi 
ts'an. Tseng-tse a tué un homme, Tseng-tse est calomnié, ts'an. 
Tseng Chen Tse-yu ^0^^, disciple de Confucius. Un individu 
de Fei ^, son homonyme, venait de commettre un meurtre. On alla 
dire à la mère de Tseng-tse, que son fils était l'auteur du crime. 
Sans quitter son métier à tisser, elle répondit que son fils n'était 
pas un assassin. Un seoond courrier fut reçu de la même façon; 



CLASSiF. 73. 0. 74. ^. 187 

mais quand, peu de temps après, en arriva un troisième, porteur 
de la même nouvelle, elle y crut, et jetant sa navette, tchou, elle 
se leva. ^^^^A^Hi^^^^A, ##^±, ^:§:# 
fj ^. Var. 1^ ± n A n ^^ W t ^' 

j=t^ JH t San tsoei. Les trois choses les meilleures en ce 
J^X qui concerne: 1° les procès et le tribut, 2° les champs et 
les canaux, 3° les malfaiteurs et les malheureux. Sur ces trois 
points on examinait préfets et sous-préfets \:X ^. M. ^ ^ '^- i^ 
è ^It 'S" îu>) Var. \fx ^ ^ M.- ^^^^ ^^^ administration équitable, 
un mandarin inférieur mérite qu'on avertisse la cour, qu'il met en 
pratique le trijile nec plus ultra. 




n 



CLASSIF. 74. n. Yué. 



1^ t Tcheng yué. La première lune. L'empereur Che- 
hoang-ti ji,-^ ^ 1^ s'appelant Tcheng jj^, pour éviter par 
respect de prononcer ce nom jg f^, on écrivit j£, d'où J£ ^. 
Puis, à cause de la similitude des sons JE et JÊ^, le mois prit le 
nom de i^ ^- Nombreux sont les cas de pi hoei j^ H dans l'his- 
toire: ainsi l'impératrice g^ s'appelant ^-^ tche faisan, on n'écrivit 
plus que If H ou /f^ Ijjf . Pour le même motif chou-yu Ç f^ 
igname, se changea en — ^ et définitivement \\i iH; ^ ^ che- 
lieou grenade devint ^ 1^. Vingt Zl +, surnom d'une princesse 
de Ou -^, imposa au peuple 1^ prononciation ^, encore gardée 
dans le pays. 

. f ^ ;^, î^ t ^ ^ Eut yué mai se, ou yué t'iao kou. 

A la 2<^® lune vendre la soie et à la 5^ vendre, t'iao, le grain, kou, 
prouve un besoin extrême d'argent ou une sotte imprévoyance. 

^ H t :^ r^ i&' i(& » /^> « S >£ Wei Kou yu 

yué lao luen hoen, clie tche tch'e cheng hi tsou. Quand Wei Kou 
traita la question du mariage avec le vieillard à la lune, on sut 
qu'un cordon rouge lie, hi, ensemble les pieds des futurs époux. 
Wei, des T'ang, sur le point de contracter union, rencontra un 
vieillard, qui feuilletait au clair de la lune le registre, où étaient 
marqués tous les mariages des humains. Son sac renfermait des 
cordons rouges, avec lesquels il attachait les pieds de l'homme et 
de la femme, fatalement prédestinés l'un à l'autre. D'après lui, 
Wei n'avait qu'à patienter, car celle que le sort lui fixait n'avait 
encore que trois ans. Il la lui montra même aux bras de sa 
nourrice. Peu charmé du vifsage de 1% ûliette, Wei la ûi frapper 



188 ALLUSIONS LITTERAIRES. 

d'un coup de poignard, qui ne réussit qu'à la blesser entre les 
deux sourcils. C'est à sa cicatrice dissimulée sous un bijour ;fg 
frn hoa tien, qu'il la reconnut, quand plus tard elle devint sa 
femme. (^ fg "g, ® là 15 il^)- )^ ^ entremetteur de mariages. 
!£ ië /È boutique où fut élevée la fillette. j'î{l, ^ v] pagode à 
l'entrée de laquelle se trouvait le vieillard. 



t^iUmt ^^*^ '^^ ^^'^S' koan. Terrasse, si, de la lune et 
observatoire, koan, du vent élevés par P'ei Tou ^ ^, des T'ang, 
dans sa villa Campagne verte H if ^. Pé /iiu-i ê Ê 1» et Lieou 
Fu-si :^ll t^ ^ aimaient à y venir écrire et boire en sa compagnie. 
D'où rexi)ression f|^ ^f :k i^ ^ t. ^- Lou-yé ou autre maison 
d'étude, lieu de l'enseignement de la doctrine et de l'explication 
des livres. 

t ^^ ^' Pif f^ Tig" fl^ ^^^^ li pi, yu heou tsiang tcheng. La 
lune rencontrant, li, la constellation du Taureau, pi^. indice^ tcheng, 
d'un temps pluvieux imminent. ^ î|| -^ H, f^ f^ it ^. (If >J> 

m)- 

t ^ '^ Yué eu/ /jeng. Sauce, keng, de la lune offerte par 
l'empereur ^ ^ ^ à Lieoit Kong-k'iuen Tcheng-hiuen t:^ ^ ^ 
M l^îi <ï"' ^*'^^* venu lui présenter son nouveau livre pendant le 
repas. 

t^t 'tlij M, ^^0 yué p'i fong. Frotter, mo, la lune et frapper, 
p'i, le vent: à cause de sa pauvreté ne pouvoir traiter que maigre- 
ment un hôte. ('^ ^ |f).° 



t '/t!i :^ Ywé tch'e yen. Le festin du bassin de la lune donné 
à Tchang Se-tsong Heou-i 5S Ip) ^ ta W P^^' «on auguste élève 
M -k ^- Tchang y prononça ce mots. "Jadis Coniucius dirigea 
3000 disciples, parmi lesquels ceux qui se distinguèrent n'arrivè- 
rent pas à la dignité de vicomte ou de baron. Moi, j'en ai aidé un 
seul qui est à la tête de 10000 chars. Par ce mérite je dépasse 
l'ancien Sage." ^ ?L ^ ^ # H =P JÉ ^ ^ ^ ^ i: fe, E >)^^ 

* - A, i[î :^ m ^ ±, th S itb ^' :t *^ 5fe ^- m^ ^). 

Par ses mérites égaler, meou, l'assistance, i-tsan, prêtée par 
Tchang à son souverain :^ "^ tM M- 

t 4S Yué pao. Par des manières distinguées être une lune 

brillante qu'on reçoit dans ses bras ./^ Q. Belle nuit éclairée 

par la lune. ^ ^ ^ M.- Lune brillante et vent pur: belle 

nuit. , 



GLASSIF. 



^ M 



189 



m" I ^ -Aé i-o yué ou liang. La lune se couche aux poutres 
de la maison: cet astre sur le point de disparaître fait penser à 
l'ami absent. ^ ^ M M m^ ®^ M H Ê- (tt t #^ ^ Ê !#)• 
Var. ^ ^ m mîi n, M^mW^^M n tm .& vainement 
se déroule (se dévide comme un fil siim) ma pensée de l'ami 
absent. 



t S 0^ Yué tan p'îng. L'examen, p^ing, du premier jour de 
chaque lune, fait, à -/^ ^, par Hiu Chao Tse-tsiang fr ^ ^ ){f 
et Tsing ^. son cousin, des Han postérieurs, dans le but de 
stimuler l'ardeur de leurs concitoyens. (^ ^ ^). Var. ^lâ ^ g 
MM^- Comparable, pi, par les revues mensuelles aux préfels 
de la dynastie Han, Kong Soei 3| ^ et Hoang Pa. ^ ^. 

t B^ Mi ^ Yué lou fong yun. La littérature est comme une 
rosée éclairée par la lune et un nuage poussé par le vent. "'Qu'on 
réunisse des volumes pien, qu'on entasse des écrits tou, cela ne 
différera pas d'aspect de la rosée au clair de la lune. Qu'on charo-e 
des tables de livres, qu'on en remplisse des malles, ce sera seule- 
ment une vision de nuage au gré du vent." En effet, si délicat et 
si léger est tout ce qui tombe du ])inceau. ^ ^ 1^ ){^, ^ !i| ^ gË 
:è: ff, ft ^ ^ fa. !1 :g m S ^ ^- Ainsi écrivait Li Ngo ^ |f 
à l'empereur, (jîf ^). M M Wi ' 



nombreux ouvraffes. 



t SB 4* f^' M É ^ ® il K Yué lang tchong ts'ieou, 
ming hoang chen yeou yué tien. La lune brillant à l'époque Mi- 
lieu de l'automne (15 de la S" lune), Ming-hoang, des T'ang, comme 
un esprit se promena dans le palais de l'astre. Monté en compa- 
gnie de Chen le maître taoïste ^ ?^ gjp et Louo Kong-yuen ^ ^ 
ja, il découvrit là-haut un vaste édifice avec l'inscription: Palais 
du vaste froid et du vide pur JM M 'Ê Ê. :t Jï^^ où la nymphe 
Sou-7igo ^^j^et ses compagnes chantaient et dansaient sous l'om- 
brage dun immense osmanlhe ^. Cette vue lui suggéra l'idée 
"des costumes aux couleurs d'arc-en-ciel i, des vêtements ornés 
de plumes, des danses et des chants" H ^ :^ ^ ^ £^. c. à d. 
d'une bande de comédiens. Le bâton du magicien Louo se trans- 
forma en un pont reliant la terre à la lune. (||p ^ 7C< Il M I2«)- 
^ ^ ^ la lune, ^ '^ ^ Sou-ngo, génie de la lune. 

t Pg Yué koan. Les tubes en jade, koan, répondant à chaque 
mois de l'année. (§ ^ |^ ^). ^ ^ ;| î^. Plusieurs fois ont 
changé les tubes des lunaisons: il y a plusieurs mois déjà. 



IIP t K'ing yué. La lune du ministre, {j^ H M It)- ^ ^' 
M \^À ^ M- Le peuple regarde le mandarin clairvoyant comme 
une lune répandant sa lumière. 



190 ALLUSIONS LITT1ÉRAIRES. 

^jjt K'io yuè. Croissant de la nouvelle lune, (jg^ ^). ip ^ 
^ '^. Les troupes disposées en forme de croissant el de nuages 
continus. 

^ t K'i yué. Une révolution complète de lune: une année. 
(=^ €£.). i!t ^ M ^- I^éussir à transformer son peuple en un an. 

^ B^ Yeou hiong. Yeou-hiong, l'empereur Hoang-ti ^^, 
à qui, entre autres inventions, on attribue celle des vêlements. 
On fait aussi honneur de cette invention à ses deux ministres 
Hou-ts'ao ifelj "§ et Pé-yu fg ^. 

:é* .^- Yeou hi. Recouvrer la santé. "Ne plus prendre de 
remèdes et avoir la joie d'être guéri." ^ M ^ M- {^ M)- 

H Wang. La pleine lune. H ^ le 14 de la lune.— — 

15^ ^ le 16 de la lune. ^ ^ les yeux fixés sur quelqu'un, g 

^ f^ en admiration de sa splendeur, g M :^ ^ admirer quel- 
qu'un et se fatiguer vainement à vouloir l'imiter ou atteindre, (j^ 

m it ^ ^)- 

t âf • >^ I^P Wang chou: yué yu. Wang-chou : nom du 
conducteur de la lune (^ ||). On l'appelle encore ^ pnj, comme 
la lune porte les noms de :^ :)t. ^ ifet, 3Ê iS, Ê S II, ^ ^ ^• 

^'g' Fou koan. Occuper une charge. "Le cinquantenaire 
se dit ngai et entre dans l'administration officielle." Jî, -f B X^ 
m '^ ^- (M tt ^ U ±)- M: '^ ^^ ± M M- Dans une fonction 
mandarinale posséder l'amabilité (en être comme arrosé, sj.ao- 

cha). 

^1 ^ ^ PtJ : Pi ^1^ ^} \ Tchao san mou se : i chou yu 
jen. Trois le matin et quatre le soir : user de ruse pour tromper 
quelqu'un. "Au pays de Song il y avait un éleveur de singes, 
ts'iu, qui, par passion pour ces animaux, en nourrissait tout un 
troupeau. La famille en souffrit, car, comme chaque jour il 
rassasiait leur appétit, il se trouva subitement à bout de ressources. 
Voulant restreindre leur pitance, il leur adressa d'abord ces mots 
trompeurs, k'oang : Je vous donnerai le matin, trois châtaignes, siu, 
et quatre, le soir: ça vous suffit-il? — Tous les singes de se dresser 

en colère. Aussitôt il leur dit: C'est quatre châtaignes, le 

malin, et trois, le soir, que je vous distribuerai, est-ce assez? 

Toutes les bêtes alors de se prosterner avec joie. Le saint avec 
sa sagesse met dedans la foule imbécile, comme cet éleveur de 
singes avec sa finesse attrapait son troupeau d'élèves. Ni l'appa- 



CLASSip. 74. J^ . 75. Tf;. 191 

rence ni la réalité n'y manquent: c'est simplement une question de 
joie ou de colère produite." 5^ W ^ ^ #, ^ '1 ^ il J5^ §. fi 

*^^ B % m z 'éxmMm'M^^m ^^ ^m :t ^. m. 
m- ifr^ m u & ± B ^ m m u^ ^ n ^^ m^ ^ ^ ^^. ^- 



t 35c s "T" Inl $ Tchao ko Mé-tse hoei tch'é. A Tchao-ko 
le philosophe Mé fil rebrousser chemin à son char, parce que le 
nom de cet endroit était contraire aux convenances, qui défendent 
de chanter le matin. De même, le modèle de piété filiale, Tseng- 
tse, refusa d'entrer dans le village appelé Cheng-mou p # ^ ^ 
^ Al sous prétexte qu'un fils ne saurait être supérieur à sa mère. 
(fÉl ^ "?)• Quant à^Confucius, il ne voulut jamais se désaltérer à 
une fontaine dite du voleur ^ ^, et l'empereur Han Kao-tsou se 
montra indigné de ce qu'on eût appelé un kiosque V homme-cyprès 
/f^ A- Le philosophe Mé-tse c'est Mé-ti ^ !^ ou ^ ,% ^ Ti-niao 
mé, parce que sa mère le mit au jour après avoir rêvé d'un oiseau. 

•> t f^ (I ^ Lou tchao i kiang tsouo. Les six dynasties 
qui s'appuyèrent sur l'est du Fleuve, c. à d. eurent Nan-king ,5g 
^ pour capitale, furent: .^ ^ Ou, famille Suen (222-280): ^ ,^ 
;^^ Tsin orientaux, famille Se-ma (317-419): Song, famille Lieow 
flj^ (420-478); Ts'i, famille Siao ^^ (479-501); Liang, famille 
Siao H ^ (502-556); et Tch'en, famille Tch'en C^ ^ (557-587). 
Avec les Lieou Song commence la période historique dite des 
cours du nord et du sud ^ 4t ^- -^^ sud régnèrent les So7tg, 
Ts'i, Liang, Tch'en et Soei, au nord les Wei occidentaux 
(535-557) et orientaux (534-550). 

CLASSIF. 75. ^ Mou. 



yfC 



Î^ - /..y wi- !^ !7C iM! -^ ^'^^ y^'^ nenf; fc/ie ^a c/ia. Une 

^ seule pièce de bois pourrait-elle étayer une grande 
maison, c/ia.>' l'inutilité des efforts d'un seul. Mot de Yuen Ts'an 
^ ^. Fidèle à la dynastie Song famille Lieou fij ^, il voulait, 
de concert avec Lieou Ping fij ^, mettre à mort Siao Tao-tch'eng 
M M )^^ fondateur des Ts'i ^; mais, celui-ci averti du complot 
par Tch'ou Yuen ^ |^ prit les devants. Au moment de périr, 
Ts'an disait à Tsoei ;g, son fils, qui lui faisait un rempart de son 
corps: Comme support unique, j'étais incapable de soutenir le bâ- 
timent; du moins je n'ai pas failli aux devoirs d'un sujet dévoué, 
ni toi à ceux d'un bon fils." ^ :f ^ !^. ^, j^ ^ ^ ^ J-. Cette 
scène donna lieu au dicton: Mieux vaut mourir comme Yuen 
Ts'an que vivre comme Tch'ou Yuen. ^ @ ^ ^ ^, ^f f^ «2 



192 ALLUSIONS LITTERAIRES. 

— ' f ^ ^ ^ '^^^^ ich'eng t'ien. Un seul étai, tch'eng, poui- 
le ciel: il n'est pas encore temps d'agir. Wang Toen ^ |^ son- 
o-eait à se révolter contre les Tsin §, quand il lit un rêve où il 
se voyait transpercer le firmament avec une pièce de bois — ;^ 
1^ y(. Le devin Ou Mong ^ ^ lui expliqua comment cela signi- 
fiait pas encore ^, car les caractères _^ et :;^ font uei ^. Il devait 
donc attendre des circonstances plus favorables pour mettre son 
projet à exécution, {ir ZL M '^ M)- 

f 5: San mou. Les trois pièces de bois où l'on insérait le 
cou, les mains et les pieds des condamnés: la cangue, les menottes 
et les entraves, [i^l §). 

t ^ 1^ ® Mou si tchou t'eou. Sciure, .si, de bois et morceaux 
de bambou : les moindres objets ont leur utilité, aussi T'ao K'av 
f^ Ifil recommanda-l-il de garder ces déchets, qui trouvèrent plus 
tard leur emploi. La première, il la répandait sur le sol humide et 
glissant de son tribunal, tandis que les seconds fournissaient des 
chevilles au ministre Hoan Wen |£ '^. lors de son expédition 
contre Chou %• [^ ^)- 

t ^ Mou kia, phénomène présenté par les arbres couverts 
de neige et présage de la mort d'un grand mandarin. ::^ ^ Ji 

t ta- m ^ *)• 

Wy t ^ ^ Siao mou wei li. Un morceau de bois taillé, siao, 
servait de satellite, li, dans l'antiquité. Pou citer en justice il suffi- 
sait de le déposer à la porte du prévenu, qui le rapportait lui même 
au tribunal. Var. ^ i^ fjj ^. Une simple ligne tracée par terre 
constituât-elle la prison et une tablette le satellite, l'homme de 
cœur n'en rougirait pas moins de violer les lois. (^^ ^). 

F]^ t ^â jj^ ^ Yong mou in tou hiun. Passer ses troupes 
dans des baquets, in, stratagème grâce auquel le général Han Sin 
^ ^ put surprendre l'ennemi. (^ lE ft 1^ 1^ fli)- 

l^t t h. fS Si mou li sin. Gagner la confiance par le dé- 
placement, .si, d'une pièce de bois. Celle-ci avait été déposée à la 
porte du sud par Kong-suen Yang de Wei ^jiid^l^, ministre de 
Hiao, duc de Ts'in H ^ ^, qui fit annoncer que celui qui la 
transporterait à la porte du nord aurait cinq pièces d'or. 
Personne ne se présentant. Yang doubla la somme, versée aussitôt 
à celui qui osa enfin tenter l'aventure. Cet acte lui concilia à 
tel point le peuple, que la promulgation de ses nouvelles lois 
pénales, pourtant très sévères, n'amena aucune réclamation. Yang 
fut créé prince de Charig ^ ^. (^ |g, ]^ H 14)- 



GLASSIF. 



75. tI^. 



193 



/^t ^ ^ Yuen mou kieou yu. Aller, yuen, sur un arbre 

chercher des poissons: vouloir l'impossible. {^ ^). "g* ^tl /fC 

^ 7K iSi- ^1 ^'^ ^^^"^ point ignorer la racine de l'arbre et la source 
du cours d'eau : on doit reconnaître les bienfaits de ses parents, 
aller à la source des choses. (^ ^i}). 

'Wi ^ ^ JÏKKao mou se hoei. Bois sec, kao^ et cendre éteinte : 
personne sans désirs ni passions. (|^ ^). 

1" ^ ^'*^ le fyï ^ Mou t'ien chou, hio che souo kiu. Le 
tribunal où résident les assistants du secrétariat impérial s'appelle 
ciel en bois, à cause de l'élévation et de l'étendue de sa voûte. 

t tM Wl Pn '^ ^Mou kin tchao k'ai mou lo. L'hibiscus mou- 
kin s'épanouit le matin pour s'étioler le soir, image de la gloire 
humaine. "L'éclat de l'hibiscus, c/ioen^ne dure pas un jour, et l'éphé- 
mère feou-yeou voit-elle le soir?" #^;t^^^f], ^f i]l^^M3^- (|15 
mWiàm- Hibiscus: # ^, ï ^, D^ M, l{# ^, H. ^, ^ 
d'un jour. 



f >^ Mou si. L'osraanthe mou-si. '"J'aime Tolea fragrans, 
car ce n'est pas une fleur commune." ^ ^ :^ ^ Jp, ^ M: Ki 
^ M- (â iÉ 'fî f^)- "L^ fleur de l'osmanthe embaume sept H à 
la 8' lune." tÉ ^ H fC -fc S f=- (1^ Jl fî 1^)- Osmanthe : fi 



t ^m Tv ^ vB ? "^-'^o*'' '^*^ ^'^^ /^^ /songf /îùm. La jeune 
Mou-lan remplaça son père à l'armée. Pour ce elle prit des habits 
d'homme et quoiqu'elle ne quittât le service qu'au bout de dix 
ans, jamais ses compagnons d'armes ne se doutèrent de son sexe. 



■^ "f K'iao mou. L'arbre élevé sur lequel vont percher les 
oiseaux. M ^ ^ ^- (ft IX ^)- Allusion quelquefois au manda- 
rin qui doit monter en grade. |f ^ ^ ;^. 

^ yÙ Mei koang. Rayons extrêmes et fil allongé ^ ^: 
leçons et exemples. Subir la bonne influence de quelqu'un ^ '^ 

ift '^ ^ ^- ^ ^- Science superficielle ^ j^, terme 

d'humilité. [-^ ^). 



^ 



— ' i" fo] 5^ ^ pen t'ong k'i. D'une même souche et 
d'un même souffle : frères. |Sl ^ JÎE /j^i frères. 

13 



194 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

/f-^ f^ ^ ^ Tchou fan tsao kai. Au char housses, fan, 
y/\\ rouges et capote noire, tsao, étaient réservées au préfet 

dans l'antiquité. ]^ ^. Broyer, yen, délayer du vermillon 

pour pointiller un livre : étudier avec ardeur. ;^ ^ V^ ^ ^ ;^ 
j^ ^. Ne point abandonner le travail où l'on délaie du vermillon 
avec de la rosée; éloge du mandarin studieux comme Li Mong- 
Ichoan ^ :S fl|, des Song, qui marquait à l'encre rouge le Livre 
des Mutations. ^^ M ^- ^ ^ i^J Mf- ("^ -1^ !#)• 

t J^ Chou-che, argent, ainsi nommé parce que la ville de 
Chou-che, relevant de ^ ^} (^ j^ }^, Se-tch'oan), en fournissait 
de première qualité, sous les Han. [j^ ^). 

t lï^ — ' W ÏÏn ^p if Tchou Tch'en i ts'uen eul hié hao. 
Les Tchou et les Tch'en établis dans le même hameau, à 100 li 
^6 ^ 1^ (t^ ^\\), contractaient des mariages seulement ensemble. 
Ils sont restés les types des parents par alliance. [^ ^ $j ff)- 

t 7C ^ Wi Sto Tchou Yuen-tchang Kouo-choei, fondateur 
des Ming. Né au pays de Hao ^ de parents pauvres, originaires 
de 'pj ^ Ml il entra à dix-sept ans dans la bonzerie ^ ^ ^, 
qu'il quitta après quelques années, pour suivre Komo Tse-hing ^[) 
•^ ^, en révolte contre la dynastie des Yuen. Sa valeur le mit 
à la tête du parti, et, vainqueur de ^ ^ |^, B^ J j^, "jf ^ Jt 
et 5g -j^ M' l^^ principaux tenants de la famille mongole, il se 
vit définitivement maître de l'empire. Il gouverna d'abord à Nan- 
king avec le titre de ^ [^ ^, puis en 1368 prit le nom de règne 
^ ^. Son petit-fils ^ ^ ^ ou 0. ^^ lui succéda en 1398. 



"f ^Ê Tchou Tch'eng. Les savants philosophes Tchou Hi ^ 
et les frères Tch'eng Hao |§ et Tch'eng / |^ de la dynastie Song. 



T ^i Tchou hien. Crin, hien, rouge: époux unis. Si l'un des 
deux meurt c'est comme la rupture d'une des cordes de la 
guitare. Aussi convoler à de secondes noces, de la part du mari, 
se dit-il 1^ 5.è 'l'attacher la corde de l'instrument. 

-htX y\ ^S y^ ^^'î i6?a yeou l'ien. Excessive anxiété, terreur 
'TL«< folle. "Un homme du royaume de A'?, dans la crainte 
que ciel et terre ne s'écroulassent (p'ong-tchoei)^ ne savait où se 
réfugier et en perdait le sommeil et l'appétit. Quelqu'un, que cette 
inquiétude attristait lui même, alla l'instruire. Le ciel, lui dit-il, 
est une masse d'air partout répandu, au milieu duquel on se 
meut et se repose toute la journée, pourquoi donc redouter sa 
chute. L'autre de répondre: Admettons que ce soit une masse 



CLASSIF. / 



5. Tfc. 



195 



d'air; mais le soleil, la lune et les autres astres ne doivent-ils 

pas tomber? Comme aussi ce sont des simples lumières 

situées dans cette masse d'air, elles tomberaient qu'elles ne 

sauraient blesser. Le peureux continua : Et le sol, s'il 

s'abimait? Le sol, répliqua son interlocuteur, c'est de la 

terre entassée, ne laissant nulle part de vide : à s'y promener ou 
se reposer du matin au soir, peut-on craindre de le voir s'affais- 
ser? Alors noire homme rassuré de se réjouir grandement 

avec celui qui l'avait ainsi éclairé." ^E ^ A ^ ^ ilE ^ ^, $( 

^1^ ^^ mm ^^. %^ m n ^mm^^m^m'^ h, 
'^mn.^^timtzm.^^^ « ^ 4^ ^f jh^ ^ m s lîi it 

B n ^ ^ ïfr^ m u r\' t. ^ it m m. ^^ m m'^^ z^ ^ ^ 
m 4» m. S- A H, ^ m :® M, Si ^ 0, M m^^^ ^ ^ 
ù ^, -t^ ^ ^\^ ±'Aï ±^^nm^m, :^ A ^ n^ s, 
mt.m^^^m^<M- m ^ ^ j^ ^)- var. .i^ $. 



de. 



^^ 



^ t' H W\ ^ ^ ^^'^o hieou, tse t'a.n choai t'oei. 
Vieux pourri, hieou, dit-on, gémissant sur sa décrépitu- 
choai usé, fS t'oei, chauve. 




'^ '^ Chou sieou: hio fong. Dix morceaux, chou, 
de viande boucanée, sieou {l^ : salaire du professeur, (f^ 
\). L'expression ^ j^, outre cette explication, en compte encore 
six. Elle peut signifier : travail de la perfection >^ ^ Q ^, dons 
suborneurs pj[ |^, etc. 

t yC ^É. Wi -^ O "^ ^ Chou sien cheng k'i san je tche 
lin. Maître Chou Si Koang~wei ^ ^ ^, des Tsin, demanda au 
ciel une bonne pluie de trois jours, qui lui fut accordée. (§ ^ 



nfcrj- iL tj t Kieou 
''f^V servant aux im 



tsié tchang. Le bâton à neuf nœuds 
immortels. "Considérer la sainteté et la 
sagesse comme une canne, tchou-tchang, supérieure au rotin vert à 

nen( nœuds.- i;X m ^ n ^^M ^ n ^ B ■ 



m- vis J^ 



Pfih 



t 1^ Tchang kia. A 50 ans on peut se servir d'un bâton, 
chez soi; à 60, dans son pays :^ ^ ; à 70, à la capitale jf^ ^ ; 
et à 80, à la cour j^^ ^- (i^ |d). 



t Ngai tchang. Le bâton de deuil. Dans la main du fils, 
il dit l'abattement causé par la mort des parents. Il doit être en 
bambou ^ i^ ou '^ J^ pour le père et en elceococca vernicifera 
pour la mère, parce que les nœuds du premier symbolisent le 
principe mâle et la seconde essence le principe femelle, (^ P^ ^). 



196 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

3: ^ ^' l'I ^S "j^ t M Wang fou mou, tsé ti suen tchoug 
kien. A la ir.ort du grand-père, le pelit-fils, né de la femme 
légitime ti, prend le bâton de deuil pour un an. (^ ^). De 
même, si le fils aîné était déjà mort, ce serait au petit-fils de 
mener le deuil ^ '^, lit. succéder dans ce grave devoir. 

^ t /v't tchang. Pleurer sous le bâton. Han Pé-yu ^^f. f^ 
-j^, des II;ni, battu un jour par sa mère, se mit tout à coup à 
verser des larmes, ce qui ne lui c'tait jamais arrivé dans b^s 
nombreuses corrections qu'elle lui avait infligées jusque-là. 
Étonnée elle lui en demanda la raison. "C'est qu'aujourd'hui, 
répondit-il, je me suis aperçu pour la première fois que la force 
abandonnait voire bras!" (fij {To ^ ^û). Var. fi ^ pleurer sous 
les verges tch'e. 

t ]<X ji^ ^ Tchang i kieou hing. Bâton de vieillesse, dont 
le sommet est sculpté en forme de tourterelle, kieou. Comme cet 
oiseau n'étouffe pas, c'est souhaiter pareille chance au vieillard. 
i^M^ }^ M la-)- M M M ^- S'empresser à servir une 
personne âgée; 

^t ^ Tou-yu, le coucou. "Qu'est-ce que cette couleur de 
•yT] sang condensé sur les pousses kou? Sans doute les mar- 
ques, hen, des gémissements avinés du coucou." IpJ ^ W ^ ^ 
Jt è' ^ # ^ ^ ® llî^ ^- {ÏM W- L'oiseau serait une méta- 
morphose de Tou-yu, roi de Chou ^, qui se retira dans la 
solitude après avoir cédé son trône à Pi-lin ^ ^, assez puissant 
pour arrêter une inondation. 

t ^ ij^f l|l^ Tou cha peng mong. L'abri peng-mong de la 
grande maison cha rêvée par le poète Tou Fou: la protection de 
quelqu'un. Tou aurait voulu posséder un vaste bâtiment de 10000 
chambres pour y loger les lettrés pauvres. !^ ^% JM M. "^ ^ f^- 
peng toile protégeant les côtés du char, mong toile s'étendant au 
dessus de la tête. 



t "M 7C Bni 'Tou Yu Yuen-k'ai, président de ministère sous 
les Tsin. Il était d'une science administrative si grande qu'on le 
comparait à un arsenal ^j^ |êÇ ^. 



t J^ Tou Koang, palefrenier de Lieou King §\] ^, soignait 
si bien les bêtes, que son maître lui donna la main de sa fille. 
Lzeou disait de lui: "J'ai dans mes écuries un splendide 
cheval." Tou fut préfet dans la suite, (H j^ H + ^ 

m m- 



GLASSIF. 75. tJs;. 



197 



t j^ Ton K'ang. Tclwng-ning (rji :^, minisire de Hoang-ti 
^ ^, qui partage avec son collègue I-ti \fé ^ Tlionneur d'avoir, 
le premier, su faire du vin. "Comment dissiper ma tristesse? 
Avec du vin seulement." f[ij i;j. iW ^, ff ^ tt it- (It iJÉt: # M 
W^ -Ît)- Tou mourut un jour désigné par le caractère cyclique 
yeou "g", aussi ce jour là défense de fabriquer du vin ^ JB >ê M- 

t ^n 0^ >i B^ Tou Jou-hoei K'o-ming, ministre de ^ -^ 
2 (627-650), créé ^ ^. Son nom se trouve souvent accolé à 



TP. 



celui de son collègue Fang Yuen K'iao-suen ^ tc ^ ^-ft- L'em- 
pereur disait d'eux: "Fang et Tou sont mes jambes, koUj et mes 
bras, hong.'' M "^ ^ :^ Wi f^l ^- Leurs portraits furent placés 
dans la galerie des ministres dévoués appelée ^ ^ [^. Compli- 
ment à un grand mandarin : '^^^fj ± M\ W.^ M M M ^± t. M- 

t 1% [^ Tou nan yang. Tou Che f^, gouverneur de Nan- 

yang, sous les Han occidentaux. Il succéda dans cette charge à 

Chao Sing tch'cn :g fg g, qui, avec lui, est resté un type de 
bon préfet. ^ :|:j: 



j^ émérite comme Chao et Tou. 



t 3lE ym ^k Tou sien wei heou. Tou Sien, marquis de Wei, 
ministre de ^ ]^ ^. Son nom s'accole à celui de Tchang, duc 
de Yen 51 ppt ^, c. à d. Tchang Vue ^ f^^, ministre à la même 
époque. Tou, renommé par son esprit d'économie, s'en départait 
toutefois quand il s'agissait d'enrichir sa bibliothèque. 

t ^ ^ ^ P9 Tou che tche pao t'ien. Les trésors et les 
terres de Tou Mong ^, des Song, étaient la fidélité et la piété 
liliale, les livres canoniques et les annales. (^ ^ ^ 




/fi Li tou. Tou Fou ^ (712 770) et Li Pè ê (699-762), 
poètes de la dynastie T'ang dont les noms disent parfois 
une amitié intime. Sous les Han il y eut déjà trois ^ i^ célè- 
bres : ^ H et -^ ^, ^ # et ;^ ^, ^ li et i^t ^. 

t i^" [^ 'iR -Li nii tch'en ts'ing. Li Mi exposait son senti- 
ment. L'empereur § fÇ ^ voulait l'élever à une haute dignité, 
mais il refusa à cause de sa grand'mère, qui réclamait sa présence 
et ses soins. 



t 5è "j ^^ Ya-tse, type d'un fils remarquable. Tchou Wen 
^ f^^ apprenant que Li venait de remporter une victoire s'écria: 
"Ce sont des enfants comme Li Ya-tse qu'on devrait engendrer, 
et K'o-yong, son père, revit en lui. " ^ ^ # ^Q ^ 55 -?> ^ ,ffi 



198 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

t j|ir 2^ -^ ^ t-i ^^"ei liong hing t'ang. Li, duc de Wei, 
contril)iiii à I;i prcspérité des T'ang, Ce Li Tsing Yo-clie ^ J^ |^ 
^ip, ministre de ^ ;;^ ^ (627-650), avait dans sa jeunesse l'amlii- 
tion d'être autre chose qu'un "lettré faiseur de périodes et de 
phrases" ^: ^ ^. 

t ifZ W iIp ■MjâZ-'k^^mnM)^ U nang tch'e 
heng, hoei ts'i pou ing yiien eul pai t'ai si. Quand Li Hang T'ai- 
tchou -ji^ ^ tenait la balance heng, était ministre, les parents par 
alliance de l'empereur ne se prosternaient pas ;i son bureau avec 
des cadeaux pour gagner ses bonnes grâces. ^ ^^ in~yuen, 
aclieter la laveur par des présents. Ce dignitaire incorruptible 
vécut à la cour de ^ 3;;J5;^ ^ et ^ ^. 

J ml ^"^ ¥r ^ M ^i hou pou k'in fou tsio. Li Kou Tse-kien 
^ g ne se vantait pas de la dignité de son père, le ministre des 
Han postérieurs. On raconte même que, pour passer inaperçu 
parmi ses condisciples, il prenait un nom d'emprunt, et allait en 
cachette saluer ses parents dans leur tribunal, (f^ ^ ^). Type 
de l'élève modeste. 

t iSH ^K iM ^^ Yuen Chou-té, fondateur de la dynastie T'ang. 
Créé ;^ ^ par l'empereur Yang-ti 'J;^- ^, il résistait à son fils 
Che-mvnj ji]; \^, qui le poussait à la révolte. Mais celui-ci, qui 
devait régner aussi plus tard, profila de l'ivresse de son père, 
pour lui arracher enfin son consentement et lever des troupes il 

t PI m i>î Ki-fou. K^ong-hien dfc ^^ fut ministre sous les 
empereurs Jl^ ^ ^ et |^ ^, et son fils Té-yu f* ^ sous l'em- 
pereur ^ jlM ^^. 

T ^ Li Koang, général de l'empereur ^^ -^ ^, qui vain- 
quit les barbares Hiong-nou {S] j^ en plus de soixante-dix ren- 
contres. Surnommé le général volant J^ ^ ^, i\ maniait si bien 
l'arc qu'on lui attribuait le bras flexible d'un singe J^ ^. 

t W W ^î Lin-fou, ministre exécré de l'empereur ^ ^ 
^ (713-756). Sa méchanceté faisait dire: "Il a un poignard dans 
le sein." || 4» ^ fij. 

i ^ Li Mou, général de Tchao ||, célèbre par sa victoire 
de Yen-men fr| p^, où plus de 100.000 cavaliers Hiong-nou ^ jj^ 
restèrent sur le champ de bataille. A sa mort, en 226 av. J.-C, 
son pays désormais mal défendu dut se soumettre au royaume de 
Ts'in ^. Il reçut le titre nobiliaire |^ ^ ;§-. 



CLÂ8S1F. 75. TfC 199 

t rI 0^ Li long mien. Dragon dormant, surnom de l'artiste 
peintre Li Kong-lin Pé-che <2^ ^ fÔ 3f • 

fŒJÎt Yu li. Conduire, yu, le char de Li In Yiien-li ^ ^ yt 
^. Ce mandarin de ^ j\\, sous le Han postérieurs, se montrait 
si peu abordable, qu'avoir l'honneur de paraître en sa présence 
se disait: monter à la porte du dragon ^ f| f^. Il avait 
cependant ponr ami le savant Siun Chou ^ •^, dont le fils Choang 
||^, obtint un jour la faveur de conduire son équipage, (f^ ^ ^). 
Le fait est une allusion à une profonde intimité. '^ |^ fï^j ^ ^J^ 

it. # t t^ ^, 'ù Wt^W- 

5a W w T ^30 p'ang k'ou li. Le prunier du bord de la 
route est malheureux, exposé comme il est. Mot du petit Wang 
Jong Joei-tchong ^ 5;5<, J^ fffi» futur ministre de l'empereur ^ ^ 
•J^ (290-307). Il le prononça en voyant ses compagnons se 
précipiter pour dévaliser un prunier. (-(U: |^ ^f =g). Ce même 
Wang perforait les noyaux des prunes qu'il vendait ^ ^ ^ |^, 
de peur que d'autres ne semassent chez eux une variété excellente, 
qu'il était seul à posséder. (^ |^ 0f |p)- 

J-^ -i-f t Teou chao. Manche, chao, de la grande Ourse. (^ 

l <j t^ ^ "^ ^)- La constellation polaire ouvre l'heureux 

présage de la nouvelle année, époque où, traînant leurs sandales, 

les fonctionnaires vont s'offrir leurs vœux. -4* 1-'^ P^ i^ ^ jè H^- 

ï^ ¥J -i*^- W-- ^^^ cinq étoiles brillantes comme des perles 

qui forment le manche de la grande Ourse correspondent aux 
tubes lunaires ou mensuels, car ils servent aussi à indiquer les 
époques de l'année. 



^ 



1^ Hing yuen. Le jardin des abricotiers, où, sous les 
T'ang, l'empereur servait un festin aux nouveaux 
docteurs. Ce festin s'appelait ^ ^^ ^, parce que les deux plus 
jeunes lauréats devaient chercher et cueillir les plus belles fleurs 
de ce jardin. Une légère punition les attendait si quelqu'autre de 
la promotion les devançait dans cette cueillette. 



g ^ f j^^ Siuen cheng hing Van. Le perspicace et le saint, 
au tertre, l'an, de l'abricotier liing, donnait ses leçons. Ce monti- 
cule situé à la porte de l'est de la capitale de Lou, dans le bois 
Tche-wei-lin |§ l{>f| ^v, servait de lieu de réunion aux non\l3reux 
disciples de Confucius. Il y accompagnait leurs chants sur la 
guitare. (|£ ^). Cet instrument avait la vertu de hâter par ses 
accords la floraison des abricotiers placés devant le tertre de la 
rivière Se ^ f^ 7]*: ij. fî :è ^- 



200 ALLUSIONS LITTERAIRES. 

^ J^ ^ J^ ^[Ij ^ t Kiun hou mai long sien tche hing. 
Une bande de tigres vendait les abricots de Tong Fong ^, l'im- 
mortel. Il exerçait la médecine sur le mont Liu jg 1J4, n'exigeant 
que des plants d'abricotiers comme honoraires, de un à cinq 
suivant la gravité du cas. Comme il guérissait tous ses malades 
il posséda bientôt une immense forêt de ces arbres fruitiers confiée 
à la garde de tigres. Pour chaque panier de fruits cueillis on lui 
devait un panier de blé, consigne que les fauves se chargeaient 
de faire observer, (fillf -flLl f#). L'inscription: ^ -^^ forêt d'abri- 
cotiers, à la porte du médecin, rappelle celte légende. 

^^t Hong hing. Allusion aux examens supérieurs de littéra- 
ture." D'une couleur rosacée la fleur de l'abricotier couvre dix li, 
et le nouveau candidat s'en va sur son cheval qui semble voler." 

- -Ê ^^ ^ te + m, ir U\i B i- }^ iw m- m U W)- jH: fiP 

g" les candidats. 



t M& Hing lo. Bouillie de seigle dans laquelle on a mis des 
cœurs de noyaux d'abricots ^ -fz piles. 






■Irh w t Na.n tche. Sur lo mont :k IM ^ existait un prunier 
^JC "^ont les branches fleurissaient ou se fanaient succes- 
sivement, en commençant par celles qui étaient tournées au midi : 
image de la succession des saisons. (É3 J^ Hz)- ^ Jil -Ç- ^J "^ 
;^. Le souffle tiède du printemps atteint de bonne heure les 
branches exposées au sud: une douce administration. 

t fî5 Tche tsié. Aux nœuds du bambou poussent des 
branches: sur une affaire s'en greffent d'autres, fp ^ ^ ;^. {^M 

i^ 1^ Mei pouo. Un par un lirons au sort les ministres 

méritants. (^ ^^ ^^ ^). fji h H k SE- ^'^'^ï" ^" ^^^^ ^^^ ^^^^ 
des ministres cachés sous une coupe, i^geou, en or. 



m 



^ 7C W ^V Song pé tsié ts^ao: chou yuen 
1^ nai kioou. L'indéfectible verdeur du pin et du cyprès: 
une vieillesse durable. Compliment à un homme vigoureux encore 
dans un âge avancé, ^p \'h ^î\ ^ x|- (M 'h fl)- 



j^ y^ t ^ Soei han song pé. En hiver le pin et le cyprès 
sont les derniers à dépérir: la vertu ]mrait dans les grandes 
épreuves. ^ ^ ^ t ^P fe^ lÔ ;É: ^ j^ 4- (^ !§)• 



CLASSiF. 75. tI^. 201 

^ t y 7j\ • ?L £Ë ^ ^ Ts'ing song pé choei: se cheng yu 
k'I. Indéfectible comme le pin verdoyant et pur comme l'eau 
limpide sera l'attachement à la vie à la mort. Formule de serment 
d'amitié. (^ |g ^ %^). 



t j|5 ^ Song che tché. L'envoyé du pin : l'encre. Un jour, 
l'empereur ^ B^ ^^ entendit douze petits bonshommes, qu'il avait 
aperçus sur son encre, lui dire: "Nous sommes les génies de 
tsi-mé l'encre, les serviteurs du pin noir. Tout mortel lettré a 
sur son encre douze dragons pour hôtes." g lU ^ ^ ^, ^ fe 

fÉ' f- 4, A 111: A ^ ^ ^. ^ M ± t* ^ tl ft: H- -• (1 lll] 

^ rîE)- De là pour désigner l'encre les expressions: ^ gl|. M j^ 

T Xxj TJ ^ • "^U m. fïr -M. Song meou tchou pao : tche tou té i. 
Luxuriant, meou, comme le pin et dense, pao, comme le bambou: 
ordonnance parfaite d'un bâtiment, dont les fondements, figurés 
par les racines du bambou, et la charpente, par le pin, possèdent 
une stabilité à toute épreuve, (f^ i|> jj|). 

"jbXt ^' ^^ ^B ^ Ping tso : poxi siang jou. Manche, pùig, 
'Pf^J et ciseau, tso: ne pas s'adapter, être en désaccord. 
" Ciseau rond, hoan, et manche carré, je le sais bien, jurent ensem- 
ble, fc/i'ou-i/u." mmij m %. ^m^^ a 'm- m m)- Tch-ou-yu 

querelle, désaccord. 

^^ të.fy'' Û M ffi 1^ Pei fchong ché ing : (se k'i 
^ ts'ai i. L'ombre d'une couleuvre dans la coupe: se 
créer des soupçons, ts'ai-i. Ton Siuen i^ g, des Han, croyant 
voir un reptile au fond de sa tasse, en fit une maladie, dont il 
ne se guérit, que lorsqu'on lui eut fait constater que l'image était 
due à l'ombre projetée par un arc suspendu au mur ^ J: *? ^, 
va w;- 

^ t m ^ Tche houo ing tch'é. En- jetant, tche, des 
fruits plein, ing, le char de P'an Yo Ngan-jen -(^ -{g- ^ 
fZ, quand il passait, la guitare à la main, dans les rues de Lo~ 
yang, les femmes rendaient hommage à sa ravissante beauté. Tso 
Se T'ai-tch'ong ^ ,g, ^^[^ <t{ï, au contraire, était si disgracié de la 
nature, qu'à sa vue elles crachaient de dégoût. {^ |^ ^ |E). 





^ ^. Rassasié. (® 



M). 



vT RrX^ Si bi ts'ieou hao. Diviser, si, le plus finement 
possible. Ts'ieou hao, barbe ténue du blé, poil très mince. 



ms 




202 ALLUSIONS LITTÉIUIRES. 

Sffi I m «2 ^ Tsin long nan tche mei. Avoir toute 
la beauté du sudest: réunir à sa table des hôtes distin- 
gués comme ceux du banquet de )3^ 3E ^> sous les T'ang Oi-Jj^)}). 
Parmi les productions remarquables du sud-est, on cite les flèches 
de Koei-ki ^^"^ ;è I^^'^'^^J^II'hÎÏi auxquelles sont com- 
parées les personnes de haute valeur. (^ ^). 

T 3E Tong tchou. Le maître de maison. "Si on laisse 
Tcheng commander la route de l'est, les ambassadeurs auront à 
souffrir dans leurs allées et venues." ^ ^ §15 J^ M M ^ Éc.' It 

M ^ A L'expression ^y ^ équivant h '^ X envoyé. 

t rj ^^ Tong-men Ou, de Wei^, disait à ceux qui lui deman- 
daient pourquoi il n'avait pas manifesté de cliagrin à la mort de 
son fils: "Auparavant je n'avais pas d'enfant, et je n'en étais pas 
triste; maintenant qu'il est mort, c'est tout comme auparavant, 
pourquoi donc m'attrister?" H ^ "^ ^ ^, ÉE ^ {^ xf^ ^, ^ 

^ ^, 75 iiiî>] itt ■? 1^, ^ $ ii- (^li'"^). 

t /f^ Jcl ^^ Tong tch'oang tche siuen. Le choix d'un gendre. 
Hi Kien ^1^^, des Tsin, résolut de donner sa fille au jeune Wang 
Hi tche ^ ^ ;^, que son envoyé avait remarqué nonchalamment 
couché sur le lit de l'est et grignotant un gâteau tartare ^ ^ ;J(^, 

t iJj Tong chan. Sur la montagne de l'est, Sié Ngan ^^, 
des Tsin, s'était bâti une résidence, où il vivait retiré des affaires. 

^SX ^^ jPaîi yu. Char en planches, véhicule très doux dans 
lequel P'an Yo -^ -^ promenait sa mère. 

X-Y ^ t Tche k'o. Tenir le manche, h'o : s'entremettre 

'^••J pour un mariage. "Quand on coupe un manche pour la 

hache, le modèle n'en est pas loin, puisqu'on l'a dans la main." 

^m ^ m^ ^ m^ ^- llf i'i m)- ^ A^^^ inviter, yang, 

quelqu'un comme entremetteur. 

I^P il Pk "i^ Lieou tche jan i. La sève, tche, du saule teint 
ses habits: il est reçu aux examens supérieurs. Li Kou ^ g pas 
sant sous un saule s'entendit interpeller en ces termes: "Moi, 
génie de cet arbre, je teindrai tes vêtements de sa sève ; mais aie 
bien soin de venir m'offrir en sacrifice des gâteaux de jujubes, 
quand au concours tu auras obtenu la robe verte des lauréats." 

^ m m -îiL, itn ^^ ^ # M ^, mn mm m m n- var. 



CLASSIF. 75. tJ;. 203 

j)^ t Soei lieou. Les saules que l'empereur Yang f^'r^, de 
la dynastie Soei, fit planter sur les bords d'un canal ouvert par 
lui jff t^. (H ^ Ig,). |J^- #P ^ 1$ les mille flocons des saules de 
Soei: le printemps. Var. /^ ^ 'M ^- i W ^ M- 

JAt t ^ Jli^î Pj Si lieou tche chen kong. Le pouvoir surna- 
turel de transporter, si, aux saules les abcès appartenait à Sié 
Pé-tsong |^ fQ ^. On voyait alors se développer sur le tronc 
désigné par ce magicien une excroissance qui suppurait et tuait 
l'arbre. 11 guérit ainsi Kong-suen T'ai '^ ^, ^. {M W- M W- 

^ ^ &{j :k 15' S^ â M ft Kin tchong wo lieou cheng 
tche, siang tchong han lai. Les bons présages, siang, se réunis- 
saient, Ichong, sur la dynastie Han, car, dans le palais, un saule 
renversé produisit des branches, après s'être relevé de lui-même. 
Sur les nouvelles feuilles les vers brodèrent ces mots: "Ping-ki, 
neveu de l'empereur, sera élevé au trône." '^ ^^ 'j]T^ ^ '^. ("Jl ^ 
35. ^T î^)- Ping-ki régna sous le nom de ^ ^. 

^'n wd ^ 3l t Tsing tsiè tsai ou lieou Tsing-tsié planta, 
tsai, cinq saules près de sa maison, s'appelant pour ce jH.tlPTfe'^- 
Tsing-tsié, nom posthume de T'ao Yuen-ming f^ ^^ ^ ou T'ao 
Ts'ien Yuen-liang |>|J ï^ 7C ^- r*ar &oùt de l'antiquité il aimait 
encore à se nommer ^ ^ _£ A- (§ ^ W- ^ W)- Quand il était 
sous-préfet de P'ang-tché, un délégué du préfet arriva chez lui. 
Ses subalternes l'avertirent qu'il devait s'habiller pour le recevoir. 
Mais Ts'ien de dire en gémissant. Comment me résoudre pour 
un traitement de cinq boisseaux de riz à courber l'échiné devant 
ce petit paysan. Le jour même il détacha le cordon auquel se 
suspendait son sceau et partit." ^ ;^ ^ ^ /^. ^ jb '^ ^ 3^, 

M >h ^> êa n 15? t? M i- (# #)• Compliment à un sous- 
préfet: ^ i% ^ 1fk JL ^% i. î^' Jouer de la précieuse guitare 
dans le tribunal de T'ao. ï§ |È 1^ t^- Trieurs de P'an et saules de 
T'ao. 



t i^ Lieou sié. Le saule suinte: le printemps, {i^ f^). 

5^ Bh ^ P^- Les fleurs brillent et sombres sont les saules : le 
printemps. (-^ ^ ^ f^)- 

1" ^ TC Lisou Tsong-yuen Tse-heou h^ j^ (773-819), poète 
de la dynastie T'ang, connu encore sous le nom de ^^-^P jl'î Lieou, 
gouverneur de Lieou-tcheou, ville où il fut envoyé en disgrâce pour 
avoir accusé Wang Chou-wen ï 7)^ ^. 



204 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

t IM L'isou yao. Hanches de saule c. à d. souples. Le poète 
Pé Kiu-i Ê ^ ^ chantait ainsi ses deux concubines. "Fan-sou 
a une bouche de cerise, et Siao-man des hanches de saule." jf.% \i]^ 
^ ^ tl^MW *l^ MM' L^ première excellait à chanter et l'autre 
à danser. 

f ^^ >^ Lieou siu ts'ai. Le talent de la jeune Sié Tao-wev. 
W^ ^ JIm. li^i faisait comparer la neige aux flocons, siu, du saule, 
(iik a^ ^ Ro)- Tao-wen est restée le type d'une femme de valeur. 
1^ M ffi. f^ ^ déguster, Ich'ouo, de temps en temps le thé avec 
son épouse. 

A^ ^l'X t ^ Ngeou toan lieou kien. La paire, ngeou, d'amis 
forgeait, loan, sous les saules. Il s'agit des deux intimes Hiang et 
Ki [p1 f^, c. à d. Hiang Sieou Tse-hi [p] ^ ^ â^ et Ki K'ang ^'>h 
^•mmm m)- Var. #P T Ix ^, «e Uvrer à l'alchimie. 

^ki" Wê »T P'<in lieou tseng hing. Cueillir, p'an, une branche 
de saule pour' l'offrir, tseng, au partant, telle était, sous les Han, 
la coutume entre amis. On se faisait la conduite jusqu'au pont 
de Pa ^ /j^, à l'est de Tch'ang-ngan ^ ^, ou l'on remettait au 
voyageur cette branche ^ ^^ ^ ^Ij. (H li M Bl)* "Dans la ville 
de Wei une pluie matinale humecte la poussière légère, et l'au- 
berge est toute verdoyante de la fraîche couleur du saule, Je 
vous exhorte seigneur, à vider encore une coupe de vin, car 
lorsque, à l'ouest, vous aurez passé la barrière Yang-koan, vous 
n'aurez plus votre vieil ami." fl J^ l^i}) M •■& Il M> ^ ^ W W 

^ Ê ff, i» :g M ^ - ^, fi, H m II ii M ï^ A- (3E Jl 

1^). Pa-kiao ^ îj^ pont de Pa; séparation des amis. 



^ 10 t "a ^ao kiun si lieou ing. Pour encourager les 
troupes du camp de Si-lieou, l'empereur ï^ 5C ^ s'y rendit, et à 
Ja vue de la discipline qui y régnait, fit l'éioge du général 
Tcheou Ya-fou /^ 5S ^- Une consigne sévère lui en interdit 
d'abord l'entrée, ce dont il ne se formalisa nullement. (hU'^I^I^ 
^). Var. i^\l '^ , ^]i M • WÊ Wi M' '<^^ mérites éminents du général 
Tcheou, compliment à un mandarin militaire. IPP ^ |^ ^ aigle 
volant au camp de Si-lieou sur les frontières, ché, des Hiong-nou, 
éloge d'un général. 

>7> t h yr v^ ^^^ lieou hia feu ing. Avoir part à l'ombrage 
du saule : demander protection à quelqu'un. 

'^^^ Jan han, imbiber d'encre son pinceau. 



CLASSIF. 



75. 7[;. 



205 



xH w ^ .0r Tche In ts'i loan. Phénix, loan, se reposant, ts'i, 
sur des arbustes épineux, Iche ki : personne occupant une position 

inférieure à celle quelle mérite. @ ^P, $$ ]^ 1^ K- Semer 

des ronces et des épines dans un bon champ: s'attirer des 
malheurs. 



tt 



t Bi '■ mL "JK Tchou die : siiai ngan. Tchou-che, censeur 



^ tiTi ^ rigide comme une colonne: siun-ngan, inspecteur 
provincial, appelé aussi ^% ^t. :k ^î. ^, f# f^- ^ B^ ^ '?* :k 
^, ^ ':^ ^ ^- Aujourd'hui il n'existe qu'un siun-ngan délégué 
par la cour pour recevoir le tribut à T'ien-fsin. "Quelle noble 
fierté, ngang-ts'ang, que celle du censeur inflexible aux habits 
brodés. Comme la gelée d'automne étalée sur la végétation est 
le juge à la coiffure de fer et au pinceau tout blanc." ^ <fe +;fe ^ 



H fn 



ù^mmm-{^ùm'^\^ m f#) 



i" f^ • T-T 3lH Tchou heou : h'o tao. Tchou-heou, derrière 
la colonne, titre employé sous les Han pour désigner une dignité 
analogue à celle du bureau des censeurs ^J^fJf, chargé du contrôle 
des six ministères, et du bureau préposé à la surveillance des 
quinze divisions de l'empire -{- 5 j^. 

t /P Tchou clie. Colonne à soubassement en pierre: appel- 
lation honorifique d'un grand mandarin, vrai soutien de l'état. (-^ 

J-ll. ^ t Àj* îp Choang kan teou tsieou. Avec un couple 
^Y\ d'oranges, kan, et une cruche de vin se promener au 
printemps. C'est ainsi muni que Tai Yong Tchong-jo ^^i\i^^, 
des T'ang "allait écouter le chant du loriot H, pour guérir, tchen- 
pien, son oreille grossière et mettre de la musique dans ses 
entrailles de poète." Ui |g ^ El ^' jft fô 5 i^ ïS' t# ^i M 
^- (S fllJ ^t là)- Mf^ pratiquer l'acuponcture. Var. ^ If ^ \^. 

^ iX I^" ^t Tche kiang ling tche han. Des oranges de 
Kiang-ling (Hou-pé) apparurent en un instant sur la table de l'em- 
pereur )^ W ^1 par la vertu magique de To7ig Yuen-sou |^ 7c 

m- (M m É)- Var. n.m ± it^ 

TP ^ Ml 'T^* Pé t'ai ou fou. La tour des cyprès, le bureau 
des corbeaux: le tribunal des censeurs. Allusion à la résidence 
du censeur Tchou Pouo '^ i^, des Ilan, qui était plantée de cyprès, 
sur lesquels les corbeaux venaient percher chaque soir jpjj -^ ,^. 
{'M ^)- Maintenant :^ ^, -^ }^ grand juge provincial ^ "gj. 
Var. là ^ /^ fi- fP -^ tÈ i^ ié î admirer la vaste, tsang, splen- 



2U6 ALLUSIONS LITTÉKAIRES. 

cleur, t.'^ai. du juge. 13 îf- ^ M ^ ^depuis longtemps tous font 
l'éloge du juge, ^(i /f^ f|^ J;^ li? j^ig^ couvre de sa protection. 
Autres lotiiiules de compliment à l'adresse de ce magistrat, if^ }^ 
m ïrf • ^ Hi M M^ S ^'J là ffiî M M "" gi-and juge intègre. g|l 
Ajî ?!l ta li' ilî incessamment on vous verra, tch'an, nommé grand 
juge, ou cueillir, nien, la fougère, wei, c. à d. élevé à la dignité de 
grand trésorier, jg ^\î ^ ^ ^ ^t =^u 'oi'^ resplendissent les verts, 
ts'oei, cyprès: grand juge d'une vertu éclatante. 

Tp- t /J M^ Tchong kan fang lai. Planter des cyprès à 
l'exemple du duc Lai: gagner l'affection de ses administrés com- 
me ce mandarin, nommé K'eou Tchoen P'ing-tchong ^ tp ^ jiji, 
des Song. Dans son tribunal de [^ ^ (Fioa-pé) il avait planté 
deux cyprès, comparés par le peuple au -^ '^ sorbier, kan-t'ang, 
sous lequel se reposa jadis le duc Cliao ^ ^. (jj^ ^). 

t "^ Kan tsieou. Vin dans lequel ont trempé des feuilles de 
cyprès et bu au premier de l'an pour écarter tout maléfice, (zjs;!^). 
iè (S ?vH 4* ^h ^ i^- Chinois et étrangers se réjouissent^ se 
félicitent à la nouvelle année. /|â^S^^^^Î@-^^tt^ 
fleurs de poivrier, tsiao, et vin aux feuilles de cyprès. ^ f^ ^ ^ 
une coupe de vin verdâtre parce qu'on y a fait macérer des feuilles 
de cyprès. ::^ '[||f f^ fQ rougir de n'avoir pas le talent d'ofïrir 
comme compliment du premier de l'an du vin de cyprès. JE _H ^ 

m M, ^ ^^^^U^:^mi^B^^Wi^mm^- "Le premier 
de l'an la liqueur chassant tout mal, à la nouvelle année la coupe 
de longue vie. A cette époque viennent les souhaits du vin de 
cyprès el des fleurs de poivrier, qui elles aussi ont la vertu de 
préserver des malheurs." {]^ fg |^). 

t ^ W^ Kan liang t'ai. La tour en poutres de cyprès cons- 
truite p;ir l'empereur i^ fÇ iff" dans la palais ^ ^ g. A son 
sommet se dressait une colonne en cuivre, surmontée d'un génie, 
dont la main tenait un vase destiné à recueillir la rosée ^ ^. 
Avant de boire ce précieux liquide on y mêlait de la poussière de 
jade. (-^ ^ ^ lË i^). Par allusion à ce fait, dans la description 
de la rosée viennent les expressions: ;|^ ^ poutres de cyprès, ^ 
;^ colonne de cuivre, ^ ^ tige d'or, :^ H ^ plateau pour re- 
cevoir la rosée, jilj A ^ main de génie. 

t rj 1^' ^ ^ 'Ij^ Pé-tcheou ts'ao, ping siué sin. La réso- 
lution, ts'ao, de l'ode Pé-tcheou (|f /||^ JH,), où une femme jure de 
rester fidèle à son premier mari, la volonté de se garder pure 
comme la giace et la neige: veuve décidée à ne pas se remarier. 
"Glace et neige sont le cœur et le foie, kan, de ton épouse, et si 
mort, lu revenais à la vie, je m'ouvrirais le sein pour te le montrer, 



CLAssiF. 75. Tf;. 207 

cher époux." ^^^ S :IS ^ ft >6 W, ^ ^ il ^ ^' p!) H K A 

W- ("Ér lî) M ^S- ^^^- ^â èïi M lîî constante comme le cyprès 
et pure comme la gelée. 



4-4* ^ ^ tB t Che jouo ts'oei k'ou. Le pouvoir comme 

>]*P de briser, ts'oei, un bois sec, k'ou: vaincre, triompher 

facilement. '-Tailler, tsien, dans le métal et la pierre est une 

œuvre difficile, mais casser du bois sec et pourri est un travail 

aisé." m ^ ^ ^ M M 7Ji^ M ^ ^ ^- ^ f^ :^^ ■ iM -#)• Var. 

^ ■;^ Li lou, se suivant sans interruption, affaires nombreu- 
ses et accablantes. HH li lou, bruit continu du char en marche. 

m u ^)- Var. it m- m %.mu^n fé. m ^. je ^^ m ii. 
@ B- m it- .« M. m m. \t #• it «^ ^ ^i- ^> ^l m m^ <i> 



^'^^ ^ Hoan Che-h'ien, des Tsin orientaux, surnommé la 
^ à sa naissance, dans la persuasion qu'il ferait mentir son 
mauvais horoscope. Le simple nom de ce terrible général mettait 
en fuite les démons et guérissait de la fièvre ?iO ^ j^ ^, ^ ;^ 



t fe ÏI^ lt Hoan hoan ou che. Un valeureux, hoan hoan, 
officier, comparable au tigre et à l'ours JSi ^ iW il- (tt^ '■\k #)• 



të 



^ j^ Kl kao, machine à puiser de l'eau, consistant en une 
pièce de bois, dont l'extrémité opposée au seau est chargée d'une 

pierre. ;?; ^ ^ f^ #. ?l ± i'-' W^ ^ ^t R'J fH- 'M T X M)- 
Tse-kong ^ ;^ ou Teng Si % ^ en serait 1 inventeur. Quelque- 
fois on traduit Ki kao par noria ^ :^. 

fff ft M iH Hang yang yu joen. La pluie trempe les ins- 
truments de supplice, hang yang, entraves et cangue : le peuple est 
si bon que pas le moindre délit à punir, aussi ces instruments 
inutiles dorment-ils dans la cour du tribunal. Var. |ff fjr |^ ^[. 
Compliment à un magistrat. 

^ j^ Tche kou, pièce de bois avec des trous pour y insérer 
les pieds et les mains d'un condamné : entraves, menottes. {J^ iî| 

irifh ^ t # ^: ÎÊ ftB M hI Cheou, tchou tai Vou: pao 

^/^ tchouo ou neng. Surveiller l'aibre Ichou dans l'attente 

d'un lièvre: qui s'entête dans sa sottise, tchouo, n'est capable de 

rien. "Un homme de Song labourait un champ, où se trouvait 



208 



ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 




un arbre, contre lequel un lièvre vint en courant se rompre le cou 
et mourir. Du coup il abandonna sa charrue pour monter la 
garde près de cet arbre, espérant un autre lièvre. Ses compatriotes 
se moquèrent simplement de lui." ^ A ^i f^j" ^, ffl 4* ^ # ^» 

M m m ^, rr fi ïïn 5E, B p if ^'- **, M un^^^mA 

PJi ^. m ^)- Var. ;^|e ^, ^ ^ M ^g. 

TiM' lïl w Tchou lien: hoa hao. Punir ensemble: adjoin- 
dre à l'accusation. ;f|^ ou |^ envelopper dans un même châtiment 
le principal coupable et d'autres qui lui tiennent de près. Branches 
et feuilles suivent le tronc d'arbre ^ dans sa chute. 

"^ flll t P'an sien koei. Cueillir, p'an, l'osmanthe, koei, 
des immortels : réussir à la licence. — /}i" llD ^:l EL ^ 
^- (^ là)- ^^^'- \È. ^ ^ yk losmanlhe embaume le palais de la 
lune: être reçu licencié ^^ f/f "^ fe #• (^ W)- Var. |É 'M^ ~" 

vC -n 't* -^ t ^^ yuè tchong tcho koei. Couper, fa, l'osman- 
the qui pousse dans la lune, supplice infligé à Ou Kang ^ U 
pour avoir négligé certaines prescriptions à suivre nécessairement, 
quand on veut prendre rang parmi les immortels. Chaque entaille 
faite par la hache au tronc de i'urbre se répare d'elle-même, de 
sorte que le travail est toujours à recommencer. (^ (^ ^f| ^). 

^Ç K 31 t Teou che ou koei. Les cinq osmanthes de la 
famille Teou • les cinq frères I ^, Yen j^, K'an f£, Tcheng \^ et 
Hi (g, célèbres lettrés de la dynastie Song. (^ éi ^ M f^)- ^" 
les appelait encore les cinq dragons 31 ni- 

T j" -MVH ^ Koei Ise lien fang. Les Heurs de l'osmanthe 

unissent leur arôme: des fils et des frères distingués. 1^ ^^V". 

Boutons, joei, d'osmanthe disent le milieu de l'automne. 

^^ /P t TO ^ ■^l'-'i l'tg^n siang Ichoang. L'écuelle, ngan, à 
;7'|^ la hauteur des sourcils par estime, Ichoang, réciproque: 
l'harmonie conjugale. A 30 ans, Mong Koang :È 7^, de ^ |^ 
(Chen-si), n'était pas encore mariée, car elle attendait les pro- 
positions du vertueux Liang Hong Pé-loan ^ f^j fjQ ^. son 
compatriote. Heureuse enfin d'avoir été ogréée par lui, elle le 
suivit au pays de Ou, où tous deux tiiirèrent au service de A'ao 
Pè-l'ong 41 fÔ M- l^li-is tard ils se retiièrent sur le mont ^' (J^ ^jj. 
On remarqua que Mong Koang, comme signe de respect, élevait 
la tasse à la hauteur de ses yeux;^^. ^jQ, avant de la présenter 
à son mari. Celte IVmnie, dont les qualités rachetaient la laideur, 
s'appelle encore (;g || (^ ii ^ i^ j5 ^)- ^ ou \^ ancienne 
forme de )i^ écuelle. Var. ^ È. ft ^ '^^ J, ^ |î| ^ ^. 



CLAssiF. 75. tJc. 209 




Ngan iou, actes d'accusation au tribunal. ^ ^ ?^ '^ 
de rares procès. 

.it :©ï M* ^ ^ ^ ^ Sd.ng yu mou king : lao hing 
ou touo. Aspect de soleil couchant à la cime des mû- 
riers et des ormes: déclin de l'âge. "Quand le soleil se couche à 
l'horizon, il parait au sommet des arbres, ce qui se dit song yu." 

B mm^ M ^m 1^^ m ^ M m- m î^ ^)- var. ^ ^t, ^ 

a fr ^> B ^Œ # #• ^ 5Ê fi ^i- 

^ m T W^ Torig (/h sang yii. Retrouver le soir ce qui a été 
perdu le matin ^ ^ ^ ^j l!^ J^ ^ ^f^, '■ rétablir une affaire 
désespérée. Dans une lettre l'empereur 1^ :)fe jt; '^ félicitait ainsi 
le général Fong / ;B| S, vainqueur des bandes de Fan Tchong ^ 
^. " Que les rebelles aux sourcils peints en rouge aient été complè- 
tement défaits, c'est grâce aux fatigues de vos officiers et soldats. 
Bien qu'au début vous ayez replié vos ailes à Hoei-k'i, sur la fin 
vous avez réussi à prendre votre essor à Meng-tche. C'est bien 
là ressaisir le soir l'objet égaré le matin." ff f^ ^ Zp, ^t "^ ^ 

'B--k^mmmm '^, m tê ir m >m m, pf ii, ^ ± ^ m, 

l^^^i^- Fong avait pris à Meng-tche la revanche de sa défaite 
de Hoei-k'i. [^ M^ % ^ W)- "L'est du mont Heng est le 
point du soleil levant." %^^ ^ M Wi ^ ■ ^M Wl T)- Voir plus 
haut l'explication de ^ ^. 

/Ç* t ^ K'ong sang tse. Le fils du mûrier creux: le bonze, 
qui du fait de sa vocation n'a plus ni père ni mère, et ressemble 
au ministre / In -f^ ^, dont la mère fut métamorphosée en mû- 
rier, à l'époque où elle le portait dans son sein, (g J^^^)- Var. 
^ P'j samana^ religieux bouddhiste. 

yj> ;p^ H^ t Pou wei siang sang. "Vous n'avez point à 
craindre le mûrier de mauvais augure, si vous pratiquez la vertu," 
dit le ministre / Tche ^ llip à l'empereur [^ :ic /Jci effrayé par la 
croissance subite de cet arbre dans le palais. De fait il se dessé- 
cha au bout de trois jours. (^ 



t 4»^ Sang tse. Mûriers sang et catalpas tse: pays natal, 
voisinage. "Certainement je respecterai les mûriers et les catal- 
pas" plantés par mon père. f:| ^- ^ 1^, *È^ ^ SlC Jfc- (If 'J^ ^)' 
Var. ;t? M- ro SE ^ i$ P^'x entre voisins. 



t p ^1^ 7»|e .!|)!| Sang yeou iche hiun. Sous le mûrier il y a 
une faisane, tche, apprivoisée, hiun: un excellent magistrat. Le 
district de r\ ^, administré par le vertueux Lou Kong Tchong- 

14 



210 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

k'ang ^ ^ /(t{j J^, avait été préservé des sauterelles. Pendant 
que l'officier envoyé par Yuen Ngan % ^, gouverneur de f^ fg, 
pour vérifier le fait, causait avec Lou à l'ombre d'un mûrier, une 
faisane s'approcha. Il pria un enfant de s'en saisir, mais celui-ci 
refusa d'y toucher, sous prétexte que c'était l'époque de la ponte. 
Sur quoi le délégué de dire: "Un premier prodige, c'est que les 
sauterelles n'aient pas envahi le pays : un second, que l'amélioration 
s'étende aux oiseaux et autres bétes ; et un troisième, que les 
garçons possèdent un bon cœur." ^ ^ ^G J^ jtb — ' ^ -lii' 'ffc ^ 

.i à Jtb n ^^ -HL, ' '/ ^ ^ f:i '6 lit H ^ -tlL (# il « '^ ^ 



t ^ ^ -j^ J^ >è SL '^^"fi' "^^^ ^'^^'^ ^^^^ '*°^^ ^"^fi' '^^"• 

Sang Wei-han en commandant tche hoei apaisa la révolte. Ce 
général des Tsin postérieurs (9.36-747) n'était effrayé que par sa 
propre laideur. 



14» 




K ^ 3^ Sang tchong t'an kin hoan. Le petit Yang 
Hou Chou-tse ^jjii^îM'? trouva un bracelet, hoan, d'or parmi les 
mûriers, ce qui fit croire qu'il était une incarnation d'un enfant 
décédé de la famille Li, qui avait jadis perdu ce bijou. Yang prêta 
son concours au fondateur de la dynastie Tsin. (^ ^). 



JtU Zl t ^ _Z1 "it ^ <"ul t'ao cita san che. Avec deux 
pêches causer la mort de trois officiers. Kong-suen Tsié 
^ M ^^ T'ien K'ai-kiang {g §| ^^ et Kou Yè-tse -jfcf \^ ^, trois 
bravi au service de King, duc de Ts'i ^ :^ •S'' manquèrent 
un jour de se lever sur le passage du ministre Yen-lse ^ ^. 
Pour se venger de cette impolitesse, celui-ci résolut de s'en dé- 
barrasser de la façon suivante. Il conseilla au duc de donner 
deux pêches à celui d'entre eux qui pourrait se vanter du plus 
grand exploit, "Elles sont à moi, dit Tsié, car une fois j'ai 
capturé, poito, un sanglier, hien, et une autre fois une tigresse allai- 
tant — ^1 ^M -Pî^ ^ fL^-" "Je les réclame, répliqua T'ien, pour 
avoir avec mes seules armes mis une armée entière en déroute^ 
et ^ M §D H ?•" "Seul j'ai le droit de les manger, s'écria 
Kou. En effet, comme au passage du Fleuve Jaune, une. tortue, 
yuen, qui venait de happer le cheval attelé, ts'an, à gauche, s'était 
précipitée dans le courant extrêmement rapide de l'ile Ti-tchou, je 
réussis à la saisir et à la tuer ^ f|j ^ ,^-, JÎA A Til£ tt ^ ^' t# 
^ ÎÎQ ^ _;^." Ce trait d'audace méritait les deux pêches, aussi 
Tsié et T'ien les lui cédèrent-ils, mais s'égorgèrent à l'instant, de 
honte d'avoir trouvé leur maître. Quant à Kou, qui s'accusait 
d'être par sa vantardise l'auteur de leur mort, il voulut sur-le- 
champ imiter leur exemple. (^ ^ ^ j^). 



CLASSIF. 75. ^. 211 

'f ^ '^ g", T* W ^ ^ T'ao H pou yen, liia tse tch'eng 
hi. Le pêcher et le prunier sont muets, et sous eux cependant se 
fait naturellement un sentier, hi, car ils attirent par leur fleurs et 
leurs fruits. Éloge du général Li Koang ^^, des Han^ qui, bien 
que ne sachant pas parler, gagna par ses vertus l'estime univer- 
selle. (^ Ig, ^ tI^ !^ f$). Ainsi le bon mandarin n'a pas besoin 
de proclamations pour diriger à la perfection son peuple "^ :|^^ ^ 

;è *ï a" • 

j^ ^ t Pj^ ^ / yu t'ao tan kiun. Donner un reste de pêche 
H manger, tan, à son prince. Ainsi fit Mi tse-hia ^ ^ ïg, un 
jour qu'il se promenait au jardin avec Ling, duc de Wei||j^^, 
dont il était le favori. Plus tard, offensé par son courtisan, le duc 
disait: "Jadis il ne m'offrit qu'une moitié de pêche, donc, en ne 
m'aimant i^lus aujourd'hui, sa conduite à mon égard n'a pas 
changé." è t Pj^ ^ J^ 1^ t^B, i^t ^ ^ ± ^f * ^ Jï^ f; 4, 

3E "^ ^ t 1<X Wt ^ w ^Vsmg mou p'an t'ao i tchou mou 
cheou. Le pêcher tortu, p'an, de la fée Wa7ig-mou sert à souhaiter 
longue vie à la mère, car il ne fleurit et port? des fruits que tous 
les trois mille ans. (|l£ ^, '^ |É(i ]^ ^)- Cette Si-wang-mou "g 
3g -^i précédée et annoncée par son messager le phénix, loan, bleu 
^ ^, vint apporter à l'empereur i[^ ]K^ '^ sept pêches cueillies 
sur l'arbre merveilleux. Elle en mangea deux et offrit les autres 
au monarque, qui manifesta l'intention d'en semer les noyaux, mais 
elle lui déclara qu'ici-bas ils ne pourraient germer. En même 
temps elle accusa Tong-fang Chouo ^ ^ ^, assis à côté de Ou- 
ti, de lui avoir volé trois pêches déjà mûres. Le larcin imputé à 
Chouo est cité dans les deux inscriptions parallèles suivantes, 
dont l'auteur tremble pour ses arbres fruitiers. " Deux saules 
poussent seulement devant ma maison, et mon bien est inférieur 
de moitié à celui de T'ao Ts'ien, qui en possédait cinq (cf. 3£ ||P 
■^ ^). Sur mes deux pêches je ferme la porte à clef, car 
d'aucuns méditimt le vol de trois fruits commis par Fang Chouo." 

z: m 'Ê f^^ ^ n m m m t ^^ m m m p^ A m M :^ m 

t H. 

■frj' T'ao fou. Amulettes en bois de pêcher suspendues à 
l'entrée de la maison et renouvelées le premier jour de l'an. Sur 
le mont ^ ^ |Jj existe un pêcher où perche un coq, qui annonce 
de ses chants le lever de soleil, tandis qu'au pied de cet arbre 
veille le génie Yu'lei ^ ^,- prêt à saisir tous les esprits malfai- 
sants. (U l>^ î^). Tous par du nouveau pêcher remplacent les 
anciens charmes: c'est la nouvelle année. |§i ^ 1^ ^k ^ 'M ^' 



212 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

T ^ '^QE "^ r j T'ao li tsai kong men. Chez vous poussent 
pêchers et pruniers: vos élèves sont nombreux et distingués. 
Le mot s'appliquait à Ti Jen-kié ^^ A ^^ minisire de 
l'impératrice J^ f^, qui avait su proposer pour les charges des 
hommes de valeur, devenus ainsi comme ses disciples. (/^^). A 
ces arbres utiles on oppose le chardon tsi-li ^ ^ im|n-opre à 
quoi que ce soil. (j^ ^ ^\> f^). Dans un compliment à l'examina- 
teur provincial on lira les expressions: 't'^l: ^ ^ ^ ^ P^, Ut f^ 
7I0 ^ '0c ^- "La nouvelle liste des docteurs a remué Tch'ung-nijan, 
et par tous les sentiers on accourt à cheval la voir. En un jour 
ton nom lait le tour de l'empire, car ces brillants élèves (les 
lauréats) qui remplissent la ville sont tiens, vice-président du tri- 
bunal des rites." ^ fg 1^ ^ % ^ '1k; Il ^ K K ^ Wj #, - 

examen du doctorat ^ "g^. 

T y^ T'iio yao. Gracieux pêcher : époque du mariage. 
"Charmants sont les pêchers et éclatantes leur fleurs. Cette 
jeune fille qui se marie conviendra à sa nouvelle famille." j^ ^ 

^ ^, 'X^ 'X^ n m, Z ^ "f m^ *Ë. ^ 'M ^- T'ao yao, titre de 
la 6« ode du |f j^ |^. 

t iM ^ Tv T'ao kiang II tai. Si le pêcher se dessèche le 
prunier le remplace: mettre quelqu'un à la place d'un autre. (|^ 
M M % M)- M ^^^^'J> gisant, raide ^g. 

T ^ liK '^ ^ hR ï^'ao yé niu hong p'ou yen. L'œil de la 
fille T'ao-yé, concubine de Wang Hien-tche J ^ ;^, lançait sa 
flamme de côté. ("^ 't* ^ 1^)- ^ pou, éclat du regard. 

1^1 ""* ^ J 'A^ I hia t'ong mou. Toute une famille d'arbres 
|"J à huile, t'ong : des frères distingués comme les huit fils de 
Han I ^{^, des Sang, qui tous devinrent ministres. Comme leur 
résidence était plantée de cette essence, on les connaissait sous le 




t T-siao t'ong, nom de la guitare de Ts'ai Yong ^ ^ 
Cet artiste entendant chanter dans le feu un morceau d'arbre à 
huile qu'on y avait jeté, s'en fabriqua un instrument d'une 
sonorité remarquable, dit encore ^ ^ ^, parce qu'il gardait 
des traces de son passage par les flammes, (^i^^). j^, tsiao, 
roussi. Var. U ^^ ^. W- 

^ 1" ^ ^ Tsien t'ong fong ti. Couper, tsie^i, un morceau 
d'arbre à huile pour conférer un fief à son frère cadet, plaisanterie 
que se permit l'empereur ^ 3E avec T'ang Chou-yu ^ ;J^ ^. 



' CLASSIF. 75. y(^. 213 

Mais Tcheou-kong J§] ^, apprenant la chose, exigea que le fief tut 
réellement donne, sous prétexte qu'il ne convenait pas de jouer 
avec des questions si graves, (g J^ ^ '):j^). Une branche d'arbre 
à huile tenait lieu de ^ koei, tablette otricielle, dans l'antiquité. 

^■^-C t Lou t'iao. Six points de justice criminelle sur 
lesquels on doit faire une enquête. (^ '^. ^). Dans le 
passage d'où est tirée cette expression, il est question d'un magis- 
trat analogue au préfet de 2*^*^ classe actuel, aussi comme compli- 
ment on lui écrira: ^ y^ |^ Jîl p^ ^• 

/v fPa riao. Huit choses à rechercher dans l'administration. 
B 5 #J '-Ë M fê^. A fh H ^ ïp. "Sur cinq points examiner 
les mœurs du peuple, et sur huit autres interroger, écouter les 
employés de l'administration." (^ ^). /V ■jj^ équivaut à /V f|*. 
Var. ^ S ^)1lt iîl m M. suivant cinq détails étudier la conduite 
populaire. 

^^ ^ t [Aj |g[ Fang hiao ts'ieou fong. Lâcher le hibou, 
[lyp^-^ ]iiao, et mettre en cage, ts,'ieou, le phénix, fong: ne point 
avoir égard aux talents ni aux mérites dans la distribution des 
charges. (^ g| %). 

^h -t ^ dr I^îan^ chang kiiin tse. Le monsieur sur la 
y^ poutre: un voleur. En un temps de disette, un individu 
entra la nuit par le toit dans la maison de Tch'en Che ^ ^. 
Dès que celui-ci l'aperçut, il réveilla ses fils et petits-fils et leur 
parla en ces termes: "Chacun doit se maîtriser, car le méchant 
ne l'est pas originellement, mais acquiert cette nature par l'habi- 
tude, comme c'est le cas du monsieur là-haut." ^fe A '^ W ^ & 

m^ r> ^ ^ A ^ ^^> :^ m^ "M i^:). m )f^^ m ^ niit m ± :s 

^ ^ -^ ^ Aussitôt le pauvre hère effrayé de descendre de sa 
poutre et de se jeter aux pieds de Tch'en, qui lui dit: "Monsieur 
n'a pas l'air mauvais, c'est la misère qui l'a conduit là." |§ :§■ jf^ 
^^fn^>^-'^é^®- Pi^is il lui fit cadeau de deux pièces 
de soie. A la nouvelle de ce fait les vols cessèrent dans le pays. 



s 



fêtjêSMft^'B'^nSl^ Jao lia.ng ngo yun ijuen 
che ko in tche liao liang. S'enrouler, jao^ autour des poutres et 
arrêter, ngo, les nuages signifie en principe sonorité, hao liang, d'un 
chant. Sié T'an ^ =|p, élève du musicien Ts'in Ts'ing ^ ^, 
résolut de le quitter sous prétexte que son art n'avait plus désor- 
mais de secret pour lui. Le maître lui fit donc la conduite et 
avant de s'en séparer entonna une mélopée dolente, dont l'air 
vibrant secoua les arbres et immobilisa les nuages ^ ^ ^ /fc UÉI 



214 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

•j^ ff ^. Sic comprit alors qu'il lui restait encore à apprendre, 
aussi résolut il de s'attacher pour toujours à un tel artiste. 
"Jadis, lui disait Ts'in a co propos, la jeune Ihin Nijo gagnant à 
l'est le pays de Tsi, n'avait pas de quoi manger, quand elle passa 
à Yong-men, où elle vendit sa voix pour vivre. A son départ 
l'écho de ses chants résonna encore trois jours dans la charpente 
de la maison, qui l'avait entendue." ^ |/^ %^ W. ^ ^ M. ^^ M 

m ?^ m m n â^ m^mn%^mmmBu:r^ ig. m ^)- 

^\t t -^ ^ T'iao liang tche tchoang. Semblables aux ani- 
maux sauvages bondissant d'une poutre à l'autre: soldats ou 
voleurs agiles. (^ ^). ^ ^ pénétrer la nuit dans les maisons 
pour y voler. 

t ^ ^ jw] ^ ^ Liang kong fan Tcheou wei T'ang. Le 
duc de Liang changea Tcheou en T'ang, c. h. d. rétablit la dynastie 
T'ang à laquelle l'impératrice J^ ^ avait prétendu substituer une 
dynastie Tcheou, dont elle était la fondatrice. Ti Jen-kié ^ A f^> 
ministre de cette impératrice, en avait été comblé de faveurs. 
Créé par elle duc de Liang^ il en reçut une robe couleur pourpre, 
une ceinture en écaille de tortue, avec douze caractères d'or 
tracés par elle pour honorer sa fidélité, et la première place de 

l'empire jl^ ^ I^S II ^"^, g 1^ # ^ + ^ ^^i tl^ ^ >Ê-, mM - 
^. Cela ne l'empêcha pas de la renverser du trône et d'y appeler 
l'héritier légitime, le prince ^ (^ ^. 

t VM T^ f^ "^ ^ Liang Tchang kiao tse kiai yong. Dans 
les i'amilles Liang et Tchang. le père et le fils furent également 
illustres. Liancj I ^ -^ et Kou jg, son fils, Tchang K'iu-hoa ^M 
^ ^ et Clie-té Èji f^, son fils, obtinrent la première place ^ yc 
au doctorat. Le même succès est relaté de Ngan Té-yu ^ f^ t^ 
et de son lils Cheou-liang «^ ^. Cf. ^ |$. 

t à.| â lit ^ M^ ^ Liang hong i fou yao H p'ang. Liang 
Hong se devait enterrer, fou, h côté de Fao Li ; aussi, à sa mort, 
son maître Kao Pé-t'ong ^ fé M fit-il des démarches pour lui 
obtenir cette place. {^ M ^ M ^ W)- Liang, mari de la vertu- 
euse Mong Koang ^ ^. Yao, patriote qui poignarda K'ing Ki ^ 
a^, fils de ^ '^, roi de Ou. 



tiii* 



fy^ ^j] \ Mi^ Tchou Kié wei nio. Aider Kié à agir cruel- 
;>*tC lement, nio: favoriser la méchanceté de quelqu'un. (^ 

%t B0 m n m. 

Qt^jjî^ïln^^^ Siué mé tcha fang eul met 

jen lai. A la subite, tcha, floraison blanche comme neige 

du prunier, mei, une jolie femme apparut à Tchao Che'hiong **' 




CLASSIF. 



75. Tfc. 



215 



^, des Soei, endormi sous l'arbre au mont j^J^ llj. Elle lui dit 
être la nymphe chargée de faire épanouir les pruniers. (|| |^ ^). 

W m ®^ nk Cheou yang ngo mei tchoang'. Sur le front, 
ngo, de la princesse Cheou-yang, fille de ^ ^ ^, il y avait un 
ornement, ichoang, en fleur de prunier. Elle reposait devant le 
palais -^:^^, quand cette fleur lui tomba sur le visage, y adhé- 
rant si fortement, qu'il fut impossible de Ten arracher. Cette 
légende donne l'origine du bijou appelé ^ :^ ^%. (^ ^ |g,). 

]=^ t Piao mei: l'âge de se marier est passé. \% ^ ^^, Jt 
^ -b /^....^ ^ H ^- "Les prunes tombent piao, il n'en 
reste plus que sept..., que trois," soupire la femme, qui voit 
ses charmes s'évanouir peu à peu, sans rencontrer de prétendant. 

(If S ^)- var. m m- 

iJX t jM '^ H^ Tche mei fong i che. Cueillir, tche, une bran- 
che de prunier à la rencontre du courrier, i che, et la lui confier 
pour qu'il la remette à un ami éloigné. Lou Kai |î^ |j[ envoyait 
ce couplet à Fan Yé ^ flÉ, qui résidait à Tch'ang-ngan. "J'ai 
coupé une branche de prunier, que j'envoie par la poste au premier 
personnage de Long (Chen-si). Comme il n'y a pas d'autre nouvelle 
au Kiang~nan, je t'offre en attendant une ramée de printemps." 

tjT # ^ .^ ^, w n M A, tc 1^ M ^ij m, ®i! it - ^ m- 

{^> ^ fÂ)' ^^^'- ^ li- La lettre de l'ami est arrivée la première 
^ W '^ Wa' Grâce à la lettre d'un ami j'ai le cœur dilaté ^^^ i^ 
^ î^ ^ i'!t- Fleur de prunier sur la route de la poste ^ ^ i^ 
^ : une missive affectueuse. 



^ t Yen mei. Sel et prune: ministre d'étal. L'empereur dit 
à Fou Yué f^l^: "Comme au passage d'un-grand fleuve tu seras 
ma barque et ma rame, comme à une époque de sécheresse tu 
seras une pluie douce, comme dans le composition d'une sauce tu 
seras le sel et la prune acide." ^ '0 ^ )\\^ J^ ik i^ ^ xi^ ^ 

m ±^.m'ài^mm^^ i^ %i n, w m m- m m ^)- var. 

i^ M ^ M ^ ^^^ c'est l'heureux présage de la prune, qui par 
son goût acide remi>laçait jadis le vinaigre requis pour une sauce: 
le magistrat deviendra ministre. Ce souhait s'adresse au mandarin 
quand fleurit le prunier. ^ '[^ ^ ^ ^ PI .^ #> "^ Point céder 
en qualités à un ministre: compliment au préposé à la gabelle, 
qui serait capable d'occuper la première charge de l'empire. ^[^ 
^P H M B^ iffl' ^1 deviendra ministre, lilt. préparera la sauce 
dans la grande marmite. ^ ^ Wc W\ m ii ^M^ l'époque de la flo- 
raison du prunier, la première de l'année, est l'annonce anticipée 
du poste de ministre : souhait du premier de l'an à un haut manda- 
rin. ^^ temps propre à chaque fleur: il y en a 24 dans l'année. 



216 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

i" ^ M 7C Mei ngo tch'eng yuen. Le calice, ngo, du prunier 
annonce le début de l'année. On trouve aussi le nom de la 
nymphe Ngo-îou ^ ^, qui habite le mont jl ^^ \\\, comme 

allusion à cette fleur printanière. {f'^^à^y^^^ |f )• ^ 

^. Le prunier en fleurs sourit à la nouvelle année, {i^ "^ |^). 
1# 5£ ïÉ I^ M ^ ^» le prunier offre ses sourires près de l'esca- 
lier précieux • voici le printemps. >|^ |?i^- Les pruniers du 

pavillon excitent la verve poétique. [^ "^ f^). 



^r^ ^ Y^ Ou yr lo. Les feuilles de l'eleococca, ou, tombent, 
marquant chaque mois par la chute de l'une d'elles. Au cas d'une 
année à lune intercalaire, l'arlire compte une feuille de plus. (J 

Xy^ tK t i^fc Choei souo hoa, La fleur navette, souo, de l'eau: 
t:^ le poisson, ainsi appelé par les bonzes, qui, de plus, 

donnent au vin le nom de ^ ^ ^, et à la poule celui de ^ (^) 

il ^ légume perçant les haies. (^ jj^ J^, /^c). 



i" <^ïïi Souo tche. Courir comme la navette: rapidité avec 
laquelle passe le temps. ^ ^ — M 1^- (P Jâ \L ®)- 



i 



Ij S j ^ Li yuen tse ti. Les jeunes gens du jardin 
V des poiriers, li : les comédiens. Là, lempereur J^^f]^ 



exerçait au chant sa bande composée de plusieurs centaines 
d'hommes et de femmes. (^ W ^ î^ ïê)- 

^ t iK ^ Kiao li houo tsao. Compote de poires et de jujubes, 
fsao^ de feu, vin de jade et sirop d'or, sont des médecines produi- 
sant le vol des immortels. 3i g| ^ ^ ^Ib M ^ M -îlL- ^^ 

fée ^ ^ ^ A. fille de !§■ ï #,"le déclarait à Iliu Mou f(- ^^, 
des Tsin, retiré dans la grotte ^ |^ ^[nj. (jfi^ filj j^). 

'[ Kan t'ang. Cormier: mandarin excellent. Le duc 
Chao ^ ^, en mission dans les régions du sud, pour y 
faire pénétrer l'influence civilisatrice du gouvernement de U'e)ï- 
wang ^ ££, s'assit un jour sous un arbre de celte espèce, et le 
peuple reconnaissant défendit désormais d'y toucher "Ce l^an- 
t'ang à la ramure touffue, pifei, ne le taillez pas, ne le coupez pas. 
car il a abrité, p'o, Chao-pé.r 1$ ^ -y- ^*, ^ 1 ^ fii, ^, fû ÏÏS 
^- (n^ 'S 1^)- Kan-t'ang est devenu un lieu commun dans les 
compliments au magistrat. ;X f£ ^ M depuis longtemps j'habite 
le pays de votre bienfaisante juridiction. ^ H ^ /3c l'ombrage 
est épais dans la bonne sous-préfecture. ^ ff W H "J'^e sous- 
préfecture bien administrée. ^ ^ '^ %, les bienfaits coulent 




CLAssiF. 75. ;^. 217 

dans... ^ -ê" ^ "H* l'ftbri du cormier conserve une douceur. -^ 
^ Wi M ^ -t W ^6 mandarin est si bon que le peuple lui grave 
une stèle, où son affection est célébrée. \Vf % M "^ 'M ii Wi Mi 
on entend le chant harmonieux de l'ode Dru pousse le millet, fan 
chou, qui chante encore Chao-pé ^g fg, ainsi que l'ode Cormier. 
^ ;fg -y- ^ les bienfaits inondent la sous-préfecture. fJi^'^M 
de nouveau il plante des cormiers ombreux. ^ ^ #^ ^ le peuple 
chante l'ombre du cormier. ^ ^ ^ ^ le nouvel ombrage du 
cormier de Chao. ^ # ^ ^ le cou tendu vers le mandarin bien- 
veillant. '^ "^ ^ M ^" tribunal dispenser la bonté, juger avec 
bienveillance. ,g[ £'l^ ^ répandre ses faveurs dans la campagne 
qu'ombrage, /'e;, le cormier. 

i^ ^ Tong linng. La poutre faîtière, long: le soutien du 
royaume. (^ -|^ ^). "Je choisis moi-même l'ensemble de mes 
matériaux, dont les grands sont les maîtresses poutres, et les 
petits les solives, ts'oei, et les chevrons, ftiao." Jî^ H ^ ^ #» :k 
^ ^, m m^ >h ^ Mm^- (* ^)- CompUment au haut fonc- 
tionnaire: #t-^fê|iM±^ o" a élevé celui qui par ses 
mérites abondants est la colonne du pays. ^ ^ M ^ '^ '^ 
dressé comme support de la Chine. 





Wei ki tan siao. Causer et rire aux échecs, 
^> comme Fei Wei ^ ;||: et Lai Min ^ ^, juste au 
moment d'engager le combat. (^ J*), Compliment à un officier. 

^ Ë^ ^ ■ ^ ^F W ^ ^^ ^0^ ^^^^9 sieou : mong ki 
tsi fang. Les fleurs du prunier, ti, luttent de beauté : 
aînés, mong, et cadets, ki, tous embaument par leur union fraternel- 
le. "Les fleurs du prunier, chang-ti, ne sont-elles pas éclatantes, 
wei wei-r' ^ m ± 0^ Z- WW- (f# 'J^ B)- Var ^$ calice, 
ngo, de la fleur de prunier. L'empereur ^ H^ ^ aimait tant ses 
frères qu'il construisit le pavillon |t ^ |-â fe ^-^ où il résidait 
avec eux. 




^ t 'fS -^ ^ Hien tsiao hoa tche song. Offrir ses 
compliments de la fleur du poivrier, tsiao: adresser ses 
souhaits de bonne année. Le poivre a pour effet de faciliter la 
marche en rendant le corps léger, aussi, au premier de l'an, 
présente-ton au chef de la famille une liqueur, où entre cet 
ingrédient, comme souhait de longévité. (^ W .K j^ ^)- Sous 
les Tsin, l'épouse lettrée de IJecu Tchen fij f^, née Tcli'en p^ 
p^, composa la poésie ||1C IÊ S^ à l'occasion de la nouvelle année. 

(§ ^). var. m tt^ tt m cf. :|=Éi. ^ i¥ m m- m ^ w m le 

joyeux compliment du parfum du poivre. 

•3P ^ 



U18 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 



t wa Tsiao ming. L'inscription du poivre : souhait de bonne 
année. "Qu'il est beau le poivrier odorant; abondants sont ses 
fruits et précieuse leur saveur. Il attaque et enlève toutes les 
maladies." M "^ "^ ^^ M ^ ^ ^^ M ^ 'B 3^» Il It 1" U^ 

{^ ^^mmm m- 

t j^ Tsiao fang. Les appartements du poivre et la salle de 
l'aide f^ |i réservés à l'impératrice. (|[£ H. H f|5 M)- ^'^e aile 
du palais 7^ ^ '^ portait le nom de ^ ;^ H^, parce que dans le 
crépissage de ses murs entrait du poivre, auquel on attribue le 
propriété d'entretenir une douce chaleur et de chasser les miasmes. 
(H fi ^ E)- Selon quelques commentateurs, l'emploi de Tépice 
dans la circonstance était un souhait de fécondité à l'impératrice, 
cet arbrisseau produisant beaucoup de graines. On trouve la 
même idée exprimée dans l'ode |^ ^^ du f^ ^ ^. 



^j t P'eoM H. Ouvrir, p'eou, une poire, li : retrouver son 
1^ fils. Quelqu'un dont l'enfant avait disparu rêva qu'il 
coupait une poire. Il en demanda l'explication au devin, qui lui 
prédit le retour de son fils -^ perdu, car au cœur du fruit n'avait- 
il pas vu des pépins ^ ? 



^ ^ t m :^ ^ :!^ Tcheng hai li pien che pen tche7i. Si 
l'on étuvait, tcheng, les poires de Ngai Tchong ft|j, elles perdaient 
leur naturelle saveur, aussi les connaisseurs ne les mangeaient 
que crues, (li: ^ ff M)- 

•fefc. i^ t ^|p ^ • y^ ■$- "^ "^ ^^0 leng tche toan: tchou 

\f^ che liang k'o. Toucher les arêtes, /eîîf/; et tenir les bouts 

d'un morceau de bois en même temps : l'arrangement d'une affaire 

peut se faire de deux façons. Principe de Sou Wei-tao jp g^ ji;, 

ministre des T'ang, qui en garda le surnom de ^ ^ ^. (^ ^ 

m m)- var. ^ m- 



f 'g ^ ^ Leng-hoan Kin-tche. Leng-koan mandarins à 
arêtes vives qui blessent, Kin-tche fonctionnaires dont l'essentiel 
devoir est de donner de sages conseils : les censeurs Che i Ya M. 
chargés de relever les fautes. (■©" ^ H 1^,). Var. ^ '^. 



^ !^D j3k Tsao jou koa. Jujubes tsao comme des melons, 
dégustées par le magicien Ngan K'i ^ M. (^ |E M fip W- 



CLASSIF. 10. 



TfC- 21Ô 




'■"*' ^ 1^ -^ t ^ "^ IF T'ing song tsai ki uiou Lche hia. 
On juge les procès sous les jujubiers sauvages, ki, parce 
que ces arl)res, qui ont le bois rouge et portent des épines, sym- 
bolisent la sincérité "^ 4j> ^t la sévérité requises des magistrats. 
(li !EE ^ij)- L'endroit où se réunissent les hauts dignitaires est 
planté de dix-huit jujubiers, neuf de chaque côté, avec trois 
sophoras en face, indiquant leurs places respectives. $. jh ^ ^ 

m :k ^ it M^ ^ ^ m ^ ^ iÙ "f ^ ^ M^ iS H Ife H ^ 

iÎL M- (H fi ^ 'È)- Cour de justice: ± 1$, jl |$, M W.^ M fe- 
Tous célèbrent l'équité et la perspicacité du grand juge provincial 

m^m^ m- 

fli t^ W 'Ê' W ■fé Tch'p ki : hiang hoei tché pang Enlever, 
tch'é, les arbustes épineux, hi: divulguer, tché, la liste, pang, des 
lauréats à la licence, hiang, et au doctorat, hoei. L'examinateur Ho 
Ing Tch'eng-tsi |p i^ ^ ,^, des Cinq petites dynasties (907-960), 
constatant que la haie d'épines, dont était enclose la place réservée 
à la proclamation du résultat des examens, loin d'arrêter les 
gens, ne faisait qu'augmenter le désordre, prit sur lui de la faire 
disparaître. Par suite de cette mesure, tout se passa désormais 
avec calme. (ï f^ ^ H %)• 

]^ ^ t ^ Ngao tchan ki wei. La bataille meurtrière, ngao. 



de l'enceinte, wei, aux épines : le commencement du concours dans 
les salles des examens ^|^. Dès la première année de règne des 
T'ang s'établit la coutume d'entourer cet endroit d'arbustes épineux 
et d'y poster des- sentinelles. {^± f^f, )£ ^). Examens pour la 
licence ^ ^, pour le doctorat ^ ^ et |g f^. 

f ^ Xi cheou. Des épines dans la main : une affaire 
difïicile. 

-^ t M ^' ï i'I ^ ;è i# IS Tsi wan fong cheng, 
_ yu tch'oan tse tche che tch'a. A la septième tasse, wan, 
s'élève une brise, dit la passion che de Yu-tch'oan-tse pour le thé. 
Ce poète, de son vrai nom Lou T'ong J# ^, décrivait ainsi les 
diverses impressions que lui procurait le thé, son breuvage 
favori. "La première tasse m'humecte le bout des lèvres, uen, 
puis la gorge; la second dissipe la tristesse de ma solitude; à la 
troisième, je fouille mes entrailles desséchées, et y trouve cinq 
mille cahiers de littérature ; la quatrième me produit une légère 
moiteur, et les troubles de ma vie entière disparaissent tous par 
les pores ; à la cinquième, mes cheveux et mes os s'allègent ; à la 
sixième, je communique avec les immortels et les âmes; pour la 
septième, je ne puis la vider, car alors je sens sous mes aisselles 




220 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

le murmure d'une brise pure qui souffle" pour m'enlever de la terre. 

- ^m^ ïi. - ^ ic m m^ H M m tt- li ^^ ^ * ^ a: 
^ "^^ m m m m ît^. ^ ^ z> "f- m (^1 ^ ^i nt ^ ¥i ^ -^ 
^, ^ « M M M> -b ^ pè ^ # 4, '\t ûmm^^^mm, 
^^ 

^ S tR sÊ Tch'oii wa song yen. Charmes, wa, de Tch'ou 
et beauté, yen, de Song : une jolie femme. 

^ ^ Tch'ou sien cheng. Maître Tch'ou: le papier, 
llan Yu ^\f ^ parle des quatre amis: Mao Ing ^ ||, 
de +'Lli'Oe pinceau), Tch'en Yuen pf x. de ,^ (l'encre), T'ao 
HoJif? \M 'êL de ^ Ji (l'encrier), et maitre Tch'ou ^ ^ ^, de 
^ ^ (le papier), qui n'ont pas besoin d'ordre écrit pour se pré- 
senter devant l'empereur. (H ^. ^ || f3f). ^ fc/i'ou le mûrier à 
papier, appelé encore ^, ;^ -^ et ^ ^. Autres personnifications 
du papier: |^ ^ <2^, ;^ ^P & ^ 7C de ^ Pt, Ê j'H fl ^, i^ 
H m ^ ¥> et iif fl# j^. 

^ t Tc/ie tch'ou. Un pied de papier: une lettre. X ^ H 
;g difficile de le dire en une lettre. Var. -ij^ i^, -^ M "^ ^ j'ai 
d'abord écrit une lettre, i^^, Wi.^- fi M "^ ^ "^^ 'ettre 
respectueuse. ^ t'ai, mousse avec laquelle on fabrique du papier 
bleu, nommé ^ ^ ou [J^ ^ Ipg (tc/ie li, variété de mousse). 




ï ®t Siao )/u wei tch'ou. Tailler du jade en forme de 
feuille de mûrier à papier, dit l'habileté d'un artiste du pays de 
Song. Son travail imitait si bien la nature qu'on le confondait 
avec elle. Mais comme iNlui fallait trois ans pour achever sa 
feuille, le philosophe Lié-tse JlJ ^ fait cette remarque: "Supposé 
que le ciel et la terre dans leurs productions mettent aussi trois 
ans à former une feuille, IfS êtres à feuilles seraient bien peu 
nombreux. Aussi les saints ont recours à la doctrine qui perfec- 
tionne, et non à la sagacité qui rend adroit." "^ ^ M ^ ^ jr. 

^m ^-m^ pjj ^ jè ^ ^ ^ * ^' i^ ^ A it m ffc rio 

:^ 1^ ^ ^• 

^l® IlS ^ >^ ffi P'ien nan cheng ta jen. Laurier, p'ien, et 
cèdre, nan, triomphent d'un grand poids: une application superfi- 
cielle ne procure que peu de mérite, tandis qu'un travail qui 
dure longtemps, imitant ces arbres lents à pousser, donne beau- 
coup de gloire. (fH ^ ^). 

>^ t J[:^ itL J^ ^ T'd tch'oen i pi yen kiun. Le maitre 
sévère, c. à d. le père, se compare à un grand allante, 
tch'oen. Par là c'est lui souhaiter une longue vie, car huit mille 




CLÂSSiF. 75. 7^;. 221 

ans s'écoulent entre le printemps et l'automne de cet arbre. 
Quant à l'arbre nommé ming ling ^ g, il reverdit tous les huit 
cents ans. (JlJ ^). Père : ;f# ^, M #' If t#' 'fê ^• 

t® 3Ê ^ Tch'oen siuen ping meou. L'allante, tch'oen, et 
Vhemerocallis siuen sont tous deux luxuriants: le père et la mère 
jouissent encore d'une robuste santé. Comparer la mère à \'heme~ 
rocallis c'est lui souhaiter de nager toujours dans la joie, puisque 
cette fleur a la propriété de chasser les chagrins. 

^ J\^ ^^ fyX 'jfi Fong tchen jen kiun souo li. Le 
palais, chen, des liquidambars, fong, la cour, d'où 
gouverne, li, l'empereur. Sous Han, on y plantait de ces arbres 
gracieux avec leurs feuilles épaisses et leurs branches flexibles, 
(afî ^ ^ T) H 1^ ^ IS E ;è il saluer la cour pour la faveur 
annoncée par un précieux message. ^- |$ ^ J^ ® |î§ remercier 
d'un décret à la cour (aux gradins, pi, des liquidanibars). ^ ^ 
W '^ M» ^ monter à la cour pour y remercier d'une lettre 
auguste (loan, phénix, impératrice). 

-f-î=^ i^î Tso tsi. Être comme la rame, tsi: remplir une 

f=t| haute dignité. Parole de l'empereur au ministre Fou 

Yué f^ 1^: "Comme pour passer un grand fleuve, tu me serviras 

de barque et de rame. " ^ M Ê JIÏ^ ^ 'à i-ll ^ tf • (# 1^ ^)- 

Var. ^ }\\ "^ ^ ^^ ^ ^. ^ tf • Ramer ensemble : être 

mandarins dans le même pays. 




I 



'V3 i^r Bt ^ "Ê i'a*^{y heng in tch^oen ché. Yang Heyig 
"^^ chante, in, les charmes du printemps en la strophe 
suivante^ "Ces vapeurs denses, ngo, puis cette pluie fine, ce n'est 
pas un brouillard répandu dans le ciel clair. Avec mystère 
augmente le vert des saules au palais, et en sourdine sort le 
rouge des pêchers sous la rosée." f| f| fg f$ •{%{, ^ ^ y^ Of 

S, ^ i3s ^ m %^nmB m. te. (^ m w. m ê)- 

t .Kî ^ ^ Yang che t'ong pan. Le plateau en cuivre de la 
famille Yang : un neveu distingué. Yang Wei j^ Rj^, oncle de 
Yang Ngan Tsuen-yen j^^ j^ jg ^, voulut construire pour lui seul 
une maisonnette, où il le faisait servir sur un plateau de cuivre, 
pour le récompenser de ne s'être pas jeté comme ses frères sur 
des prunes tombées de l'arbre. (4L ^ # |1 'ff %)- 



t îSi W ^^"9 ^^ /"o^*' L'héroïne Yang, épouse de Li K'an 
^ \g, mandarin de ^ ^, sous les T'ang. Celui-ci s'apprêtait à 
ouvrir la ville aux rebelles, mais animé à la résistance par son 



222 



ALLUSIONS LITTERAIRES 



épouse, il lança celle proclamation au peuple: "Celui qui atteindra 
un brigand avec une tuile ou une pierre aura une récompense de 
mille sapèques, et de dix mille s'il en tue un avec un sabre ou 

une liècho.-' y-x K ^ m m ^ n ^ m^ yn 7] ^ ^k m ^ ^ 

v^ ^. C'en l'ut assez pour mettre l'ennemi en fuite. 



i*p t^r'^ K'ou yang chemj t'i. Un saule desséché, k'ou, 
porte des chaton!--, /'/. un vieillard marié à une jeune femme a des 
enfants. (^ ;fi; '^. 



^ t ^ ^ Tclioan yang koan ché. Transpercer une feuille 
de saule ou un pou, ché: adroit tireur. Le premier exploit a rendu 
célèbre Yang Yeou-hi ^ ^ ^, archer de Tcli'ou ^, qui, à cent 
pas, ne ratait jamais cette cible minuscule "g" ^^ "g" jj4. (g| :^). 
Liè-l'^c raconte ainsi le second trait. "Ki Tch'ang reçut ce conseil 
de son maître Fei Wei: Apprends d'abord à ne pas cligner de 
l'œil et tu sauras manier l'arc. Rentré donc chez lui, Ki Tch'ang 
s'étendit de son long sous le métier à tisser de sa femme, de 
manière à en recevoir les pédales dans les yeux. Au bout de deux 
ans, même la pointe d'une alêne dirigée contre ses yeux ne les 
fermait pas. Il l'annonça à Fei Wei, qui lui dit: Tu n'y es pas 
encore; mais viens seulement m'en avertir quand ta vue grossira 
le plus petit objet. Sur ce, Tch'ang de suspendre par un cheveu 
à sa fenêtre un pou qu'il regardait, face au midi. En dix jours il 
y eut un grossissement graduel, et après trois ans, c'était une 
vraie roue de char. Alors, lançant une flèche en roseau de Chouo 
avec son arc en corne de Yen, il perça de part en part le cœur 
de l'insecte, sans couper le cheveu. A cette nouvelle, Fei Wei de 
lui dire: Tu l'as attrapé!" |E ^ ^ # :^ fl^ It, ^ H 0, M 

m n- m w b. ^ ^, m >j> in :kmwii\i ^- ^ ^^ ^^ 
^ y:xm m mnm mmmm :t^ ^ b t fn^ miz%. b 
^ fi^tw^mm^T^^^^.n t^ÂMM ^m M t^ n 
u. i 'ù ïïii m ^ ig. B^ m n, mmBmn z ^ m i" 

M P5 m)- ^ fé k'ien-Ving, pédales du métier à tisser, ^ li 
poil : f^s kan, flèche légère. Variante : "S* Wk ché. 



^ t ici P^ Hoang yang ngo joen. Le buis, hoang yang, se 
contracte, ngo, d'un pouce quand il y a une lune intercalaire, joen, 
grossissant d'une même quantité dans les années ordinaires ^ |^- 
^ M: — tJ"' (a^ ^ lïil ^ ~ "îj*- un vrai lettré ne doit pas imiter 
le défaut de cet arbuste, mais aller toujours en progressant. 



CLASSiF. 75. Tfv- 223 

t^ ® ^ Yang Tch'oew Yen-cheou, avec ses deux frères 
Pouo Yen-k'ing ^ $§ ^ et Tsin Louo-han -^ ^ ]^, modèles 
d'union fraternelle. Ni le jour ni la nuit ils ne pouvaient se 
séparer. (H # ;^ îi ^). 



Koenl'ou. Les vauriens. En Chine on apprend la boxe 
et le bâton, koen, plutôt pour nuire aux autres que pour se défen- 
dre, d'où l'expression. Var. ± -lig, Ç^ ^. |^ ^ft méchant processif, 
^ ^ joueur, % ;j=||, ^ |^, ^ ^^ ^ ^. Pi ^, mal qui rend la 
respiration pénible, aussi ce qualificatif indique-t il que le vaurien 
est comme une maladie du pays. 





"^ ^^ 5n t :^ K'i hoeijon tch'-oan pi. Prier de manier, 
JV hoei, son pinceau grand comme une solive, tch'oan: 
demander à un lettré d'écrire. Comme Wang Siun Yuen-lin ^ 
5|ij j^ ï^, ami de l'empereur ^ :^ jÇ ^, avait rêvé recevoir d'un 
génie un pinceau de la taille d'un chevron, il conclut qu'on lui 
confierait bientôt un travail important. Effectivement, à l'occasion 
de la mort du monarque, survenue peu de temps après, il eut à 

composer des inscriptions funèbres. (^ # 3i 3rI f^)- llB M 

1^ ;^. Plusieurs chambres de côté. ^ siang, bâtiments latéraux. 

PI. # j(E ^ 2Ê T ^ K ^^ei men, Vang koei 
fei yong che yu fou tsou. Linteau, mei, de porte: une fille 
distinguée comme la concubine Koei-fei, des T'-ang, qui procura 
de la gloire à son père et à sa parenté. Yang Yu-hoan j^ '^ ^, 
dite Yang Koei-fei, de ^ J^, devint l'aimée favorite de l'empereur 
M 5C ^' ^1"' combla sa famille de faveurs. Elle est surtout 
célèbre par ses orgies. C'est à son propos que l'on disait: "Ne 
vous attristez pas de la naissance d'une fille et ne vous réjouissez 
pas de la naissance d'un fils. Celui-ci ne reçoit pas de marquisat, 
alors que celle-là devient la maîtresse du sérail." ^ ^ ^i ^ @^, 

^ is ^ 1- i^> ^ T> ^.t i% 'k (^ iiû •^mài^ ± M ^h m- 

^J[ ^ f^ j Tch'ou ni tchou hoei. Tch'ou Ni se frappa 
la tête, tchou, contre un sophora. "Ling, duc de Tsin, 
avait une conduite indigne, et, agacé des remontrances réitérées 
de Siuen-tsBj il envoya pour le tuer Tch'ou Ni, qui, de grand 
matin, se dirigea ver.s sa chambre à coucher. La porte en élait 
ouverte, et Siuen-tse en habit complet s'apprêtait déjà à aller à 
la cour. Cependant, comme c'était encore trop tôt, il sommeillait 
assis. Ni se retira aussitôt, disant avec un soupir: Si peu oubli- 
eux du respect dû à son prince, Siuen-tse est vraiment le mailre 
du peuple. Mais assassiner le maître du peuple c'est manquer de 
fidélité, d'autre part rejeter un ordre du prince c'est être insoumis, 
dans l'alternative il ne me reste qu'à mourir. Sur ce, il se précipita 




224 



ALLUSIONS LITTERAIRES 



li.^ 



contre un sophora et expira." ^ M S ^ :ê'^ S -? '^ It^ i^ >^- 

n u^ m E m m m^ ^> ."^^ -^i"^ t:}i R ± ^ ^^ ^ ^ è ± ^^ 

.^^, m^ :t^ r- ft. '^' - -^ iib, ^ i\\ ^ JiL, « ^t M 5t- 

(/£ m 'M)' 



W "^ ^ nF i^ .m t Tsm hong t'ang hia. tche san hopî. 
Wang Hou King-clwu iiiîi^:^îiJ, duc de Ts/n, planta, tche, trois 
sophoras devant sa grande salle. Pnr là il souhaitait h ses des- 
cendants la charge de ministre, qu'il n'avait pu obtenir lui-même. 
Effectivement Wang Tan J Jg^, son fils, fut élevé à cette dignité. 
(tI^ ^ 3E @L 1^)- ï^ai^s l'endroit, où se réunissaient les grands 
mandarins des Tcheou, se trouvaient trois sophoras, qui indiquaient 
les places des trois ministres H ^- (Jp) Il îiC 'Ê')- ^'^^- ^y& ^ 
ministre. Cependant les expressions jj^ J^,, |^ ^7, |JÊ I^. |/^ fi 
signifient simplement tribunal. 

T i^ Hoei t'an. Le tertre, t'an, des sophoras: l'école. Var. |^ 
-fjf, :^ î^'. jf^ g. L'été, saison où fleurissent les sophoras. 



|g — ^ Ts'oei l'i i kien. Dès que la maison est cons- 
truite. ^^ ^ is'oei t'i, saillie des chevrons, gouttières. 



^ IW. P'an foei fc/re t'ayi, le tertre des sacrifices. 
Quand les régulos s'assemblaient, les offrandes se déposaient sur 
des plateaux, p'an, et dans des vases, toei, précieux. ^ 






^>^ JWÎT^IS-S" "^'ong h'i k'i hing ko l'ai go. Le 
vieux Yong K'i-k'i se promenait en chantant sur le mont T'ai-yo 
ou T'ai-chan ^ ^J. Confucius, qui l'y rencontra, lui demanda 
pourquoi il paraissait si joyeux. 11 lui fit cette réponse: "Parmi 
tous les êtres animés produits par le ciel, l'homme seul est distin- 
gué: je suis un homme, voilà ma première joie. Le sexe masculin 
est noble, et vil le féminin; je suis du premier, voilà mon autre 
joie. Enfin, il y en a qui meurent avant de sortir des langes, or, 
moi, j'ai vécu quatre-vingt-quinze ans; voilà ma troisième. ^ ^^ 

m. ^^ 'm K n % ^ n n K^ - ^ ^^ ^*^# -k iî,i, ^- n 'n 
^. ~ m ^^ A ^ ^ 7^ ^nm ^-, ^- ^f ^^ ;fL + s ^, h 

^ -iiL- (a ^ ^ W)- t) ^ B m.- Le soleil est tiède au 

rebord sud du toit de la maison: c'est l'hiver, où l'astre est plus 
bas. ^ le bord du toit tourné au midi. 



GLASSIF. 



75. 7|^. 



225 




[ h t TO ^ Hia t'a siang yen. Descendre une couchette, 
t'a, s'inviter entre amis, se traiter cordialement. Tch'en 
Fan Tchong-kiu ^ ^ ffjj ^, préfet de |^ ^ sous les Han posté- 
rieurs, avait un petit lit en réserve pour les visites du lettré 
Tcheou Liao Mong-yu Jg] J§ ^ 3Êi qu'il suspendait à son départ 
•i W\ M ^- P'us tard, transféré à ]^ g. il recevait de la même 
façon Siu Tche Jou-tse ^ |f ^{1 -?! vertueux personnage qu'on 
"invita souvent au ministère, mais ne voulut point de charge fi 
J^ ^ /i^' ^ fe-" (M il #)• Un honneur analogue attendait 
K'ong Hieou-yuen K'ing-siu ^L i^ 'M ^ H chez le prince impé- 
rial T'ang Ngan-wang ^ ^ ^, fils de ^ jÇ ^. (^ ^). Var. ^Ij 
^^ M Wi-^M y fM W^ expressions employées encore avec un 
mandarin plein d'égards pour les sages et les lettrés. 




^ t y^ JH ' ^ ^ ^ ^ Hong leou kia tao ; lou in 
tchoei tch'oang. Etage rouge bordant la route, jeune 
fille riche; ombre des arbres verdoyants tombant sur la fenêtre, 
jeune fille pauvre. • 'L'opulente demoiselle de la haute maison 
rouge porte un gilet en soie légère brodé de fils d'or. Si elle voit 
quelqu'un, elle ne lui fait pas le salut respectueux en joignant les 
mains. Gentille étourdie qui commence sa seizième année, ni sa 
mère ni son frère aîné n'ont encore fait d'ouverture pour ses 
fiançailles, que déjà son mariage est imminent. Mais la fille à la 
fenêtre verdoyante, délaissée dans sa solitude, a plus de vingt 
ans. L'épine qui lui sert d'épingle à cheveux est sans valeur, et 
sur ses habits nulle perle précieuse. Quelquefois elle a appris 
qu'on prétendait à sa main, mais le jour arrivé on hésitait encore. 
Le chef de famille reçoit de nouveau un habile entremetteur et 
sert le vin plein les coupes précieuses. Vous quatre assis à cette 
table ne buvez pas, mais écoulez-moi chanter notre double con- 
duite: ''La fille riche est aisément mariée, et mariée tôt méprise 
son époux ; la fille pauvre trouve difficilement un parti, et unie 
tard se dévoue à sa belle-mère. J'entends dire que monsieur veut 
prendre femme. D;ins le choix d'une compagne quelle est votre 



pensée?" |x 



pa 



m-k^^ 



i, ^ A ;f I5c^, 



- t #. ^j m T> lâ m, ^ ± M E^ j^, M f^ A w<m^i^ H 
% m m, Éi A ^ M M^ m m m 3i 'B, m m K ^ fx. m ^ 

# T fe, &r1 :§■ fc ^ #. ^ iff s fpT itn. (S ^ i;, ^ 4» n)- 



■^ t ^ >fC Tch'en leou ts'i mou. A une haute maison égaler 
un morceau de bois: confondre élévation et bassesse, manquer de 
discernement. "61 Ton ne considère, tch'oaij pas leurs bases et 
qu'on mette sur le même plan leurs parties supérieures, on 
pourra faire dépasser par un morceau de bois d'un pouce carré 

15 



226 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

le faîte d'un ('difice/' :^ ^^ '^ ^ "^ ^ -ii^ ^, -^ -^ ;> :^ ^ 

^ ÏÏi ^ ^ m- {^ "f)- ^ tch'en, cime. 

"fol t ^ÇTr TIT -^ Ê ^*i,^^ Ho leou -souo che hiai lan ngo 
tche ou. Les marchandises de la maison Ho étaient sans exception 
fausses, lan, et mauvaises. A la ea|)itale des Song, se tenait un 
marché tout contre la résidence de la fîiniillf Ho, où tout acheteur 
ne trouvait que du frelaté. (^Ij ^Jj, cja |ll f^ ^)- 

T ^.' j£ TfC Leou t'ai hin choei. Les bâtiments élevés pro- 
ches de l'eau. Fan wan-tcheng konçi fa ^ jE ^, des Sang, gou- 
verneur de ^ m, avait proposé pour des postes plus élevés tous 
les mandarins placés sous ses ordres. Seul Sou Lin ^ ^ avait 
été oublié. Il se chargea de le lui rappeler par ce distique: -'Les 
maisons à étages et les tours situées au bord de l'eau reçoivent, 
les premières, le reflet de la lune: les plantes et les arbres 
tournés au sud rencontrent facilement le souffle du printemps, j^ 

7K -M ft :$fc # /î, 1^ H "^ :^ ^ ^ ^- Étant comme loin de 
l'eau et au nord j'ai échappé à vos faveurs." Fan comprit 
l'allusion et se hâta de réparer sa distraction, (-jfîj' ^ ^J, ^ ^ 
M)- ^ ^M ^ ^ jS. y\^ joyeux de voir son ami monter en charge. 

T ^3i Leou koan. Résidence de taoïstes, rappelant l'ermitage 
^ yj^, que In Koei ^ ^ s'était bâti sur le mont ^ "j^" |^|j, sous 
le règne de ^ ^ 3E. Var. filj ||. 



I 



^ t ^ t^ Tse piao hoang pang. Signes piao rouges 
j^^ et tablettes pang jaunes : trésors. Plus de trente 
chambres renfermaient l'argent du prince M ^ M ^ Siao Hong 
Siuen-ta, fils de ^ ;^ ^, où les monceaux d'un million et de dix 
millions étaient indiqués par des étiquettes d'une couleur diffé- 
rente. Cette passion de thésauriser inspirait à Wang Tsong ^ ^^, 
de ^ ^, la satire intitulée ^ ^ ^. (,.<] ^ Wi m ^)- 

&^ ^ "^ ^ ^0 ^ ^''^^ y^'^- ^0 ^ quitta le royaume de 
>Tv Yen. à la mort du prince []g ^, dont ses victoires 
avaient agrandi les états, et se retira au pays de Tchao ^. Là il 
reçut le titre de É| g^ ;g-. Invité à rentrer dans sa patrie, contre 
laquelle on craignait qu'il ne tournât ses armes, il écrivit, au 
prince 5pt ^^ ^ la belle lettre insérée dans le '^ jC Zoltoli 
IV. 1967 

t /]t|- jTtJ ^ 70 fou se ko. Les quatre chants de l'académie 
de musique composés pour célébrer les qualités de l'empereur ^ 
^)i ^. lorsqu'il n'était encore que prince héritier. Ils s'intitulaient: 
m Tfe, >! m H, M m et -^ Ê •^. (^ 1^, -^ ^ 2i). 



CLASsiF. 75. Tf;. 227 

t J^{ Lo tche. Aimable! épithète flatteuse appliquée d'ordinaire 

au mandarin. |^ M ^ T, R ^ 3^ #. (ff 0). ^1 K ^ 3^ qu'il 
est charmant! chante-ton ko. S ^ ^ '\^. '^ peuple chante son 
aimable magistrat, lo k'ai joyeux. (|^ îg). 

f 1^ ^ ^ ^ ^ Lo-tch'ang p'ouo kin tche fen. Le fragment 
du miroir brisé de la princesse Lo-tch'ang : époux séparés pour 
un temps. Cette princesse, sœur du dernier empereur des Tch'en 
^, avait été mariée à Siu Té-yen ^ f^ g", qui prévit bien que 
la chute prochaine de la dynastie la lui ravirait. Il lui demanda 
donc un gage, au moyen duquel il pourrait la retrouver plus tard, 
si elle lui gardait son affection. Lo-tch'ang brisa en deux son 
miroir, lui en donnant une moitié et gardant l'autre pour elle, 
avec la promesse de la mettre en vente, le 15 de la 1^'"^ lune, sur 
le marché de la capitale. Peu de temps après, la princesse 
tombait, en effet, au pouvoir de Yang Son j^ ^, duc de Yué ^ 
J^. Cependant, à l'époque indiquée, Sin se mit à parcourir le 
marché, où justement un vieux domestique ^ ^ exposait un 
morceau de miroir, qui s'accordait tout juste avec le sien. Aussi- 
tôt il composa cette strophe: "Miroir et épouse avaient disparu : le 
miroir est revenu, mais non la personne. Je ne verrai plus l'image 
de ma belle Phébé, et en vain me restera cet éclat de lune 
brillante, ce miroir." ^ ^ A {& i, |^ If A '^ %th il fjl |il 
^ M'-' ^ ■§ ^ /^ W- ^'^^ '^Qvs remis à Lo-tch'ang lui arrachè- 
rent tant de larmes, que Yang Sou dut la rendre à son premier 
mari. (^ Wj], -^C ^ iS sE)- Heng-7igo Jh ^, déesse de la lune. 
Var. ^ ^ époux éloignés. ^ ^ époux réunis. 



|! 



j-l^ 'p^ Iffi >m .^ Hx T^ Tch'oii H ou yong tche san ts'ai. 

j^^ L'ailanthe tch'ou et le chêne li, arbres inutiles dont 
la matière est de rebut: personne de nulle valeur. (^ ^). Var. 
\^. ^, g '\^ j(^ ^ rougir d'être vulgaire comme l'ailanthe, sans 
emploi possible. 

1^ ^l^ ^^ J^ ■ ^ê 1^ Tch'ou'pou tche hi : choang lou. L'amu- 
sem.ent du tch'ou p'ou : le jeu du double six, sorte de dés, appelé 
encore ■^. ^ ]^ et ^ [||. On en attribue l'invention à Ou ts'ao 
ê ^, ministre du tyran Kié ^. aussi son nom est-il resté 
synonyme de joueur. Cinq dés étaient requis pour le jeu du tch'ou 
'p'ou, noirs au-dessus et blancs au dessous. Amener tout noir, 
c'était le premier coup gagnant lou ^ 1 Ç^ ^i tandis que deux 
blancs et trois noirs donnaient le second coup gagnant tche ^ :^ 
7^ ^- iM S ^ ^)- ^^ '^ l'expression P^ ^ P^ ^t crier hou et 
tche signifiant cris des joueurs. Le jeu du ^ ^ exigeait six dés 
et non cinq seulement comme le j.^ ^. Var. I^m. |j|. 



228 ALLUSIONS LITTÉRAIRES, 




jL y^ t "F Ton li ta chou Ida. Debout seul sous 
hB-J 1^ grand arbre, ainsi restait à l'écart le général Fong I 
iii ^, pendant que ses camarades vantaient leui's hauts faits. Les 
soldats lui en donnèrent le sobriquet de k t^ yW W-- ^^^- ^ r^ 
Z^C Wi renommée et humilité de Fong. 

t S^ # M M ^ .&' ft :^> i# rtc Chou yu fsiny oui 
fong pou sr\ Kao Yu tseng kan. L'arbre voudrait n'être pas secoué, 
mais le vent ne tombe pas, ainsi je voudrais nourrir ma mère, 
mais elle n"est plus là, disait Kao Yu, dont cette pensée augmen- 
tait l'émotion. Il répondait en ces termes à Confucius, (jui l'avait 
rencontré se lamentant sur la route, et lui en avîiit demandé la 
cause. Un instant après sa douleur le tuait. {^ ^ ^ 'j^). Kao 
Yu est un modèle de piété filiale. 



M t yT ^^ Kong chou fen hiang. Avoir part à l'arôme de 
l'arbre du doctorat: présager les plus hautes dignités aux nou- 
veaux lauréats. (J|§; ^ ^ 



m 



t ^ tT Che h'iao che tse. C'est le pin k'iao, 
lY^ c'est le catalpe fse, le père et le fils. '•'■Pé-k'm et K^ang- 
chou trois fois se présentèrent devant Tcheou-hong, leur père, et 
trois fois reçurent les verges. Ils allèrent en demander la raison 
à Chang-tse, qui leur dit: Au sud de Nan-chan est un arbre 
appelé pin, enfants, allez tous deux le voir. L'arbre leur parut se 
dresser bien haut. Rentréa l'annoncer à Chang-tse, ils en reçurent 
cette réponse: Le pin, c'est la loi paternelle. Au nord de Nan- 
chan, ajouta-t-il, croît un arbre nommé catalpe; petits, allez 
ensemble le considérer. Ils le trouvèrent tout rabougri et incliné. 
Quand ils revinrent rapporter la chose à Chang-tse, celui-ci leur 
dit: Le catalpe c'est la règle filiale. A la visite qu'ils firent le 
lendemain à Tcheou-hong, dès l'entrée ils marchèrent à pas préci- 
pités jusqu'au haut de la salle, et s'agenouillèrent. Tcheou-hong, 
les yeux au ciel, leur caressa le tête, et les consola en les faisant 
manger. Mais vous avez vu le maître? leur demanda-t-il. et 
comme les deux garçons lui racontaient tout, il s'écria: Chang- 
tse, quel sage ! " fÔ ^ H J^ >-jtI ^ ^ ^, H t M H ^, 75 M 

m ^ m m m^ "Ê "i" B, w \h ^ m ^ ^ M^ ^ B m. r. T- 

^ m :t, M. m ^ ^ M f^. m ±K B ^ M !-■ M "?■ B. m 
^ ^^ m. %, -Ê \h ^ m "Ê ^ m^ ^ B n, z 1- utËU m- 
^i^'ÊWwmmm^jxi>i^^'f^m^B, ##^^ 

J^, - -f m B ^ ^ ^. A P^ M ^ # ^ ffn gfê- i^ 5V 11)3 t!)!l 
^ -t, # M Â i, M ^ M ^ ï^ ¥, Z ^ Pi t ^. ^ L^ 

■^ 'i'm.-^ ^ ^. m^. tAî m ^^ m)- var. ^m^m^^- 



CLASSIF. 75. tJ^;. 229 

t ;|^ In han k'iao hong. Pont en travers hong sur 
la voie lactée, construit par les pies pour passer la tisseuse. _^ 
m M m ^ ^Ê M 'lÊ m ^- m ^ -T)- Le 7 de la 7" lune a lieu 
la rencontre des deux étoiles nommées le bouvier 0: ^ et la 
tisseuse, qui se trouvent, l'une à l'est, et l'autre à l'ouest de la 
voie lactée. Mais pour franchir cette rivière -(^ ou fpf d'argent un 
pont est nécessaire, et les pies en sont chargées. Allusion au 
commencement de l'automne 

^ '^ -^ t Yué man sing k'iao. La lune est pleine au pont 
des étoiles. Ce pont de Tch'ang-ngan ^ ^ était muni d'une 
porte qu'on fermait toutes les nuits, sauf celle de la fête des 
lanternes. En cette occasion seulement l'ofificier de police ^ ^ 
permettait d'y circuler pour admirer les illuminations. Ail. au 15 
de la lèit^ lune. 

X-gt ^ ^Ç ^^ -f^ 1^ ^^ fJu Hong-k''iu kiang i, mei yong 
X^ kao pi. Chaque fois que Hong-k'iu, c. à d Tchang Tsai 
51 ^' expliquait le livre des Mutations, il prenait yong une peau 
de tigre kao pi et s'asseyait dessus. Un jour les deux frères 
Tch'eng Ming-tao f^ B^ M et Tch'eng I-tch'oan fS ^ )\\ vinrent 
assister aux leçons de ce célèbre commentateur des Song. Leur 
connaissance de son ouvrage favori l'émerveilla tellement, qu'il 
congédia ses disciples, leur recommandant de s'adresser désormais 
aux deux étrangers. Voici en style lapidaire léloge de maître 
Tchang ^ ^ par Tchou Mei-\^-ong ^ B$ ^ ou Tchou Hi ^ ^. 
"Jeune il s'éprit de Suen et de Ou, vieux il déserta Fou et Lao-t.se. 
Devant les deux Tch'eng, il ramassa courageusement sa peau de 
tigre, quitta sa chaire. Encore un progrès et il atteint la doctrine." 

^ \n m ^- '^ ^ §^ ^^ ^ M ^ it, - m m m- suen et ou, 

écrivains militaires, dont il abandonna l'étude sur les conseils de 
Fan Tchong-yen fa ft|i ^ ou f^^ ^ J£ '^. -'Qui rejette le philo- 
sophe Yang se mettra certaint'ment à l'école des lettrés." 3^ 5^ 
iÈî> §§ ^ fl- (^ "?)• 'Une amélioration de plus dans le royaume 
de Lou et il devient parfait." # — -^ ^ M" ?Ë- (it ^)- 
Professer: :^ ^ Jt. ^ ^ it- 

t iT y^ it Hong hing kiai che. L'officier à cuirasse kiai, 
qui marche de travers hong : le crabe. Synonymes : '$^ ^, M ^ 
^- Il ^ "ao, ^ ^, ^ Jlt. Et II. 

-MI^ ^ t \n] ^ ^ Toan ki eul hiu hio. Rompre la trame 

jj^C sur le métier pour animer hiu a l'étude. Yo Yang-tse 

^ ^ ^, parti au loin pour suivre les leçons d'un maître célèbre, 

rentrait chez lui après un an seulement d'absence. Sa femme, à 

sa vue, saisit un couteau, et, courant à son métier, lui démontra 



230 



ALLUSIONS LITTERAIRES, 



quo les fils coupés étaient l'image des cours suspendus. Honteux, 
il retourna, et ne reparut sous son toit avant d'avoir acquis le 
profond savoir, qui lui permit de servir utilement sou prince. (fj|^ 
'Jl ^ 5'J ^ W)- "Mong~tse, grandelet, allait en classe. Comme 
il en revenait un jour, sa mère, alors à son métier, lui demanda: 
Et les études, où en sont-elles? — J'y vais à la bonne, répondit-il. 
Aussitôt, d'un coup de couteau elle coupa la trame, et lui dit: 
Mon enfant, ta paresse ressemble à ce que je viens de faire. El 
Monq-tse tremblant s"ap|)liqua désormais, matin et soir, au 
travail." ^ ^ ^^^ M ^ îfl] If, ^ ^ t M- ?^ B ^ ^ ^H 



n^ ^ ^ B, ê ^ t. ^ \>x 7] m '^' B' B ^ m 



m ^^^'f- m ^9 M 



m fpj ^'j k 



m^ 



t ^X ""^ ^ ^^^ tchou i kia. Métier ki et navette tchou au 
même: style propre à chaque écrivain. "La belle composition 
doit sortir de son propre ti>sage. de taçon à recevoir la forme 
vivante d'un même auteur. Comment pourrait-on, en effet, se 
contenter du commun?" ^^^ g i<i#, Htb^AIpl 
^ fg %. Mot de Tsou Yong Yuen-tcheng )jîi ^ j^ Jf . (^ #). 
Var. \^ U ensouple du métier à tisser. 



t ^^ Ki yun. Ki et Yun, deux frères de la famille Lou 
célèbres par leurs talents, sous les Tsin, 



m 



Yué in, ombrage, protection, patronage, (f^ ^ •^). 

Var. ^ m mm, ^ m MM- 




^ T ^- TK Lao koei ts'an t'ien. 



Le vieux genévrier 
koei s'égale (s'an^au ciel par sa taille, image du lettré 
qui doit dominer le vulgaire. (^ ,f.[{3 ^). 



^ .) 



-|v^ 3l t :^ |(/E Yu bien hin ni. Décret impérial serré 

TaM pntre deux planchettes kien précieuses et scellées d'or. 

Var. J^ ^j i ^, ïl ri ^ ^ enveloppe émaillée lang et planchettes 

au sceau en sésame tche. |^ jj^ planchettes au sceau jaune clair 

d'orchidée lan. 



1^ t K'iong yen. La maison du pauvre. Yen, rebord 
F^ du toit. ^ ^^ ^ ;^ la rosée des bienfaits du mandarin 
trempe les chaumières Ichan. ,^, |i ^ ;^ ses bontés atteignent 
toutes les chaumines. 




lî 



g ^ t ^P, fB" ^ ffi îffi i T'an-yué T'an-no, seng kia 
tch'eng che tchou. T'an-yué et T'an-no, noms donnés 
par les bonzes aux bienfaiteurs et fondateurs des pagodes. T'an 



CLASSIP. 



75. 7|^. 



231 



mot sanscrit signifiant: miséricorde, charité. "T'an pouo louo ini 
(dana paramita) en sanscrit, c'est, en chinois, répandre des aumônes, 
ce qui permet de passer ce rivage de la vie et de la mort et d'arri- 
ver à p'ou-ti l'autre rivage." ^ g^ U M ,^ ^- ^ W ^ îlS- ^ 
% tê ^ ^-tl ^ Ife ^1 i!l # il ^ i^- D'après la doctrine ésotéri(iue 
du bouddhisme, la charité est le premier des dix paramita, qui 
permettent de parvenir à la vraie sagesse p'ou-ti (boddhi). Jadis, 
t'an-no (dana) s'écrivait P'g §j') f^ JS- (# ^ M M)- l*»rii^i '«^ 
premiers bienfaiteurs de la secte on cite le prince Prasenadjit ;^ 

mmï- 



t- 



-:^*^ >l9C' ^ ni l'ao-ou et k'iong-k'i, deux monstres dévo- 
|"p^ rants qui se comparent aux tyrans, aux gens cruels. 



m 



^ t ji§ 3^ Mai tou hoari tchou. Acheter le coffret ton, 
mais rendre les perles : ignorer la valeur des choses. 
Un homme de Tch'ou ^ fit une cassette en bois précieux qu'il 
orna de perles et de jade, ainsi que de plumes de martin-pêcheur 
ï' Wi- ^ l§ ^- ^'^^ ^^t achetée par un homme de 



^ iîl ,_ — _ . ., „ , . 
Tcheng §5 *ï^'i n'attachant de prix qu'à la cassette, en enleva les 
perles et les laissa au vendeur. Ainsi agit celui qui n'estime 
que la beauté des phrases et non l'utilité des idées exprimées. (||: 



I 



3^ *-P ^ v^- ^ ^ Kiu tchong tche lo : siang k'i. Le 
plaisir de l'orange kiu: le jeu d'échecs k'i ^M. Un in- 



dividu de Pa-kiong [^ J|l, cueillant deux grosses oranges épargnées 
par la gelée, trouva dans chacune d'elles un couple de joueurs, qui 
lui dirent : "■ La joie goûtée dans ces fruits ne le cède pas à celle du 
mont Chang-chan, où se retirent les solitaires." ^ ^ Jt ^ '^ tM 




^ t [nj /E Tch'oan hi eal ting. Tout arranger par un 
fW^ décret ki: vaincre facilement. Le général Han Sin ^% 
f= disait à j^ j|§, fondateur de la dynastie Han, que s'il ne s'a 
baissait pas au courage vulgaire et à la sensibilité féminine gÇ -^ 
;^ ^ 1^ A ^ il de Hiang Yu i^^, il lui suffirait d'un seul édit 
pour triompher de ses rivaux. ( ^ |[1 '?i^ |^ f^ #) . ^ hi, planchette 
haute de deux pieds, dont l'envoi équivalait à un ordre impérial. 
8i Ion y fixait des plumes ^^ ^. l'auguste volonté était que le 
courrier volât, car le cas piessail. Aujourd'hui encore, une lettre 
urgente s'agrémente d'une plume ^ ^ -jg, à moins qu'on ne 
•roussisse au feu un des coins de son enveloppe. 



232 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

-^ T Mu "^ Fong ki eul hi. Recevoir le décret avec joie. 
Tchang Fong ^^;?p visitait un jour Mao / ^^, dont la piélé filiale 
le ravissait d'admiration. Pendant qu'ils se trouvaient ensemjîle, 
arrivait un ordre de l'empereur qui appelait Mao aux dignités. 
Choqué de l'en voir témoigner une vive allégresse, Tchang le quitta 
aussitôt. Plus tard il comprit que, seul le désir de l'aire plaisir à 
sa mère, l'avait poussé à acce])ter une charge, puisque, à la mort 
de celle-ci, il se hâta de donner sa démission. [^ ^ ^). 



I 



gft M ^ S= M B -^ S Tsié fong mou yu: fong tch'en 
p.\\ lao h'ou. Peigné tsié par le vent et lavé mou par la pluie : 



les fatigues d'un voyage où l'on a à souffrir du vent et de la pous- 
sière. (^ ^). rf) -ifp- Serviette et peigne: toilette du matin. 



-iJkH ^ _t ^ 3E t T'ien chang tch'oei yu tch'en. Le ciel 
'T'fe/b ^'t descendre un précieux cercueil tch'en, quand le préfet 
de Ché secoua la poussière de ce monde, c. à d. mourut ^ /^ |j^ 
j«L ^. A la vue du prodige ce mandarin, nommé Wang Kiao 3E 
^, s'écria: "Le ciel ^ ^ m'appelle!" Puis il fit ses ablutions, 
revêtit ses plus beaux habits et se coucha dans cette bière pour y 
rendre le dernier soupir. (M 1^ ^ ^ Hl 1^)- ^^i^O l'immortel 
3E lllj A aurait vécu sous le règne de ^ ^ ^. Comme ce ma- 
gistrat avait le pas sur les autres dans les audiences impériales, 
on lui compare celui qui monte en charge avant ses collègues, fj 

M ^ ^ ^ ?^- 



>K ^ ^ -^ jt ^ K'iuen liang heng tou siuen 
yen tche li hoei. Poids k'iuen, capacité liang, balance heng, et 
longueur tou se règlent d'après les lois établies i ar Hien-yen ou 
Hoang-ti ^ '^. H basa son système sur le rapport du grain de 
millet noir avec le tube harmonique ^ ^, dont Ling-luen ^ j^ 
avait tiré la note fondamentale de sa gamme. C'est ainsi que 90 
de ces grains juxtaposés ayant été trouvés égaux en longueur au 
tube hoang-tchong, il décida qu'un grain serait un jr} , dix ^ un 
-^, dix -if un /^, dix /^ un ^, et dix ^ un §|, le tout compris 
sous la dénomination générale 3£ j^- r)^ même le nombre de 
grains requis pour remplir le tube en question donna un ^ ko, 
dix -^ un ^, dix ^ un ^\-, et dix if- un ^-f, le tout appelé ï ^,. 
Le poids de cette quantité de grains fut évalué à IV |^, dont le* 
doulole donna l'once ^, 16 ^ une livre fy, trente /p un |=J et 
quatre ^ un ^ picul. Cette dernière série vient sous le nom de 
3Î W.- (iÉ ^ M "^ îè)- iSï ^^''^Q' fléau de la balance, et ^ k'iuen, 
poids équilibrant qui glisse sur ce fléau. 



CLAssiF. 75. 7^;. 76. ^. 233 

^ ^ ^ "mX Loan pou wei nou, Loan Pou réduit en escla- 
vage fut racheté par P'engf Yuè '^^ |^, qui l'admit dans son intimité 
et en fit son toparque. Yué, tombé plus tard en disgrâce, fut 
décapité, et sa tête exposée avec défense d'y toucher. Loan n'en 
tint aucun compte, cependant l'empereur le lui pardonna par égard 
pour l'esprit de reconnaissance qui l'animait. De son vivant et 
après sa mort les titres honorifiques plurent sur Loan. (^ |^ ^ 

^ m- 

^^ fsb -r' J^ 

Wt y^ IL ^ Yu Isi ou fong. Les unes sur les autres yu 
s'entassent les cinq cimes fong: les pensées, les inquiétudes 
s'accumulent. Var. ^ ^ |3] fît plateaux kang et montagnes loan 
s'étagent. 

CLASSIF. 76. X- K'ien. 

>iit* ^ ^> i ^ ^ Yu tsouo tsouo, yu yeou yeou. Si elles 
lyV désirent passer à gauche, qu'elles y passent, si elles 
veulent prendre la droite, qu'elles la prennent. Ainsi le bon em- 
pereur J^ ^ recommandait de relever les deux coins du filet de 
chasse, pour laisser une issue aux bêtes, qui voudraient se sauver. 
Cf. # Pi -^ (IH). t)5b Wi B '^- Suivre son désir dans l'admi- 
nistration, désir de ne pas recourir aux châtiments. {^ ^). 

-Uvt> yf^ ^ ^ atJ Pou k'i tche yu. Le conseil de ne pas 
TV'V mépriser les autres, donné à Kia Yen ^ |f par Fan 

Weri-tcheng ^ ^ jf, après son succès aux examens, (g^ ^ ^). 

J^^Y* ^ ^ 29 5r ^^ong ko se yé. Les paysans chantent dans 
P^V la campagne, heureux qu'ils sont de se voir bien gou- 
vernés, (g i% ttf). 



% ft|r 7l^ ^ Ngeou yang Sieou Yong chou, (1017-1072), 
de Lou-ling ^ [^. connu encore sous les nom de ^^ ^ ^. ^ ^ 
et ^ — ^ -JT (Cf. — ). Ce grand écrivain de la dynastie Sang 
s'ap|»liqua d'abord à l'étude des œuvres de Han Wen-kong ^ ^ 
^ ou Haii Yu $^;^, qu'il finit par égaler, au témoignage de Sou 
Che ^ ^ surnommé le solitaire de Torig-pouo "^^^ ^ i- Membre 
du bureau de la censure ^ |^ I^, la franchise de sa parole le fit 
envoyer en exil à j||i 'I'|-| , où il répara le kiosque ^ ^ ^. Rentré 
bientôt en grâce il devint successivement vice-roi de Nan-hing, ad- 
joint au ministère *| ® f^ [â $ i, au conseil de l'empire ||r ^ glj 
^, et au grand secrétariat ^^D Ï$C^ (aujourd'hui %^')^^-j;:)- 



234 ALLUSIONS LITTERAIRES. 

Comme présideiil di-s examens il travailla à corriger le mauvais 
goût littéraire j^ ^ de l'époque. Titre: ^ ^ ^. Nom posthume: 

^1 71 m che. Pierre de Hi, sous-prélecture dépendant de 
Hoei-tcheou ^ ;I'|"J (Nrjan-hoei), avec laquelle on fait de beaux 



encriers. 



nie fé Hoan-pè, le seigneur de la joie: le vin. 
^ *X Tch'oa houo, nom d'un génie du tonnerre. 

CLASSIF. 77. .Lt. Tche. 



at^ JÈ W ^ou /iiu chengi. Voix de gens marchant dans 
^J/ l'air: psalmodie des taoïstes ^ ]g^ ^ % M- (^ Ù)- 

Exprossion due à l'imagination de Ts'ao rc//e^fp|, qui prét<iidait 
percevoir les conversations lointaines des immortels. (^ ^). 

-tt'â' ^ Tsn Î30U fe'î is'ai. Le talent merveilleux des 
sept pas. En l'espace de temps requis pour les faire, Ts'ao Tche 
Tse-kien ^ |j| ^ oÉ improvisait une poésie, grâce à laquelle il 
eut la vie sauve. Cf. ^ [sL)- ^o" élégante facilité faisait dire de 
lui qu'il brodait des tigres et sculptait des dragons H ^ ^ f|. 
Et pourtant Lieou Kong-h'iuen fij ^ (f l'emporta encore sur lui, 
puisque ses vers étaient achevés au bout de trois pas - ^ J55 if- 
Pour Wang Hié 3Eâi, des Wei postérieurs ^^, il en fallait dix 
-fi^fiXIl- Tse-hien, fils de Ts'ao Ts'ao ^ ^, forme avec Tcli'en 
Un ^ ^, Wang Tsan -^ ^, etc., la pléiade littéraire des sept 
génies de Yé-hia fl^ T -^ 3^ "f ' «" ^e la période de règne Kien- 
ngan ^ ^ '\^ ^ 'f'- 

t ^ ^' fi ^ 'S Pou i pou, ts'iu i ts'iu. " Si le maître 
va au pas, je vais au pas. S'il se hâte, je me hâte. S'il court, je 
cours. Mais s'il se précipite, il ne laisse plus de trace, et Iloei 
les yeux grands ouverts reste par derrière. ^^^#, (f^- j^, ^^ 
^, 7f^^ ;1, * ^ a- î)î^ .iÈ' * î"- ^^ ^ ^ M' ffij © et ^ ^ 
^ é- (Hï ^ ffl -? Il)- ^'^" ^'^^" ^ ^- disciple aimé de Con- 
fucius, peignait sous celte image son ardeur à profiter des leçons 
du philosophe. Var. f^ ^ M ^ ^ J^- J^ crains de ne pouvoir 
atteindre à votre degré de perfection, écrira-ton à un ami. ^ ^ 
j^ ^. S'efforcer de marcher sur les traces de quelqu'un. 



CLÂSSIF. 7G. ^. 77. j]^. 



235 



{iL-^ t K'oei pou. Un demi-pas k'oei et un pas complet pou. 
((i« ^ ^)- ^ M i^ -è H ^' ^^" ^^^^ heureusement pas éloigné. 

-^r*. 15 Ou Aîng. Les ouvrages classiques sur la stratégie. 

it\^ On en compte sept ^ #, à savoir: -k ^ àe ^ i,^ ^. 

m -T, j^ -f , âî M & cle îi 1:, H B| de ^ ;5 i^, M ^ ■?, 

■JX, i Ta ou. Le bœuf à la grande empreinte des pieds, (fil ^ 
H) — 7C :^ E- Un bœuf. 

^ ffi t ^ ilï Ou yo?if/ ou tche ti. Manquer d'endroit où se 
servir de ses armes: ne point trouver l'occasion de montrer sa 
valeur. 



t S Ou k'ou. Un arsenal: posséder toutes les qualités. 



t 3E 1^ ^ y^ "Ê '^^'' Wang lien ts'ai lien ché. Le roi Ou- 
wang se montra modéré à l'endroit des richesses et des femmes, 
car, devenu par sa victoire sur le tyran Tcheou ;^f, maître de ses 
trésors et de ses concubines, il ne voulut point les garder. 

f 'j^ U '^ J^ -^ Ou heou fou han yu chou. Tchou~ko 
Liang K'ong-ming ^ M ^ ^l ^Ji (18 '-234), marquis de Ou, prêta 
son concours à la branche dynastique des Han, qui régna sur 
Chou (Se-tch'oan) à l'époque des Trois royaumes. Il vivait retiré 
à îf 1^, quand Lieou Pei flj^. à qui il avait été désigné comnie 
un dragon au repos gf^ f|, alla trois fois dans sa chaumière jr. il 
:^ ^ l'inviter à le rejoindre. Tchou-ko se rendit enfin aux ins- 
tances de Lieou, qui lui donna le commandement de ses troupes. 
Ce héros mérita les titres de ^ ^ {^ et ,^, ^ ^ 



iW'IÈ MI5 Ou ling yu lang. Le pêcheur de Ou ling,^ dont 
parle T'ao Yuen-ming ^ ^ 315 dans la description ^ /^" M |E, 
découvrit un lieu mystérieux où des sages vivaient retirés. Il en 
avertit les mandarins qui firent des recherches inutiles pour re- 
trouver cette retraite. 



t tt Ou lin. Ou-ling, le Tchè-kiang nommé || g à l'époque 
#7^, "ë^SIS sous lés Ts'in, ^ >y\ sous les Han (comme dans le 
(: .5!, -%]. ;l % '^ îl sous les T'ang, ff ^ W i^ «ous les Song, 
^î3lSi^fT+^'é' ^^"^ '^^ rue7i, et enfin }^ ^ H ^ ^ l& 
^ ^ sous les Ming. Autres appellations: ^ §i^, fl^ ^. 



?36 . ALLUSIONS LITTÉRAIRES, 

iMb ^ ^ ffi i Mai fiipou liang h'i. Le l)lé donne deux 
JtX. '^^P'^ sur une tige, résultat merveilleux obtenu, grâeo à 
l'impulsion donnée par Tchang K'an Kiun-yeou "îM ;® :§■ ife^ :i 
l'agriculture dans son district de ^^ '}^j. Son peuple heureux 
chantait: "Point de branches en excès aux mûriers, et double épi 
au blé; Tchang nous administre, nous ne pouvons contenir notre 

joie." ^Mw.f^^mmmi^x^^^nn^mr^^^.iMmw)' 




,_„ ,_ t ^ Hiu yen fioei yuè. C'est en vain que s'al- 
J^j longent mes mois et mes années, car je ne tais aucun 

progrès. {^i(\* ^)- ^^ ^. Offrir ses cadeaux de bonne année. 

H ^. Espérer une abondante moisson, désirer un nmi comme 

on désire la récolte. 55 ■^. Au solstice d'hiver. [[•' ^. Au 

commencement de l'année. ^ ^, Les époques de l'année. 



pn Kod tchao. Rendre au royaume de Tchao la pierre 
précieuse qui lui appartient: restituer un olîjet. Fait de Lin Siang- 

jou "^ ^ im. }^. §§. Wang-koei, flèches du roi de Tch'ou ^ 

lancées avec l'arc appelé Fan-jo fp[ ^. 

CLASSIF. 79. Si- Chou. 

^ ^ In kien. L'exemple de la dynastie In ou Chang 
n'est pas loin ^ W: X^ 'M i^f ^ ^%) '• ''^ ruine d.- cette famille 
sous Tcheou ^^ doit nous être une leçon, car imiter ce tyran, ce 
serait amener une même fin déplorable; s'instruire des malheurs 
des autres. •> 

CLASSIF. 80. {J. Ou. 



# 



^ ^ t ^^^^1" /^'î'a ts'e mou. Tendre mère de dix 
mille familles; un mandarin bon comme Sin Kong-i ^ 
^^, des Soei. Dans le district qu'il gouvernait le peuple traitait 
cruellement ses malades. Pour l'en corriger i! recueillit tou-s les 
malades dans son tribunal, achetant des remèdes et appelant les 

médecins î^ ^ ^ "fi Û H ^' itf "# ÎÛÎ #• (lU ^ ^ ^). L'exemple 
aidé de ses exhortations porta ses fruits. 



t Tchong mou. Une mère pour tous, à l'exemple de 
Kong-suen K'iao Tse-tch'an â'^. 1^ -? Il- Ce toparque du royaume 



CLASSiF. 77. ±. 79. ^. 80. -^. 82. ^. 237 

de Tcheng g^ ^^^'^ ain.si chanté par tous; '■'■ Tse-tch'an instruit 
nos jeunes gens, Tse-lch'an cultive nos terres, mais Tse Ich'an 
mort, qui lui succédera?" H A fi ^ El, ^ W -^ >&, ■? M H 

i:> fc ^- ffl p«, ■? ^ m ^> •? ^ (fD ^: Il Ji r^i z- {& U m- 




CLASSIF. 82. ^. Mao 



rfî — ' t /^ -j^ / mao pou pa. Ne pas s'arracher un poil 
^t^ des sourcils: ne point contribuer aux dépenses commu- 
nes, n'aider en rien. Les deux génies Tchong @ et Liu g, pour 
mettre à l'épreuve la libéralité d'un pique-assiette, qui se glissait 
toujours dans leur compagnie, se coupèrent chacun un morceau 
de leur propre chair, qu'ils déposèrent sur la table, l'invitant à en 
faire autant. Mais le malin se contenta d'y ajouter quelques poils 
de ses sourcils, avec la remarque, que si ce n'était par égard 
pour eux. il n'en extrairait même pas un seul — ^ ^ M. ^ ^• 

f^ t ^ ^ Tch'oei mao k'ieou ts'e. Souffler les poils pour 
trouver le mal: chercher la puce à quelqu'un. (^ ^^ -^). Var. 

^t ^ i C'/ie mao tsien t'ou. Qui mange les productions 
du sol et foule aux pieds la terre: le peuple. "Dans le royaume 
quel est le terrain qui n'appartient pas au prince? Qui vit du fruit 
de la terre, n'est-il pas le sujet du prince?" ^ B^ ^^^ ^, fpT ^^ ;§■ 
±, :fc i Jt ^> il # .g g- (4 i# m)' M fief, m limites. 

^ t >^ Me Pou mao tche ti. Sol improductif. (^ ^ /[^). 

^ ^. Soins des parents pour leurs enfants. ^ J8 -J- ^i % 

M^M- ''^^ leur appartiens-je pas jusqu'aux cheveux, jusqu'aux 
entrailles?" ^ /\^ ^%, ,\, ^. 

^ m ^ W- M 'nM^ ^O^-n yong mao tchoei : k'i wen 
tsieou ou. A quoi bon se servir du pinceau? quitter les écritures 
pour les armes ou même le commerce. Hong Tchao ^ ^ disait: 
" Pour mettre un terme aux calamités et aux troubles du gouver- 
nement, il est besoin seulement de la longue lance et de la grande 
hallebarde, quant à ce poinçon en poils il est parfaitement inutile " 

^ ij ^^ ^ /f^ IL' it 1 M H ;^ Ile, * ^ iÊ ^, ^ j£ /fl ^. 
Mais Wang Tchang 3E ^, sous-intendant des greniers publics _£ 

ol ^ (^uj- M ^ i^ W le calma en lui faisant remarquer, que 
s'il n'y avait pas d'écrivain, qui narrerait les exploits des soldats 
(£ ft ^ ^ ^ ^)- Var. E ^ m- 



238 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

i" p|p Mao che. Le Livre des Vers, ainsi nommé parce que 
les deux Mao ~ ^, ^^^ Han, l'onrichirent de notes. L'un. 3^ ^ 
Mao Heng ou -;^ ^ ^, de -g., y joignit le ^ f|| \$, et l'autre, ^ 
^ Mao Tch'ang ou .J^ ^ ^, de ^, en rédigea les >J> j^. Celui ci 
prétendit même donner l'œuvre de ConCucius. t<dle que le Philo- 
sophe l'avait transmise à son discipl»- |> j^ Pouo Chang, après 
avoir recueilli, parmi un giand nombre de pièces antiques, les 
305 Odes que renferme aujourd'hui cet ouvrage. A l'époque de 
l'incendie des livres il en comptait 3î 1, et il a conservé fidèlement 
les titres de celles que l'on n'a pas pu reconstituer. Voici les 
diverses classifications qui ont cours à propos du Livre des Vers: 
^) "an ^ (al. 1^) trois genres d'inspiration et trois figures de style, 
à savoir: JP, mœurs. f| éloges, /i_gchanls de louange. ]:[^ allégories 
appliquées, ifek allégories non ap|)liquées, et ^ descriptions: 2) Q 
f^ les poésies placées en tête de chacune des quatre divisions du 
classique ; 3) -f* 3l j^ les quinze royaumes dont les ballades ont 
fourni la matière de la première partie; 4) zl ^% 'es petits et 
grands éloges; 5) ^ ^ les chants de louange des dynasties Tcheou 
et Chang, et du pays de Lou; ^) ^ ^, \e ^ ^ et le :g ]|[ dits 
JE M' P^i^ce que l'on y chante des mœurs pures, de même que 
dans le JE >h ^, de l'ode ^ q| à l'ode # ^. et dans le JE ^^ 
Ml de ^ 3i à ^" jJpJ. Ces compositions que Tclieou-kong aurait 
mises en musique, datent des règnes des vertueux souverains "^^ 
^, et j^. Les autres formant le ^ /^. g yj> ^% el ^ :k M 
révèlent une époque déjà corrompue. 



i^ ^m, K'iu chou. Tapis. '■ Pour que l'appartement soit 
chaud on en crépit les murs avec du poivre, et sur le parquet on 
étend des tapis de Ki-ping/' «/^ '^ ^ *fe M H, JtU Im ^ ï€ il 

m m- im :^^ m m)- ' 

CLASSIF. 85. 7iC. Choei. 



7k 



^ t Hil tX ^ou choei nan cheou. Il est difficile, impos- 
sible de recueillir l'eau répandue: l'épouse divorcée ne 
se reprend plus. T'ai-kong Wang -j^ ^ ^, abandonné par sa 
femme à cause de son grand âge. se rendait dans la principauté 
reçue en fief de Tempereur, quand il la renconptra sur la route, 
se lamentant et demandant à rentrer. Pour lui montrer l'inutilité 
de ses instances, T'ai-kong renversa un vase et lui ordonna d'en 
recueillir le liquide. Une poignée de boue fut l'unique résultat de 
ses efforts. (|P ^). La femme de Tchou Mai-tch'en Wong-tse ;^ 
K ITl ^ "fî des //a7i, avait aussi rompu avec lui, par crainte qu'il 
ne la réduisît à la misère par son amour excessif pour l'étude. 



CLASsiF. 82, ^. 85. 7]c. 239 

N'allait-il pas jusqu'à liie en portant des fagots |g ^ ^ |^ ^ ! 
Quand enfiii il fut devenu gouverneur de '^ ^, la transfuge désira 
réintégrer le domicile conjugal, mais il la renvoya avec les mêmes 
paroles que T'ai-hong. (-^ » :^ ^ g #)• Var. % ^Z^^ 

S t ^ ^ 

^ ^ <2l 1^ jin t Kiun tse tche tsié jou choei. L'accueil, 
l'amitié du sage est comme l'eau, simple et pure. ^ ^ ^ y\<. 
Une intimité sans mélange comme l'eau. Un vin nouveau || li 
symbolise, au contraire, les relations entre les gens peu vertueux, 
car comme lui, si elles plaisent d'abord, elles finissent bien vite 
par se gâter, 

*\j^ 1S fW t Sin teng se choei. Un cœur limpide comme 

l'eau. Lorsque Tchao Koei ^ ^ eut été appelé à la capitale, les 

vieillards du district de Ts'i-tcheou, qu'il quittait, lui dirent aux 

adieux: "Vous êtes pur comme une eau, à laquelle il n'est pas 

permis de mélanger du vin ou une autre liqueur, aussi nous per- 

mettrez-vous de vous en offrir une tasse à l'occasion de votre 

départ." m A ^. Si^, m j^ K ^ m t. B: ^ ^ iW 7K, T^ Pi 

J^mW^ /11' Il iJ - ir^ 7K ¥ m- (* ^i fê fl #)• CompUment 
à un magistrat intègre et perspicace. 

}— f t J^ A l^é choei tchen jen. L'homme parfait de Pé-choei, 
surnom de Lieou Sieou Wen-cfiou %\\ ^ ^ ^, fondateur des Ha.n 
postérieurs. Pé-choei du ^ |^ était son pays natal. Il descendait 
de l'empereur ^ :^ ^ • Vainqueur de l'usurpateur Wang Mang ^ 
^, il fit d'abord asseoir Lieou Yuen glj 7^ sur le trône, mais 
aprè.s la déroute complète des rebelles appelés Chevaux de cuivre 
^ ,^ 6t Sawrcils rouges ^, ^, il voulut lui-même ceindre la 
couronne à Lo~yang '^1^, avec le litre dynastique j/^ ^ ^. Comme 
la nouvelle capitale se trouvait à l'est de Tch'ang-ngan, siège du 
gouvernement des Han antérieurs, la branche impériale de Lieou 
Sieou se nomma ^ -J^ Haii orientaux. 

"f /^ 'P pp Choei lo che tch'ou. Quand Teau baisse le rocher 
apparaît: à la lin la chose se découvre, la vérité se fait sur l'affaire. 
"Le 1.5 de la 10" lune, j'allais de nouveau en excursion au bas 
du mont Tche-pi. Le fleuve coulait avec bruit, sa rive abrupte se 
dressant à mille pieds. La montagne était haute et la lune petite, 
l'eau basse et les rochers affleurant. A peine quelques mois et 
quelques jours d'écoulés, et fleuve et montagne n'étaient plus 
reconnaissables." -f ^ Z M' & JË J^' # M J^ T' iX ï-iC W ^• 

m j^ ^ R- lU ^ n 'h' 7i^îi ^ ïh, n w Ë ^ Mi^,m îL 
lii :t^ w m fi ^- (m:- m # M is)- 



240 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 



^f t Tu choei. Fleuve formant ceinture. Var. ^ ^ tK' ?K 
% ^ ^ ^ ^^ 7K être séparé d'un ami par un lleuvc coulanl 

à pleins Ijords. — 7K 5^ îâ ^^^^ ri\ière sépare, t'iao, par ex. deux 

amis. 



^, 



t Lou choei. Une eau verdoyante entoure et protège les 
champs ^ EQ , dira ton, en complimentant un mandarin de l'im- 
pulsion qu'il donne à l'agriculture. § 7K ^ ^- iÎL f^ lU M)' 

itlfe T ^X ^Ê Lou choei hong lien. Un nénuphar rouge sur 
une eau bleue est l'image d'un mandarin promu par ses supérieurs. 
Siao Mien ^U félicitait en ces termes Wang Kien 3E fê ^^ choix 
qu'il venait de faire de Siu Kao-tche ]^ ^ ^- "Les officiers de 
votre noble tribunal sont d'un choix vraiment difficile. Mais 
King-hing, c. à d. Siu, comme une vaste eau bleue sur laquelle 
s'étalent des nénuphars, qu'il est beau!" ^ }^ yt Wii M M ^ 



^C T Ts'ieou choei. L'eau en automne symbolise par sa 
limpidité le cœur intègre du magistrat, comparé encore à un miroir. 

m m^yK^, h -mn^ ^6 m- i^m w)- ^.^mn^^K on 

compare un cœur pur à l'eau automnale. -^ ^ ^ y^ plein le 
sein d'eau automnale (kin partie de l'habit se croisant sur la poi- 
trine). fc 7K- L<' pensée de l'ami. ^ 7i^ — :^ ■ {^ M W- 

Var. — J5r ^ 7j^î îii M fK 7K se rappeler >iOU Iioei son ami. f^ 
^ 7K iîi 1^ Î5É penser à l'ami sans pouvoir se rendre près de lui. 

7"tîk ^ Pi'^g jen. Entremetteur de mariages. ^ a, ^ ^. 
Vjv Les démarches de l'entremetteur. {^ ^ ^ j^X M)- 

T ^ Ping l'an. Glace et tison : antipathie, discorde. L'eau 
et le feu ne vont point ensemble. (^ |^). 

T (^ K ^^ Ping siao wa kiai. Comme glace qui fond et tuile 
double qui se sépare par moitié: affaire conclue, éclaircie. 

t ^' Ping luen. Roue de glace: la lune. M<^ Ping-ché. 

Chevrotin musc de glace: l'encre. ^ j^ Ping pan. Assiette, 

plat propre comme la glace. 

■ j ' ■ 7^ T Lien hong. Purifier au feu le mercure pour le 
>^> transformer en élixir d'immortalité, comme le prétendent 
les taoïstes. 



CLASSIF. 



85. 7^. 



') '. 



41 



\\2L lien. 



W" ^ ^ ^ ^ Tch'e yu pei hai: ou hou k'ien 
Les poissons du bassin ont à souffrir: des inno- 
cents sont englobés dans le même malheur, le même châtiment 
que le vrai coupable. Le généralissime Hoan /|g, des Sang, 
condamné à mort, avait jeté une magnifique perle dans un bassin. 
Pour l'y retrouver on mit à sec la pièce d'eau, mais sans autre 
résultat que d'en faire périr les poissons, ainsi victimes par contre- 
coup de la faute de Hoan. (g K: ^ ^)- Var. M P^ jfe ^C^ Wi ^ 
flll M.- S'il y a incendie à la porte de la ville, la calamité atteint 
les poissons du fossé, complètement vidé pour fournir l'eau néces- 
saire à l'extinction du feu. On va jusqu'à faire de ^^ |t|i ^ le 
nom propre d'un individu, qui périt dans un incendie dû à l'im- 
prudence des voisins (i|j ;^ ;^ ^. (J^, f^ ^). 

i^ T T'ang Ich'i-. Fossé d'eau bouillante: ville imi)renable. 
"Les villes frontières doivent être ceintes, in, de murailles pour 
les garder sûrement. Si toutes ont des murs de fer avec des 
douves pleines d'eau Ijrûlante, on ne pourra les attaquer." j§ j^ 

± M, >i^ m m M la ^. t n^nm m^ ^f^ ^ ^ 4- d 

lH '* m M iê)- Var. ^ %, ^ # El it S ;^ M les frontières 
de la province maritime sont solidement fortifiées, iiJJ f^ ^ -^- le 
pays se confie en des fortifications imprenables. 



t ^ ^ ^ Tch'e t'ang tch'oeng ts'ao. La plante printanière 
au bord du bassin. Ce vers est une allusion à l'union entre frères 
et amis, car il fut inspiré en songe par le poète Sié Hoei-lien ^^, 
^ à son cousin Sic'' Ling-yun ^ ^ ^, qui s'était endormi sur 
sa pièce inachevée. Justement cet apport d'outre-tombe venait en 
fournir le trait final, (l^ ^ ^| ^ JÉ 1^)- 

VT^ ^ "^ ^^- "^ A''a?ir/ long tche Louo In. Louo In de 
i * - l'est du Fleuve Bleu : candidat malheureux aux examens. 
Un homme du Tché-kiang demandait à un arrivant du Kiang-nan 
des nouvelles de Louo Kiang-long |^ fX iîï' Celui-ci, qui ignorait un 
personnage supposé si généralement connu, se tira d'embarras en 
disant: "Mais sur la liste dorée des reçus pas de nom semblable." 



t i^ M M' S M ffi ill Z ^ I^i^^'<W yen fou hieov, keng 



\K-pn Nan-p'ou tche ho. Quand la. description rythmée ^Ij ||Ç de 
Kiang Yen fut achevée, on entendit encore le chant de Nan-p'ou 
Allusion à la séparation des amis. Dans cette description se trouve 
la strophe suivante. "C'est le printemps avec sa végétation 
verdoyante et ses ondes aux flots bleus. Je fe fais la conduite à 
Nan-p'ou. Comme j'en ai le coeur triste!" ^ 1f^ ^ Ê- y^ 7K ^ 

'ê.^ mm t] m-, fi in t h- (o. it» m m- 

16 



242 ALLUSIONS LITTÉRAtRES. 



■^ t Fong lo ou hiang. Le liquidambar tombe dans 
le Fleuve Bleu: composition renfermant à peine une phrase con- 
venable. 



t ^^ Lin kiang mi. L'élan au bord du Fleuve : une 
personne tentée et séduite. 

1" Tb J^iâng hoa. Le pinceau fleuri de Kiang : un lettré de 
valeur. Kiang Yen fji j^ rêva que son pinceau produisait des 

fleurs '^^.^^. m m)- 

t ^5 3E c. Kiang lang ou ché. Le pinceau multicolore du 
jeune Kiang Yen ^, reçu en songe d'un génie, cadeau qui lui 
facilita des progrès en littérature. Var. 21 Ê ^' 

tiçSSJ^A-^S^:^^ Kiang hou san jen : ou hi lei tché. 
Le flâneur des fleuves et des lacs: un homme sans soucis. Après 
son échec aux examens, Lou Koei-mong Lou--wang |^ ^ ^ ^ ^, 
des T'ang, s'était retiré à "^M (dans le J^^/j^), où son bonheur 
était de se promener sur les canaux avec ses livres et ses engins 
de pêche. Il est connu sous les noms de ;ff fj^ ^ \, ^ |J^ ip. 

et m S ^ ^- (^ » H ^ t). 



"f y\ ~|" p^ Tou kiang pa che wan. Ts'ao Ts'ao "^ ^ 
passa le Fleuve Bleu avec huit cent mille hommes pour aller vain- 
cre Tcheou yu ^ J^, général de Ou ^. 

t P^ /V i i ^ kiang long pa ts'ien tse ti. Les huit mille 
jeunes gens de l'est du Fleuve Bleu. Hiang Yu Jg ^, après sa 
désastreuse campagne de J^ ^, était invité par le passeur à pro- 
fiter de sa barque pour regagner le Kiang-tong, d'où il était parti 
à la tête de nombreux soldats. "J'ai honte, répondit le vaincu, 
de revoir ce Kiang-tong ^ "il ^ tC M^ ^^^ "^^ reprochera tant 
de vies perdues." Et aussitôt il se suicida. Variante: ;%^A^A' 

>VTI ^h Han yen. Visage en sueur: rougir d'une action. 

^ I Un malade à la recherche d'un sudorifîque, conçut une 
telle honte de ne pouvoir le trouver, qu'il en transpira abondam- 
ment. (^ 0, # ^ t^)- Var. Vf ^, ?F ^ ^ # la sueur coule 
trempant, kia, le dos, ^ M^ M M^ -^ W- 

^f: ^Ç Fan han: pei ché. Sueur rentrée: violation 
d'un pacte, manquement à sa parole. (^ ^ ^'J |p] W)- ^^^^- ^^i 



CLAssiF. 85. 7|c. 243 

t îî^//a?i kien. Planchette de bambou desséchée au feu et 
prête à recevoir des caractères. 



y^ ilif ë M ^V'an(y K'i che t'ong. Wang K'i n'est qu'un 
^ al enfant, mais mort, les armes à la main, pour la défense 
des autels f A "F Z^C ^ "^ fi ^' '' mérite qu'on lui fasse des 
funérailles comme à un homme fait, décida Confucius. "Au 
combat de Lang tomba le petit Wang KT '^ -^ ^|), g J5: 3^ ^ 
^- (^ fl ^ T). Ê n^is pour ^. 

t Tffl W^anp Lf'.en aimait beaucoup ses amis. "L'eau est 
profonde de mille pieds au gouffre des fleurs du pécher, mais 
plus profonde est l'affection avec laquelle m'a accompagné Wang 

Luen:' m ^ m yK m "^ K^ r> n B i^ m ^ 'M- (^ â m- 

T ï^ Wang han. D'une capacité égale à celle de la mer : géné- 
reux, large comme Hoang Bien Chou-tou ^ ^ ^1^ ^, qui donna 
lieu à l'expression ^ ^ f^. f^ d'une mesure de vaste océan. Var. 

^y/V ^ W^ Fen choei ko. Le chant de la rivière Fen, allusion 
\/j à l'automne. L'empereur i^ J^ ^ l'improvisa pendant 
qu'il voguait sur ce cours d'eau du Chan-si. "Le vent d'automne 
se lève, les blancs nuages volent. Les plantes et le arbres jaunis- 
sent et s'effeuillent, les canards sauvages émigrent au sud. La 
barque élevée danse, qui traverse le Fen. Elle coupe le milieu 
du courant et soulève des vagues écumantes." ^ M, ^ '^ â ® 

m^ ^ ^ m ^ ^ m ^ m. 'â: m M ^ m ï^ ^^ m ^ m 'è- 

T ^ '\%. i^ . ^ Fen yang k'oei fou eul king. Fen-yang 

magnanime rétablit les deux capitales, les reprit sur les rebelles. 
Kouo Tse-L Tchong-ou f |5 -f '^ 4* 'K' ministre de l'empereur ^ 
W^ ^ (780-805), en reçut le titre '^j^ [^ 3E après sa victoire sur 
Ngan Lou-chan K\ ^^ [Jj et Che Se-ming ^ ,gi ^, révoltés contre 
la dynastie. Un diplôme en fer ^^ bombé, que lui envoya le 
monarque, relatait ses états de service. A sa personne, disait-on, 
étaient liés la paix et le péril de l'empire J^ f;^ 5^ T :^ '^■ 

>}/fe* ^ T Che chen, génie préposé à la constellation Chen. 

iJhÀ è- Tse-lch'an -^ ^ le défend de l'accusation de causer 

les maladies, ainsi que T'ai-t'ai ^ |^% génie de la rivière Feji '^. 

(^ n^ %)' 

Jî ^ Tch'en k'o. Maladie grave. ^ ^ Feou tch'en. 

Flotter ou couler: résultat incertain. (|f ^). 



244 ALLUSIONS LITTÉHAIRES. 



-^iK a t yn -'^ ^^^'^ c/ia ché ynij. Avec le sable contenu 
\J/ dans la gueule irapper l'ombre: nuire en secret, calom- 
nier. Le Livre des Vers parle de monstres ^ ^ -^ i]|ùj;, appelés 
encore ^ Xi ^^^ embusqués au fond de l'eau, crachent du sable 
sur l'ombre projetée du passant. Var. ^\ ^, '^ W\ 91 ^M «^voir 
les sentiments de démons malfaisants hoei yu, [^ ia^ §^ !}•) , '^ î^' 
"]»" Ç lancer du sable et des pierres, diffamer. 

t PI W ## i^ S ît ^ Cha men ich'enu ché cite yu 
isin Lao iKjan. La secte bouddhique doit le nom Clié à Tche '^ 
Tao-ngan, des Tsin. Avant lui, les bonzes échangeaient leur 
nom patronymique contre celui de leur maître, mais il établit 
qu'on ne se désignerait plus que par la première syllabe de (,7ia- 
kia-mouny ^ jju, (^ ^ fi-, ^ ^ p^ %)- Cha men se traduit par 
,%, yepos^ parce que le terme auquel aboutit le bouddhisme est le 
nirvana M ^, négation de toute action. (^ M "ic "?■ îi)* 

^jt m Ki yn. Puiser et attirer: patronner quelqu'un, s'in- 
|/>^ terposer pour lui obtenir une faveur. (§ij |p] jÇ). 

Wi Ib" ^^^ ^^"^'^ Tch'ang-jou ^ ^ gouvernait son district de 
^ ^'|>j par l'intermédiaire de son second, qu'il se contentait de 
diriger de sa chambre, car il était toujours malade. Cependant 
au bout d'un an il avait révolutionné le pays. (^ |2<). :^ ^^ iR ,|,0 
je n'ai pas les talents d'un Ki Nan, dira le préfet. 



'»* 



1^ Pi choei lo hi. Près de la fontaine joyeux 
malgré la faim: goûter .du plaisir dans la solitude. '^^ ^ l^ 'J^, 

'^ i^mm-m m m- 



,)4> Ai 

iT d'un 



/V t Jou p'an. Pénétrer dans Tédifice entouré à moitié 
fossé: obtenir le grade de bachelier. "Oh! le 
plaisir à la pièce d'eau, P'an. Nous y cueillons du cresson." ,g, 
^ '{^ i^. m 9k ^ ^r- (l# # 'M)- L'école impériale s'appelait 
$^ Wè. P'^ yong, parce qu'elle était ceinte d'un fossé parfaitement 
circulaire, comme la tablette |^, tandis que celui qui baignait 
l'école des régulos ne formait qu'une demi lune '^^ 7jC. Les cara- 
ctères Jg^ et -^ équivalent respectivement à H et ifi. Var. ^ 7j<, 
'i[^'^^'MW-^'i(^'M ^6 promener au bassin, Ichao, en demi-cercle, 
^ ;^ touo k'in cueillir du cresson, ^jc ^ — Jr P^" lettré, j^ \^ 
tK jè. W f îè cultiver l'armoise, tsing ngo, du bassin, P'an, former 
des bacheliers ou leur continuer ses soins. 



^/zrt \[^ Ho joen. Le Fleuve Jaune arrose mille li : formule 

iKj de gratitude pour des bienfaits reçus, fpj |§ f^ ^ ^ ^^ 

(.^ ^ f|l fg.). "Faveurs s'étendant partout, bienfaits atteignant 



GLA.SSIF. 85. 7lC- 445 

le père, le fils et le petil-fils." fpj iPI ;ft, M ïf >^ H ;^- {B^)- Var. 
M ® fM 5? semblable au Fleuve le mandarin inonde de iDienfaits 
son district. Sous les Han postérieurs, le préfet Kouo Ki '^ \jj^ 
méritait cet éloge d'un empereur. (^ ^ ^). 

t ilï] M M' i^ M ^^ ^ Ho joen pé H, hai joen ts'ien H. 
Les bienfaiteurs ordinaires sont comme un fleuve qui arrose cent 
/(■, et les insignes comme une mer qui baigne mille H. 

t W "^ ^' ^ ^ ^ l Ho ts'ing hai yen, hoan yu cheng 
p'ing. Quand le Fleuve Jaune est limpide et la mer calme, il y 
a prospérité et paix dans tout l'empire, l'univers. Un excellent 
gouvernement apaise les vagues des fleuves et des mers fp)" ?^ ^ 
§. (^. 'j^, -^ ^J |g). Tous les dix siècles il surgit un saint, an- 
noncé d'avance par l'incendie de ^ 5j) ^^ ^^ limpidité du ^ ^. 

[m ^ ta)- Var. nu^ ^mm- 

"M t flg ' Q S S ê ^ Hoang ho ts'ing, Pao Tcheng koa 
ché siao. Limpidité du Fleuve Jaune, rareté des sourires de Pao 
Tchen Hi jen ^ -j^- Le Hoang-ho est supposé ne rouler des eaux 
pures que tous les mille ans. (^ ^ 'S JS W)- ^^^ long-i'ou, le 
ministre Pao '^ f| ^, surnommé encore ^ ^ ^ij, des Song, est 
resté dans l'imagination populaire le type de la sévérité irréducti- 
ble, qui donna lieu au proverbe suivant: "Les cadeaux corrupteurs 
ne réussissent pas, c'est qu'il y a le ministre Pao, le Yen-louo 
(Pluton)." P lîî ^ ïlj, W rsl ^ -Ë ^• 

~~* T ^^ ^ffl San lio ling sieou. Le guide des trois Ho, fn^ 
^^ p\ M ^^ ^ ^' Surnom de P'ei Tsiun Long-kiu |g ,^ f| ,^, 
contemporain de l'empereur fl ^ )jj|. (^ ^). L'expression ^ 
'^ s'explique ainsi. Celui qui dirige est comme le col par rapport 
aux manches d'un habit; le tire-ton, celles-ci se rabattent d'elles- 
mêmes, entraînées par ce mouvement, ff^ ii^î ^ ^ ^ J»t on le 
vante comme le premier des sous-préfets du département (|ê ït '^ 
fief, la sous-préfecture fleurie. (Cf. plus bas). ^ H '^ ^ M "fÈ 
être le premier préfet de la province. ||^- — 3^^ ^ ^ ^ le guide 
et l'exemple d'un pays, d'un département (^ ing poitrine, serrer 
sur son sein). 

t 1^7 ~^ m^ -tÊ Ho yang i hien hoa. Toute la sous-préfecture 
de Ho-yang était fleurie: éloge d'un sous-préfet, parce que P'an 
Yo Ngan-jen '}^ ^ ^ iz avait fait planter beaucoup de pêchers 
dans ce pays qu'il administrait, sous les Tsin. Var. ^ g,, :fg j||, 
'fê ^1 îè 'èj (quatre districts, tien, formaient une sous-préfecture), 
ils M •h' ^ ■^ jè î^ ^6S chaumières «ont inondées des bienfaits 
de celui qui plante des pêchers, c.àd, du sous-préfet. § ^ — JH 



246 



ALLUSIONS LITTEKAIRES. 



■^^ \\ embaume la sous-préfeclure entière de pêchers fleuris. 1(^ 
-^ ^ ^ il parcourt, visite au printemps sa sous-préfeclure. :fg j^ 
^Ibl^" le mandarin supérieur visite les sous-préfectures qui s'éten- 
dent du nord au sud (tsorig) et de l'est à l'ouest (hong). •/§ 1(^ |^ 
;j^ pêchers de P'an et saules de T'ao, tous deux sous-préfets. Cf. Jl 
[W]- ?nl I^ ^è" ^ "^ ^ bonnes mœurs du peuple dues à une 
excellente administration. 



t ,^ ^, ImI Ho ma fou l'on. Un dragon ^| ,1^ sortit du 
Fleuve Jaune portant sur le dos des figures, qui donnèrent à Fou- 
hi f^ ^ l'idée des huit trigrammes. Ces figures, appelées tableau 
du Grand extrême -Je ^ M^ représentaient par une combinaison 
de cinquante-cinq points l'action des principes mâle et femelle. 
(# H ^, ?L ^ B i^)- Variantes: fpj ®, f| |g. 

Tffi t Ts'ieou ho. La voie lactée en automne. "La voie lactée 
scintille." fc fpj 0i 5^ |J^ (iJ U f^). Variantes. ^ ^pf, §^ ^, ^ 
ÏPji ^ M 1^ ^ ^'^ ^°^^ lactée illumine l'azur. 



t MI ^^0 yu. Mal de ventre. (^ 



■M 



Immense. 



t I H ^ 5!^ Ho pé ts'iu fou. Le génie du fleuve prend 
femme : une superstition absurde. Sous le règne de Wen, prince 
de Wei ^ ^ f^, le gouvernement de Yé '§.]] (Ho-nan) fut donné 
à Si-men Pao "g' p^j |fj_ ji apprit que tous les ans on y avait 
l'habitude de jeter une jeune fille ^ ^ dans le fleuve, dont le 
génie, d'après les sorciers, réclamait cette compagne. Présent au 
moment où allait s'accomplir la cérémonie, il ordonna que le chef 
des sorciers serait lui seul noyé, ce qui guérit pour toujours le 
peuple de sa crédulité homicide. (^ gg,). 

^3 ^ t p^ TK Lien ts'iuen jang choei. Sources de la 

yj^ modération et eaux de la déférence, torrents des lettres 

et villages des armes caractérisaient l'excellent pays qu'était 

Liang-tcheou, où il habitait, disait Fan Pé-nien fo^^^à^h l'em- 

pereur ^ PJ3 0. m 'M 'It W ^ iH ^ ^5, M 7^ ^ 7^^- Mais 
pour la fontaine de la cupidité ^ ^, il ne fallait pas l'y chercher. 

M, T Houo tsHuen. Sapèques ^. "Il veille à la sortie et à 
l'entrée des sapèques." ^ y(^ t. ^ A- (fl II ^ 'Ê)- M ^^ ^ 
nom antique de la sapèque, qui court comme l'eau d'une source. 
M "^^ ^ M- M ^ sapèques variées d'après leur poids. 1^ ^ 
J^ ]|f i^ ^ ^ 1^ monnaie coule précieuse dans le trésor du sud. 



CLASSiF. 85. 7jc. 247 

\j7J ^ t Pi tchao. Le bassin aux eaux bleues : la pièce 

^ p4 d'eau en demi-lune de l'école des régulos, le lycée, la 

classe. (P: Hr i^ ^)' H yS 1^ ^ M. l'onde azurée du bassin se 

ride à la brise du printemps, compliment au maître officiel, à 

l'examinateur. Cf. '^, 

>Vfl # @ ^' ^ >S @ # Fa ht wei t^'i, tche fou wei 
tJt^ mou. Le plaisir de la loi bouddhique est l'épouse d'un 
bouddha et d'un bonze, un jugement équilibré est leur mère. Mot 
de Wei-mo ^ ^, un des patriarches de la secte. 

/\ f Pa fa. Les huit règles suivant lesquelles on dirige les 
fonctionnaires. (^ Il ic ^)- H A )è ^ lË M i^ le haut digni- 
taire étant ferme sur les huit règles, tous les mandarins inférieurs 
comtemplent son exemple. — — :f^ ^ >]> ^. Les hauts mandarins 
observent la loi et les petits pratiquent la modération. (|S |g, ^ 

^). ^ ^ Tf. iÈ:- Méchant pour lequel il n'existe ni droit ni 

loi. — — ^ f^ :^ g |f5. Qui établit une loi s'expose à la violer, il 
se nuit donc. 

"Vil» ^ i!^ ^ Pouo louo: pei ngan. Paramita: ce ravige- 
ifJL là, ou le sentiment avec l'intelligence ^'["g- et le nirvana 
iÊi If) terme des aspirations du bouddhiste. L'expression complète 
est ^ j^ ^ ^ paramita, en chinois ïlj ^ ^ atteindre ce rivage 
du pai-adis bouddhique. Le monde, où la vie a pour terme la 
mort ^ ^, se dit ]ît ^ ce rivage-ci. Autre sens de paramita: 
moyen de salut. 



T In pouo. Le sel, onde devenue blanche comme argent 
par la cuisson ou l'exposition au soleil. Peut signifier aussi : 
nuages argentés. (#f^^). 7i% m ^ i$- S"^' de nomlireux foyers 
se prépare le sel: nombreux sont les saulnicrs ^ p. 

"/ï t Wang pouo. Les vastes flots de Iloang Hien Clwu-lou 
^ M ^"M J^i des Han. C'est de lui que les deux amis Tch'en Fan 
^ ^ et Tcheou Kiu J^ ^ disaient: Si l'on reste un mois sans 
voir Iloang, les germes de toutes les vilenies repoussent dans le 

cœur." ^ n ^ /hI, :f ^ ^ ^, ili ^ ;t m, m éb J^ 'Ù. Sur 
quoi Kouo T'ai ~^\] ^ renchérissait en ces termes. "Chon-tou a 
l'étendue d'une onde de cent mille arpents. A la purifier on ne la 
rend pas limpide, ni trouble à la remuer. Elle est incommensura- 

i^ie." u m^m^^ ^K'i&,M t T^ is, m ± T> m^ ^ ^ 

jj jjl. On avait surnommé Hoang ^ ;§■ le maître plein de vertus 
et de talents qui refuse d'entrer en charge, (-f^ ;$ §^). jg j^ '^ 
iè »S P^ triste de l'éloignement d'un ami sage comme Hoang. 



248 ALLUSIONS LITTÉRATRES. 

^ t Yen pouo. Un brouillard flottant sur l'eau, (fij ^ Ji|p 
^). ^ f^ 'M ih fréquemment je regarde du côté où habite mon 
ami, mais le brouillard seulement s"oiïre à ma vue. 

>)fg ^ t ît iS M • /Ë P^ S W ^Van ni fong han 
1/L koan : p'ing hien tse tch'e. Avec une boulette d'argile 
boucher le défilé de Han : se posséder dans le danger. Mot de 
Wang Yuen J tc à Wei Hiao |)^ ^, compétiteur de ^ ^ ^ h 
l'empire. ÎC W B - % U M ^ ~£ M ^i P?! ^ H, ife llii: 
- ^ 4 (t il *)• 



Jj^ t Tche ni. Terre couleur jaune sésame avec laquelle on 
scellait les décrets impériaux. Le dragon, qui apparut à Choon 
avec des figures sur le dos, déposa à ses pieds des planchettes 
en jade blanc, une boite en or entourée d'un fil de même métal, 
dont les deux bouts étaient scellés de sésame jaune, tf^ # ^ ^îj, 

SI' 1^). \'ar. ^ '^ ^ ^ sceau de sésame et planchettes jaunes 
claires d'orchidée entre lesquelles on serre les décrets impériaux. 

^ t Kin ni. Terre couleur jaune claire comme l'orchidée 
sur laquelle s'apposait le sceau impérial. Celte matière, dont se 
servait l'empereur -^ ^ '^^ lui avait été apportée du royaume 
de Feou-hin ^ fj^ ^. (If ^ #)• Var. ^ i^ ^ t^ décrets serrés 
entre deux tablettes d'ivoire (planchettes précieuses) et scellées 
avec de la terre jaune. 

^feL pR ^ ^P ^'âï kiai sing p'ing. Les étoiles de la cons- 
"^J^ tellation T'ai~ki§ii sont sur le même plan, indice d'une 
grande paix. "Désiier disposer les six étoiles de bon ))iésage 
T'ai-kiai, afin que paraisse le céleste changement." J^^ |î|ï ^ [5|.t 
/; ^ ia il ^ ^- (M # :^ :^ f] r^)- Images de fcmpereur, 
des mandarins et du peuple, ces étoiles ne peuvent que désigner 
la paix par leur disposition bien en ligne, puisque cela n'a lieu 
que quand les deux principes In et Yang s'accordent i)<irt;iilement. 
La constellation T'ai-kiai serait la même que San-t'ni ^ -f^ , 
dont chaque degré [^^ se compose de deux étoiles. 

T 7j\ t UJ • -pT Pf -^ X T'ai choei l'ai chan: yo mou. ijo 
fou. Rivière et montagne de T'ai: belle-mère et beau-père du 

mari. ^ llj ^ ^- Rocher, p'an, du mont T';;/ ; danijcr 

pressant. 

T 3c T'ai hiao. Le ciel et la terre s'unissent pour produire 
toute chose : la nouvelle année. Le trigramme T'ai du Livre des 
Mutations symbolise le ciel et la terre, avec les deux principes 



CLASsiF. 85, yj^. 249 

mâle et femelle. Il est en même temps le trigramme de la première 
lune, où la nature recommence à évoluer. Var. J^ ^, ^ ^, ^ 
^' 7C ^ l'heureux début du T'ai, H Plr §^ ^ le principe mâle 
au complet avec ses trois barres pleines ^ ouvre le T'ai, ^ ^ 
^ ^ le principe Yang parfait 3 commence le T'ai. 

^ "tir' Sr ^ /V >^ Ho?ig hoang tche che, yé 



vife 

f>^ tch'ou hiué kiu. A l'époque où la terre était partout 
inculte, les hommes vivaient dans les bois et habitaient les caver- 
nés. (j^ ^ m)' 

t ^jS Hong-tou, le Kiang-si, appelé ;fL itH sous les Ts'in, j^ 
^ sous les /fan, ^ ^ sous le cinq dynasties, et ^ ^''. 

t ^^ I'>^ aie Uong-h'iao, des Tsin : un courrier infidèle. Il 
jeta à l'eau les nombreuses lettres qu'on lui avait confiées, en 
disant: "Que celles qui doivent aller au fond, y aillent d'elles- 
mêmes, et que celles qui doivent surnager, le fassent d'elles-mêmes-" 
^ ^ È ïJLi '/^ ^ Q '^- Il transmettait seulement ces dernières. 

'*)âC ^ ^ ^'^''' ^ ^*^** ^'^ chen fou. Se fâcher contre la des- 
■f*^ cription de la nymphe de la rivière Lo. Comme Lieou 
Pé-yu j^i] YlQ 3i, des Tsin, lisant à sa femme cette composition 
de Ts'ao Tche "^ ^, s'extasiait sur les charmes de la nymphe 
qui y est mise en scène, celle-ci en conçut tellement de dépit 
qu'elle courut se noyer. L'endroit où elle périt s'appela dès lors le 
gué de la femme jalouse f^ ^^ '^. 

^ hâ 0^ Mi '• ^X, \^ W- W- ^'^ y^T^g f-che koei : king chang 
kia tchnng. Le papier renchérit à Lo-yang : à l'envi on apprécie 
une belle composition. Tso Se T'ai-ich'ong ^ ,g, j^ ytji avait mis 
dix ans à écrire la description rythmée des trois capitales ^ ^[J 
HÇ, acceptant même l'emploi de secrétaire au conseil d'état |^» ^ 
^P (^"ji ^ il)i d^"s l'unique but d'acquérir les connaissances 
nécessaires à la technique de ce travail. Cependant à son appari- 
tion, le chef-d'œuvre ne reçut pas du public l'accueil qu'en 
attendait l'auteur. Mais quand on le vit présenté et annoté par 
des lettrés tels que Hoang-fou Mi M "i" fm. Tchang Tsai ^ g^, 
Lieou K'oei fij jg' Wei Koan ^ 3||, et surtout loué par le savant 
Tchang Iloa .^ |^, la fureur à le copier alla jusqu'à faire monter 
le prix du papier à la capitale. (##;$[ ^ 'f^). 

MTtui^^j.^A^'RÎ Ki'>ig lo hoa tse i, sao jen 
tchouo kia. A la capitale Lo-yang les habits tournent au gris, 
d'après la phrase polie du poète. Le vent y soulève tant de pous- 
sière. p.m^M,m^^^itM'^^-imm m w m poète. ^ 

51^ If 11 parler aussi poésie. 



250 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

i" ® ^ ?TO Lo hoei tch'eng joei. La tortue de la rivière Lo 
apportait de bons présages. Elle était envoyée par le ciel au 
Grand Yu après qu'il eut réglé le cours des eaux, et portait 
tracées sur sa carapace des figures symboliques, qui lui inspirèrent 
les neuf divisions de la grande règle ^Jfc ^ ^ ^. (^ '^ ^^, iJL 
^ mm)- Var. y^ #. 

^i\\ I t ^ \^ PJï ^ Che tcheou Ichen sieou souo kiu. 

Vn Les dix îles où habitent les parfaits, les immortels. Ce 

sont: ^ p, ^: m^ ^ n^ 7C #H, B M^ % 'èW^ ^ M^ M ^^'l' M 



f^ J3^ Si san. Le troisième jour ;^ ^J après la naissance, 
jour où on lave l'enfant. Var. \^ ^. 

\j^ .^ t ïfiî 1^ Wang yang eul Van. Gémir en contemplant 

^-p le mer: ne savoir que faire. "Le génie des fleuves 

suivant le courant, va vers l'est et parvient à la mer du nord. Il 

jette les yeux à l'est et n'aperçoit plus de rivage. Alors il 

regarde l'océan, et tourné vers Jomo, le génie des mers, il soupire." 

M fè il ^ m ^T, M ^ ^k li, ^ M ïïfj %l. Z^ ^yY^IÊ^n^ 
g # 15] ^ ïïD i:- (|£ ^ ^ 7K m)- 

>i>i> ^ t Sa 71 hoan. Les trois décades H 'al ^^ ^^ lune: 

HTC J: 4" T Î^* iioan, laver rappelle que tous les dix jours, 

les dignitaires de la cour des T'ang avaient congé pour pouvoir 

prendre un bain. "Neuf jours de presse et un jour de repos." ^ 

m .1 - 1- Var.^ H m. ± + T i^ ^^oan. [% fg ^ ^). 

t ^ Hoan /l'i. A -^ :fg «^ de gS; ^ (Se-tch'oan) se fabrique 
un excellent papier nommé '^ j{^. 

t ^ '^ Jl ^ #' tt ii* 1^^ iioan hoa k'i chang ts'ao 
Vang, tou hong lo ti. La maison en paille, au bord du torrent 
Hoa7i-/ioa de ^ ^, était l'agréable propriété du poète Tou Chao- 
ling ^± ^ ^M ou Tou Fou ;^ "i" de Chao-ling, près de ;g ^. Il 
en avait une autre à H M -l^- 

t p^ î!M 3^ Hoan song hoei hoan. Après s'être lavé les 
mains lire la réponse à une lettre, pour montrer son respect pour 
l'ami qui l'envoie. Lieou Tsong-yuen :^ ^ tc» recevant une lettre 
de Han Yu ^ ^, se lava les mains à l'eau de rose ^ ^ ^ 
ts'iang wei lou avant de la décacheter, (g tii # fE)- Var. ^ ^ 
1^ W^ koan wei ngo song se laver les mains dans l'essence parfu- 
mée par respect pour la lettre, dont on va prendre connaissance. 



CLAssiF. 85. 7jc. 251 

W» $Â ^^go Tront, auquel on porte les mains per respect. S'agit-il 
de recevoir les leçons de quelqu'un on dira : Les oreilles lavées 
j'écoute avec respect ^ 5 ^ ^• 



>lUi l!S "^ '^^ -Si M^M P^^^^ ^^*"9 ^^^^ ^^^^ ^■^'^'^3 tchouo. 

^3^ Distinguer l'impureté de la rivière King de la limpidité 
de la rivière Wei: avoir du discernement. "King recevant Wei 
paraît encore plus trouble par comparaison, car combien 
transparentes, tche, sont les eaux de ce dernier autour de l'îlot tche.'' 
m &> W M^ '-m ïl * i'\[- m ^K m)- Var. ;^ ^ ® fl manquer 
de jugement. ^ |^ j^ fi\ dans l'affaire le vrai et le faux sont 
bien distincts. Le King et le Wei se trouvent au Chen-si. 

^f^g •iHrftWM Ts'ang hai aang t'ien : che 
tai keng pien. Tantôt la mer immense, tantôt des 
plantations de mûriers : les vicissitudes de ce monde. Le génie 
taoïste Wang Fang-p'ing ï ;^ ^, descendu chez son disciple 
T'ai King ^ ^, envoya quérir la fée Ma-hou ^ ^. Celle-ci 
apparut dans la fraîcheur de la jeunesse et dit à son frère Wang, 
qui s'en étonnait: "Depuis que je te sers, j'ai déjà vu la mer 
orientale remplacée trois fois par des plantations de mûriers." ^ 
# 1>1 *. S ^ ^ '/i' H :^ -1 EB :# flll ii)- Une autre légen- 
de raconte qu'un vieillard, habitant le bord de la mer, prit soin 
de déposer chez lui une éclisse de bambou à chaque changement 
analogue. Or le fait se présenta si souvent, que sa case fut 
bientôt remplie de ces éclîsses ^ B <1 M- Variantes. 'It # ^ 
m W' ^jt- ^ ^. Dans le compliment à un homme âgé on trouve: 
M % ^ 1^^ W 'â<. 'M M. intense est le printemps a 1 île P'ong, 
séjour des immortels, quoique bien des changements aient été 
notés dans la case au bord de la mer: il est encore vigoureux 
malgré le nombre des années. (1) 



\ In hai. Mer argentée: les yeux. "Le temps glacial 
contracte les épaules, en étages de jade, et le froid en soulève la 
peau en grains de millet. A la neige brillante les yeux éblouis 

voient trouble." <i -â^ 3Ê ^ ® ^ ^' :)fe ^ ^ ?i B^ ^ ^- (j^ 
M S f^)- "Les épaules se dressent en étage de jade et les yeux 
brillent comme une nappe argentée. /^ S^ 3? #> @ @ ^ ^• 

t ft: ^ ^ Ua-i han : pao pong. D'une capacité semblable 
à celle de la mer: patronner, protéger, pardonner. (-^ ^). Var. 



(1) Le pays de Hai-men, à l'embouchure du Yang-tse, doune très bien l'explication 
de l'allusion. Il y a dix ans j'ai failli faire naufrage là, où maintenant je vais lentement 
en brouette. Probablement (\,\XQ plus tard il faudra y reprendre la barque, à cause des 
caprices du Fleuve Bleu. 



252 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

T :^ Hai joua, nom du génie de la mer, 

T yy> ■T^ "^ Hai pou yanq pouo. La mer ne soulève pas de 
vagues, indice que la Chine possède un saint. Des ambassadeurs 
de l'Annam ^ ^ ^, venus à la cour de Tcheou, déclaraient à 
Tcheou-hong ^ ^, qu'ils avaient entrepris leur long voyage pour 
contempler le saint empereur, dont le règne leur avait été signalé 
par le calme des vents et des flots depuis trois ans. 5'^ HF S M' 

kX ^g IRlJ T l louo tch'é hai. Avec une coquille d'huître 
doser la mer: esprit borné. "Par un tube observer le ciel, avec 
une coquille d'huître doser la mer, et avec une baguette de bam- 
bou frapper une cloche." )^'. ^ ftoa?i |)!!j] k'oei 3fç, JkJl ^ j|i] ^, Jbl 



t Fou hai. La taxe fou levée sur la mer par la gabelle. 
(^ -?)• Mi M "M loi 1^ 7^ '<^ mandarin préposé à la gabelle res- 
semble vraiment au ministre, qui dans la marmite impériale 
prépare la sauce. Var. ^ :^ bouillir, ichou, l'eau de mer pour en 
extraire le sel. "^ ^ '■j^ ngao hai pouo la cuisson du sel. 

1^ t B* lil Fou hai koan c/ian. Le préposé à la gabelle et 
le directeur des mines. 

|ni| t Hiang hai. Le regard tourné vers la mer immense, il 
se trouble jp] ;^ flO ^ : il ne sait plus que faire. (^ •^). Cf. •j^. 

t ^ Hai t'ang. Le poirier sauvage, dont la belle fleur sym- 
bolise la femme. W^ W\ ^ ^- ^^ ^'^^^ immense et le ciel 

vide : errer, vagabonder. 

vie T^ ■^^ te Lieou tchong tche tchou. Au milieu du 

i/ïu courant du Fleuve Jaune se dresse le récif Tche-lchou, 

image d'un homme inébranlable dans l'adversité. (^ -j^ ;M' ?L 

W t ^ ^ i^ .^ ^ Si lieou i ts'ang hai tche chen. Le 
mince filet d'eau ajoute à la profondeur de la mer immense, et la 
hauteur du mont T'ai vient de ce qu'il ne refuse pas un morceau 
de terre ^\h'^^àlM^WCn^}^^'f<- P^^ ces métaphores 
le ministre Li Se ^ ^ dissuadait l'empereur ^ "^p M ^ d'ex- 
pulser les étrangers, dont les services pouvaient être utiles à leur 
patrie d'adoption, (p^ JË § ^)' 



CLAS3IF. 85. yf;. 253 

(^ f^ /bJc -^ Chou wen liien l'ei. Tous vantent l'excellente 
façon d'interroger du mandarin, sans recourir aux tortures, com- 
me Kao Yao ^ fï^, préposé à la justice, sous l'empereur C/ioen^ 
(1^ ^^ y\Cj- Compliment à un magistrat. 

t j§ ^ 3^ Chou t'ei tch'ou t'en. Bons et mauvais suivent 
une voie différente. (^ ^ ^). 

W, 13 ^^^* Wang. Le papier, ainsi nommé parce que Ts'ai 
Lue^ ^ fl^, sous l'empereur ^ jÇ ^, en fabriqua avec de vieux 
filets de pêche. 

^ an K'iu /"aji. La règle des actions et le modèle des 
paroles, ^j ^ ^ ^g, m M ^ Ie- H mis pour ^^. 

'»)P ?''1l |)7 ni' fê J^ "fê ^ Hoen toen tch'ou k'ai, kien 
IiTI^ /;'oen che (feji. Dès que le chaos se fut dissipé, le ciel 
et la terre se fixèrent, se divisèrent. Les molécules plus subtiles 
s'élevèrent pour former le firmament, tandis que les plus grossières 
constituaient la terre. La monade primitive, semblable à un oeuf, 
donna naissance à P'an-kou ;^ @ (al. ^ "é") le premier homme. 
Cependant, d'après le philoso|)he Liè-tse, l'être raisonable serait 
le résultat d'une heureuse combinaison des atomes aériformes. f JlJ 
"? 3*^ ^ ^). L'origine du mythe P'an-kou l'a fait nommer Hoen- 
toen-che JH ^]î^ ^ le chaotique. 



'Jy'St M t ^^ Touo lei pei. La stèle des pleurs. La seule 
{^ vue de la tombe de Yang Hou ^ jj};^-, des Tsin, sur le 
mont Hien ill| [ij, à ^ I^, arrachait des larmes au peuple, qui 
avait été si bien gouverné par lui. Ce lettré, devenu général, se 
promenait au milieu de ses troupes en fourrure légère et la cein- 
ture desserrée M M ^ ^' ^"^^^ ^^*'' ^^ ^^P^ ^^ l'olficier 
distingué. ^ M Hl. lil ^ ^ éminent comme Ya7uj Hou enterré 
sur le mont Hien, aux habits déboutonnés. 

;j[^ ^ i" $X iin jfil T'ai tchen lei Hong jou Mué. Les larmes 
de T'ai-tchen étaient rouge sang, quand elle quitta la maison 
paternelle pour entrer au harem de l'empereur. Il s'agit ici de la 
trop fameuse Yang Koei-fei ;9: ^ti # jfe, de son nom de jeune 
fille, Yang T'ai-tchen j^ -j^ ^. 



t ^ 3E li^ ^ei tch'oei yu tchou. Les larmes tombent sem- 
blables à des lamelles de jade. Yu tchou, pleurs. 



254 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

y^^ Q f^ ^ Ts'inu pé tch'oan kia. Léguer à sa famille 
tR une honnêteté sans tache, telle était l'unique ambition 

de Yang Tchen |^ ^, qui ne voulait pour ses enfants d'autre 

fortune. 

— ' ï — ' -^ i ts'ing i nimj. Avec un c'est la limpidité et le 
calme: allusion au chef d'état. L'empereur ^ fÇ ?f? consultant 
les sorts sur son règne en reçut pour toute réponse le nombre un. 
Perplexe, il consulta son ministre Wang Jong Siun-tchong ^ 3^ 
i*!^ ftjj qtji le rassura, car son gouvernement aurait toute la per- 
fection de l'action du ciel et de la terre, celui-là sans trouble et 
celui-ci sans bouleversement, grâce à Vunité ou la combinaison 
harmonieuse des éléments ^ # — lii ^, iÔ # — J^ ^. Wang, 
toujours bref dans ses décisions ^ ^. obtint le titre nobiliaire 

T V^ Ifeï ^ Ts'ing tchouo hi yang. En brassant sépare'^' 
l'eau claire de l'eau bourbeuse : promouvoir les bons et rejeter 
les méchants i^ -^ Jjjf -^ \^ ^. [^ ^^ ^)- Wang Koei ï îf: 
disait à l'empereur }^ -J^^'- "S'agit-il d'élever les hommes ver- 
tueux et d'écarter les mauvaises gens, je l'emporte quelque peu 
sur ces individus," dont je viens de parler. M J5f^ i^ ï^ ^ |p|i Ë 

t ^ Ts'ing niing. La pure clarté, le lOô*^" jour après le 

solstice d'hiver :^^. ^M,- Honnêteté exemplaire comme celle 

du ministre Sié Ngan f^\ ^ dans sa retraite du mont oriental ^ 

iJj M in ^ M- tn M.- ^^ poussière immaculée, la visite d'un 

ami vertueux. [^ ^). ^ {^. La pure perfection : la pratique 

des vertus morales. 

i/Vr> ifê ^K ^ Chou t'ei tch'ou t'ou. Des bons et des mé- 
\^)K chants différente est la voie, la façon d'agir. [^^^)- 

T fw] Chou wen. L'excellente manière d'interroger les préve- 
nus conformément à la justice, à l'exemple de A'ao i^ao^^^^n^p^- 
(||f;^7JC). Compliment à un juge: tous exaltent ses interrogatoires 
sans faute f^ f^ j^ ]^. 




\ 



>//. î^ ^K E 



j^ Hoai nan wei fou. Hoai nan est l'inventeur 
B du fromage fait avec le haricot soja Jfj^. {^^^M)- 
Lieou Ngan ^\\ ^, petit-fîls de l'empereur -^ j^ jjj£, était prince 
de Hoai-nan ffé "^ 3£ :^' aussi le désigne-t-on fréquemment par 
l'appellation f|É"^^. Var. ^L^B')^?L- Assister à des funérailles 
se dit: ^ ^ ^, 9^ ^ f^i à cause des aliments maigres que l'on 
y sert d'ordinaire. 



CLASSiF. 85. TJC- 255 

t !^ — ^ ^ Sfc B^ Hoai-yang i lao pou tsieou pHng. Le 
seul vieillard de Hoai-yang ne se rendit pas à l'invitation de la 
cour, alors que les quatre ermites du mont Chang s'empressaient 
d'accepter les dignités qu'on leur proposait. Cette diversité de 
conduite donna lieu au dicton: '-Les quatre têtes blanches, hao, du 
mont Chang n'atteignent pas l'unique vieux de Hoai-yang." ^ ]\i 
m Hï- ^ in m I^ - ^- (>i * ^ K^- Ce personnage si peu 
ambitieux s'appelait Ing Yao |g [|f • 



^, ip t [^ ^'o tche. Hoai-yang. De ton lit tu administreras 
la préfecture de Hoai-yang, disait l'empereur -^ ■^. ^ à Ki Nan 
^ ||, qui faisait difficulté d'accepter ce poste. (^ fû iR if j^)- 
Effectivement, quoique d'ordinaire couché, il gouverna ^ i^ [^ 
i|fl, Kiang-sou) de façon à mériter d'être proposé pour modèle au 
préfet. 



>y^ ^If^^'S^^VS Tchouo-lov yê tchong, yun 

h3Î\ ts'ai fen hoa kai. Dans la campagne de Tchouo-lou un 

nuage aux reflets variés s'étala en splendide baldaquin sur la 

tête de l'empereur Hoang-ti ^ ^, aux prises avec le rebelle 

Tche-ysou ^ ^, qu'il de\?ait vaincre. 

vM Ii:i:St:^ëfc^^fi ^i^^ che ich'oei yen 
i;5w (sien, ts'ien): yeou iju tché tche ché. Saliver à la vue 
d'un mets: montrer son désir du rôti, en avoir l'eau à la bouche. 
Dans un repas, Kou Yong f| ^, des Tsin, remarqua un servant 
à qui la vue des viandes faisait couler la salive d'envie. 11 lui 
en passa aussitôt un morceau, et, plus tard, cet homme lui témoi- 
gna sa reconnaissance en l'arrachant plusieurs fois au danger. 
m M M W)- Var. ^ E. ^:^ ^ un ai"fl^"t désir. 

fi ^ 14 ft ^s'^ y^'^3 choen soei. Tout nourri de philoso- 
phie être simple et pur comme l'or fin, doux et moeljeux comme 
le jade parfait ^ # ^ jf- ^ÎË 5^ tU ^ â:- '/^ if^^ ^ ^ ^' Eloge 
du maître Tdveng Ming-tao fl Rjî jf, et du lettré qui l'imite. 

\'â inl -^ ^ "T ^ Tche cheng tche tse k'o pien. Capable 
de distinguer entre l'onde des rivières Tche et Cheng: posséder un 
palais délicat. Au témoignage de Confucius. le maître queux / 
l'a ^ ^ possédait cette qualité, (g ^ ^ ^)- 

VÏSÎ 7 ff t '^ ^ ÎÈ Pou tsoen wen pao tche tche. Me 
iJDl vêtir chaudement et manger à satiété n'est pas mon 
idéal, disait Wang Tseng £ # à l'académicien Lieou Tse-i fl] ^ 
'^, qui lui assurait, qu'après son succès aux examens, il ne man- 
querait plus de rien. 




256 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

t ll|i fil IIP Wen K'i Fei-h'ing, du ff -gf, type classique du 
lettré malheureux aux examens. Ce contemporain des Song ^ 
s'appelle encore Wen T'ing-yun -/^ ^ ^. 

^ ^ S ^k t '^ Yeou ngai i fa wen kong. En affection 
fraternelle il convient d'imiter le duc Wen ou Se-ma Koang ^j ^ 
^, qui traitait son frère Pé-k'ang fg J||, presque octogénaire, 
avec le respect réservé au père et la tendresse due à l'enfant. 

(^ ^, »h m- 

raAil^ t ^ It^ ^/îÉ'»t /"aîi hou tche t'ou. Faire cadeau 
d'un tableau représentant un homme naviguant sur un 
lac: inviter quelqu'un à déposer sa charge. Au jour anniversaire 
de sa naissance, tous présentaient à Tch'en Kong-hong |^ ^ ^, 
l'image de l'étoile de la longévité, figurée sous les traits d'un vieil- 
lard ^ A M. M- Seul, son neveu Che-tchen ^ ^ lui offrit un 
dessin, où l'on voyait T'ao Tchou-kong f^ :^ ^ ou Fan Li fi^ ^ 
sur la barque. C'était lui suggérer de rentrer dans la vie privée, 
à l'exemple de ce ministre fuyant la cour de Keou-tsien ^ {J^, 
prince de Yué ^ (496 av. J.C). 

t i^ .«2 it Hou hai tche che. Le lettré des lacs et des 
mers: un homme au cœur magnanime comme Tch'cng Yuan-long 
fM yt nh fies Han. (^ j^.). 

>}B. # t ± if ' 4^ i(P -È- ^ tt i^ Yang t'ang tche fou^ 
%^^ pou jou h'iu houo tch'eou sin. Mieux vaut supprimer le 

feu en enlevant le combustible, qu'agiter la soupe pour l'empéchcr 

de bouillir, (g ^ ^ fc)-. 

M. A^ nU W — ^ Yeou hia pou neng tchoei i /.sV. 

Tse-yeou ^ ^ et Tse-hia ^ g n'y pourraient ajouter un 
mot: un travail littéraire sans faute, une composition parfaite. Ces 
deux personnages étaient les plus savants disciples de Confucius. 
Var. IfejF H 'T' 'tt ^ — W^- ^'^ Yeou ni Hia n'auraient à l'aider. 

>yP3 ^ ^ ip3 ^V^i V^ng tche ts'ing. L'affection du nord de 

^ ^ 1 a rivière Wei: égards pour un oncle maternel. Le 

Prince hériter du royaume de Ts'in ^, accompagna son oncle 

Tchong-eul ^ 5, fils du roi de Tsin ^, jusqu'au nord de la 

rivière Wei, ce qui a donné lieu à l'expression. (|^ ^ j|[). 

t HL ^^^ P^' ^" nord de la rivière Wei: le souvenir d'un 
ami. "Au nord de la Wei, au Chan-si, c'est le printemps avec 
ses arbres, et à l'est du Fleuve Bleu les nuages du soleil couchant. 



CLASSIF. 85. ^. 257 

Quand donc avec une coupe de vin disserterons-nous de nouveau 
sur la liUéralurer- ^ ^t ^ ^ lit, ïï "^ B ^ #, M Bî - i|t 
îS' M 1?i| ^ffl "(iffiî ^- Lettre du poète Ton Fou H^ "^ à son ami 
Li Pé ^ è . 



t ^K T/T' ^^ '^^ cliot'i Ich'e. Les eaux de la rivière Wei deve- 
PHes rouges furent le pliénomène par lequel le ciel montra qu'il 
condamnait la rigueur excessive de Woi-yang -^ ^ à l'égard des 
prisonniers. ^ |[î,^. 

t /l| Jflfi ^^ Wei tch'oan ijao li. Dans la rivière Wei sautaient 
les carpes: aliusion à la pêche de Tse-ya ^ ^ ou Kiang-t'ai-kong 
1^ -jl\l ^, quand il fut rencontre par le roi Wen-wang ^ ^. Du 
reste, ce ministre lui avait été indiqué sous l'image d'un ours 
volant ^ ^ê, vu en rêve et expliqué par le devin San I-chen ^ 
!Ë ^- Var. fil] -^ ^ i|fj wei-pin tchoei tiao jeter l'hameçon au 
bord de la Wei 'i'î ^ ^ f vJ ^ ^ ctre âgé de quatre-vingts ans 
comme Tse-ya quand il péchait au bord de la Wei. 



i^ {vl Tien tclie, le Yuyi-nan^ appelé encore 'é' |® et |iJJ ^. 
Cette province située au sud de i^ j]], auquel le ^ ^ ^ fait 
mention, portait le nom de :g j'\\ sous le Han^ de ^ |g sous les 
T'ang et de -^ J!| sous les Song. Un nuage flottant du côté de 
ce pays et observé par l'empereur -p jj^ «Jj^ lui valut le nom de 
m n- Var. ^ ^\ 



■^tî^ ^ ^^^'^ ^^^' ^^^^ sans soin: direction sans ordre. ''Tse- 
i)/yQ '^an disait: Gardez-vous de négligence dans le gouver- 
nement, autrement il vous arriverait ce qui m'advint jadis quand 
je labourais. J'avais biné d'une façon déft-ctuf^use, aussi la récolte 
laissa-t-elle à désirer." ^^B, ^"f^^^Mt^'Mîfï^'M. 



-^ "f ^ H-, Pou mié pou cheng. Ni s'éteindre, ni naître.- 
l'indifférence absolue du bouddhiste. Si le cœur n'est nullement 
touché par les choses de ce monde, il n'y a pas de convoitise à 
réprimer en lui. {^ j^ ^\ 



([Pj Sou hoei. Se rappeler: penser à un ami absent. Var. 
Wï 'M ^ ^K songer à l'onde automnale. 3f êx Wl 'M toujours plein 
de son souvenir. j|jj J0 j^ ^ se fatiguer beaucoup à sa pensée. 

17 



258 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

ira T^ Kouo kij nom d'un vase dont le vin s'écoule sans 
interru|ition : un benu parleur. Comme types de gens qui ne sont 
jamais à bout d'arguments, on cite Tong-fang ( liouo ^ ;fr 5i9, des 
Han, et Choen-yu K'oen '^ -^ ^ des Tcheou, celui ci contempo- 
rain du prince ^ j^ ï (378-332). 

K'o choei Uan. L'individu envieux de dormir- 
Comme Hou Tsin ifl _g^ manifestait du mépris pour Liu 
Mong-tcheng Wcn-mou S S^ lE >C ^^ refusé aux examens, on lui 
mit sous les yeux ces vers du candidat malheureux. "'.T'ai tiré 
jusqu'au bout la mèche de ma lampe qui s'éteint mais mon rêve 
ne se réalise point." ^^^^ jtS'P- ^ J5^- '" Inspiration de doimeur," 
s'écria Hou. Cependant, Liu ])lus heureux au concours suivant 
lui annonçait son succès en ces termes: "Celui ({ui ne pense qu'à 
dormir est le premier de la promotion." f^j BÉ i^ ^ x; ^ ^ 




at- 




t U'I ^'^'o kl. Assoiffé et aiiamé: un dsir excessif. Cette 
expression s'appliquait à l'amour intense que les administrés de 
Flou Tch'ang-jou ^^ ^ J^ éprouvaient pour lui. (7^ ^). Var. i)^ 
^ îl' #1 ^ i "ne affection inépuisable. Ji 4^ î'^ #1 un désir 
amoureux jaillissant des entrailles. ,(>, "^ /M ^ '^ #L '^ pensée 
continuelle de l'ami. ^ i^ d^ J^ de désir le cœur se dessèche 
jusqu'à la poussière. 

^iv\ jM P'ovg leou wo tsiao. Tenir dans les mains 

j^»î le vase qui coule pour arioser la marmile surchauffée 

__ ^H»M' secourir quelqu'un dans une nécessité extrême. 

(^ m)- 

1^ ^ Ki (hi) ho. Lit de torrent: in.satiable. La mère de 
Chou-yu ^ ^@ le voyant si difforme à sa naissance prononça ces 
mots: "Un lit de torrent peut se remplir, mais lui ne pourra ja- 
mais être assouvi." f^^ ^ pT r^ ^ T> pT 1 -llL- (® !§ "t M)- 

TSa^^'- ft W ^ ^ ^'a^ /ow: che houn tche kia. Le 
\^L palais profond comme un gouffre: la résidence d'une 
famille mandarinale. ^ M J^ ^ ^'- iW È^)- Variante, f^ ^ 
porte, demeure profonde et large comme un abime plein d'eau. 

7w W '^ ytr ^'an Yang tche hao. Les l'amilles P'an et 
Yang : la parenté par alliance L'expression vient de l'élégie com- 
posée par P'an Yo ']§ -g- des Tsirij à l'occasion de la moit de 
Yang King j^ ^, dont il avait épousé la tante." J'avais le bon- 



GLASSIF. 85. y\^. 



259 



heur d'une alliance au troisième degré avec toi, car la lante était 
ma femme." ^ H ^ iS t iè M» M d^ Jè ^.^ ^ ^ (^ H 4- 
Var. t# # ift iF- 

V'ââ ^ ^ ^^ ^^' ^^ grand Fu pleurait sur les inondés et 
»^^ Tsi sur les affamés, aussi sont-ils restés les types du 
fonctionnaire au cœur tendre et généreux pour le peuple. (ïè ~f')- 
Var. fâ ^ 'l'L ^J 'M -è '^ avoir les sentiments de Tsi pour les 
affamés et de Yu pour les inondés. -tU Ë< #1 E, Î-J^ ^ 15!^ animé 
du bon vouloir de Tsi et de Yu. ^, .g, ?^ T ^ M i^ \^ li 'M 

j± 4. ^ ,g ^ T ^ UL :t, È a fL :è 4- es To^. 



i 



^^ ^^ yT i" A'iwé i/im fen han Séparer la voie lactée 



v^ nébuleut^e: écrire de beaux morceaux de liltéralure. 
"Jadis Han Wen-kong ffi ^ ^, monté sur un dragon dans la 
région des nuages blancs, divisa la voie laciée pour que la splen- 



deur du firmament se révélât." ^ -jjf ^ fll Ô ^-' 



-T^ 



km 



■0' t /van tchou. Une ondée opportune est l'image des 
,^y bienfaits de l'administration. A une époque de séche- 
resse excessive, Pé-li Sovg "g" M i^ parcourut en char fj ^ {^ 
^ sa préfecture de ^ j]]. ce qui suffît à faire tomber la pluie 




partout où il passait. (^ ^ ^ 



#V Var, 



p.*: 



iTi :t * 1, $ 



i^. IM ^ ^ M '^^ bienfaits du mandarin sont comme la pluie 
qui suivait la voilure de Song. /fi: "tl* M iîi 'îi 1^' îst ïifî li* ÏÏD 
^ ^ m. }^ ^^ magistrat ressemble à une averse tchou p'ei favo- 
rable, tous jouissant du bonbeur hieou de sa protection. ^ ^ "^ 
llj- on l'espère comme l'arc-en-ciel ni annonçant une bonne pluie. 

I t JW i'§ ^ Li tché i siang tse. Les bassins unissent 
li leurs eaux pour les grossir : amis de même sentiment. 




^ t Fong Iché. Une pluie fertilisante. (^ 3||). On lui 
compare la bienveillante adminisiration. Var. "^ Wl '^ ^ comme 
une pluie engraissant le millet. I)P PM i^ "^ comme la pluie qui 
symbolisait le bon gouvernement du prince de Shm ^^ '[jf^, 



descendant de Wen-wayig, M 



M:Z^ 



R 



fi 



T 



"^ ^. ^ "^ Liao ts'ao ché tché. Superficiel, grossier et 
négligé: slyle lullement châtié. L'explication de ché-tché remplir 
vaille que vaille $on devoir, amène ici l'histoire de Pien Tchoang- 
tse ~|v ^ ■^. "C'était un brave qui. cependant, à l'époque où sa 
mère se portait bien, lâcha trois lois pied sur le champ de 



?60 



ALLUSIONS LITTERAIRES. 



l)ataille. Mais ijuand elle fut imrte, le royaume de Lou le\ ant des 
troupes, il se présenta au général et lui dit: "Jadis je désertai 
parce que j'avais encore ma mère, maintenant je désire remplir mon 
devoir." Donc, au début des hostilités, Pien captura un chef et 
le présenta à son irénéral pour ré[)arer sa première fuile, puis 
deux auln-s. dont l'un embroché, en excuse pour sa seconde et 
troisième Uleheté. Comme le général voulait qu'il s'en tint là, 
lui demandant même de l'accepter pour frère, il ré|)ondit : "Mais 
je ne fais fjue remplir apparemment mon devoir, car je n'ignore 
pas que l'homme de conscience ne peut vivre déshonoré." A ces 
mots il se précipita dans la mêlée, où il périt après avoir tué 
sixante dix ennemis." "fr ){'£ -f- i} ^, Uj- M ,^ !!#, H Ut -^ £ 

^k, ^ # 5E, m Va Pili. -^ îTi -^ H *^ H? %. El fH iia ^ ^ ^ 

a 4b lîL- 4^ m ^ *, it ^. i^i^ ffn !i^, m^ tm m t ^ m la 

^■m ~ ^t: % % E|3 it fln jE i:, 1t J^ j«: a Pï- -W:- % m^ 
■t ïïn ili ^- It W ife m El 4b- w ? Jh ^, m iS ^ ^- 1T i^ 

1" B, -7i- mn ^^ r\- m t.- ép ± ^ i>i m ^^ m ^m.^-t 
+ A m ^- m n 'y\' f^" 



^^ 



/? 



.'jft 

\t,\H Tsi k'o fou. Fournir de l'eau au poisson à sec : 
venir en aide dans une extrême nécessité. (^ ^). "Var. 
^ ^ rendre vie au poisson. -/[Si ,^ poisson manquant d'eau, ^i ^ 
té .1R ^ ^ i''^^ chercher au marché d-s poissons desséchés ; me 
porter assistance, me prêter l'argent nécessaire. 

t f^ ^ W\à ^si iso tcheou hang. Être la barque qui passe 
le tleuve : prêter son concours au prince, assister un ami dans h- 
besoin, (gr j^). 

*?^ ^ ¥Â ^ ^^ ^30 PO*^ ^^^9 t'^ou hien. Du sommet de la 
colline pend une cascade pao pou, et l'on dirait la voie lactée 



tombant du neuvième ciel. |§ 



âE 



ïPi ^ A^- (^ â)- 



^jt& ÏOL 1^ i^ t Kou hiun tou lou. L'armée unique traver- 

-i/j^ se la rivière Lou. Ce passage des troupes de Tchou-ho 

Liang || ^" ^, marchant contre Momj Houo ^ ^. est une 

allusion à la cinquième lune, époque à laquelle il s'effectua. 



i^ 



'Cl' 






ill t^ ^^ k'iao. Le pont de la rivière Pa, h l'est de Tch'ang 
ngan -^ ^, jusqu auquel on faisait, sous les Han, la conduite à 
l'ami partant pour un voyage. Var. ^ ^. 

^J^^ -^ M t Ts'i li Van. Le rapide de sept li, au Tché- 
{%^ kiang, où Yen Koan Tse-ling ^ 3fc ï^ 1^^» ^^mi de 

l'empereur ^ '/t ^^ i^' (25-58!. se livrait à la pêche après sa 

retraite des affaires. \'ar. tâ^ 1^ 'M- 



GLAssiF. 8.J. 7};. 80. >^. 26 1 

CLASSIF. 86. j^. Houo. 



iK 



^ te. t Kiai i pao houo. Les vêlements entr'ouverts 
embrasser du feu : s'attribuer son malheur. Ts'oei Hao 
^ Y^-, minisire sous la dynastie Wei. disait à Tempereur: "Au 
Koan-tchong Chinois et Barbares, mêlés les uns aux autres, sont 
de mœurs violente?, si donc Lieou Yii veut introduire la civilisa- 
lion avancée des pays de King et de Yang dans ceux de Han et 
de Ts'm, ce sera tout à fait serrer des flammes sur sa poitrine 
nue et jeter des filets pour capturer des titres." |^ cti ^ê Jà |g 

t W IS "It. ^ Houo chou in hoa ho. Sur le mât embrasé 
se joignent les fleurs argentées, pendent nombreuses les lanternes 
allumées: allusion à la nuit du 15 de la l^-ie lune. Le mât 
qu'érigea l'empereur ^ # ^ en cette circonstance étincelait de 
50.000 lumières, (f fi^ ^ ^). Var. ;t ^ iJi m. M iK ^ ^. 
Cette seconde expression rappelle encore les fleurs d'argent et 
autres ornements de tête cheng ^ en soie dont on faisait cadeau 
au printemps: m B m ^, M ^ ^ ^^ û M t^ M Petits 
drapeaux dorés et gaze découpée en forme de fleurs que l'on se 
fixait dans les cheveux, ^ iji§ ^. 

Min: 



[ t Ming jou koan houo. Briller comme la flamme 
aux yeux: avoir une connaissance, une intelligence claire des 
personnes et des choses. (0 ^ ^)- 

^ f Lieou houo. Allusion à la 7® lune. "La constellation du 
feu, Aiiiarès du Scorpion, commence à décliner à la 7® lune, et à 
la 9" on distribue des habits." -t M 'M iK, :fl ^ ^ ^- {M^ 

mm- 

til t Es ^ T'ou houo k'-iu han. Vomir du feu pour chasser 
le froid, service que rendit Ko Yuen Hiao-sien ^ tc :^ ^1 dit 
Ko l'immortel '^ f|Ij, aux hôtes réunis chez lui en hiver. 

t \xi ilK Houo hoan fou. Habits en étoffe se purifiant au 
feu, en amiante '(' Présent offert à l'empereur ^ ^, ^. A la même 
époque Che Tch'ong ^ ^ s'en procura une assez grande quantité 
oour habiller ses nombreux esclaves. 



'JQ'2 AM.r;siONS littéuaihes 

t J^ Houo ><nn. Feu en (orme de parasol : un soleil embrasé. 



- fm^ "^ ^ ^ ^^ '^"^ hoei. Répandre de la cendre éteinte 
/y\ devant les appartements de ses lemmes, pour constater 
si elles ont des relations nocturnes. Ainsi faisait le trop soupçon- 
neux Li / i^ 4à, des T'ang. ig ^ #). Var. ^ M Jm '-'^'^^d ^• 



(* 



i-K iil li}^ i^ î^ ^'/h' t'ai yen liang. Le monde parait 
^Vv tantôt chaud tantôt froid, tantôt bon tantôt mauvais. 



t '^ Yen Li. L'empereur Chen-nong jjiljl ^ qui gouverna 
avec lu vertu du jeu. II enseigna le négoce et inventa la cliarrue 
■^ S ly l^lJ yk lli (S» ^ il)- Li^ dynastie Han avec son fonda- 
teur Lieou |iossédèrent celte même vertu de rélémcnt fev, d'où 
leurs qualificatifs 4^ •^, j^ ^Ij. 



in^' ^ ^^ Ou /lao, /an jouo. Noms de deux arcs 
>^»»^ légendaires. Quand l'empereur Hoavg-ti ^ ^ monta 
au ciel sur le dos d'un dragon, il laissa tomber son arc que le 
peuple ramassa avec des cris lavienlables ou hao. Au moment de 
quitter cette terre il avait d'abord fondu au pied du mont ^] \\i 
des marmites, emblèmes du pouvoir auguste, avec du cuivre 
extrait du mont "g' |Ij- (^ lE :t"-i f|fi« #)• "Le duc de Lou reçut 
en partage un grand char, un grand étendard orné de dragons, 
la pierre précieuse hoang des empereurs de la dynastie Hia, et 
l'arc fan-jouo du prince Fong-fou." -5^ # ^ J^ :/c fi^r :/^ |^, M 
^ ^ ^: ïi' $^ X t W,M; {'& li ^)- L'expression ou hao 
viendrait encore de ce que l'arbre, avec lequel on fabrique cet 
arc. fouetterait de ses branches flexibles les corbeaux s'en envolant, 
ce qui les ferait croasser de douleur. (|^ ^g). 



t W^ '^ ^Y^ Ou i'i yé pan. Le croassement des corbeaux au 
milieu de la nuit présagea la grâce prochaine de Wang l-k'ing 
î H 0, cassé de sa charge pour avoir montré trop de sympathie 
pour Wang I-k'ang 3E ^ J^, que délestait l'empereur. En 
souvenir du fait. I-k'ing composa le chant intitulé i!^ ^ P§' ^- 



t W Tp W Ou-ts'ao tso pouo. Ou-tsao^ ministre du tyran 
Kié, des Hia J[ ^, est l'inventeur du jeu de dés pouo, composé. 



CLASSiF. 86. i)^. 263 

de six pièces, noires d'un côté et blanches de l'autre, qui se je- 
taient comme des dés. Les joueurs s'appellent Ou-ts'ao par allu- 
sion à ce personnage. 



iKH-i vx. ^ ^ Ling yen ko. Le pavillon qui surplombe les 
/»|5j nuages : la Galerie des Ministres fidèles construite par 

^ -;Jij ^ et où il plaça les portraits de vingt-quatre personnages 

célèbres^ (1^ i: ^ ifB)- 

T^tï ;^ t ^ Kieou lié kiun. Le Prince aux neuf mérites: 
^\\\ génie du saule. Ainsi s'appela l'être mystérieux qui, 
après un premier échec aux examens, promit le succès à ^ @ 
g" Li Kou-yen, futur Ministre de ^ S ^, à la condition qu'il 
vint lui offrir en reconnaissance un gâteau de jujubes, (g fii| ^ 
^). Cf. p. 202. 

Ânt zn t San ou. La triple impartialité qui doit être le 
vHs caractère du gouvernement impérial. « Que le monar- 
que ressemble au ciel recouvrant tous les hommes indistinctement, 
à la terre les portant également tous, et au soleil et à la lune dont 
la lumière n'a point de privante. » ^^ M ^l W^ !& M ^^ M' 

>^ ^ f^ SS' ^ ?Jf H ^- i^ ^ 3^ T !«: ;t fi H *« ^A. m ?L 

la t ^j Tjg- Hiong hou tsiang. Général vaillant comme 



ta 



l'ours et le tigre. (^ j±; jg] ït |f ). 



t f1 ^ dt Hiong p'i tche che. Officiers braves comme 
l'ours. î# 4^ ^). 

f ^ ^ y^ Hiong fei tsing wei. N'être pas présagé par 
l'ours de la limpide rivière Wei, et cependant ne se voir élevé 
que fort tard aux dignités. Tchao P^ing-chou ^ ^- ^%, demeuré 
longtemps dans une position inférieure à ^ (al. j^, f^) TJÎ., sortit 
enfin de son obscurité ; mais, quand il avait déjà presque atteint 
l'âge avancé où |^ ;;^ ^ répondit à l'appel de ^ ^. A ce pro- 
pos on composa ces vers : « Tch'ao n'était pas Kiang T'ai-kong, 
annoncé à Wen-wang par un ours vu en rêve, comment donc n'a- 
t-i! rencontré la fortune que si tard? Semblable à Tchou-ko Liang, 
le dragon dormant de Nan-yang, il est parti et ne revient plus. » 
m # ^ m ii fïT ^' M E\ it II i T> ;!• En souvenir de sa 
promotion tardive, sa grande salle fut nommée ^^ [^ ^*, par 
allusion au léopard qui, voilé par un brouillard épais, apparaît 
enfin quand celui-ci s'est dissipé. (r|j ^J f|p f^). Cf. p. 2.5C |f , 
et 235 ^. 

18 



264 ALLUSIONS LITTÉRAIRES 

^* T ^* j|ti il/onf/ hiong mong p'i. Rêver d un ours est 
l'heureux présage de la naissance d'un garçon, car cet animal se 
rattache au principe mâle. ^ ^ $| fnl, ,^ «Ml W^ (M *h f|)- 

1^^ ^ t ^l'J wM ^^^ ^^''W ^0 Iiou. Les IVux du lac prirent 
KKf^ la défense de ^ ^ Yoou Meou, de M |^. Ce person- 
nage, contemporain des Song, venait de perdre son père ]\^ j^ 
Che-heng, très lié pendant sa vie avec un bonze du Fou-kien, qui 
lui avait indiqué un sol excellent pour sa tombe. Or, pendant 
que le fils veillait dans la cabane funèbre, il aperçut des lueurs 
rouges sur le lac voisin, et entendit des voix, qui lui criaient 
d'enlever de ce lieu sacré la dépouille paternelle. Mais un esprit 
plaida la cause de Mcou, en disant que sa piété filiale et les verlus 
du défunt méritaient cette place de choix pour une sépulture. 
Aussitôt les feux s'éteignirent et le silence se fit. [^ ^ ^ ^). 

P ^ ^ ^ ^^'^ tchong ts^i teng. La lampe pleine d'huile 
du sépulcre antique. Chen Pin Tse-wen \^ ^ ^ ^' ^^^ T'ang, 
adonné à la magie, avait exprimé le désir d'être enterré au pied 
d'un grand arbre proche de sa demeure. A sa mort donc, comme 
on lui creusait une fosse à l'endroit indiqué, on y découvrit une 
vieille tombe avec une lampe portant sa coupe d'huile >^ — ^. 
Une inscription mystérieuse disait à quelle fin elle avait été déposée 
là : « Cette lampe toute prête n'a pas encore été allumée, car on 
la réservait pour l'inhumation de Chen Pin.n ^ ;!§ J^ :^ ^, ■§ 

^ tfc ^ *• (tn it if ^)- 

^ ^ "^ B^ t Fan t'ang tch'-ang ming teng. La lampe de 
la clarté constante qui, dans un temple bouddhique de ^ ^ ^., 
brûla sans entretien depuis les Tsin jusqu'aux T'ang. La légende 
suivante la fait désigner encore par le qualificatif -^ ^}\ &• Yang 
Tchen ^ fj! rencontra un soir dans la bonzerie :g" ^ f^- (al. Bfl, 
|g ^), une belle femme tout habillée de rouge ^1 ^ ^ 4^, qui 
lui dit descendre de itjl A ^, l'inventeur du feu, et avoir reçu de 
l'Empereur les titres de :g Qjj ï^ et de H B/J ;^ A- ^'^ng la 
prit pour concubine ; mais sa nourrice avertie de la présence de 
cette personne étrange, qui venue le soir disparaissait le matin, 
la poursuivit une nuit jusque dans son alcôve. Là elle ne trouva 
qu'une lampe, qu'elle se hâta d'éteindre, et depuis lors l'esprit ne 
reparut plus. [-)^ z^ ^ |^). 

'''^ t Ts'ing ning teng. Veilleuses placées devant le lit de 



^ î' ^* ^^^ ^^^ statues portaient dans la main. Le palais de 
^ 3£ possédait une statue en bois de sandal portant également 
un flambeau et appelée -j^ j^. L'expression s'emploie maintenant 
pour les chandeliers. 



CLASSIF. 86. >^. 



265 



'l 



.•' 13 t 'i^ %vi X ^ iïL Yayig-ii clie fou tch''oan wei. Yang-ti 
(605-617), des Soei, commit un parricide pour usurper 
le trône. Cet Empereur, connu d'abord sous le nom de Yang 
Koang j^ ^-, et créé Prince de Tsin ^ '^ par son père fj^- ^ ^, 
ambitionnait la couronne échue de droit à son frère Yong ^. 
Par ses calomnies il sut gagner à sa cause sa mère, l'Impératrice 
Tou-kou ^ îBk /n"i et réussit ainsi à circonvenir Wen-ti, qui le 
proclama ^ ^ Prince héritier. Mais, comme le pouvoir se faisait 
trop attendre, il confia à Tchang Heng ^ ^ la mission de hâter 
la lin de son père déjà gravement malade. Son premier acte en 
s'emparant du sceptre fut d'envoyer à Yong l'ordre de se tuer ; 
puis commença le règne que des orgies inouïes et de fastueuses 
dépenses ont fait un des lieux communs de la littérature. Le 
Sardanapale chinois périt enfin de la main de ^ ^ ft ^ Yu~\ven 
Hoa-ki, qu'avait révolté la conduite indigne de son souverain, 
abruti par le vin et les femmes. 



ZJ^^ t ^M ïMi ^ ^'^'^ ''""^'^ '^°^* l'eou. IMenton d'hirondelle et 
^\v\ tête de tigre furent les traits que le physiognomoniste 
trouva à Pan Tch'ao $5 ^. et qui lui permirent de prédire la gloi- 
re réservée à ce héros (32-102 apr. J.-C). Les exploits de Pan lui 
valurent en effet le titre de ;^ ^ f^, d'où son nom de JjJ ^ ^. 



t Sî tu K 75 lîÇWf M ^ ffl ^'e7i i i meou nai tch'eng 
yu heou Iche tsou. «Assurer paix et repos à son fils en laissant 
d'excellents conseils à ses petits-fils.» Cette citation indique le 
grand-père, qui comble de biens ses descendants ; car si sa solli- 
citude atteint jusqu'à ses petits fils, il épargne toute inquiétude à 
son propre fils, tiî M ^> U \>^ ^. M !"■ (W ^ M) ^ m M * 



i^ Jin*^ 'K 1^ ^^^ ?/^^ t'eou hoai. Une hirondelle de jade vola 
sur le sein de la mère de 55 ^ Tchang Chouo. Après avoir fait 
ce rêve, elle mit au monde Chouo, dont ce prodige annonçait l'élé- 
vation future à la dignité de Ministre des T'anj. {7i ^ M V)- 



t y\ ivL ^ ~ ^i5 ^ ^ 3Ê ^^671 jou t'a kia = ki yê i tchou. 
Hirondelles pénétrant chez d'autres familles : héritage changeant 
de propriétaire. ^ ^^- ï ^ ^. M ^.. M A m '$ 'ÏÏ ^ M- «Les 
hirondelles qui jadis prenaient leurs ébats devant la demeure de 
Wang Tao ^ et de Sié h'gan •^, voltigent maintenant dans la 
maison de gens du peuple, installés à la place de ces grands 
Ministres des Tsin.n (fij ^ §^ ,% ^ii ^ ffj- 



266 ALLUSIONS LITTERAIRES. 

t ^ ^ 3E 1T ^ IîJe Ip >51 "-P- Yen che wei yu che si ti 

kin tclie Idiong. Un homme de Song prit une pierre de Yen pour 
du jade, et l'enveloppa, enroulée dix fois, dans des étoffes rougeâ- 
tres (t'i)- Un étranger de Tcheou se présenta pour admirer cette 
rareté, que le maitre de la maison avait reçue sous son toit, avec 
tous les respects dûs h une chose sainte ; mais à sa vue il eut 
toutes les peines à s'empêcher de rire. Puis comme il tentait de 
désabuser l'individu, celui-ci lui répliqua: «Tu parles comme le 
marchand qui voudrait tromper un homme du métier, lit. soigner 

ou relever son cœur.» Wl 'U :t t\ M. (»!■ W) U :t '6- (^ É # 
^). Le mont p^ iJj possédait des pierres appelées ^ '^, ^ ^ 
ou ^ ^, qui imitaient le jade. 

f ^ l|]^ _ll ^^ if /^ ^- Yen tch'ao mou chang tsi chen pou 
ngan. L'hirondelle nichée sur une tente n'est pas à son aise. Suen 
Lin-fou ^, ^ 3(^, de |0î, s'était renfermé dans la ville de J^ pour 
échapper au juste courroux de son Prince. Sur ces entrefaites, 
Ki-tcha ^ :^^L' ^^ ^^'-i passant par cette place, y entendit les sons 
d'une cloche, et s'écria : «En une situation si critique, peut-on se 
récréer en faisant de la musique ?» ®3pt;^J;^^ tM^T 

^ ^. (^ il M)- 

t ^ !a ^ 'fï'l aM ^" Yeii tsio ki tche hong hou tche. 
L'hirondelle et le passereau sauraient-ils connaître les sentiments 
de l'oie et du cygne? Les pensées de l'homme supérieur échap- 
pent à un esprit vulgaire. Tch'en Cheng Tche ^ j^ ^ s'écria, un 
jour qu'il travaillait aux champs: «Quand je serai riche et élevé 
je n'oublierai par ces fatigues.» Un de ses compagnons accueillit 
par un éclat de rire l'expression de pareilles visées ambitieuses 
chez un paysan. Mais Tch'en lui répondit par le mot de l'allusion, 
et plus tard, en effet, il profita des troubles de la dynastie Ts'in 
^ pour prendre le titre de f^ ïE- (^ ttl ^ ^ "tï M)- 

'lo '^ t ^- I Vang yen tsio. En toute sécurité sur la mai- 
son, l'hirondelle et le moineau se livrent à leurs ébats; car ils 
ne prévoient pas l'incendie qui va bientôt les atteindre ppt ^ 'f^ 
^ yjp ^P filli ;^ ^ M,- Vivre dans l'insouciance de malheurs im- 
minents. {% -^^ M B ^^ M f2i t ^)- 

f ^. Yen ho. Compliments offerts à l'occasion de l'achève- 
ment d'une maison. ^ î^ #, M ^^ BA^ ^^is. M ^ï^ ^^.^ ^UU- 
«Quand l'eau chaude pour le bain est prête, la vermine (k'i-ché) se 
fait des condoléances, et quand un grand édifice est terminé, les 
hirondelles et les moineaux se félicitent mutuellement.» (fH "^ ^). 



CLASSiF. 86. ^. 88. :^. 267 

^ T 7^ Che yen fei. Le vent se lève. Au pays de "{ijA, sur 
le mont ^ [^ lU, il existe des pierres qui se transforment en 
hirondelles ^ ï^, dès que lu pluie d'orage les a touchées. (,;jt 5^ 

mmmm)- "" 

T i /^ ^fr Au i' ^<^'^ wanry ting ting pé p'ing. Le Prince 
de Fen, nommé Ti ;j^, et quatrième fils du fondateur des Ming, 
établit le siège du gouvernement à Pé-p'ing ou Pé-king. Le ma- 
gicien Yuen Ki ^ Jtt lui présagea, dans une auberge de Tch'ang- 
ngan, sa prochaine élévation au trône. Fort de ce pronostic il 
leva des troupes, renversa l'Empereur ^ ^ [iR ^), prit comme 
nom de règne ^^ (1403-1 'i25), et choisit Pé-king pour Capitale, 

jlC^ T TV 29 a ^oei jeu se tsouo. Les quatre auxiliaires de 
/»)21 Soei-jen, un des ancêtres fabuleux du peuple chinois, 
sont : Uf] lJ[j, >^^ ^, ^ t^l et |î^ ^. Ce monarque apprit le premier 
aux hommes à produire du iou en jierforant le bois par un mou- 
vement rapide. 'B A i^ ^ :^^ M iK- {'^ # -T)- Selon ^ =f, il 
faudrait faire honneur de cette invention au mythe Hoang-ti. 

CLASSIF. 88. ^. Fou. 



yj^ 3E t Wang fou. L'auguste père : le grand-père paternel. 
^5C La grand'mère se dit ^ ^. (SIS)- H 3^> 55 3C- 

Les oncles paternels. Le frère aîné du père, personnifiant pour 
ainsi dire la descendance directe, est désigné par -jtf; ;3^. 



t ^ ^ Che fou che tse. Père et fils se ressemblant par 
de grandes qualités. Che Fen ;g" ^, mandarin de la Cour de -^ 
^ ^, et son fils aîné ^ Kien, parvenu lui aussi aux premières 
dignités, méritèrent cet éloge. (^ ^). 

^T*^^:êJ^ti^ T'ien hia ou pou che ti fou mou. En 
ce bas monde il n'est ni père ni mère qui ait tort, ou à qui un 
bon fils puisse donner tort. Ce principe réglait la conduite du 
vertueux Choen ^, à l'égard de son père, le cruel Kou-secu ^ 
^JJ, et une manière différente d'agir est le point de départ des 
parricides et des régicides. (^ ^ /Ja ^). JTg équivaut à la par- 
ticule (5^ de la langue mandarine. 

T ^L Fou tche. Ami du père. «En rencontrez-vous un, ne lui 
adressez pas la parole, qu'il ne vous ait interrogé, et ainsi vous 



268 ALLUSIONS LITTÉRAfRES. 

agirez en bon fils.» M. X ± ^ :r^ f^ ^^ Wi fUib ^ ^ ±. 17 J^- 
m llllfi)- Var. H;^. 



CLASSIF. 89. ^. Hiao. 

^fe- t ^ Clwang yo. Manquer à sa parole. |l| = ^. 



CLASSIF. 90. tI . Pan. 

Ij-i.. t ^ ^ ^ Tch'oang Veou kin isin. Si l'or vient à 

TJ/JV faire défaut au chevet du lit (l'oreiller remplit parfois 

en Chine l'ofTice de caisse), l'homme de cœur en est honteux; car 

il sait qu'il est utile d'en avoir au moins un peu. |fc yjî |^ -^ il, ^i 

s Tu W T Teng tsi pao tch^oang. Sous la période de règne 
^ K' l'Empereur ^ 0^ ^ entendant célébrer le génie poétique 
de Li Tai-pé ^ ^ ^, le manda à la Cour, où il le reçut magni- 
fiquement. Il le fît même monter sur le lit impérial aux sept cho- 
ses précieuses, et lui servit à manger de ses augustes mains. (^ 

11»)- 




^ J Pien fe'i si ts'iang. Même en cas di' dissen- 
lïSÎ sion intestine .entre eux, les frères s'entendent pour 
repousser les attaques injurieuses des personnes étrangères à la 
famille. ^ ^ M ^ ^ ^ B ^^ % iW :k m)- 



n 



CLASSIF. 91. jr- P'ien. 

T pIp) P'ien chang. Un instant, m. à m. une parcelle de 
temps aussi brève que celle qui marque le milieu de la 
journée. 

^ T Yu pan. Tablette de jade : pousse de bambou 
{M y^ ^) et papier. 

^t~FS/^iË.^. iES l'eou hia tche che Che Yu 
tcheng kiun. Che Yu corrigea son Prince en ordonnant 




% 



CLASSiF. 89. 5^ 90. ^ 91. ;^. 93. •^. 



269 



de placer son cadavre près de la fenêtre. Avant de rendre le der- 
nier soupir, il avait fait cette recommandation à son fils, sous 
prétexte que cette place peu honorable lui convenait seule, puis- 
que par ses avis il n'avait pu décider le Duc g ^, son niaître, à 
déposer l'indigne ^ ^ ï^ ^^^ Tse-hia pour lui substituer '^ fû H£ 
K'iu Pé-yu. Cette dernière parole rapportée à Ling-hong obtint le 
résultat vainement cherché par Yu de son vivant. (^L -p % W)- 



CLASSIF. 93. ^. Nieou. 



^ 



^ t P^ >^ Ou nieou toan yué. Craintes sans fonde- 
ment ou exagérées. Les bœufs de Ou soufflent à l'ap- 
parition de la lune, la prenant pour le soleil, sous les rayons 
brûlants duquel ils ont travaillé tout le jour. (iS: Ift fr ^» t'I ^ 



$^1 t 5 = ^ ^ Tche nieou eul = tchou moîig. Tenir l'oreil- 
le du bœuf: présider aux assemblées des Régulos, où ces Princes 
feudalaires prêtaient serment en buvant du sang mêlé au vin, ou 
même en s'en frottant les lèvres. 

>fÈ t ^ i Tche nieou hiang che. Égorger des bœufs et les 
servir à ses soldats. Le Général Wei Chang ^ t*«L^ des Han, 
gagna ainsi la confiance de ses troupes cantonnées à g 4*' ^^ 
décupla leur courage pour leurs luttes avec les hordes des Hiong- 
nou. (i ÏE îi 1^ m)- 



M ^ ît t. $ 5 ill £i Wi]^ Sf H^n-kou koa^nieou, 
li eul yen tao té tche mi. Sur son bœuf au poil noirâtre pj -^^ a 
la barrière de Han-kou, Li Eul (Lao-tse) livra les secrets de a 
Voie et de la Vertu. Le Philosophe, prévoyant la chute de la 
dynastie Tcheou, quitta la Cour et se dirigea vers l'ouest en pau- 
vre équipage. Arrivé au passage de 'g' || ou ^ :^ §|, et au 
moment d'entrer dans le pays de ;/; ^, il fut arrêté par le man- 
darin préposé à la garde de cette porte de l'empire. Un nuage 
empourpré, flottant du côté de Test ^ M "^ *' ^vait annonce au 
fonctionnaire la venue prochaine d'un sage. Il se posta donc en 
observation S^ ^, et dès que le fugitif parut, il ne consentit a le 
laisser passer avant qu'il ne lui eût légué un ouvrage de sa com- 
position. Pour obéir aux désirs du garde-barrière, Li Eul dicta, 
séance tenante, le Tao-té-king, ouvrage auquel on attribue cette 

origine légendaire. (M ft ^^ ^ ±'M)- ^ ^ "^"'î^"^ ''' 
rature la visite d'un ami ou d'une personne distinguée. 



270 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

^ t ï§ 3l T S' W> ^ ^ JE. ^"^in nieou lou ou ting 
tsouo, pouo Chou k^ong hiu. Le cliemin des bœufs d'or ayant été 
percé dans la roche par cinq hommes vigoureux, la défaite de 
Chou fut chose aisée. Iloei^ Roi de Ts'in ^ ^^ 3£, désirait se 
rendre maître de ce pays; mais une montagne lui en barrait 
l'entrée. 11 recourut donc au stratagème suivant, pour se faire 
ouvrir une voie qui lui en facilitât l'accès. Cinq bœufs en pierre 
furent taillés par ses ordres, et sous la queue on leur plaça de 
l'or. Des gens de Chou qui aperçurent ces animaux, leur croyant 
la vertu de produire de ce j)récieux métal, coururent en avertir 
leur souverain. Celui-ci dépêcha aussitôt 1000 hommes, et spécia- 
lement cinq individus d'une force extraordinaire, avec mission de 
percer une route, pour introduire ces bœufs à trésor. Les troupes 
de Ts'in pénétrèrent par cette voie et s'emparèrent de Chou. (^ 

ï ;^ m)- £ T ;^ M ^ ^^ K^. ^ 1 i^ È # # #. m ^, 

j^ t è ^ 0^ nieou pè ma. Serment d'amitié. Les trois 
héros $\] ^ Lieou Pei, || ^ Koan Yu et 51 M Tchang Fei se 
jurèrent un attachement inviolable dans le jardin des pêchers j^ 
^, en sacrifiant un bœuf noir à la terre et un cheval blanc au 
cieL (^' ^^ #). 

P5 ^ Fi^ t iS ^' y^ fa Pi^g I^i ^^'6" nieou Viao sié ta tH. 
Ping Ki Tse-yang 4 1^. Ministre de '|| ;g ^ (73-48), s'informait 
des bœufs dans l'intention de mettre l'harmonie entre les deux 
grands principes. Entendait-il ces animaux mugir, il en demandait 
aussitôt le motif; car ayant pour fonction, disait-il, de régler le 
In et le Yang pour les amener à un juste tempérament (t'iao-sié), 
il devait toujours être sur le qui-vive, afin de saisir les moindres 
indices d'un changement dans le temps. Mais voyait-il un homme 
mort ou blessé, il passait son chemin sans poser de question, 
sous prétexte que cela relevait de mandarins particuliers. L'habi- 
leté de Ping dans la direction des affaires lui valut le titre de 

i'!l i^ t 3^ Rï ^ 'îoito nieou pen ti. T'ien Tan ffl ||, de 
^, mit en déroute l'ennemi avec des bœufs à la queue enflammée. 
Les troupes victorieuses de 3^ vinrent mettre le siège devant |p 
^, défendu par T'ien, et une des deux dernières places, dont la 
chute allait assurer aux envahisseurs la libre possession du royau- 
me de Ts'i. Mais T'ien réussit à se procurer un millier de bœufs, 
qu'il peignit en dragons. Puis il leur attacha aux cornes des 
armes bien tranchantes; enveloppa de roseaux leurs queues en- 
duites de graisse, et y mit le feu. Ce troupeau lâché sur les 



CLASSIF. 93. 4^. 271 

assiégeants, et suivi de T'ien à la tête de cinq mille braves, qui 
tous portaient un iDaillon entre les dents f|j )|^, sema la panique 
dans l'armée ennemie. Cette première victoire fut le point de dé- 
part de nomlireux triomphes, et le royaume de Yen dut abandonner 
les quelque soixante-dix places, dont s'était emparé Yo I ^ ^, 
son Gén(^ral. (^ lu ffl ^ i1^). Variante : 'M ^ ^ B m ^i 

4» î/< M t ^ ^t K' S fÉ S ^ ^ a Tchong ts'ieou 
kouo Nieou-tchou-ki l'eou. Yen i^c clie tchang tsao pa. Le 15 de la 8* 
Lune, Sié Chang ^ ^ passait près des récifs de Nieou-tcliou-ki, 
où ^ ^ Yuen Hong Yen-pé versifiait d'un style fleuri et choisi. 
Le mandarin Sié jouissait en cet endroit d'un beau clair de lune, 
quand la voix harmonieuse du marinier Yuen, qui chantait deS 
sujets historiques ^^ ^, vint frapper son oreille. Il l'invita aus- 
sitôt à monter sur sa barque, et passa toute la nuit ^ H, à con- 
verser avec lui. De cette rencontre data la renommée littéraire 
depuis lors toujours grandissante de Yen-pé. (^ ^ ^ ^ 



t B^ ;Hil Nieou mien ti. Emplacement excellent pour une 
sépulture. T'ao K'an [)^ \jn, sur le point d'enterrer sa mère, s'in- 
quiétait de la disparition de son boeuf. Un étranger vénérable lui 
dit avoir aperçu l'animal couché sur la montagne en face, et 
ajouta qu'une tombe placée en cet endroit lui assurerait, par la 
vertu qu'y possédait le sol, l'élévation à la dignité de Ministre. Il 
lui indiqua encore une montagne d'une vertu un peu inférieure. 
T'ao se réserva le premier emplacement, tandis qu'il cédait le 
second à ^ |^ Tcheou Fang\-)Our y inhumer les siens. Fang, en 
effet, ne parvint plus tard qu'cà la charge de Préfet. {^ W M W f4)- 

tê t ^ 8 ^ !ftn le IJf^ ^ ff Tch'oei nieou tsi mou pou 
jou kl toen tai ts^uen. « Au lieu d'égorger un bœuf en sacrifice au 
tombeau de ma mère, j'aurais préféré la posséder encore et ne lui 
offrir qu'un poulet ou qu'un porc.» Mot de -^ •^, type classique 
de piété filiale. [^ f$ ^h {^}). 

ï ^ ^ J5' ^ ^ fy^ t ^ Wang Tchang \çei yu, fou 
tsi wo nieou i. Wang Tchang Tchong-h'ing 'ftjj ^fip, avant sa pro- 
motion, couchait avec sa femme sous une couverture grossière. 
Tombé malade au cours de ses éludes à Tch'ang-ngan, il se 
lamentait sur son misérable grabat; mais enfin la fortune vint, et 
il se vit nommer Préfet de la Capitale. Son épouse lui conseilla 
à cette occasion de mettre des bornes à son ambition, et de ne 
point oublier les larmes versées jadis sous la pauvre couverture. 
(^ ^ 3E ^ %)• ^^ ^ ^ f^'t avec du chanvre se dit encore 

19 



272 ALLUSIONS LITTÉKAIRES. 

^ J^ IR t BD IS Jl ^ ^'^^^0 Ts'i fan nieou eul tsiu chang 
k'ing. Ning Ts'i donnant à manger à son l)œuf fut élevé à la 
dignité de Ministre. Ning, qui ambitionnait une jilace à la Cour 
de ^ ;}b ^, recourut nu moyen suivant pour se faire connaître 
de lui. Il se rendit à la Capitale avec une charrette, et profita du 
moment où ce Duc de Ts'i vint la nuit ouvrir la porte de la ville 
aux étrangers, pour chanter ainsi en frappant sur les cornes de 
sa bête : « Splendide est la montagne du sud et brillantes ses 
pierres l)lanches. Hélas! que ne suis-je né au temps où Fao 
léguait son trône à Choen. Je ne iiorterais pas alors cette robe 
courte et ces habits simples, qui ne me descendent qu'à mi jambe. 
Que la nuit est longue, quand donc luira l'aurore?» "|^ \\\ (i^ ^ 

;& il, ^ ^ îi ^ m ^- i^' ^ ^ m -^ ii S !f . :! ^ f # 

jjij ^ ^. Hoan s'empressa d'utiliser les talents de cet étranger 
si extraordinaire, (g j]^ # $^ et g ^^ ^ ^). Le chant fp (al. 
Mp» $) ^ 1^ 6St quelquefois mentionné en littérature. 

^^ j^ 5n t i^ ^ VVei mi jou nieou ma. tseou. Courbé et 
accablé comme un conducteur de bœufs et de chevaux. Mot de 

•^ 'y jSC t IJk i"I Tsi si niu nieou tou Iw. Dans la nuit du 
7 de la 7^ Lune, la tisseuse ^ -^ passe la voie lactée pour se 
rendre chez le bouvier ^ ^. Ces deux constellations, dont la 
première (^) appelée encore ^ J^; fait partie de la Lyre, et la 
seconde (-^ ou ]pj gj^) de l'Aigle, ne sont visibles en même temps 
qu'une fois par an. La légende suivante donne la raison de ce 
phénomène. L'Empereur céleste permit à la tisseuse de s'allier 
au bouvier; mais à partir de ce mariage, la jeune fille, qui dans 
son activité oubliait auparavant de faire même sa toilette, suspen- 
dit tout travail. Irrité de sa paresse, le dieu lui ordonna de re- 
prendre sa place primitive à l'est de la voie lactée, avec l'injonc- 
tion expresse de ne voir son mari que le 7 de la 7^ Lune. Cette 
nuit-là les pies sont occupées à combler la voie lactée, à l'endroit 
où doit passer la tisseuse; et ainsi s'explique l'air abattu que l'on 
remarque le lendemain chez ces oiseaux, dont la tête a été en 
partie dépouillée de ses plumes. Les deux constellations dési- 
gnent en littérature les époux qui ne se voient que rarement. ^ 

^ m -k m ^ m^ m m n ^ ^^ n m- m isc '^ m m w- 



t 15^ ^ Wl Nieou seou ma pou. Urine de bœuf et crotte de 
cheval peuvent servir à faire des remèdes : les choses les plus 
viles ont leur utilité. # ^ t ^ ^ tX ^ Jk fH )^- 



GLASsiF. 93. 4=-- 273 

^ t ^ ^^ /-lo ïiieou clip ton. La vieille vache lèche son veau 
(che-tou) : affection des parents pour leurs enfants. Ts'ao Ts'ao 
^ i'jl} rencontrant Yang Piao f^ ^, dont il venait de mettre le fils 
Sieou {^ à mort, lui demanda la raison de son abattement. Piao 
répondlT : «Que je regrette de n'avoir pas eu la perspicacité de 
KinJe-ti ^ P i^fp; car à son exem|)le, j'aurais moi-même arraché 
la vie à mon fils, que je savais vous avoir offensé. Cependant 
j'éprouvais pour lui l'attachement de la vache pour son petit.» 

mm m m M m- 

^ J J^ ^ ^ ^ ^ Kin nieou tch^eng chc ma tche tsong. 
Le bœuf d'or succéda aux ancêtres des chevaux de pierre, jeu de 
mots signifiant qu'un bâtard de Nieou Kin fonda la dynastie des 
Tsin orientaux, à la chute de celle des Tsin occidentaux, famille 
Se-ma ^ ,^. L'Empereur x '7^ était né du commerce illégitime 
d'une concubine de ^ ^ avec un oiïicier subalterne nommé Nieou 
Kin. Quand glj ^ Lieou Che eut renversé les deux derniers repré- 
sentants des Tsin occidentaux, Y^uen-li prit les armes cl s'empara 
du trône avec ^ }^ (Nan-king) pour Capitale. 11 prétendit descen- 
dre de Se-ma I y%, souche de la dynastie disparue ; mais la tradi- 
tion lui prête l'origine susdite. L'expression ^ ^ fait allusion à 
une pierre trouvée sous le règne de ^ Q» ^* et sur laquelle étaient 
gravés sept chevaux et un bœuf. De Se-ma / à ^ ^ on compte 
sept princes, dont quatre seulement ceignirent la couronne impé- 
riale. Variante : |^ # )ii. ^ |i B' ^^^ Tsin affaiblis changèrent 
leur nom de famille Se-ma en celui de Nieou. 

TL i^j jlè ^ t l-!! îjîjîï (^ ^ K'ong-ming Isao mou nieou i 
fou Heou-tchou. Tchou-ko Liang K'ong-ming inventa les véhicules 
appelés bœufa de bois pour secourir l'Empereur Ileou-lchoii. La 
9® année de ^ ®, il construisit ces automates à l'occasion d'une 
expédition militaire, et trois ans plus tard il en imagina d'autres 
connus sous le nom de -^ ,r^. Ils servirent pour le transport des 
provisions destinées à l'armée. (^ ^, |g '^j ^ f^). 



^Lî^ t '^t ^ ^ P-in ki se Idven. Poule se chargeant, à 

'JU la place du coq, d'annoncer l'aurore : dé>ordre dans le 

ménage où la femme commande. !\t M ^ M '\% ^ ^ Wi- " ^^ 

chant matinal de la poule est la ruine de la famille.» (^ ^ &:). 



^ï 



t ^ 3^ Mou che non. Wei Ts'ing Tchong-k'ing '\jfj ^ 
fifi llj] commença par être porcher. De cette humble 
condition où l'avait réduit la haine des siens, il s'éleva à la dignité 
de Général, en l'an 128 av. J.-C, et vit plus tard ses victoires 
sur les Iliong-nou récompensées par le titre de ^ 2p ^. Wei 
prit le nom de famille de sa mère, une ancienne concubine du 



27 4 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

Prince de ^^ ^ fj|. (^ %^ fj )jf % JiJ fB|). Le Ministre Konc)- 
suen Hong ^ -fjf; ^, créé ^^- •<$ (J|, se livra aussi d'abord à ces 
humbles occupations. (^ fû ^}i ^ f^ 



/Hrt "^ ^ ^^^ ^ ^ ^" ^^' ^'^^ *' chenrj. Un enfant remar- 
"iv^/ quable se reconnait à ses vagissements. Wen K'iao \^ |^, 
des Tsen, entendant les cris du futur Ministre Hoan Wen ^g ^, 
alors que celui-ci n'avait encore qu'un an, conclut à la supériorité 
du bébé. En souvenir de cet horoscope, le père de Hoan lui don- 
na le nom de Wen. 

t ctSC ^^^ ^ou. Défunt. Une idée superstitieuse fait qu'au lieu de 
désigr.er directement le mort, on ne fasse allusion qu'aux objets 
qui étaient à son usage et qui pour lui sont maintenant passés. 

>fc t'^^AT* y^ou ou=^p'ing t'ing. Chose extraordinaire: 
belle femme (p'ing-t'ing) capable de nuire aux hommes par ses 

charmes. ^ ^ ± V') ^ ^M^ A- [& %)■ ^ ^ fl'J K- Les 

choses poussées à l'extrême sont bouleversées : grands maux. 

(5|? vu)- 

^ t San ou. Trois sortes de victimes : le chien, le porc et la 
poule. {Il lit H ^ Jy M ® S/f « Apporte ces trois animaux pour 
confirmer ton serment (tchou).y> (ff ^ ^%). Le porc était réservé 
aux serments des princes, le chien à ceux des ministres et la 
poule à ceux du peuple. L'expression signifie encore les trois 
choses dont il faut instruire le peuple, ainsi détaillées : les six 
vertus, les six actions, et les six arts. — 0;^^^. JH H^^fr 

BB i^m- i^nm t)- 

{=3 ^ t i!?| ^ TfC ^ Jan si Tchao h'ie.i choei tsou. Allumer 
yZp une corne de rhinocéros '^ J^i ^ pour éclairer les ha- 
bitants des ondes. Ainsi Wen K'iao j^ ffi^ put observer les monstres 
cachés au fond du gouffre de 4^ j':^- ÇH- Mais Wen eut à se repen- 
tir de sa curiosité ; car la nuit suivante ils lui apparurent en 
songe, et lui reprochèrent d'avoir osé, lui fils de la lumière, 
plonger un regard indiscret dans leur ténébreuse demeure. Dix 
jours après le téméraire mourait. (^ ^ f^ |^ j^). 

rf^ i 'É' ^ t K'iu koan tche tou. Le veau du mandarin 

'\^ partant. La vache que Che Miao Té-v;ei IJlf "gf ^« ^ 

attelait à son char, vêla pendant qu'il était Gouverneur de ^ ^, 

sous les Han. Quand il dut quitter ce poste, il laissa l'animal à 

ses anciens subordonnés, sous prétexte qu'étant né au cours de 



CLASSIF. 90. 4^. 91. ^. 275 

son administration, il leur appartenait de droit. En mémoire d'un 
magistrat si excellent, la bête l'ut appelée |}| ^ ^. 

:lj t ^-' ^ ~P ^î nieou tche tse. Fils excellent d'un père 
t^ mauvais. ^(Tchong Kong, disait Confucius faisant son 
éloge, est comme le petit d'une vache au pelage varié (li), mais 
qui, lui, est tout roux (sing) et possède de belles cornes. Quand 
même on ne voudrait pas de l'animal pour les sacrifices, les esprits 
des montagnes et des fleuves le rejetteraient-ils?» ^ fi f^i ^ H 

m ^i. "^m sin- m'ék^ ^^ \n jw ^ '^ it m m^ sous 

les Tcheou on immolait seules des victimes de couleur rousse. 

CLASSIF. 49. it K'iuen. 

|>^ "^ t |ïï] ^ Pé k'iuen t'ong lao. Cent chiens dans le mé- 
y\, me chenil, ch'en King f^^ des T 'a.ng, faisait régner 
une si parfaite harmonie parmi sa très nombreuse famille, que les 
chiens eux-mêmes prenaient modèle sur leur mailre. Ainsi, à 
l'heure du repas, en l'absence d'un seul d'entre eux, les autres 
n'osaient pas toucher à leur nourriture. Témoin d'une pareille 
concorde qui atteignait même les animaux, l'Empereur ^^ :ic ^ 
fit cadeau à King d'une tablette d'honneur portant ces quatre ca- 
ractères : %% P^ p'Iî J.^ Famille Tch'en à la maison parfaite. On 
raconte qu'un nommé Tch'eng ^J§, du Fou-kien, reçut de l'Empe- 
reur njj -j^ f|_ une inscription analogue, en récompense de l'union 
qu'il entretenait parmi les siens. 

^ t /^' flâ Sou k'iuen t'-an ki. Chien blanc et coq rouge 
étaient les victimes immolées par ceux qui se juraient une invio- 
lable amitié, dans le pays de Yué ^. La formule suivante d'en- 
gagement accompagnait le sacrifice: «Si jamais nous venions h 
nous rencontrer, disaient les contractants, toi en char et moi 
avec le chapeau en roseaux du paysan, tu devras descendra pour 
me saluer; si, au contraire, tu portais alors le parapluie tandis 
que je serais à cheval, je devrai mettre pied à terre par affection 

pour toi.» ^m^mm^MB m^^y ^m--BM^^^ï^ 

^ t P;^ B Chou k'iuen fei je. Les chiens de Chou aboient 
contre le soleil, qu'ils sont peu habitués à voir, à cause des brouil- 
lards continuels de ce pays: esprit borné, critique ignorant. 



276 



ALLUSIONS LITTERAIRES. 



fw] t Mi ^ T'iio h'iuen u-a hi. Chien el coq en terre cuite: 
personne inutile ; car elle ressemble au premier qui ne donne 
point l'éveil pendant la nuit, et au second qui ne rend pas le servi- 
ce d'annoncer l'aurore. f^itM^^t%K^B, p\/%t. 

iijfl t P/t ^ Tche h'iuen fei yao. Le cliicn du brigand Tche 
aboie contre Yno, uniquement parce que ce n'est pas son maître. 
Ainsi s'excusait Tiao Pou ^ ^ qui détestait T'ien Tan |Î3 ^ et 
à qui celui-ci demandait le motiC de son aversion. ^^ ^ ^ ^k ^ 

# fK ffi w II ^ 4. ^pj il 5^ m # ±^ m m mm m)- 

^ hà ^ V^ W'f Ou In-tclie pei mai h'iuen. L'esclave de 
Ou In~tche Tcliou-mei f^ .^ allait vendre un chien, pour subvenir 
aux frais nécessités par le mariage de la fille de son mailre. Sié 
Che ^1 ^ sachant In-tclie très pauvre lui procura un poste, et de 
plus voulut fournir le trousseau de sa lille sur le point de se ma- 
rier. Or, pendant que sur ses ordres on transjiortait les cadeaux 
chez In-tche, on en vit sortir une domestique conduisant un chien 
au marché. Cette rencontre prouvait bien l'extrême dénuement 
de Ou, et l'opportunité du secours accordé par Sié à son ami. (^ 

» K ^ ^) 

Uh m t P'i ti h'iuen. Un grand ours (p'i), dans sa lutte 
avec une meute de chiens, succombe sous le nombre ; ainsi en 
est-il de celui qu'une multitude de méchants accable. (^ gj^ j^g 



I 



t ^ ^ W Wfî M, Ti K'ien-mou you tsou fong. Ti 
K'ien-mou avait les qualités de son aïeul Ti Jen-kié, 
Duc de Liang ^ iz ^ '^ ^ \ aussi occupa-t-il une haute posi- 
tion à la cour de ^ ^ ^ (827-847). 




t,?^ ^'^^^\9MTi T'ien cl 
i'ing ^ l'Ambassadeur, contemporain 



:he k'o lie Yun-Tch^ang. Ti 
Ts'in^ ^ l'Ambassadeur, contemporain des Song, était comparable 
par sa bravoure à Yun-tch'ang ou Koan Vu ^ ^ !e ^fars chinois. 
L'Empereur recevant son portrait en prononça cet éloge, (g -/j;) 



Ru t Tché k'eou. Manquer d'égards pour un hôte. 
]**} «Devant un visiteur distingué gardez-vous de crier (tché) 
contre le chien.» ^ ^ ii Si Z- ^t i^- iU lll] HÉ)- 



m 



t uj ^ ^ y^ "pfC ij^L K'eou ich'ou t'eou teng ti hieou tcheng. 
Le chien sauvage se précipitant hors de son terrier fut l'heureux 



GLASSIF. 94. ^. 277 

présage d'une promotion. P'ei Yuen-tche H 7C "^^ sur le point 
de se présenter aux examens, rêva qu'il transperçait d'une flèche 
une bête semblable, au sortir de son trou. Le devin consulté 
interpréta le songe en faveur du succès; car, disait-il, tous les 
éléments du caractère H étaient figurés dans cette action. La 
classifique bambou, c'est la flèche atteignant son but. comme l'in- 
dique la ligne droite du milieu. Quant à l'arc ^, sa forme aussi 
y est clairement visible. [-Jl^ Zp ^ |g). 

f ^ ^ [^ K'eou t'eou ta k'ai. Bouche grande ouverte com- 
me l'entrée d'un trou à chien : moquerie à l'adresse d'un édenté. 
Comme on plaisantait en ces termes le petit Ç^ S fl Tchang 
Hiuen-tsou, qui à huit ans n'avait pas de dents, le malin répliqua 
que c'était une ouverture pour celui qui le taquinait, (ijt ^ ^ ^). 

t ^ ^ ^^ K'eoxi wei siu tiao. Queue de chien attachée à 
une fourrure de martre zibeline (tiao) : personne indigne de sa 
haute position. Luen, Roi de Tchao ^ J fi^, après son usurpation 
sur les Tsin, éleva aux dignités des gens de condition vile, et à 
ce propos le dicton suivant eut cours : ^ Tf. J£, ^ M ^- (W ^^ 
îi ï fÉ 1^)- ^^ lettré qui aura collaboré à la composition d'un 
autre, se servira de cette expression pour désigner son travail. 



t ^ Tou k^eou pei. Fan K'oai ^| li§, un des principaux 
partisans de Han Kao-tsou, exerça d'abord le métier de tueur de 
chiens. Ses éclatants services lui méritèrent le titre de ^ [l^ f^. 

(^ %t m l't ^)- 

t ^ K'eou tiio. Voleur en petit. *J. ^ ^ ^&J, :k'!^^ ^ 
Va i%- \M- ^)- ^^ong Tch'ang-kiun ^ ^ ^ jeté en prison par ^ 
US ï Tchao Roi de Ts'in, pria la favorite du Prince d'intervenir 
en sa faveur; mais celle ci réclama pour prix de ses démarches 
une pelisse en peau de renard blanc, semblable à celle qu'il avait 
donnée à son royal maître. Mong ou ^ ^ T'ien Wen n'en 
possédant plus, conta son embarras à ses nombreux clients. Or 
parmi ceux-ci se trouvait un habile escroc qui, déguisé en chien, 
réussit à pénétrer jusque dans le trésor du Roi, d'où il enleva la 
fourrure précédemment offerte par son patron. Grâce à ce larcin, 
Mong recouvra sa liberté et échappa à la mort, (^fg, î^"^ ^'J f^)- 

Xrtt t lH iru ^ ^^^^^ ^^''^ ''^^^ ^"^^- fienard s'attribuant 

^}^ l'effroi causé par le tigre : méchant qui nuit, fort de 

l'appui des autres. Le Roi Siuen de Tch'ou ^ ^' ^ demandait 

ce qu'il en était de son Général Tchao Hi-siu BJ^ ^ 'j'jjL, que Ion 

disait la terreur des pays du nord. Kiang 1 ^ Zj. l'épondit par 



278 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

cet apologue. Un tigre en quête d'une proie prit un renard, qui 
lui tint aussitôt ce langage: «Gardez-vous bien de me dévorer; 
car l'Empereur céleste m'a établi roi des animaux, et si vous me 
mangez vous irez contre sa volonté. Si vous doutez de la véracité 
de mes paroles, mettez-vous seulement derrière moi, et vous ver- 
rez qu'à ma simple vue toutes les bétes sauvages prendront la 
fuite.» Le tigre'se prêta à ce désir, et, tout étonné de constater la 
réalité du fait, il attribuait à l'apparition de son compagnon, la 
terreur qui s'emparait des fauves. Ainsi en est-il de Tchao, repartit 
Kiang. Ce n'est pas lui que les ennemis craignent ; mais bien le 
million de soldats qu'il a sous ses ordres. (|lc H ^ ||). 

t ^^ ::zL I -^ Hou k'ieou san che nien. On exalte l'écono- 
mie do Yen-tse ^ ■^, qui, trente ans durant, porta la même peau 
de renard. (^ |f ^)- 

t ^ flou i. Hésitant comme le renard. (^ ^ ^j| |^). Les 
attelages ne passent sur le Fleuve gelé, que lorsqu'on a constaté 
que le renard a osé s'aventurer sur cette glace ; car dans sa pru- 
dence, il s'y hasarde seulement quand il a découvert que toute 
l'eau est prise. Cette foçon d'agir a donné naissance à l'expression 
doutes de renard. (7)^ ^^ '^). 

7L ^ t Kieou wei hou. Renard à neuf queues : flatteur rusé 
et méchant. Tch'en P'ong-nien [5ji Jj 4^:, Ministre de ^j^ M ^, 
s'attira cette épithète. (|^ l}î^, f^ ^f^ g). Une personne de ce genre 
s'appelle encore ^ ^| ^jjj. D'après \e \\\ ^ |^, l'apparition du 
renard à neuf queues, du ^pays de ^ ^, est un présage de paix 
universelle. 



^ t )PJl ^\ Tch'eng hou che chou. Renard des murailles et 
rat des autels : personne qui tire parti des circonstances pour 
nuire. La chasse faite aux animaux réfugiés en ces deux endroits 
pourrait amener la destruction des murs et des tertres, aussi ne 
s'y livre-t-on pas. ^ '§* M. M U Â TJC, lîi M M *!• (^ ^)- 

Var. M « ^ M, ifi m ^^ m- 

^ tp IjJg t Kiun tchong mao hou. Dans les camps, Chen 
K'ing-tche ^(fi ^ ^, des So7ig, portait toujours un bonnet en 
peau de renard, à cause de ses fréquentes névralgies, et ce fut 
ainsi coiffé que le trouvèrent les barbares vaincus par lui, quand 
ils vinrent lui faire leur soumission. Dès lors ils lui donnèrent le 
surnom de ^ iî^ ^. (.^ # «^ ^g ^ 



$ 



CLASSiF. 94. ^. 279 

t-f^ t ^ H /C l^è' ^ :^ -2 ^ ^ ^^30 *'o" s^^ '^^^^ 

1^ ts''iao f'aji fou tche k'iao ing. Les trois gîtes du lièvre 
rusé ; expression par laquelle on se moque des plans ingénieux 
de l'homme cupide. Fong Hiuen i^j j^, client de Mong Tch'ang- 
kiun ^ ^ •^, lui disait : «Laissez-moi vous creuser deux autres 
gîtes ; car n'en possédant qu'un seul, il vous est impossible de 
dormir à votre aise, c.-à-d. de vivre sans inquiétude.» 4* g ;g" 

-m^'i^'Ê^^ ^^wj^^ mmr.m^immMmm)■ 
'f ^ Lang pei. Comme les deux animaux appelés Lang 
^^ et Pei, se prêter assistance dans l'embarras. Le Pei ne 
peut avancer qu'appuyé sur le Lang, parce que ses deux pattes 
de devant sont excessivement courtes. Aussi est-il réduit à de- 
meurer en place si cet aide vient à lui faire défaut. (0 I^ H ^)- 




,>f4f % il y^^ ^'iH -f Té II yu mao eul heou tse. 

4p3 Devoir les faveurs aux chats et aux chiens. Lou Yen- 
suen J^ ^ 'M avouait être redevable de ses dignités à ces ani- 
maux, dont il s'était inspiré dans ses poésies. C'est ainsi que les 
vers suivants lui valurent sa première charge : «Un renard bondit 
sur la grand'route et passa. Un chien heurta la porte d'une bou- 
tique et rouvrit.» m if 1^ 3l ii, ^ ^ /g n P^- Pl^« tard 
Kien, Prince de Chou i^^îÉi •^ ^^^ monter en grade, pour avoir 
constaté par sa propre expérience la réalité de l'idée exprimée en 
cet autre dystique : «Le millet éclate et brûle le tapis, le chat saute 
et renverse les plats.» ^ .^ ^M^' ^i^^i^^' (ic^ HIB.)- 

ytV^ t if P'i-ngan. La prison. Le P'i-ngan est un boule- 
g5b dogue du pays de ^ j^, qui fait un excellent chien de 
garde. Son image se peint sur la porte de la prison, sans doute 
pour signifier que les cachots et les fidèles P'i-ngan jouent un 
rôle à peu près analogue à l'égard des voleurs, leur disant cha- 
cun à sa façon de ne pas céder à la tentation. 

t R t^ A ^ 7 '^v i'eow yit V' je'^ ic/ie pou Mué. 
^^^ Le Yeou et le Yu, deux animaux dont l'identification 
est très controversée, mais que l'on traduit plus généralement le 
premier par singe et le second par éléphant, désignent l'indécision 
d'une personne. Var. ^H |il, inquiet, hésitant, (ipf lË] jjil ^ ||)- 





^t^>fv'=f^^^^ i<-i^o nao cheng mou = souo 
jV ^^90 ■^^^^ (^^- Apprendre au singe (nao, neou) à grimper 
sur l'arbre : exciter (souo) le méchant à faire le mal. Dans les 
deux cas la chose est toute naturelle, (f^ /J^ ^'j. 

20 



280 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 




t ÎS i M % iP S M" rsoH;7-/KO)7;/ (cho wei /ian 



vW- ^^'''^ *'^ ^^'*- ^^ queue du Tsonri-tsong (animal fabu- 
leux) a la vertu de neutraliser les émanations malsaines des monta- 
gnes (Ian). 

tX- YA^^ T ^ ^ Mou-lieou koan tai. Single (mon-lipou) por- 
tant to(jue et ceinture : personne vile, inconstante. (^ 

IB JI f^ 4^ ^£)- 'M ^i^ ÙL- Mi-lieou-hiang, lieu de délices 

où parviennent les fidèles sectateurs du bouddhisme. 

t fe bE'W '^^ ^ ÂE ^ Sing-sing neng yen pou li 
tseou cheon. Le Sing-sing est doué de l'usage de la 
parole, et pourtant c'est un quadrupède ; mais l'homme sans 
manières n'a-t-il pas aussi le cœur d'une vraie bête? (^ ^ ||). 
Le ji] -/^ ifH donne au Sing-sing un visage humain avec un corps 
de porc, et lui attribue les vagissements d'un enfant. 

t ^ jB 3^ Yuen hien yu hoan. Le singe offre un 
bracelet de jade. L'épouse de Suen K'o ^ |§- se méta- 
morphosa en singe après avoir fait ce présent à une idole, [-j^ ^ 






t ^ Yuen pi. Habile archer. Li Koang ^ y^, et T'ai-che 
Ts'e -j^ ^ ^ maniaient l'arc avec une telle dextérité, que l'on 
croyait leur épaule conformée comme celle du singe. 

i^ !^ t Rît Ho-tong che heou. La lionne du Ho-iong 
rugit (heou) : Ip mari craint sa femme. Sou Tong-pou 
M M yii. visitant son ami Tch'en Tsao Ki-tch'ang p^ ^^ ^ ^, à 
Jlj^ ^ du ^ j\\, fut plus d'une fois témoin des scènes violentes que 
lui faisait son épouse, née Lieou ^ J^. 11 s'en moquait en ce qua- 
train : «Le solitaire de Long-kieou (surnom littéraire de Tch'en) 
est vraiment à plaindre. Il passe la nuit sans dormir, s'entretenant 
du vide et de la réalilé (ou de sujets bouddhiques). Mais subite- 
ment se font entendre les rugissements de la lionne du Ho-long, et 
le bâton s'échappe de la main et le cœur est troublé.» f | Sf) ^ 

i ^ ^ '^M ^ la ^ ^ ^ is-.^, f^m-^m=f- nfL tt ^t ^ ^ 

K^ ^ ^- {Û% tS 5ë^ ^)- L'expression Che-heou fait allusion aux 
cris que poussa 4^ jg j^,, Bouddha, à sa naissance, en indiquant 
du doigt le ciel et la terre, (jf ;|^ ^). Var. ^ ^ ^ -ff • 

Â'JA T ;^ King hiao. Lre King et le Hiao sont l'image du 
^J^ fils dénaturé ; car le premier de ces animaux dévore son 
père, et le second sa mère, [m M ^ % M ïë)- 



CLASsiF. 9 4. ^^. 9G. ^. 






281 



^t^fllê^^^^ C/ié hé pou tsing, che 
touo Iliao tche pi. Ne point approfondir est le défaut de 
ceux qui'éludient (lisent) beaucoup. «A'ia Chan parcourait les livres 
comme on patauge à la chasse (ché-lié), aussi ne pouvaitil être 
un bon lettré » M Ûi W M W U ^ f^ 1^ @l 1i-(^ * K Ol t)- 

® t $$ iï Tch'ou k'oang Ilan Lou. Les chiens K'oa^ig 
de Tch 'ou et Lou de Han étaient très renommés. Variante: 
W JË'lé ?^' >^ ^ ^- Comme races canines célèbres on cite 
encore les Vu de In, les Ngao de Tsin et les Ts'io de Song J|| ^ 

_i$îtî§^^ Tc/i'e Haji Loupouo hien Vou. Lancer 

le chien noir de Han k la poursuite d'un lièvre boiteux: 

victoire facile. «Avec des soldats valeureux comme ceux de Ts'irij 
des chars et des cavaliers nombreux comme les siens, réprimer 
les Princes vassaux, sera chose aussi aisée que de faire prendre 
un lièvre estropié par un Lou de Han.» £l^2^:^jS^^;èl 

f?i^y:i'^wmw^^^M.mm^n.- Mot de Fan tsiu um 

à Tchao, Uoi de Ts'in H RS ï- (^ 1^ fil Bt M #)• 

tmi]t^fSi^ifU~'J^ M^^M Hien-yun fs^'n 
^^^ Tdieou, Fang-chou i yué tseou san tsié. Lors de l'invasion 

des Hien-yun, barbares du nord, sur le territoire des Tcheou, 

Fang-chou put en un seul mois annoncer au Prince trois victoires. 

Dans le ||p ,\> f| on mentionne encore les Man-king g ^] comme 

vaincus par ce Général. 

X^ll ^ t ^ Jf Tché yu tche hing. Le jugement des causes 
^p/V criminelles et l'application des peines réclament un 
mandarin sérieux, (g, ^ ^). 



_^^ t ^ P^ JlD iS? i^ ^'^^ y^ ^^^^ ^"^" j^^ ^'^^3 /^°"- ^ '^ 

porte' d^u vendeur de procès il y avait comme un torrent bouillon- 
nant, c.-à d. le tribunal de ^ ^ /jïf Li I-fou, qui trafiquait de la 
justice, sous les T'ang, était assiégé par une foule de gens in- 
téressés. (^ # ^ E 



CLASSIF. 96. ï. Yu. 



i 



t ^ Yu [chou. Chandelle précieuse : l'harmonie des 
LL. saisons. On nomme ^ f| l'esprit du mont @ llj. La 
torche que ce drygon tient dans la gueule règle les jours et les 
nuits par son apparition ou son occultation, et l'hiver et l'été par 



282 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

l'accroissement ou la diminution de sa flamme. Le désordre dans 
les saisons est dû aux variations intempestives de cette lumière. 
D'après le ^ f|, le printemps ^ ^J, l'été ;^ Pj], l'automne j^ ^ 
et l'hiver 7C ^ se succèdent-ils régulièrement avec leur influence 
propre, c'est ce qu'on appelle ^ j^. L'expression désigne aussi 
la vertu du Prince, belle comme le jade et brillante comme la 
lumière. 

^^f,^^^=Aphii'^^ Fongnienyu,hofl.ng 
nien kou = jen p'in tche k'o tchen. Précieux comme le jade en 
une année fertile, ou le grain en une année stérile : personne re- 
commandablc par ses qualités. La première épithète fut décernée 
à Yu Liang Wen-k'ang j^ ^ ^ l^, et la seconde h Yu I Tche-kong 
]U%W- ^^ personnages de l'époque des Trois Royaumes. (^ ^ 
^ ^). Lia7ig reçut le nom posthume de Weii'k'ang. 

^ JIP t» ^ ilP 1§e Clie jou yu, sin jou koei. La nourriture 
est aussi chère que le jade, et le combustible aussi cher que l'os- 
manthe. Mot de |j^ ^ Sou Ts'in au Roi de Tch'ou. 



t ^ = ^ ^ ^ ^ Yu Ich'eng = tsan siang k'i che. Le 
jade est parfaitement poli, signifie aider à conclure une affaire : 
affaire très bien terminée. — ^ ï?^'^, l'homme parfait ressemble 
au jade excellent et à l'or sans alliage. — § ^. Veiller sur sa santé, 
lit. apprécier son corps. (|f ^ ||). _ ^ ^ ^ Le Roi ^ 3E pour 
témoigner son affection à ses parents, leur distribua des pierres 
précieuses. ^ M ^^A^M^)- - 3£ ^ 14 ^- Le jade et le 
rocher sont également calcinés, quand la montagne prend feu: bons 
et mauvais enveloppés dans le môme malheur. tK ^ M> M ^ 'G 
fl M- (# ^)- ~ I^ ï Ji^ H ftii llj Pour polir le jade il faut ab- 
solument recourir aux pierres de ces montagnes : les amis se 

perfectionnent au contact l'un de d'autre. (|f |f ). ^ ^ 

Beau de visage, lit. porter un chapeau orné de jade. 

'^ t Jjs '^ = '^ JB 1 3E Hiuen yu h'ieou cheou = 
Wang tao kan tchou. Colporter (hiuen) son jade pour le vendre : 
par des -moyens indignes, lit. en courbant les vrais principes, 
capter la faveur d'un supérieur, fè Bg ^ §>C f§ ^ «Portant sur 
son sein la pierre Tchao-hoa, courir à la recherche d'un acquéreur.» 
(^ Wl- i»" lu t^ 3i iil j^ #• «Le célèbre connaisseur en pierres 
fines, nommé Pien Ho, s'acquit une brillante renommée, en ven- 
dant le jade.» Par ces derniers mots on essayait d'amener Ts'in 
Mi ^ ^ à sortir de la solitude, où il persistait à enfouir ses 
qualités {^ -^^ ^ ^ j^). Voir aussi dans le % fg Ja réponse 
de Confucius à son disciple Tse-hong, qui lui insinuait qu'il ne 



CLASSiF. 96 ^. 283 

devait pas priver ainsi le public de son habileté administrative. 
^ m^1f^ Wi^ etc. 

^ (al. M) t ^ (mai) yu. Enfouir (i) une i)ierre précieuse : 
inhumer quelqu'un. Ho Tch'ong fpj %, dit encore H =^ ^^ ex- 
primait ainsi sa douleur au moment de l'enterrement de Yu Wen- 
h'ang )^ 'X M.'- « On va donc descendre cet arbre précieux en 
terre. Hélas! qui n'en serait ému ?n j^ ^ ^ ^ ± »f ^ A 1# 

^ mu.- mm m m)- 



^ Yu pi kia hou. Le jade (mis en terre dans les 
sacrifices pour obtenir d'abondantes moissons) protège ou assure 
de belles récoltes. (^ |§). 

^ ffl ^ t = ^ f â «^ W^ ^^n i'i^'^ tchong yu = Yong- 
pé tche yuen. Le fait du jade semé à Lan-t'ien rappelle la bonne 
fortune (le mariage) de Yong-pè. D'après le ^ |l^ IE, voici cette 
légende ressassée sous le pinceau du lettré. Yong-pé (nommé 
encore ^ fô, ou '^ m fÔ) se distinguait par une rare piété filiale. 
Il en donna surtout une preuve en enterrant ses parents sur le 
sommet du mont |E ^^ Jj, où, à quarante li de hauteur, l'absence 
complète de toute liumidité garantissait l'incorruptibilité à leurs 
ossements. Mais ce manque d'eau si favorable aux morts faisait 
le tourment des vivants, qui tentaient l'ascension de ce pic élevé. 
Pour y remédier Yong-pè leur fournissait de quoi étancher leur 
soif. Parmi les visiteurs ainsi rafraîchis, il y en eut un qui, vou- 
lant témoigner sa reconnaissance à Yong-pé, lui remit un boisseau 
de petits cailloux. Il lui recommandait en même temps de les 
semer, lui promettant qu'il récolterait à leur place une moisson 
de jade. Sur ces entrefaites^ Yong-pé demanda la main d'une 
jeune fille de la famille Siu ^ X^, de ^fc; Zp ; mais on mit comme 
condition à la réalisation de ses vœux un cadeau de deux tablettes 
de jade è M — M- Aussitôt il courut à son champ, où il en 
ramassa cinq, et une femme distinguée fut le prix d'un pareil tré- 
sor. Lan-t'ien, district de Si-y^gan fou, était célèbre par ses belles 
pierres de jade, dit le H ^ ^^ §1 ^. Les expressions 3Ê BB, M 
H, ® î désignent couramment les négociations d'un mariage. 

t wi ^ Iff ^'^ chou Iche lan. Arbre de jade et orchidée 
sont l'image de frères distingués. Wang Yuen ^^ '^, des Tsin, 
disait à son oncle, le Ministre Sié Ngan ^] ^, qu'une famille de- 
vait désirer de voir pousser dans son jardin des plantes pareilles, 
c.-à-d. de posséder des enfants remarquables. ({Il; ^). 

t ^ ^ ^ Yu k'oen kin yeou. Aine comparable au jade et 



284 



ALLUSIONS LITTERAIRES. 



cadet semblable à l'or: frères excellents. L'éloge fut fait des deux 
Wang Ts'iuen et Wang Si • Il ^ Z ï W n?i i .S ^ ^- (* ^ 

ï le #). 

t U^ = 'S? ^ ^ Ih i'^^ ^ié = Ti tcheou Iche p'ou. Le 
cahier (lié) de jade : le livre généalogique des membres de la 
famille impériale. [^ ^J^). Le Bureau (jui en a la charge ou le 
v^ A }^ s'appelle ^ |il ^Jf. 



t ^Ê "^ ^ ^ ^ i'^^ s^ -^= tch^oan houo pao. Le sceau ('stj de 
jade ou impérial se dit aussi la chose précieuse de la transmission 
du trône. Le premier f|f ^ ^ date de Ts'in Che-hoang-ti qui le 
fit en jade de ^ EB lljs et sur lequel se lisait l'inscription sui- 
vante composée par Li Se ^ ^ : ^ ^ ^ ^ ÊÎÊ ^ tK a- ^ous 
les Han on comptait six sceaux impériaux qui siniprimaient sur 
de la terre rouge de Ou-tou 5^ fl5 ^ ^ ïJÊ i^> "^^'s aujourd'hui 
leur nombre est de vingt-cinq. 



|*i£ nr "^ ^ ^ T ^'^^^ Che-heng tche Isi yu. Le trésor de 
Lou Kl j^fl Che-lieng, c.-à-d. ses compositions littéraires, compa- 
rées encore à des escarboucles qui, la nuit, scintillent dans un 
jardin ténébreux yt M- (# # ^ ^i 1^)- 

y^ t /6t ^P Houo yu pi han. Le jade de feu garantissait du 
froid. L'Empereur ^ ^ ^ reçut des tribus du ^ '^, établies 
entre les rivières Ilourka et Soungari, une pierre précieuse, qu'il 
suffisait de placer dans une chaufferette en hiver, pour éprouver 
une douce chaleur, (§ ||, ^ ^ M M) 

yy* 1% /T ^Ê ^ 1* ^^oit koei p'ien tsien p'ien yu. Mériter 
cet honneur que chacune de ses pages (tsien) vaut une tablette de 
jade. Eloge décerné à la narration intitulée ^^ ^ [il f£, et com- 
posée sous les T'ang, par Li K'iao ^ ftf . (fj- ^ ^, ^ ^ -^ ^0- 

t ^ )% ç/j Wang Tao Meou-hong. Ministre de ^ 7^; 

^ (317-323j. Décoré du titre de ftji ^, il mérita par 
sa façon d'administrer, la qualification de Distingué, ^ ^. Après 
sa mort il reçut le nom de "^ J^. 

iî&&^1^%&MM WangMeou hong hou Ho Tch'ong 
i ichou -wei. Wang Tao ^ Meou-hong, avec son émouchoir en 
queue de grand cerf (tchou) faisait signe à IIo Tch'ong Tse tao 
^ ^, son neveu, de venir s'asseoir à ses côtés, afin de jouir de 
sa conversation. Les relations intimes qui existaient entre ces 
deux personnages, sont le modèle de celles que des parents de- 
vraient toujours conserver. (-^ ^ -fnj ^ \^). 



ï 



GLASSIF. 96. 3Ê- ^^^ 

t W^ i^ ^^ Wang Siang Hieou-tcheng, mandarin célèbre 
sous les Tsin. Il reçut de Liu K'ien g ^ ufie épée magique qui 
garantissait à son possesseur l'éjévation aux dignités. A sa mort 
il la légua à son frère Wang Lan Yiien-t'ong ï. ^ i M' parvenu 
comme lui dans la suite aux premières dignités. Wang Siang est un 
des vingt-quatre types classiques de la piété filiale, représentés 
dans l'imagerie populaire accomplissant l'acte parfois niais, mal- 
propre, ou même criminel, qui leur a valu d'être proposés pour 
modèles à la postérité. Un jour d'hiver, sa marâtre i^ -Q:, née 
Tchou :^ ^, éprouva le désir d'avoir du poisson frais. Wang, 
oubliant les mauvais traitements qu'elle ne lui épargnait guère, se 
rendit aussitôt sur le bord de la rivière gelée et, se dépouillant de ses 
habits ^ ^jfe ^ 7JCi se coucha nu sur la glace, pour essayer de la 
fondre par la chaleur de son corps. Mais à l'instant la glace se 
brisa d'elle-même et livra passage à deux carpes, qui sautèrent 
sur la rive. :^ ^, g ^ M fli M ffl- (W S^ ï P ^)- 

t S 5t ■?• ^Vang Tsi Ou-ise, riche personnage de la dynas- 
tie Tsin, type classique du gourmet raffiné, L'Empereur § ^ 
^ s'asseyait à sa table. [^ ^ ^ Wl- 

t ^ i$ fi 'W Wang Yen tch'e tchou fou. Wang Yen I-fou 
^ "^ tenait solennellement à la main le chasse-mouches au manche 
de jade, quand il dissertait sur les questions mystérieuses du 
taoïsme. (i«: ^ ff f§). 

10^^^. Wang Tan Tse-ming, au nom posthume -^ j£, 
Ministre de 5^ Jt ^ (998-1023). Ce mandarin incomparable ne se 
défendait jamais quand on l'accusait, fût-ce à tort ; mais si une 
tierce personne était calomniée, il prenait en main sa cause, au 
risque d'indisposer l'Empereur contre lui-même. 

t TC s?- Wang Yuen-tch'en, est célèbre par une espèce de 
pavillon appelé ^ M, f]^, qu'il se fit construire et qu'il orna de 
phénix el de dragons d'un beau travail artistique. 

t M Wang Tsien, un des Généraux dont la valeur assura 
à Ts'in Che-hoang-ti la possession de la Chine. Son premier 
triomphe fut lu soumission du royaume de Tchao ^, dont il tua le 
Généralissime Li Mou ^ ^ (229 av. J.-C). Il vainquit ensuite 
ceux de Yen 3^ et de Wei ^. Puis Che-hoang, dont les troupes 
sous les ordres de Li Sin ^ fg, avaient été battues une première 
fois par celles de Tch'ou ^, lui confia la mission de réparer cet 
échec par la conquête du pays. Il ]>artit donc à la tête de 600.000 
hommes; mais avant d'en venir aux mains, il voulut lasser la pa- 



286 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

lience de ses soldats, les condamnant à l'inaction derrière leurs 
retranchements. Q^iand il les vit brûlants du désir de se mesu- 
rer avec l'ennemi, il livra une grande bataille qui fut couronnée 
d'un plein succès. Le Général Hiang Yen ^ îpÉ, de Tch'ou, y 
fut tué, et son Roi ^ ^ fait prisonnier. (^ E É IS î ^5 ?'J ^)- 

t ffi ® A •-§• ^Vang Pa ts'an koei h'o. Wang Pa. rougit 
devant un visiteur distingué. Son ami Linghou Tse-pé ^^^i^, 
parvenu à la dignité de Ministre, tandis que lui était resté dans 
l'obscurité, l'envoya un jour saluer par son propre fils, en grand 
équipage. Pa, entouré de son humble famille, ne put s'empêcher 
de manifester une certaine honte en présence du visiteur, ce dont 
sa femme le reprit vertement. (^ l^ ^ 5!j "^ ^)- 

t ® "F* i^- Wang Chang Tse-wei, Ministre de ^ J^ ^ 
(32-6). Une si grande dignité reluisait en toute sa personne, que 
sa vue seule en imposait aux ambassadeurs, dont un disait de lui: 
M M ^ ^ On attribue encore ce dernier mot à l'Empereur 
lui-même. 

t M ^ f^ S^ ^ JS tl- ^Vang Seng-k'ien heou se pan wei 
long. La moitié des fils de Wang Seng-k'ien étaient des dragons. 
Les qualités un peu inférieures des autres les faisaient comparer 
à des tigres et à des léopards. (^" ^ # ï f^ ^ il)- 

t ^ S ^' Wang Yang ue? t'ou. La route fit concevoir des 
craintes à Wang Yang. Ce personnage des Ilan, se rendant à son 
nouveau poste de g j)tj, eut h passer par un endroit très dange- 
reux, situé à I[] ^15 et appelé ^ ^if IJX ^^ 2^^"'e aux neuf détours. 
La vue de ce vrai casse-cou, qu'il lui faudrait suivre souvent, lui 
fit craindre de pouvoir 'conserver indemne la substance reçue de 
ses parents :$fc A ?Ë ^- ^^ prétexta donc une maladie pour quit- 
ter un poste, où il était exposé à violer un devoir fondamental de 
la piété filiale. Son successeur Wang Tsuen ^ ^ connaissait ce 
fait; mais arrivé au point de la route qui avait fait trembler 
rang, il s'élança bravement en avant. Le premier, font observer 
les Annales, était un bon fils, et le second un fonctionnaire àé- 

voué! (-a^î :t fD- 
pi Veou ti. L'épouse de Wang Xing, pour avoir été tirée par le bras, 
se le coupa et le jeta à terre. Cette femme rentrait dans son pays, 
conduisant son enfant et portant les restes de son mari, mort au 
prétoire de ^jH^, où il occupait la place de Secrétaire du Percep- 
teur. Arrivée à [Jf] ^ f^, elle demanda l'hospitalité dans une hôtel- 
lerie, mais le maitre de céans la saisit par le bras et la poussa rude- 
ment hors de sa maison. La délicatesse de sa vertu lui inspira aussi- 



CLASSIF. 96. 5. 287 

tôt la résolution d'amputer avec une hache ce membre touché par 
un étranger. Le Gouverneur de K'ai-fong, mis au courant de cet 
acte héroïque, entoura de soins la mutilée volontaire, tandis qu'il 
faisait bàtonner le brutal qui en avait été l'occasion. (31 f^ 5^ ^ 

mm)- 

t ^ ^ '5j a H ^ Wang Yeou-kiun fen kan tse yu. Le cal- 

ligraphe Wang Hi-tche, du titre de Yeou kiun Tsiang-kiun ^ ^, 
est le modèle des grands-papas, car il prenait plaisir à distribuer 
des friandises h ses pelits-fils. (^ # 3: ^ ;^ 1^). Wang se dit 
encore ^ ^ îg ou le Secrétaire. 

t ^ ^ S< ^ ^ .^ W ^ Wang Liang Tsao-fou ktai yu 
kia tsoei tsing. Wang Liang Pé-lo ^fj^ |^ et Tsao-fou étaient tous 
deux de très habiles conducteurs de chars. Le premier est men- 
tionné dans Mong-tse en ces termes : Tchao-kien-tse ordonna à son 
cocher ^\'ang Liang de conduire Hi son favori.» ^ f^ ^ fd! 3E 
H ^ ^ ^ ^" Tsao-fou était au service de l'Empereur j^ ^ 3E. 
(^ yi "? M ^^ ■^ '?)• fâ ^ connaisseur en chevaux. 

T ^ Wang Mé, artiste célèbre de l'antiquité. Pour obtenir 
le plus beau tableau, il lui suffisait, dit-on, de jeter sans ordre 
ses couleurs sur la soie blanche. (|§ |^). 

t ^ Wang Ts'an Tchong-siuen (tji ^, savant lettré de l'é- 
poque des Trois Royaumes. Ts'ai Yong ^ ^ l'avait en si haute 
estime, qu'un jour, apprenant son arrivée, il se hâta de courir à 
la porte pour le recevoir ; mais dans sa précipitation il mit ses 
socques à l'envers ^J ^. De là vient que cette dernière expres- 
sion signifie : empressement à accueillir un ami. 

M^l M t Hing eul Wang. Devenir Roi après avoir enduré 
un supplice. Ing Pou ^ ;^, encore jeune, entendit un physio- 
gnomoniste lui prédire qu'il porterait un jour le titre de Roi, mais 
non sans avoir subi auparavant une condamnation. La menace 
lui fit prendre pour nom de famille K'ing, marqué d'une note infa- 
mante ffi,Y^ dans l'esioir de détourner de lui ce malheur. L'Empe- 
reur Han Kao-tsou le créa plus tard jh ^ "j^. (^ ï£). Le nom 
du héros est parfois écrit à tort avec le caractère ^ K'ien. 

t tl T^ ^ ^ ^ Wang Jen-yu \<-ei che kiao. Le poète 
Wang Jen-yu, et non ^ ^ |^, fut surnommé par les gens de ^, 
la cave (kiao) aux i-ers, à cause de sa fécondité. Il rêva un jour 
qu'il s'ouvrait le ventre et le lavait avec les eaux du Kiang J^ "g 
£L >'-K il^ M W^ do"t ^^ gravier lui parut se changer en caractères 

21 



288 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

de forme antique. A partir de ce songe, l'inspiration se développa 
chez lui d'une façon extraordinaire, et lui permit d'écrire plus de 
dix mille poésies. (|>|) ^, 31 i^ ^ ^^\ 

t î^ ^P^ ^ Wang Mong men ché. Wang Mong King-lio ^ 
B^, do 4t; M^ écrasait ses puces, tout en conversant avec Honn 
Wen j^ î^ sur les événements du jour. Wang vivait retiré à H 
TÉ llji "^'^'S apprenant l'entrée de Hoan dans le pays de Ts'in X 
1^, il quitta sa solitude et, grossièrement vêtu, vint lui exposer 
ses vues politiques. Durant tout l'entretien, cet homme que Fou 
Kien devait prendre pour ministre en 372 ap. J.-C, se livra h 
cette besogne répugnante, sans égards pour ses voisins ^ ^ ^J 

t^fi^-P1AH^S^I# ^^'ang P'eou ngai fou, 
men jen in fei Ion ngo che. Wang P'eou Wei~yuen ^ tc se dé- 
solait tellement de la mort de son père, que ses disciples effacèrent 
du Livre des Odes celle qui est intitulée : Elle pousse, la petite 
armoise. Son père Wang I '^, coupable seulement d'avoir dit la 
vérité à Se-ma Tchao p\ ^ HQ, Ministre de Wei et du titre impé- 
rial posthume "j^ ^ (Tchao n'était que le père du fondateur des 
Tsin occidentaux), fut mis à mort par celui-ci. Là-dessus P'eou 
se retira dans la vie privée, et occupa ses loisirs à l'enseignement: 
mais ses ^ ^ ^ élèves ayant remarqué que leur maître versait 
un torrent de larmes, chaque fois que l'ode Liao-ngo, où un fils 
exprime sa douleur de la perte de ses parents, lui tombait sous 
les yeux, la retranchèrent du livre. (^ ^ # ^ i^)- Le même 
fait est cité de Kou Hoan M ^- i^l ^ ^ M iÈ W)- 

t 1^ ^ #, S M ^ 19 ^ fe Si ^Vanfif Sieou k'ou mou, 
lin lij soei Ving sang tche cho. Wang Sieou Chou-tche ^ ^ pleu- 
rait sa mère, aussi ses voisins suspendirent-ils les sacrifices à la 
terre, qui avaient lieu au printemps. Sieou n'avait encore que 
sept ans, quand il perdit sa mère ; mais le souvenir de la défunte 
était si vif en lui que, au jour anniversaire de sa mort, qui coïn- 
cidait avec le jour fh , marqué par le cinquième ;ji^ après le il 
^ commencement du printemps, il ne pouvait contenir sa dou- 
leur. Ses bons compatriotes l'ayant su s'émurent de pitié, et pour 
lui faire oublier son chagrin résolurent d'omettre les cérémonies 
habituelles à cette époque de l'année. (^ I^"» 3i ^ Y^)- Sang-tché 
indique le printemps, d'après ce vers : «L'ombre des mûriers et 
des maciura s'incline (s'allonge), et l'on cesse la cérémonie printa- 
nière du Ché.» ^ ;fïî f^ f^ ^ H: fC- (£ M fi !#)• 



m 



y^ ^ ^ ^ Chan-hou chou sai man 



Ts^i-nou tche che. Les branches de corail (chan-hou) 



CLAssiF. 96. ^. 280 

remplissaient la maison de Che Tch'ong Ki-luen ^ ^ ^, dont le 
petit nom était Ts-'i-nou. Son rival en opulence, Wang K'ai ^ 
f;^, venait de recevoir de l'Empereur ^ :^ ^ (263-290), son gen- 
dre, un corail mesurant plus de deux pieds de long, et s'était em- 
pressé de le montrer à Ts'i~nou. Celui-ci s'amusa à frapper de son 
Jou-i ^n M (') ^"^ f^^' '^^^'^^ pièce rare et la brisa; puis il lui en 
fit apporter sur-le-champ plusieurs de dimensions encore plus ex- 
traordinaires. ("1^ 1^ 0f ^). 

V/v t ^ = ■^ ^ Tchen sieou = yu che. Les précieux 

J^j^ mets : la nourriture de l'Empereur, et, par extension, 

des riches. Sous les T'ang et les Miiig il existait deux Bureaux, 

l'un appelé ^ fl^ ^ et l'autre ^ ^ ^, tous deux chargés de la 

table impériale et de l'ordonnance des sacrifices. 

j?]i t Si tchen. La perle de la natte : le lettré. ^ ^ )$ ± 

T^K» f P^ ^^ -^ Pan 7716)1 long fou. Manier la hache à l'a- 
X/X telier de Pan : s'exposer au ridicule comme le maladroit 
qui irait étaler son savoir-faire devant cet habile ouvrier. Les 
admirateurs de Li T'ai-pé ^ -j^ ^ aimaient à écrire des vers sur 
sa tombe: mais un malin les guérit de celte manie par le quatrain 
suivant : «Cette poignée (p'eou) de terre au bord du Tsai-che-kiang 
est le tumulus de Li Pé, dont la gloire poétique brilla dans l'anti- 
quité. Les visiteurs qui tracent ici leurs deux lignes, semblent 
vouloir remuer la grande hache devant la porte de Pan de Lou.» 

# m f'^-mii^ #• {-M If M lu)- P'^'^^ écrit aussi f^, est le 
surnom de Kong-chou-tse mentionné dans Mong-tse, et fêté par les 
menuisiers et les maçons comme leur patron. i| ^ J^ ^ ^S' li 



(1) Jou i vA vos souhaits» est le nom d'un objet superstitieux dont la possession 
garantit toute prospérité. 11 consiste communément en une tige de bois précieux, à l'une 
des extrémités de laquelle on ajuste un autre morceau richement sculpté, faisant saillie 
des deux cotés et se relevant pour se replier sur lui-même. Trois fragments de jade s'in- 
crustent l'un au milieu et les autres aux deux bouts de ce talisman, que les familles re- 
gardent comme la part la plus précieuse de leur héritage. A l'occasion d'une fête, d'un 
anniversaire de vieillard par exemple, chez des amis, on le leur offrira en cadeau, mais 
poiar la forme seulement ; aussi se gardei'ontils bien de l'accepter. Il existe des Jou-i 
de toute valeur, façonnés eu forme d'épingles à cheveux, que les femmes axent dans leur 
chignon en guise d'amulettes. Les idoles en tiennent aussi un à la main de grandeur or- 
dinaire, sur lequel se'place, dit-on, la perle Mû-jî//^ /E ou 7]^ /E » dont l'éclat jamais 
terni s^-mbolise la doctrine toujours brillante et pure du bouddhisme. L'idée du Jou-i sem- 
ble empruntée au fungus *i{o ^ qu'il représente assez bien par sa forme. On sait que ce 
champignon présage le bonheur à celui chez qui il pousse, et possède même la vertu d* 
rendre immortel. 



290 



ALLUSIONS LITTERAIRES. 



ï^:èï5^i^^^É^n^^:^l- «Si Li-leou, malgré son re- 
gard perçant, et Kong-chou-Lsej avec toute son adresse, ne se ser- 
vaient pas de compas et d'équerre, il leur serait impossible de faire 
un objet carré ou rond.» (;^ ^). 

"^ ^ T j^ Kin tche pan ma. Un lettré comparable par son 
talent à Pan Kou Mong-hien Jj£ O ^ |^ et Se-ma. Tsien v] ^j ^. 
Pan, qui écrivait déjà à neuf ans, composa la description intitulée 
î^ ^iî PI; et continua la rédaction des Annijles des Han occiden- 
taux commencée par son père Pan Piao ^. Il mourut en l'an 02 
apr. J.-O. (^ j^ •^ ^)£ )^ ^ fjj^). Le caractère ^ est parfois sup- 
posé indiquer Ma Yong gj,. Variante : i/^ M SŒ ÎJ^' pareil (pi) en 
excellence à Pan Kou et à Yang Hiong Tse-yun ^ ^ §, ce der- 
nier également contemporain des Han. 

T -§* Ti^ ^E ^^^ hiang Song yen. Le parfum de Pan Kou et 
la grâce de Song Yu ^ : l'élégance du style. tM H $5 ,|| §, "^ 
li'^ M 5|c lÊ- «Bien dense vous brûlez le parfum de Se-ma Ts'ien^ 
et supérieurement vous cueillez les charmes de Kiuè Yuen et de 
Song l'u.» (^ 1^). 



t ^ IS ^È ^ inr ^ ^ Paîi ting yuen Kien pou che tche 
yé. Pan Tch'ao Tchong-cheng ^ ji|i ^, créé pour ses exploits 
Marquis de Tin-yuen, acquit des possessions extraordinaires. Cet 
aventurier de l'époque des Han postérieurs (Cf. ^ i^ S£ :^ jl^), 
employé d'abord aux écritures dans un prétoire, charge qu'il avait 
acceptée pour venir en aide à sa mère, jeta un beau jour son pin- 
ceau en s'écriant: «Un homme de cœur comme moi doit, à l'exem- 
ple de Fou Kiai-tse i^ ^ ^ et de Tcliang K'ien ^ ^, aller 
cueillir des honneurs à l'étranger. A quoi bon servir plus long- 
temps en qualité de scribe ^ 'tÊ A ^ ^ ÎS ff3 ^ ^" ^^ partit 
donc pour les pays du Turkestan, où à la tète de trente-six hommes 
seulement il conquit plus de cinquante royaumes, sans que ce 
résultat coûtât au trésor un seul boisseau de grain jkjl H "t* ^ A 
J|^Wi^3L+^i3, H^^4I?|. La noble résolution de Pan 
Tch'ao a donné lieu aux expressions ® ^ f^ ^ et ^ Ç^ ^, dont 
cette histoire laisse deviner le sens et l'application. Fou Kiai-tse 
se couvrit de gloire au Si-yu sous le règne de -^ H^ ^ qui le 
nomma ^ J^ j^, Tchang K'ien, Ministre de ^ ^^ ^, se distingua 
dans ces mêmes régions et y gagna son titre de -j^ ^ j^. 



t pj ^ Pan lan ou. L'arme de l'iris tacheté, nom de l'épée 
Jtt îfilj. Tchang King-eul promu à la charge de [|| Jj^ disait qu'il 
manquait encore à son ambition le Pan-lan-ou. (^ ^ U^ ^ j^ ^)- 




CLAssiP. 96. ^. 29 1 

\yl t ^ flg yiing tchou Veou ngan. Jeter dans les té- 
nèbres une perle étincelantc : laisser de côté un homme 
capable, ou lui nuire en ne le proposant pas pour une charge. 
«Les voyageurs qui apercevraient dans l'obscurité une perle bril- 
lante corrmie la lune, ou du jade Pi capable d'éclairer la nuit, 
porteraient aussitôt la main à leur épée en se regardant. Que 
signifie cela? Ces objets remarquables ainsi rejetés, sont l'imago 
de celui qui ne peut avancer, faute de protecteur.» fj^ ^ ^ ï^ 

■gtj :^. Mot à peu près textuel de Tcheou Yang ^[J ^. (^ gf^). 
Var B^ ^ ^ jÉ ^ ^'1- C'est en vain qu'on saisit l'épée à la perle 
élincelante comme la lune : lettré dont le talent est inutilisé. 



î^ t )IE5 ^ Liang ichou k'-iu chou. La perle de la fraîcheur 
chassait la chaleur. On la trouvait dans la fontaine p^ ^ où une 
huitre mettait mille ans à la sécréter. Tchao, Roi de Yen ^ DS 
^ , en possédait une qu'il portait toujours sur lui au fort de l'été, 
et qu'il avait surnommée f^; § tS J^ ^ ï^- (ï ;^ #^, tn M %)■ 



t Ki tchou. Se rappeler. Sous la période de règne ^ 7^1 
des T'ang, le INIinistre Tchang Chouo ^ ^ reçut en cadeau la 
perle ^ ^ ï^ qui avait la vertu de remettre les choses en mé- 
moire. Un simple regard jeté sur elle sutTisait pour cela. (^ ^ 

'o* 1^ ?S t Ho-p'ou hoan tchou. Les perles reviennent à 
Ho-p'ou. Ce pays, pauvre en fruits de la terre, subsistait presque 
exclusivemeiit de la pèche des huîtres perlières. Mais lorsque 
Mong Tch'ang Pé-tcheou âl ''^ fé ^ y ^^"^ comme mandarin, il 
y avait disette du précieux coquillage, disparu p?r suite d'une 
exploitation immodérée, commandée par de cupides prédécesseurs. 
Tch'ang, à peine arrivé, mit ordre au gaspillage, donnant lui- 
même l'exemple du plus grand esprit d'économie, et une année 
ne s'était pas encore écoulée, que les huîtres reparaissaient. 

m m m m M m)- 

nU ^ WC t P'ouo fou ts'ang tchou. S'ouvrir le ventre pour y 
cacher une perle. L'Empereur j^ ^ ^ disait aux mandarins de 
sa Cour : «On raconte qu'un marchand tartare ^ {^, du 'g ;^, 
devenu acquéreur d'une belle perle, recourut à ce moyen pour la 
mettre en lieu sûr, la préférant ainsi à sa propre vie.» Le mo- 
narque ajoutait, que le magistrat qui se laisse corrompre et le 
Prince qui s'abandonne à ses passions tiennent une conduite aussi 
ridicule que celle de cet étranger. {^ ^, ^ g). 



292 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

t4 '/î^ J^ t A''i lei tch'eng tchou. Pleurer des perles. La 
Sirène û|^ \ Kino-jcn sortie des ondes pour venir vendre de la 
soie, paya ainsi l'hospilalité qu'elle avait reçue. Au moment de 
partir elle demanda un vase qu'elle remplit de ses larmes trans- 
formées en perles, (ijg ^, f ^| ij^ l^^)^ 

W ^ ^ tC ^- ^ Ming yuè yé koang tdie tchou. Le Prince 
de Soei jJ^ (al. |§§) ^, de la famille ^, soigna les blessures d'un 
grand serpent, et le reptile lui en témoigna sa reconnaissance en 
lui apportant la perle Ming~yué-tchou, brillante comme la lune 
dans la nuit, {'j^ ^ ^). L'escarboucle porte encore les noms de 

mmm^^^M.^it ^^m ù ^.^ ^ ^-.i^ m ^ et 7k i» m- 

m (^'" ^) t tP- ^ Soei tchou l'an tsio. Tirer un passereau 
avec la perle du Prince de Soei : dépenser beaucoup pour obtenir 
un mince résultat. (^ ^ ^ 3E)- 

tK 3Ë Jy ^ t Jm ^ & ^ P Song tchou i mei tchou 
kien hien tch'-en tche h'eou. L'Empereur ^ ^, des Song, ferma 
(k'ien) la bouche à un censeur avec des perles. Wang K'in-jo 3E 
^ ^ critiquait devant ce monarque le traité que venait de con- 
clure K'eou Tchoen ^ ip en son nom avec les K'i-tan ^ ^, 
traité, disait-il, qu'à l'époque du Tch'oen-ts'ieou on qualifiait de 
honteux pacte fait au pied des murailles ^ fi>C M "F ^ 5â- Tchen- 
tsong demanda le moyen d'y remédier, et K'in-jo lui répondit qu'il 
n'en voyait qu'un seul, c'était d'aller sacrifier au ciel sur le mont 
T'ai ^ fl^ ^ iLl ■) niais il ajoutait que le ciel devait témoigner par 
un prodige qu'il approuva>it cet acte. Au reste on pourrait par un 
artifice quelconque suppléer au silence d'en haut à condition tou- 
tefois que le Ministre Wang Tan 3£ ^ sût au moins garder sa 
langue. L'Empereur aussitôt invita ce mandarin à un festin, et 
le renvoya en lui donnant un vase plein d'un vin excellent, disait- 
il, pour lui et sa famille. Wang de retour chez lui, constata que 
la prétendue liqueur n'était autre que des perles. Il comprit, et 
quand Tclien-tsong proclama qu'un livre mystérieux lui était tom- 
bé des nues, Tan ne souffla mot. (tIç ^ ï J3 



*r ^ y^ /AC Tchou yu houo tsai. La perle a la vertu d'étein- 
dre l'incendie, car elle a été formée des principes constitutifs de 

l'eau, mm Mm)- 

^, 3E ^ I yt HE ii^ ^ Hoei Wang tche tchou koang neng 
tchao tch'eng. La perle de Hoei, Roi de Wei ^. était si brillante 
qu'elle pouvait éclairer douze chars, [^ ^ fi\> /p|). Var. f| j^ ;è ï^. 



CLASSiF. 96. 3Ê. 293 

t J^ Tchou t^ing. Le sommet de la tête, ou encore le haut du 
front. (/^ ^). fJ- 'â* ou M ^ ^- Le palais des perles sem- 
blables à des boutons de fleurs (joei) : demeure des immortels. 

^ J^. Fils remarquable qui est comme une perle dans la 

main, ^ ^ a aussi le même sens. ^ |^ ,|l. Kouge comme 

un vrai rubis : vin exquis. (^ |^). ^ î^ 5Ê- Ecrire de belles 

phrases. (^ g). ^^ ^ t^ Bq • Perle étincelante jetée dans 

les ténèbres : personne de talent laissée de côté. 

^ t Choang ichou. Les deux perles, épilhrte que méritèrent 
par leur beauté Mong Tch'ang ^ i\'^ et son frère Mong K'ai Fen- 
Ichong ^ f^ ^ S, de l'époque des Trois Royaumes. 

^^ H^ ^" t j^ JH I Tch'oen-rhen-kiun Ichou H san Is'ien. 
Le Prince de Tch'oen-cheiij de Tch'ou ^, avait à sa Cour trois 
mille personnes à la chaussure ornée de perles. Un ambassadeur 
du Prince de P'ing-yupn Zp ^, du royaume de Tchao ^, envoyé 
vers lui, prétendait l'éblouir par son faste et la richesse de ses 
ornements; mais Tch'oen-chen-hiun lui montra ses courtisans tous 
si magnifiquement parés, que l'étranger eut honte de son vain 
étalage. (4 IH ^ E|3 :g" JlJ 1^)- Cf. p. 74. Les différents noms 
littéraires de la rivière de Chang-hai : ^ î^, ^ fXi M ^ iÊ ^^ 
^ -i^ \Ê rappellent la mémoire de ce célèbre personnage, mort 
vers l'an 237 av. J.-C. 

t j^ f^ JSL P fn Lieou-U ping siuen pou siang. Le 
f\[^ vase en verre grossier Lieou-U convint pour deviner le 
Ministre à élire. L'Empereur ^ ^ ^ hésitait pour le choix entre 
Lou M-en-ki ^ ^ |Ë. et Yao Hien ^^ 0, tous deux proposés com- 
me dignes de diriger les affaires. Fei-li mit le nom des deux 
candidats dans une urne faite avec cette matière transparente, et 
y plongea la main, après avoir offert de l'encens au ciel. Le billet 
qui sortit portait écrit Lou Weu.-ki, h la grande joie du monar- 

que. (H ^ è it ^ la If ). 

^\ t Tché li. Papier. Quand Tchang Hoa §g ^ eut 
[^ achevé son ouvrage intitulé ^ ^ j^, l'Empereur ^ ;^ 
^ lui fit présent d'un encrier en plomb (?) ^ ^ du ^ ^, d'un 
pinceau en corne de Lin ^ ^ (1) du ^ '^, et de papier Tché-li 
du ■^ ^, que l'on appelait (5j}; ^ ^ sous les Han. La substance 
M' "n"» qui entrait dans sa composition, lui donnait des linéa- 
ments obliques, d'où le qualificatif tché. (J -"p ^, j^ ^). T'ai 

(1) Ce nom lui venait sans doute de ce r[ue la pointe eu était très molle, comme 
l'extrémité de la corne inoffensive de la licorne légendaire Lin. 





294 



ALLUSIONS LITTERALES. 



^ mousse, appelée g|? ^ si elle pousse dans l'eau. Hai-t'ai ^ 
^ n'équivaudrait-il pas à l'algue comestible ou à la véronique 



aquatique ^ 



"t/^ t Han. Mettre des objets précieux dans la bouche de 

J-jp! ses parents défunts. L'Empereur employait h cette fin 

des perles, les Princes vassaux du jade, les Toparques la pierre 

bleuâtre et brillante nommée Pi, et les autres mandarins des eau- 

ries. '^^,^^m\>^mma^.T<^\^^wi^^^i:k^ 

jK ;! * t 1^ A^ WT ~ JX H K'in elle pou hié = fan mou. 

^^^ Les deux lyres K'ùi et Ché ne s'harmonisent pas (hié) : 
discorde entre époux, qui en sont à se regarder de travers. ^ ^ 
^lUi^^lîlÏÏiîlîaêJÉI- «Si le K'in et le Ché ne sont pas d'ac- 
cord, on en délie la corde trop lâche pour l'allonger davantage.» 

immmi^%f^)- ^m R ^- (^>h^)- W^^ harmonie 

entre époux. ^ ^ M ^ in MM W- [W 'h fl)- 



■?• )!S il t JSl ip & iBC # 'M Tse tsien ming k'in 
i tche i hou yué kHn t'ang. Fou ^ Tse-tsien gouvernait son dis- 
trict de Chan-fou |^ ^C ^^^ jouant de la lyre, de là vient que le 
prétoire du Préfet, et par extension, ce magistrat lui-même s'ap- 
pelle K'in-t'ang. {^ ^^^)- 



l| t iM ^ Ming h' in yong soei. Pincer de la lyre et tenir 
le balai. Tchou-ko Liang ^ ^ ^ surpris par une irruption sou- 
daine de l'armée de Wei ^, à laquelle il ne pouvait opposer 
qu'une poignée de soldats' conçut ce stratagème. Il fit ouvrir les 
portes de la place où il commandait, et, monté sur les murailles, 
se mit tranquillement à jouer de son intrument de musique, pen- 
dant que ses hommes se transformaient par ses ordres en paisibles 
balayeurs de rues. L'ennemi, habitué aux ruses de Tchou-ho, en 
soupçonna une nouvelle dans la circonstance et battit en retraite. 



'^^liclâ^^SPt Pou toen ts*i i mei ling t'an h'in. 
Au mépris des égards que l'on se doit entre parents, P'an Yo 
Ngan-jen ^^ -^ ^ fH, des TsiUj commandait chaque fois à son 
cousin Yueyi Tchan Ts'ien-li [^ |§ ^ M ^^ jouer de la lyre. Ce- 
lui-ci excellait sur cet instrument, et P'an de son côté ne se las- 
sait pas de l'entendre. A chaque visite donc, P'an réclamait un 
air, puis il laissait l'artiste exécuter jusqu'à extinction, morceau 
sur morceau. Heureusement que la bonne nature de Yuen lui 
permettait de se prêter à ce désir excessif, sans manifester la 
moindre impatience. (§ ^ fijt ft ^). 



CLASSIF. 96. 3Ê' ^^^ 

^ t. Ya k'in. La lyre de Ya : pleurer la mort d'un ami. 
Tchong Tse- hi, entendait-il Pé ya f|Q ^ jouer de cet instrument, 
pouvait à la simple audition des accords, deviner l'idée qui les 
inspirait. C'est ainsi que lorsque l'artiste pensait à une montagne, 
Tchong s'écriait : «Elle se dresse comme le T-'ai-chan #| #a "^ 
d^ jil !» Au contraire prenait-il un cours d'eau pour sujet de son 
improvisation, Tchong exprimait ainsi son admiration : «L'onde 
coule majestueuse (chang) ,^ c'^ ^ ^ 7^'» Mais quand la mort 
eut ravi à Pé celui dont l'âme vibrait si parfaitpment à l'unisson 
de la sienne, il mit sa lyre en pièces, sous prétexte que le seul 
vrai connaisseur de son talent avait disparu, (g J)^ ^ ^^). Vari- 
ante : j^g ^1^. f^ ;$ ^ S ^D # . en deuil de son ami, il brisa les 
cordes de son instrument, car il lui manquait celui qui pouvait 
en apprécier les sons. 



J\^ t. Jen k'in. Allusion à la perle d'un ami ou d'un frère. 
Wang Wei-tche ^ M :Z^ '^ ^^ "lo^t de Wang Hien-lche ï f{ ;^, 
essaya vainement de tirer des accords de la lyre du défunt. A 
cette occasion il exhalait ainsi sa douleur : uTse-king ! Tse- 
hingl Hélas! Son instrument est mort comme lui!» -p Sâl "F ?!& 

TV^ t ,^â s Ô]* @f ^ Hou-pé tchan k'o tcho pin. La 
J^HÎ coupe en Hou-p'é (ambre), ou brillante comme celte 
substance, convient pour servir à boire à un hôte. La résine en- 
fouie mille ans au pied de l'arbre qui l'a sécrétée, se transforme 
en succin, pour devenir de l'ambre après une autre période de 
temps égale. i\f ^ ■*)• ^X ^ M^Ù U ^l' 1^^ M^MM^t ± B- 
«Aimer à boire à la coupe lisse en Hou-p'é, et a dormir sur 1 o- 
reiller moelleux en Chan-hou (ou rouge comme le corail).» [ïï], 
Ava, dépression. (J^ f^). 

ÏvïU Q ^ t S ® J^ ^ f é 1/u koan hiang tch'é Yu Ving. 
^ La flûte en jade blanc faisait résonner toute la salle de 
Yu (Choen). Cet instrument merveilleux était un cadeau de la 
fée Si-\^-ang-mou H 31 #• (^< Sll- JE f^ il)- H ï # serait 
encore un nom de royaume. 



2&6 



ALLUSIONS LITTERAIRES. 



qp|I| t -^ /Ed; Joei ts^ao k^oei. La première des plantes du 
•Xffiî bonliciir : le thé, appelé encore simplement J^jg '^. (>j;J: 
45l)- ïfl^ lii; iÈ ï^- La pierre précieuse d'une époque fortu- 
née, surnom donné par Tch'anq-li ^ 2^ (Han Yu ^ ;^) à Li Ho 
Tch'ang-hi ^ ^ ^ "Ê iW ^' }M Él)-'^ 





'J^ f^ t = ^ Pj Ts'ing souo = kin men. La porte 
bleue à claire-voie du palais impérial, qu'il est défendu 
de franchir. Le caractère ts'ing indique la couleur dont on pei- 
gnait les morceaux (souo) de bois sculpté dont elle était faite. 
Cotte porte comportait en effet des ornements à jour dits M ^ "^ 
ou anneaux se tenant les uns aux autres, (f^ ^ ;^ ^ f^). 

t ^ W, ^ ^ao t'ai kHonrj chc. La tour en pierres 
rares Yao de Hia Koci ^ ^ ou du tyran Kié ^, et la 
maison en d'autres pierres également rares K'iong de In Sirig ^ 
^, ou du cruel monarque Tcheou ^-]-. (5| f|;, ^ ff^ ^). îg. g, 
demeure des immortels. 

X'îfe 'lu T ^ Jliif //oaî /?nig ou t/h. Porter dans son sein 

J-^ des pierres précieuses /(mr/ et en tenir d'autres nommées 

Yu à la main; posséder la sagesse d'un vrai lettré. (^ ^ ^ ^). 

TjËû ^ T Lojig tcliang. Avoir un garçon. «Naît-il un enfant 

X'-^ mâle, on le couche sur un lit et comme joujou on lui 

remet la précieuse tablette Tchang particulière au Ministre. » 75 

^ ^ î" 1 î® :è ^ S # ± ït- (Il >h m)' Ce cadeau était 
un souhait de grandeur future. 



t^ t ^M î^ 1^ Fan, Yu, Yuen et Yen, quatre variétés de 
J^m pierres précieuses, images d'un homme de valeur. Le 
Fan et le Yu, que les Princes suspendaient comme ornement à 
leur ceinture, faisaient aussi partie de leur décoration mortuaire. 
(^ ^ ^ ï)- Le royaume de Lou en possédait qui jetaient 
Confucius dans l'admiration. (ï^ 1§). Quant au Yuen et au Yen, 
ajipelés encore T'iao et Hoa ^ ^, ils désignent aussi deux con- 
cubines de Kié ^, parce que le monarque aurait fait graver les 
noms de ces femmes sur des pierres de cette espèce ^J [I[g 0^ ^ 
;Siîl3Ê- Les deux favorites étaient originaires de Min-chan ll^f^^J. 

^ ,, jen i p'^ouo yu \^-ci cite, liang yué pien houo tche tsou. 

Les Princes de Tch'ou croyant que le jade avec sa gangue n'était 
qu'une pierre commune, firent à deux reprises couper (yué) le pied 




CLASsiF. 96. 2. 297 

à Pieri Ho. Ce personnage trouva un morceau de jade de toute 
beauté, qu'il s'empressa d'offrir à Li, Roi de Tch'ou ^ J^ 3E 1 
mais celui-ci, trompé par l'apparence grossière du jade encore à 
l'état brut, se crut victime d'une supercherie, et ordonna de couper 
le pied à Ho. Le pauvre mutilé revint une seconde fois présenter 
son trésor au Roi Ou ^ '^, successeur de Li. La perte du pied 
qui lui restait, fut tout ce que gagna Ho à cette nouvelle démarche. 
Enfin lorsque Wen ^ ^ monta sur le trône, on lui rapporta 
qu'un estropié, qui se disait possesseur d'un magnifique jade, 
versait des larmes de sang au pied du mont Tch'ou ^ [1]. Le 
Prince le fit aussitôt venir, et accepta le prétendu caillou qui, 
poli, devint en effet la pièce rare connue sous le nom de j^ f^ ;^ 
^, et tomba plus tard au pouvoir du royaume de Tchao ^'. (||: 
# ^ et ^ te US H n fl), Pien Ho est le type classique du 
connaisseur en pierres fines. 

^$ ffi i(P ^ .S hI fiï ^ JE ^ t Siang.jou yong tchong 
3[^ neiig che Ts'in Ving koei pi. Le brave et fidèle Lin'^ 
Siang-jou contraignit la Cour de Ts'in h rendre le jade Pi Le 
Roi de Tchao, Hoei-wen |S H ^ ï (298-265), possédait une 
pierre précieuse de toute beauté qu'il tenait d'un certain Ho 3&] de 
Tch'ou ^. Le royaume de Ts'in, désireux d'avoir cette pièce si 
rare, s'engagea, si on la lui donnait, à restituer les quinze villes 
qu'il avait enlevées à celui de Tchao. Hoei-wen, confiant en cette 
promesse, envoya Lin Siang-jou porter l'objet convoité, et réclamer 
en retour la reddition des places. Mais l'ambassadeur s'aperçut 
vite de la mauvaise foi de Ts'in, qui prit et garda la pierre sans 
vouloir aucunement abandonner ses conquêtes. Lin alors de jouer 
de ruse pour rentrer en possession de son riche dépôt. Il le rede- 
manda au Roi du pays, sous prétexte de lui en indiquer un défaut 
imperceptible, et lorsqu'il l'eut entre ses mains, il s'adossa à une 
colonne de la salle en s'écriant : «Si vous essayez de m'arracher 
ce jade par la violence, je me brise la tête contre cette colonne, 
mais non avant d'avoir mis en pièces la pierre elle-même.» Et ses 
cheveux se dressaient de colère pendant qu'il lançait cette menace 
f^< M ±Wi M- A la vue d'une telle décision, la Cour laissa l'en- 
voyé de Tchao retourner en paix avec son trésor. (^ |R M ^ "ÛII 
?ij i$.) Ce fait a donné lieu aux expressions ^ || If |t, 'M M 
et 0§ ^ qui signifient : restituer. 

fn ^ ^i m M, ^i Houo che tche pi kia tchong lien 
tch'eng. Le jade Pi du nommé Houo, de Tch'ou ^, valait quinze 
places fortes réunies. «Le jade de Ho, appartenant à Tchao, avait 
une renommée universelle, aussi de Ts'in vint-on pour l'acheter; 
mais le prix qu'on en promit ne fut qu'une vaine parole. Cependant 



298 ALLUSIONS LITTERAIRES. 

Lin, alors dans une position inférieure, gagna directement Ts'in, 
accoudé sur l'avant de son char, et franchit la barrière de ce pays. 
Mais les quinze villes n'ayant été qu'un leurre pour ce voyage, le 
iade de King (autre nom de Tch'ou ^) revint intact. » ^ ^ ^ 

■^n ^, ^ T M :^ 1i, ^ A * ^ Hf , Ji^ ® f* ^ s , 1 ^ & 

^ -^ If). Voir page 297. 

jfl m ^JB t Chou pé kia. pi. Rouleaux de soie et tablettes 
de jade sont les présents que fait l'Empereur, quand il invite un 
sage à venir à la Cour. Il lui envoie encore un char qui ne fatigue 
point ^ ^. (^ la ^ # W)- 



_ t Choang pi. Les deux tablettes de jade : deux frères 
remarquables comme Lou Wei |^ jj^ et Lou Kongtche ^ ^ son 
frère, qui reçurent ce surnom de A'ùi Tchen ^ |^, Gouverneur 
de Lo yang. 

'f^ t Hoai pi. Cacher sa tablette de jade. Yuchou J^ ^ re- 
fusa d'abord de donner au Duc de Yu ^ •^^ le joyau qu'il possé- 
dait, mais enfin il le lui céda, en citant ce proverbe : «Un homme, 
innocent sous d'autres rapports, devient coupable par le seul fait 
de cacher son jade Pi.^^ E ^ M ^ t^ H ^ IP- (4 ^ M -f). 

j^ t Fan pi. Rendre le jade Pi : refuser les cadeaux. Lors 
de la fuite de Tchong-eul 2 5' ^'^ ^" ^^^ ^^ Tsin ^, au pays 
de Ts'ao ■^, Hi Fou-hi |a ;^ ^ lui envoya des mets avec un 
beau morceau de jade, le tout disposé sur un plateau. Mais le 
fugitif n'accepta que les comestibles et renvoya la pierre précieuse. 

(4 i^ fi Z + H ^). 



il 



E:^:k.'^^fWM^^ T'ai-hong tiao hoang eul yu 
^ ming kiun. T'aikoiig, après avoir péché la pierre pré- 
ciecuse Hoang, fit la rencontre d'un Prince intelligent. Le Sei- 
gneur de l'Ouest ^ f|§, c.-à-d. Wen-\Kmng, consultant les sorts 
avant de partir pour la chasse, en reçut celte réponse : «Vous ne 
trouverez ni dragon^ ni licorne, ni tigre, ni ours, mais bien un 
homme qui vous prêtera son concours dans le gouvernement.» Il 
découvrit en eiïet Liu Chang g jpj' ou Kiang Tse-ya ^ ^ 9^" sur 
les bords du torrent i{!§ '^, qui se jette dans la rivière ^ y^. [^ 
lE ^ ;k ^ "ffir ^)- D'après la légende, le futur Ministre de Wen- 
yvang, prit une carpe, dans le ventre de laquelle était cachée une 
pierre Hoang avec ces mots v «La famille Ki sera élevée à l'em- 
pire en fondant les Tcheou, et Liu l'aidera.» $lë ^ -(î^ ^ fô ii- 
Sur ces entretaites arriva Wen-wany, qui reconnaissant dans le 



CLASsiF. 96. 3g, 299 

pêcheur à la ligne, celui que son aïeul avait désiré -j^ ^ 0, 
comme seul capable de faire prospérer la dynastie Tcheou à ses 
débuts, lui imposa le nom de T'ai-kong-wang. 



T^im '^f t Hien hoan. Apporter des bracelets dans son bec : 
J^^ se montrer reconnaissant des bienfaits reçus. Yang Pao 
j^ y, âgé de neuf ans à peine, arracha un petit oiseau jaune aux 
griffes d'un hibou et soigna ses blessures. En retour de cet acte 
charitable, un jeune homme habillé de jaune et se disant l'oiseau 
autrefois secouru, vint lui remettre quatre bracelets de jade, sym- 
boles des quatre Ministres qui sortiraient de sa famille. (^ jj^, 

M ^ fà le.)- 



^^ 5n t ^Ip[ Yo jou hoan pei. Porter ses clefs sur soi comme 
des bracelets et des pierres précieuses suspendues à la ceinture : 
être avare. Le mandarin Tchang Yun ^ ^ agissait ainsi, n'osant 
même pas confier ses clefs à sa femme, tant il craignait pour ses 
trésors. (^ j^ ^). 

^^ R ^^t Tcheou che kin hoan. Les bracelets d'or de la 
famille Tcheou : reconnaissance d'un bienfait. Une esclave de 
cette famille alla ramasser du bois de chauffage sur une montagne. 
Là elle entendit une voix qui lui disait d'arracher les ronces crois- 
sant à un certain endroit devant elle. Elle obéit et y découvrit un 
cercueil déjà pourri, sous lequel avait roulé le crâne du mort. 
Elle le débarrassa des herbes qui en obstruaient les orbites, et le 
remit à sa place primitive. Or, au moment où elle remplissait ce 
pieux devoir, deux bracelets de prix, trouvés par elle dans la terre, 
furent la récompense de son acte. {^ S |g). 

T W ^ K^îong-lin yen. Le banquet offert par l'Em- 
pereur aux nouveaux Docteurs. La coutume en remonte 
^ ^ Jk, ^ qui, en 984, réunit les lauréats dans son jardin K'iong- 
lin. De la même époque date leur répartition en trois catégories 
= !?.(* è)- Le 1" ^ TCje 2^ ^# Bg, et le 3« $j^ :fg du con- 
cours forment le — Ip ou j^;:! ^'Ji ^, le 4* {il/ UJ avec plusieurs 
numéros suivants le ^1 Ç et le reste de la liste le ^ ^. 

T ^&L J^ 3t Kiong tche wei sieou. K'iué Yuen }g^ j^ expri- 
mait le désir poétique de cueillir un précieux rameau, et de le 
manger en guise de viande. fi^| |^). La même élégie mentionne 
l'herbe Jj ^. ^ 




300 



ALLUSIONS LITTERAIRES. 



CLASSIF. 97. JH. Koa. 

2^ T Ki hoa. Atteindre la saison des melons ; sortir de 
charge, le temps révolu. vSiang, Duc de Ts'i, envoyant 
des soldats aux frontières, à l'époque où les melons étaient mûrs, 
s'engagea à faire relever les partants de leurs postes, au retour 
de cette même saison.» ^'^^^SiftfltiiJ^I^-SjRW 
ft- Var. Jï^ M. 



)^ 



i l^mi^"^ ud >m ^ ^ ^^oa ti viien mien = se siu 
tche chenu. La cucurbitacée à melons grands (koa) et petits (ti) 
s'allonge (mien) : brillante postérité. (^ -j^ f|). {J^ == |pj, suc- 
céder, comme dans ce texte : Le fils est «le continuateur de ses 
parents.» U $1 «t ft- (If <!> îD- 



z 



t -^ *^ 7^ Ko% ko tche ts^in. Vieille parenté par alliance, 
comparée aux ramifications d'une cucurbitacée et de la pueraria. 



i'ui yT ^ t Ti fen jo koa. L'empire était fractionné comme 
en tranches de melon, à l'époque des sept puissants royaumes qui, 
«semblables à des tigres rugissants (hiao k'an), se partageaient 
toute la Chine.), ^ M M \W\ '^ W. UH- (^ # ^ #)• Les 
sept pays dont il est ici question sont ^, ^, 5pt, ^, ^', la et |^, 
ces trois derniers connus aussi sous la dénomination commune de 



b3*. 



t ffl ^ ~F = ♦ S ^ ^' ^^oa t'ien H hia = che pi hien i. 
Ne prenez pas vos chaussures dans un champ de melons, et n'a- 
justez pas votre chapeau sous un prunier, car votre présence en 
cet endroit pourrait faire naitre des doutes sur votre honnêteté : 
dans les affaires ne donnez point prise aux soupçons. ^ ^ |î^ ^ 

m^ r^ i^m M Pp1> iR ffl '? i^ft ®, ^ t ^ je s. {-è ^ }^ 



^ K i? t s rS" Ou Tche fou koa pi chou. Ou Tche se ra- 
fraîchissait avec des melons trempés dans l'eau pure d'une fon- 
taine ^ -^ jK ta Wi Mi- m ^ ^ M ^ M m)' 




t >^' lî ^c -^ M flou si, Tchoang Kiang tche tch'e. 
Les belles dents de Kiang, épouse du Prince Tchoang 
de Wei, ressemblaient à une rangée de graines (si) de citrouille 



CLASSIF. 97. )J^. 98. %. 



301 



Èl^ t P'iin hou. Chien. Une vieille femme de la Cour de l'Em- 
pereur ^j ^ ^ plaça dans une courge une pellicule en forme de 
feuille de nuirier, qu'elle venait d'extraire de son oreille, et la 
recouvrit d'une assiette (p'an). Plus tard quand on enleva ce 
couvercle, un chien de toute beauté apparut aux yeux de tous. 



CLASSIF. 98. :a. Wa. 



% 



"f 1^ Wa kiai. Tuiles détachées l'une de l'autre, après 
\^\j avoir été façonnées, trois ou quatre ensemble, sur le 
tour : affaire suspendue faute d'entente. «L'empire a tout à crain- 
dre d'un éboulement, c.-à-d. de l'abandon du peuple par son 
Prince, et non de la séparation des tuiles, c.-à-d. de l'attaque 
d'ennemis divisés entre eux.» ^ f :t Ê- ^ 1^ i. m ^^ ^ K 
M- (è lE i ;^ M ?'] M^)- L'expression signifie encore : se dis- 
perser, (fj ^ ^). 



^ t Long wa. Naissance d'une fille. «A-ton un enfant du 
sexe féminin, on le couche simplement par terre, et on lui met 
entre les mains un objet en terre cuite dont se servent les fileu- 

ses.» 7^ ^:k^^MMZik^MW:t%- If >J^ B)- ^^ Joujou 
symbolise les occupations futures de l'enfant, dont la naissance 
est une déception pour le père, comme le prouve le fait de l'éten- 
dre d'abord sur le sol. 

>^r ^ ^ ^ 7^ ^ ^ T Tsié hoo.n chou tsi yong choang 
^\ÎP^ tche. La coutume existait jadis de donner deux cruches 
(tche) de vin, l'une quand on empruntait un livre^ et l'autre quand 
on le rendait. {'^\ ^ ^ M. W)- Le caractère i^ ou 1^| est par- 
fois employé fautivement pour ^. Var. f^ |j^. 




t ^ ^ Tseng cheng tch'en. Dénûment extrême. Le 
mandarin de Lai-ov ^ ^ nommé Fan Jan Che-yun f^ 
^ jj« ^, s'était sauvé dans un pays où il manquait de tout. A ce 
propos on chantait : «La poussière s'entasse dans ta marmite en 
terre (tseng). Fan Che-yun\ et le poisson nait dans ta marmite en 
fer (fou). Fan Lai-ou] c. à d. il ne s'y trouve point de riz, mais 
simplement de l'eau, où le poisson peut vivre à l'aise.» fS tf» ^ 



^^ ^ mm ^ ^ M m 






H >î 



^f %). Les éditions 



fautives portent : a Fan Tan, les grenouilk-s naissent dans ton 
fourneau éteint depuis longtemps.» \(i j^ ^ ^ ± m.- ^ar. fj 



302 ALLUSIONS LITTÉRAIRES. 

Ijg t ^ ^^ Touo tseng pou hoan. Ne pas détourner les yeux 
pour regarder le vase qui vient de se briser en tombant. Lin-tsong 
M^ ^, c.-à d. Kouo T'ai -yf)^, aperçut un jour Mong Ming Chou- 
t!i- '^ ^ M. ^) ^^ ^lui cet accident venait d'arriver, continuer tran- 
quillement sa route. Il lui demanda la raison de son insensibilité. 
«Le vase était en morceaux, répondit Chou-la, inutile donc de le 
considérer!» ^ B fi^ ^> IS «^ i^ S- Émerveillé de cette répar- 
tie, XoifO conseilla à Mong d'étudier, et l'achemina ainsi vers la 
gloire littéraire. (^ H # ||5 i; f#V 



^ t /{w 1^ 1^ — ^ y^ -^ ^ Wong yeou cheng ich'ou 



:^Q = kiu jen tche che. La maison de l'homme indigent 
(hiu) a une jarre (wong) défoncée pour lucarne et des cordes pour 
gonds (Ich'ou). L'expression s'appliqua d'abord à Tch'en Tchi' ^ 
■^, qui de la condition de pauvre paysan s'éleva aux premières 

dignités, en mwB n)' 

yV t ^ fS Jou M'ong lch*eng tchao. Dans la grande jarre 
admettre l'accusation : avouer son crime. Un jour Lai Tsiun-' 
tch'en ^ f^ E reçut de l'Impératrice ^- ^ ^ l'ordre de juger 
son collègue Tcheou Iling j^ M. Lai vint exposer à Tcheoii, qui 
ignorait encore le mandat d'arrêt lancé contre lui, l'embarras où 
il se trouvait toujours, quand il s'agissait d'arracher des aveux 
aux coupables. Il le priait donc de lui indiquer le moyen de 
vaincre leur silence. «Rien de plus facile, répondit Tcheou, met- 
tczles dans un grand va.se que vous entourerez de charbons 
ardents.» Lai se fit aussitôt apporter une jarre et, après l'avoir 
bien chauffée, il ordonna ài'accusé d'y entrer. Pris au mot celui- 
ci reconnut les forfaits dont on le chargeait et fut condamné à 
l'exil. [± ^ M. HE)- Var. %% 51 A ^^^ M U \^ ^ M- ^^i 
invita son collègue Tcheou Hing à se mettre dans la jarre, mal- 
heur du reste que celui-ci devait s'attribuer. 

fê t tb iSl. P3 ffi/ W R" T^i u-0713 Ich'-ou ki, nei Ichou che 
bien. O la sage épouse de Pao Siuen |,g ^ qui, portant elle-mê- 
me sa cruche, alla puiser de l'eau. Cette jeune femme, nommée 
Hoan Chao-kiun i^ 4^ ;;§■, se présenta sous le toit de son mari, 
avec un riche mobilier et des suivantes ; mais celui-ci lui fit ob- 
server qu'un pareil luxe ne convenait pas à une famille pauvre 
comme la sienne. Chao-kiun renvoya aussitôt personnes et choses, 
puis grossièrement vêtue se mit elle-même à vaquer aux soins du 
ménage. L'Empereur ^ ^ ^, admirateur de ce couple vertueux, 
éleva Pao .Siun aux charges. {^ ^ ^ ^ij ^ i$) 



CLASSiF. 98. K- , 303 

t S @M iÈ Wong H Hi-ki. Les insectes Hi-ki dans leur jar- 
re ont une vue très restreinte : esprit borné. Confucius, après son 
entrevue avec Lao Tan ^ |{^^ ou Lao-tse, dont la sagesse l'avait 
plongé dans l'admiration, ne se disait plus qu'un petit ver Hi-ki 
comparé à ce grand philosophe [^ =f-). Variante : ^ 5Ç ^• 

t ^ El '^% ^ ^ A. fiong tchong ing kou k'iao yu jen. Hoan 
Howo j|;l|^ possédait une grive (h'iao-yu) plus rusée qu'un homme. 
Cet oiseau, qui imitait parfaitement le ton et la voix de tous ceux 
qu'il entendait, réussit même à reproduire les nasillements d'un 
des lieutenants de son maître. Pour cela il se mit à chanter, la 
tête enfoncée dans un vase. (:ic ^ ;^ lE)- 



^ ^ ^ Hw ^ t Se-ma Viao ling kiong wong. Sc-ma Wen- 
kong /^ i^, encore à l'âge où l'on porte les cheveux tressés en 
longues mèches, sauva de la façon suivante la vie à un de ses 
camarades de jeux, tombé dans une jarre pleine d'eau. Pendant 
que tous les autres enfants témoins de l'accident s'enfuyaient 
effrayés, le petit Se-ma Koang saisit une pierre et en frappa le 
récipient qui se fendit et se vida. Ce sang froid fut le salut de 
l'étourdi. 

^ f 1^ jr|jj p-ouo wong ié fou. Trouver son épouse dans la 
jarre brisée. Le devin Xoan Lou Kong-ming '^ f^ 4^ HjJ, consulté 
par un mari dont la femme avait disparu, lui dit de se poster en 
un certain endroit, où il ne tarderait pas à voir passer un homme 
conduisant un cochon. Dès que lélrangor parut, le malheureux 
persuadé qu'il détenait la fugitive, se précipita sur lui. Dans la 
lutte l'animal rompit ses liens et se sauva dans une maison, où il 
mit en pièces une grande jarre, t-ous laquelle était justement blot- 
tie la personne cherchée. (f| :^. "é" i^ f?F, '&)• Variante: ^^ 
^ Ml retrouver l'épouse derrière le mur renversé dans les mêmes 
circonstances. 

ffi M 4S tiViajifl Isicoxi pao wong. Folles dépenses. Yang 
Sieou ^ i^, en train de^, fabriquer du vin pendant l'hiver, com- 
manda qu'un homme à tour de rôle enlaçât de ses bras le vase où 
fermentait {niang) la liqueur. C'était pour lui assurer par la cha- 
leur du corps une prompte réussite en même temps qu'un goût 
exquis. 

_ t Yun p'i. Transporter de grandes briques (p'i). 
E r-ao K'an Che-hing f^ \Ji ± ^, des Tsin, qui jouissait 



de la plus grande paix dans son gouvernement de ^^ ^H' ^^^^^ 
que le reste de la Chine t\i j^ était bouleversé, imagina cet amu- 

22 



304 ALLUSIONS LlTTléRAIRES. 

sèment pour utiliser ses loisirs. Le matin il portait hors de son 
cabinet une centaine de briques ^ US ^ ^|^, qu'il rentrait le soir. 
Le but de ce violent exercice était, disait-il, d'entretenir son éner- 
gie et ses forces, dont le pays aurait peut-êlre besoin à cette époque 
de troubles. Il y voyait en outre un excellent moyen de combattre 
l'oisiveté, si fortement condamnée par l'exemple du Grand Yu ^j, 
Si, en effet, ce monarque avait eu peur de perdre une parcelle de 
temps de la longueur d'un pouce "!§ "^ |^, à combien plus forte 
raison nous qui sommes loin de posséder sa perfection, devons- 
nous tenir au plus petit instant '[§ j^ |^. De là le proverbe : — 

CLASSIF. 99. #. Kan. 

Jt-t» t H Kan Louo. de l'époque des % ^, n'étant encore 
P âgé que de douze ans, fut envoyé par le Prince de Ts'in 
^ en ambassade à la Cour de Tchao ^*, et conduisit si habile- 
ment les négociations, qu'il obtint la cession des cinq villes, 
objet du litige. A son retour de cette mission, l'enfant fut élevé 
aux premières charges du royaume. Le succès de A'a?i Louo a 
fait de son nom le synonyme de douze ans ou simplement de 
douze. 

CLASSIF. 100. ^. Cheng. 

»i^ ^ t -^ ^ = "^ ^ San cheng yeou sin = k'i yuen. 
\TL Heureux dans trois vies successives : conséquences mer- 
veilleuses d'actes méritoires antérieurs, ou bonne fortune extraor- 
dinaire promise par les bonzes à leurs bienfaiteurs. Le ^1^ jig ^ 
cite le cas d'un dévot de Bouddha, à qui ses aumônes méritèrent 
de remplir de hautes charges, au cours d'une triple métempsy- 
cose. Variante : H lÊ H .^. ^^'^- ^^^^^ générations où l'on jouit 
des suites de causes posées précédemment. 

i ^ ?JX iSl^ ^ W Cheng p'ing souo wei k'o toei jen 
yen. Se-ma Koang se vantait de pouvoir révéler à n'importe qui 
les actions de toute sa vie, car il n'y en avait pas une dont il eût 

à rougir. {^ ^ n M it m^ 

ISl t ^ ^ Min cheng yeou san. La vie de l'homme dé- 
pend de trois personnes : du père qui l'engendre, du maître qui 
l'instruit et du prince qui le nourrit. Il leur doit donc un égal 
respect (j|9 Wi) 



CLASSIF. 100. ^ 305 

-J^^^SifJU^M^'J^'ic Tchong fen ts'ai tch^an 
P-\\ ts^iu hoang toen i wei ngan. Dans le partage des biens 
patrimoniaux, s'adjuger avec joie les champs stériles et les caba- 
nes ruineuses. Sié Pao Mong-lch'ang ^ ^ :^ #, contraint par 
ses frères de diviser l'héritage, prit pour lui ce qu'il y avait de 
moins bien. C'est ainsi qu'il garda les esclaves les plus âgés, 
disant : «Ils m'ont servi si longtemps, qu'il vous sera impossible 
de leur commander |a ^ ^ ^ A' ^ (•^) ^ Bt ^ 4» ^^ "^ 
voulut également que des terres et des maisons les plus mauvai- 
ses, sous prétexte que s'en étant occupé depuis son enfance, son 
cœur s'y était attaché ^ ^^ B# ^f ïp S ^J? S -itl- Enfm il récla- 
ma pour sa part ce qu'il y avait de plus misérable parmi les 
habits et la vaisselle, car un usage constant de ces objets ne 
permettait plus à son corps et à sa bouche de s'en passer ^ ^ 
^ )]S :è, # P ^^ ^ 4- (^ il #) + :^>' diviser par moitiés. 



TABLE DES CLASSIFIQUES 



Dr PREMIER FASCICULE. 



Classif. 



1 


—. 


3 


"% 


5 


6 


6 


J 




^-^ 


8 


-X. 


9 


A 


10 


)l 


12 


A 


15 


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15 


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1G 


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17 


Ll 


18 


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19 


:^} 


20 


n 


21 


b 


0) 


u 


24 


+ 


25 


h 


26 


P 


27 


r 


28 


/v 


21) 


3i 



II 



ÏII 



30 p 



Pag. 


Cla 


?sif. 




31 


D 




32 


± 


1 


33 


± 


5 


35 


r^ 


7 


36 


â^ 


8 


37 


■^< 




38 


■f-c 




39 


¥ 


8 


40 


t^ 


10 


41 


-h 


10 


44 


P 


20 


46 


\\\ 


22 


47 


(;^ 


25 


48 


T 


27 


49 


a 


29 


50 


rli 


29 


51 


T- 


80 


53 


r 


30 


57 


^ 


36 


58 


•=\ 


37 


59 


^ 


38 


60 


^ 


38 






40 






41 






43 


61 


>b 


43 


62 


^ 


44 


63 


p 




6't 


^ 




65 


a 



<x}V«;<- 



IV 



45 



Pag. 


6i 


08 


80 


84 


85 


85 


91 


100 


105 


112 


113 


117 


122 


124 


125 


125 


134 


135 


140 


145 


145 


1i7 


'150 


154 


156 


158 


164 





Classif. 



66 ^ 



67 


35c 


68 


A- 


69 


R 


70 


11 


72 


U 


73 





7 4 


M 


75 


y\< 


76 


% 


T? 


Jh 


79 


5: 


80 


# 


82 


^ 


85 


tK 


86 


'X 


88 


% 


89 


3t 


90 


7 


91 


>^ 


93 


^1^ 


9't 


X 


96 


^ 


97 


m 


98 


% 


99 


11- 


00 


^^. 



•ag. 



16't 
165 
166 
167 
168 
172 
182 
187 
191 
233 
234 
236 
236 
237 
238 
261 
267 
268 
268 
268 
269 
275 



281 
300 
301 
304 
304 



INDEX ALPHABÉTIQUE. 

N B. Voir aussi, pour les noms de personnages et les noms 
géographiques, l'index par ordre de caractères chinois. 



A-ma-v^an, 68. 
A P'an. 113. 
A Yu, 76. 
Abcès, 203. 
Abondance, 54, 135. 
Aboyer, 173. 
Abri, 128. 

Abricotier, III, 199, 200. 
Absent. Voir Ami. 
Absents (Parents), 120. 
Abstinence, 12, 126. 
Académiciens, 11. 175. 
Académie. 75, 178. 
Accablé. 272. 

— par les méchants, 276. 
Accapareur, 80. 
Accentuation, 88. 
Accorder (S') tout juste, 124. 
Accueil empressé, 49. 8 1,116.287. 

— fait à un sage, 132. 
Accusation au tribunal, 208,209. 
Action (Bonne), 130. 

— doit être calme, 181. 
Activité (Les 3 princijx^s d'),158. 
Acuponcture, 205. 

Adieu, 31. 

Adjoindre à l'accusation, 208. 

Administration bien faisante. 259. 

— (Bonne), 58. 80. 83, 154, 156, 
157, 187. Cf. Gouvernement, 
Mandarin. 

— douce, 200. 

— excellente, 246, 

— (Les 8 points d'). 164. 
Admirer, 190. 
Adulation, 92, 100. 
Aéromancie, 165. 

Affaire (Arrangement d'une), 218, 
240, 282. 

— désespérée, 209. 



— difficile, 219. 

— suspendue, 301. 
Affairé. 159, 180, 200, 207. 
Affamé, 259. 

Affection inépuisable, 258. 
— - profonde, 151, 160. 
Âge (Demander 1'), 178. 
Âgé, 3, 82, 178, 209, 236, 257. 

Voir Vieillard. 
Agir, 175, 192. 
Agriculture, 48, 54, 57,80,236, 

240. 
Agronome, 4. 
Aide. Voir Protection. 

— nécessaire, 162. 
Aider, 36, 59, 175. 

— à conclure une affaire, 282. 

— (Ne pas). 237. 
Aïeul, 15, 287. 
Aïeule, 63. 
Aigle, 204. 
Allante, 220, 227. 
Ailes, 89. 

Aimible, 121, 150, 190, 227. 

Aîné (Fils), 63. 

Alchimie, 204. 

Alcôve, 132. 

Algue comestible, 294. 

Allégresse, 114. 

Alli.ince (Parenté par), 113, 194, 

258, 300. 
Altéré, 78. 

Amabilité. Voir Aimable. 
Ambassadeurs, 87, 202. 
Ambition, 150. 

— (Absence d'), 225. 

— (Mettre des bornes à 1'), 271, 
Aml)re, 295. 

Ami absent, 85, 112, 173, 182, 
189. 

23 



308 



INDEX ALPHABETIQUE. 



— , accueil empressé. 287. 

— dans la détresse, 159. 

— désiré, 43, 85, 236. 

— éloigné, 215, 217. 

— intime, 113, 132, 138, 145, 
197, 199, 204. 

— (Mon), 101. 

— mort, 295. 

— partant en voyage, 159, 204, 
2G0. 

— (Paroles de 1'), 125. 

— (Penser à 1'), 16. 

— sage, 247. 

— secouru, 276. 

— visitant un ami, 182. 
Amiante, 262. 

Amis de même sentiment. 259. 

— de sentiment différent, 128. 

— dès l'enfance, 103. 

— (Invitations entre) 29, 225. 

— (Les 4), 220. 

— séparés, 12,44,240,241,257. 

— (Trois sortes d'), 44. 

— unis, 241. 

Amitié, 1.2,17,33,40,49,57,90. 
107, 118, 120, 143, 146, 150, 
151, 154, 173, 174, 176, 248, 
282. 

— entre gens d'âge différent. 
134. 

— profonde, 243. 

— pure, 239. 

— (Serment d'), 201, 270, 275. 
Amour égal par tous, 101. 
Amulettes, 211. 

Amuser (Aimer à s'), 92. 
An (Nouvel), 16. 116, 117, 199, 
206, 211, 215, 216, 236, 248. 
Ancêtres (Salle des), 139. 
Ancre, 164. 
Anguilles, 4. 
Annales, 152, 184. 
Annaliste, 86. 
Anvam, 39, 252. 
Année, 135, 190. Voir An. 

— (Époques de 1'), 236. 

— (Fin de T). 181. 



— (Souhaits de bonne), 217,218. 
Années (Longues), 179. 
Anniversaire de l'empereur, 179. 
Antipathie, 128, 142, 240. 
Anxiété, 194. 
Appartement intérieur, 82. 



principal 



82. 



Appointements, 19. 

Arbre, 114, 136. 

Arbres à huile, 212. 

Arc, 58. 140, 236, 262. 

Arc-en-ciel, 171, 259. 

Archer habile, 222, 280. 

Archives, 184. 

Archiviste, 146. 

Arcs légendaires, 262. 

Ardeur à l'étude, 234. 

Arq-ent, 194. 

— ^(À court d'), 159, 187. 

Argile, 248, 

Armée, 2, 3, 11, 29, 35, 56, 
57,99,103,129,133,139,144, 
153, 16i, 167, 171, 185,190, 
192. 19S, 204. 209, 235, 237, 
243, 269, 270, 273, 285, 294, 
300. 

— , engagement imminent, 79. 

— (Grades dans 1'), 155. Voir 
Général 

— unique. 260. 
Armoise, 173, 244, 288. 
Armuriers, 58. 
Arsenal, 196, 235. 
Assesseur du préfet, 32. 

— du sous-préfet, 112, 135. 
Assiette, 240. 

Assistance mutuelle, 279. 

Astres (Les 7), 164. Voir Con- 
stellations. 

Astrologie. 165. 

Astronomie, 20. Voir Constel- 
lations. 

Attendre, 81, 192. 

Audace, 181. 

Augure, 86, 105. 

— (Bon), 43. 

— (Mauvais), 209. 



INDEX ALPHABETIQUE. 



309 



Aumône, 62. 

Aurore, 174, 175, 181, 273. 
Auteurs militaires (Les 7), 185, 
Automates, 273. 
Automne, 90,127,177,178, 229, 
243, 282. 

— (Milieu de 1'), 208. 
Avare, 299. 
Aventurier, 290. 
Avenir, 20. 
Aversion, 276, 
Avertir, 17. 
Aveugle. 101. 
Avidiié, 69. 

Avis (Bons), 174. Voir Conseil, 
Avouer sa faute, 159. 302. 
Bachelier, 135. 162, 144. 
Bâcler une affaire, 76. 
Bâillon, 271. 
Bain, 250. 
Balai, 294. 
Balance, 166, 232. 

— (Tenir la), 198. 
Balayer, 161. 

— l'allée, 147. 
Bambou, 30, 54, 153, 200. 

— magique, 70. 

— (Pousse de). 268. 
Bannières, 170, 171. 
B inquet, 114. 

— des nouveaux docteurs, 299. 
Baquet, 192. 

Barbares, 7. Voir Armée. 
Barbe, 156. 
Barbier, ITI. 
Barbu, 153. 
Barque, 180. 

— qui passe le fleuve, 260. 
Barre de la porte, 157. 
Bassin, 244. 

— aux eaux bleues. 247. 
Bâton à 9 nœuds, 195. 

— de deuil, 195, 196. 

— des vieillards, 195, 196. 

— et boxe, 232. 

— (Pleurer sous le), 196. 
Bavard, 3, 62, 103. 



Beau-frère, 61, 120, 133. 
Beau-père. 3, 120, 248. 
Beauté, 201, 282, 293. 
Beaux-parents, 120. 
Belle-mère. 3. 31, 120, 248. 
Belle-sœur, 100. 
Besoin d'argent, 187. 
Bibliothèque, 1, 8, 78, 86, 108, 

166, 185. 
Bibliothèques impériales, 137, 

184. 
Bienfaiteurs, 23 , 244, 245. 
Bienfaits, 58,61,86,151,178,244. 

— de l'administration, 259. 
Bientôt, 1 16. 

Bijou «fleur de prunier», 215. 

Bijoux, 97. 

Blé, 236. 

Bœuf, 235, 269 274. 

Boire, 93, 108. 

Bois (Les 3), 192. 

Boisseau, 166. 

Boiter, 165. 

Bonheur, 1,80,83,103,117,154. 

— constant, 122. 
Bonheurs (Les 5), 9. 

Bonnet en peau de renard, 278. 
Bons (Les), 253, 254, 282. 
Bonté. 91, 154. 

Bonze, 9,11,12,58, 74, 78,153, 
154, 169, 209. 

— (Mort du), 67. 

— (Nom de), 244. 
Bonzeiie, 112, 139. 
Bonzpsse, 113. 
Borné (Esprit), 252. 
Bornée (Vue), 39. 

Bouche grande ouverte, 277. 

Boucherie, 116. 

Bouddha, 280. 

Bouddhisme, 3, 4. 12. 13,19,22, 
33,58,67,76,78,93,116,131, 
139, 160, 175, 216, 231, 244, 
247, 257, 280, 289, 304. 

Bouillie de seigle, 200. 

Boulette d'argile, 248. 

Boussole, 39, 159. 



310 



INDEX ALPHABETIQUE. 



Boxe, 223. 
Bracelet, 210, 299. 

— de jade, 280, 299. 

— d'or, 299. 
Brahma, 19, 33. 
Bras coupé, 286. 
Bravoure, 263, 276. 
Brigands, 35, 37, 142. 
Briques, 303. 

Brise, 176. 

Broche à cheveux, 97. 

Brouillard, 144, 173, 248, 275. 

Bru, 99. 

Brûle-parfums, 102. 110, 118. 

Buis, 222. 

Buveur, 38, 69, 139. 

Cabane, 140. 

— en branchage, 124. 
Cacher son jade, 298. 
Cadeaux 38, 182. 

— refusés, 298. 
CadenaSj 178. 
Cadran solaire, 182. 
Cahier de jade, 284. 
Calebasse, 37. 
Calendrier, 12, 117. 
Calligraphie, 36, 49, 71, 93, 

126, 141, 223. 
Calme dans l'action, 184. 
Calomniateur, 46, 124, 24^4. 
Camnie, 186, 285. 
Camp, 79. Voir Armée. 
Canard, 163. 
Candidat, 200. 
Cangue, 192. 
Canicule, 12, 580. 
Canne à sucre, 77. 
Capitaine, 139. 
Capitale, 10. 
Capitales, 4. 
Capter la faveur, 282. 
Captivité, 150. 
Caractère lent, 141 . 

— vif, 141. 
Caractères cycliques, 86. 

— (6 genres), 184. 
Carpes, 257, 285, 298. 



Carrefour, 137. 

Carte de la Chine, 68. 

— de visite, 33. 
Cascade, 260. 
Catalpa, 209, 228. 
Cauries, 294. 
Cave, 70. 

— aux vers, 287. 
Cavernes, 124. 
Cèdre, 220. 

Ceinture communiquant avec le 
ciel, 130. 

— à boucle de jade, 130, 131. 
Cendre, 262. 

Censeur, 87, 112, 137, 154,292. 

Censeurs, 74,135,154,205,218. 

Cercle littéraire, 178. 

Cercueil, 83, 232. 

Céréales, 48. 

Cesser la lutte, 136. 

Chagrin, 112. 

Chaleur lorride, 84, 291. 

Champignon, 289. 

Chan-kou, 59. 

in, 18. 

— T'ao, 120. 
Chandelier, 264. 
Chrindelle précieuse, 281. 
Chang, 57 

chan, 231. 

fou, 59, 128. 

liai, 75, 177. 

kiinij 61. 

— Tch'ang Tse-p'ing, 50. 

— Tcheou, 51. 

ise, 228. 

Changements ici-bas, 251. 
Chant de la rivière, 243. 
Chant funèbre, 160. 

— sonore, 213. 
Chanter le matin, 191. 
Chants, 141, 23 . 

— (Les 4), 226. 
Chao, 37. 
Chao-k'ang-konq , 55. 

kong, 54, 206, 216. 

mou-kong, 55. 



INDEX ALPHABETIQUE. 



311 



— Sin-tch'eng Weng-k'ing, 48. 
Chaos, 253. 

Chape des l)onzes, 74. 
Chapeau, IV, 300. Voir Coiffure. 

— de jade, 2«2. 
Char, 27, 194, 196. 

— (Conducteur de), 287. 

— en planches, 202. 

— qui ne f;itigue pas, 126,298. 
Chardon, 212. 

Charge (Obtenir une), 135, 161, 
178. 

— (Occuper une), 190. 

— (Sortir de), 300. Voir Man- 
darin. 

Charges mal distribuées, 213. 
Charité, 231. 
Charnières, 116. 
Charpente, 75. 
Charrue, 262. 
Chasse, 233, 281. 
Chasse-mouches, 284, 285. 
Chasseur, 121. 
Chat, 67. 

Châtiments, 31, 32. 
Chaudron, 167. 
Chaussures, 116, 300. 

— ornées de perles, 293. 
Che, 55. 

chang-fou, 50. 

chen, 43. 

hoang-ti, 66,71, 72,85,184, 

187. 

— Ki-long, 128. 

— Kin-Vang, 96. 

— Lé, 95. 

tsou, 68. 

wei, 65. 

— Fm, 268. 
Ché-mo-t'eng, 19. 
Chen ChoU'i, 136. 
Chen K'ing-tche, 278. 
kong, 126. 

nong, 54, 56, 127, 262. 

pé, 55. 

t'ou, 279. 

— Yo Hieou-wen, 88. 



Cheou (Mont), 136. 

mong, 83. 

sing, 52. 

Cherté, 282. 

Chevaux, 15, 17, 25, 76. 

— (Connaisseur en), 287. 

— de cuivre, 239. 

— de pierre, 273. 
Chèvre, 146. 
Chevrons, 217. 
Chien, 274 seq., 301. 

— de garde, 279. 
Chiens célèbres, 281. 

Choen, 20. 21, 48, 52, GO, 61, 
68, 84, 109, 124, 180, 267. 

Iche, 68. 

yu Kong, 32. 

Chou-che, 194. 

hiang, 83. 

.suen, 45, 177. 

tou, 247. 

fe'r, 90. 

yé, 68. 69. 

Chrysanthème, 17, 178. 

Choiio, 265. 

Chute de dynastie, 12, 17, 269. 

Ciel, 4, 8, 56, 68. 86, 89. 158, 
194. 

— en bas, 193. 
Cimes (Les 5), 233. 
Cinabre, 6. 

Cinq cimes, 233. 

— détails à étudier, 213. 

— empereurs, 126. 

— familles, 95. 

— frères Ma, 131, 

— ,, Tchang, 144. 

— ,, Teou, 208. 

— îles, 121. 

— montagnes, 122. 

— (Natte aux) parfums, 

— qualités de l'être, 131. 

— sens, 107. 

— stimulants, 64. 

— veilles, 85. 

— vertus, 131, 
Cinquantenaire, 190. 



312 



INDEX ALPHABETIQUE. 



Circonspection, 63, 73, 107. 
Cithare, 12. 
Citrouille, 300. 

Civilisatic n, inconvénients, 261. 
Classiques, 178. Cf. Mutations... 
Clefs sur soi, 299. 
Clepsydre. 82, 176. 
Cloison, 77, 79. 
Clou, 2. 

Cocher. \'oir Conducteur, Con- 
duire. 
Cœur, 107, 135. 

— bouleversé, 112. 
Coiffure, 25, 26, 128, 132, 162, 

300. 
Col, 245. 

Collaboraiion, 277. 
Collège impérial, 70 135. 
Collègues, 111. 

— (L-s 100), 77. 
Collines (Les 9). 5. 
Colonne, 205. 
Comédiens, 189, 216. 
Comète, 179. 

Commander les troupes, 155. 

Voir Général, Armée. 
Commerce, 237. 
Com|»lot <léjoué, 167. 
Composer un ouvrage, 59 
Composition littéraire, 67, 85, 

115, 122, 155, 161, 166, 284. 

— „ (Belle), 249. 

— ,, médiocre, 242. 

— ,, parfaite, 256, 284. 
Concorde, 28, 108, 142, 275. 
Concubino, 90, 99, 112. 
Condoléances, 91. 
Conducteur de chars, 287. 
Conduire le char de Li In, 199. 
Conduite. Voir Voyage. 
Confiance (Gagner la), 192. 
Confondre, 105. 
Confucianisme, 1, 3. 
Confucius, 13, 15, 41, 55, 57, 

63, 83. 87. 101, 106 à 109, 
113, 117, 140, 141, 150, 154, 
172, 177, 183, 184, 188, 191, 



199, 224, 228, 238, 243, 303. 
Congé, 17. 

Connaître clairement, 26!. 
Consanguins (Les 9), 170. 
Conseil, 39, 112, 125, 141, 157, 

159, 174. 

— privé, 75. 
Constellations, 31, 43, 'i7, 78, 

88, 89, 117, 142, 16ii. 172, 
179, 186, 188, 199, 248, 261, 
272. 

Contemplatif, 131. 

Contentement du peuple, 80. 

Contention, 

Contribuer (Ne pas), 237. 

Convenances (Respect des), 191. 

Convoitise, 257. 

Copiste, 159, 162. 

Coq, 2, 149, 211, 273. 

— en terre cuite, 276. 

— rouge, 275. 

— orail. 288. 
Corbeau, 115, 205, 262. 
Corde d'arc à la ceintuie, lil. 
Cordon rouge, 187. 
Cormier, 216. 

Correcteur du prince imp''^ 170. 

Cortège, 61. 

Couché, 153. 

Coucher (Se) tard, 85. 

Coucou, 196. 

Couleurs, 127. 

Couleuvre, 29. 

Coupables, 51. 

Coupe en ambre, 295. 

Cour, 10, 77, 110, 221. 

Courageux, 207, 286. 

Courge, 301. 

Courrier, 215. 

— infidèle, 249. 
Cousin, 108. 
Coutume mauvaise, 13. 
Couturière, 99. 
Couverture des Kiang, 96. 

— grossière, 271. 
Crabe, 229. 
Crainte, 2. 



INDEX ALPHABETIQUE. 



313 



exaireree, 



269. 



Crépuscule, 174. 

Cresson, 162, 244. 

Crier, 136. 

Ciimes (.Juger les), 281. 

Crin riuge, 194. 

Critiquer, 45, 93, 144. 

Cruchr, 302: 

Cruel. 231. 

Cucurlùtacées, 300. 

Cuisin'', 139. 

Cuivre (Plateau en), 221. 

Cupidité, 150, 246, 279. 

Curiosité, 77. 

Cygne, 266. 

Cyprès, 200, 205. 

Dames (Jeu de), 68. 

Dîinger, 248. 

Danse des 7 vertus, 149. 

Décades de la lune, 250. 

Déchets, 192. 

Décision, 157. 

Décrépitude, 195. 

Décret impérial, 230, 232, 248. 

Déférence, 246. 

Défilé de H an, 248. 

Degrés (Les 9) mandarinaux, 58. 

Délai, 63. 

Délicat (Palais), 255. 

Délégué, 180. 

Demain, 174. 

Demander à manger, 136. 

Déménagement, 106. 

Démission, 17, 2b, 119. 

— (Inviter à), 256. 
Démons, 79, 161. 

— en fuite, 207. 

— malfaisants, 211, 244. 
Dents (Belles), 300; 
Dénuement. Voir Pauvreté. 
Départ, 40, 43, 53. 

— d'un ami, 204. 
Dépense inutile^, 292. 
Dépenses folles, 303.- 
Dérision (Signe de), 161. 
Dés, 58, 227, 262. 
Désaccord, 201, 294. 



Désintéressé (Mandarin), 123. 
Désintéressement, 305. 
Désir ardent, 43, 78, 151. 

— excessif, 258. 
Désirs (Sans), 193. 
Désobéir, 168. 
Désordonné, 169. 
Dessins pervers, 151. 
Destin malheureux, 165. 
Désumion entre frères, 136. 
Détails omis, 160. 
Détermination, 40. 

Dettes 19. 

Deuil, '3, 33,36, 46, 91, 140, 196. 

— (Bâton de), 195. 

— exagéré, 165. 

Deux (Les) étendards, 170. 

— (Les) perles, 293. 

Devins, 3, 53, 55, 75, 105, 125, 

142, 192. 
Devoir (Remplir son), 259. 
Dévouement, 152. 
Dieu de la Guerre, 276. Voir 

Génie. 

— unique, 179 
Différence (Grande), 88. 
Différer, 164. 
Dignitaires, 42, 180. 

— (Les 9). 47. 

Dignité (Haute), 221, 228. 

— refusée, 197. 

Dignités, 40, 62, 112, 156, 173, 
183, 285, 302. 

— dues aux animaux, 179. 

— tardives, 263. 
Direction, 39, 61, 159. 
Discernement, 250, 254. 

— (Avoir du), 25, 45. 

— (Manquer de), 225, 250. 
Disciple et maître, 38, 4'>, 53,80. 

110. 
Discorde, 240. 

— entre époux, 294. 

— entre frères, 140, 268. 
Discussion, 68. 
Dispersion. 301. 
Dispute sans motif, 69. 



314 



INDEX ALPHABETIQUE. 



Distingué, 2, 20, 104, 119,188. 
Distinguer. Voir Discernement, 
Distrait, 106, 132, 158. 
Divination, 40, 118. 
Diviser linemcnt, 201. 

— par moitié, 305. 
Divisions (Les 9), 250, 
Divorce, 238, 

Dix (Les) îles, 250. 

— (Les) jours, 174, 
Docteurs (Nouveaux), 199, 212, 

299. 

— (3 classes de), 199. 
Doctorat, 176, 217, 228. 
Documents (Les 3), 56. 
Doigts (Compter sur ses), 116. 
Domestique, 109, 171. Yoir 

Esclave. 
Dormeur, 258. 
Double-six, 227. 
Doute de renard, 278. 
Doux, 27, 121, 164. 
Douze, 304. 
Dragon, 2, 49, 114, 246. 

— à la torche, 281 . 

— de Nan-yanQj 263, 

— dormant, 199. 
Dragons (Les 5), 208. 
Drapeau, 156, 170. 
Droiture de conduite, 136. 
Dynastie (Fonder une). 109. Voir 

Chute. 
Dynasties (Les 6), 191. 
Eau à la bouche, 225. 

— changée en vin, 81. 

— trouble, 251, 254. 
Échecs, 1, 36, 65, 68, 217, 231. 
Écho, 119. 

Éclisses, 159. 

École, 5, 18, 109, 129,130,132, 

135, 224, 247. Cf. Disciple, 

Élèves. 

— imi'ériale, 244. 
Économe. 138, 2,8. 
Écran, 115. 

Écriture, 10, 13, 141, 163. Voir 
Calligraphie. 



et les 



Écrivain, 24. 
Écrivains officiels. 3. 
Écuelle, 159, 208. 
Édenté, 277. 
Édit, 11. Voir Décret. 
Égards pour les tages 

lettrés, 225. 
Élégance littéraire, 106. 
Éléments (Les 5), 56. 
Eleococca, 216. 
Éléphant, 279. 
Élevage, 17. 
Élévation au trône, 203. 
Élève. Voir Disciple. 
Élèves nombreux, 212. 
Éloge, 46, 59. 
Émigrants, 75. 
Émouchoir. Voir Chasse-mou 

ches. 
Empereur, 68, 74, 78, 87, 110, 

127, 179, 221, 254, 263. 
— , famille impériale, 88. 

— (Futur), 90. 

— (Mort de 1'), 87. 

— (Nourriture de 1'), 289.- 
Empereurs (Les 5 premiers), 126. 

— (Les 9), 84. 

Empire fractionné, 300, 301. 
Employé subalterne, 159, 166. 
Empressement, 287. 
Emprunter, 18. 
Encre, 4, 7, 64, 78, 101, 201, 

220, 240. 
Encrier, 16, 64, 220. 

— en plomb, 2^3. 
Enfance, 118, 250. 

Enfant de grande espérance, 63. 

— intelligent, 120. 

Enfants, 20, 22, 41, 69,78,100, 
101. 

— remarquables, 274, 284. 
Enfers, 85. 

Enquêtes (Les 6), 112, 213. 
Enseignes, IL 
Enterrement. Voir Funérail 
.Entêté, 114, 159, 207. 
Entraves, 207. 



les. 



INDEX ALPHABETIQUE. 



315 



Entremetteur pour mariage, 161, 

188, 202, 240. 
Entremettre (S'), 135. 
Épargner quelqu'un, 115. 
Épée, 113, 134. 179, 290. 



magique, 



285. 



16. Voir 



34 



sa femme, 



Éphémère, 28, 193. 
Épidémies, 116. 
Épine, 3, 219. 
Épitaphes, 77. 
Époques de l'année, 

Lune. 
Épouse, 149. 

— (Bonne), 81, 93, 94. 

— retrouvée, 303. 
Épouser sa querelle, 165. 
Épousseter le lit, 75. 
Époux, 3, 9, 12, 17, 30, 

37, 44, 52, 94, 101, 108, 143, 
272, 273. 

— divorcés, 238. 

— en discorde, 294 

— : mari craignant 
280. 

— réunis, 227, 

— séparés, 227. 

— unis, 194, 208. 

— vertueux. 302. 

— : veuf inconsolable, 91. 
Équerre, 68. 
Équité, 86, 168. 
Ermitage, 226. 

' Ermites (Les 4), 
Errer, 252. 
Erreur judiciaire, 90. 
Érudition, 111, 184. 
Escarboucle, 284. 292. 
Esclave, 91, 93, 94. 
Esprit borné, 275, 303. 
Esprits malfaisants. Voir 
mons. 

— vitaux, 21, 113. 
Essieu, 110. 

Été, 181, 282. Cf. Saisons. 
Étendard, 133. 
Étendards (Les 2), 170. 
Étoile. Voir Constellations. 



255. 



Dé- 



— filante, 87. 
Étoiles (Les 7), 179. 
Étrangers, 252. 
Étroitesse de vue, 131. 
Étude, II, 20, 42, 48, 108, 153, 

163, 183, 229. 

— (Ardeur à 1'), 194. 
Eunuques, 107, 169. 
Évasion, 125. 
Éventail, 91, 115. 
Examen mensuel, 189. 

— quotidien, 64. 

Examens, 2, 10, 13, 24, 36, 63, 
89, 104, 114, 128, 145, 151, 
175, 219 256. 

— (Insuccès aux), 241, 258, 263. 

— (Premier aux), 152. 

— (Président des), 137. 

— (Reçu aux), 202, 255, 258, 
263. 

Examinateur (Compliment à 1'), 
247. 

— (Grand), 38, 166. 

— provincial, 212. 
Excuses, 138, 139. 
Exemple, 71, 193. 

— (Mauvais), 13. 
Exigeant, 158. 
Exil, 71. 

Expérimenté, 2, 11, 101, 165, 

183. 
Extraordinaire, 274. 
Fa, 166. 
Fa-tch'ong, 146. 
Facile (Affaire), 30. 
Façon de se comporter, 117. 
Faconde, 16. 

Faim (Joyeux malgré la), 244. 
Faisan, 187, 209. 
Falaise, 121. 
Famille nombreuse, 159. 
Familles (Les 5), 95. 

— unies, 109, 275. 
Famine, 136. 
Fan, 296. 

— Cho-hou, 93. 

— Che Kiu-k'ing, 143. 

24 



316 



INDEX ALPHABETIQUE. 



— Che-yun, 301. 

— K'oai, 277. 

— Lai-ou, 301 . 

-. — Loukong, 46. 

— Tchong-yen, 126, 132. 

— Tseng, 157. 

— Wentcheng, 21, 126, 226. 
Fang-choUj bl, 281. 

— Yuen-ling , 157, 
Fatigue, 232. 
Faveur, 15, 26, 31. 

— captée, 282. 
Faveurs, 244. 

— dues aux animaux, 279. 
Favoriser un méchant, 214. 
Favoritisme, 98. 

Fée Wang-mou, 211. 
Fei Long-che, 184. 

— Tch'ang fang, 70, 82. 
Féliciter, 14. 

Femme, 7, 71, 72,92,148, 252. 

— âgée, 99. / 

— défunte (Éloge d'une), 186. 

— savante, 132. 

Femmes célèbres, 91, 92, 1865, 
193. 

— modèles, 98. 204. 
Fen (Rivière), 243. 
Fermeté, 119, 186. 
Festin de la lune, 188. » 
Fête des lanternes, 21, 110, 122, 

178, 229, 261. 
Feu, 103, 256. 

— (Compoie de), 216. 

— (Origine du), 267. 
Feude, 115, 119. 
Feuillrg, 161. 
Feux du lac, 264, 
Fiançailles, 108, 133, 166. 
Fidélité, 6, 90, 160. 197. 

— conjugale, 133, 206. 
Fief, 212, 237. 

Fiel, 181. 
Fierté, 170. 
Fièvre, 207. 
Filets, 86, 144, 253. 
Fille, 128. 



— bleue, 91. 

— distinguée, 223. 

— pauvre, 225. 

— riche, 225, 
Fils. Voir Père. 

— aîné, 109. 

— dénaturé, 280. 

— distingué, 104, 164, 208, 293. 

— excellent de père mauvais, 275. 

— (Mon), 104. 

— mort, 101. 

— retrouvé, 218. 
Firmament, 253, 259. 
Fin (Bonne), 9. 
Fixer quelqu'un, 190. 
Flâner, 158, 242. 
Flatteur rusé, 278. 
Flèche. Voir Arc. 

Flèches de Koei-ki, 202, 236. 
Fleur (Temps propre à chaque), 

215. 
Fleuve Bleu, 242, 251, 256. 

— formant ceinture, 240. 

— Jaune, 119, 244, 252. 
Fleuves, 29. 

Flûte, 79, 118. 

— de Pan, 143. 

— en jade, 295, 
Fonctionnaires, 

Mandarin. 
Fondements, 75. 
Fong, 12. 
Fong Fou, 121. 
Fontaines (Les 9), 85. 
Forêt, 111. 

Forme corporelle, 145. 
Fortune bonne ou mauvaise, 76. 

— tardive, 263. 

— utile, 268, 
Fouy 95. 

cheng, 184. 

— -/u-, 12, 41, 55, 86, 89, 127, 
184, 246. 

— Hi-che, 55. 

— /. 14, 77, 121. 

— -in, 131. 

— Kiai-tse, 290. 



12, 112.. Voir 



INDEX ALPHABETIQUE. 



317 



— Kien, 72, 132. 

— -H I, 96. 

— -ling, 140. 

— Pou-ts'i. 141, 180. 
sang^ 114, 

— Seng-yeou,\^. 

— Tch'ang. 30. 

— Yen Ki-koei, 18. 

— Yué, 18. 
Fouet, 61, 163. 

— magique, 70. 
Foudre, 31. 
Fougère, 206. 
Fourmis, 106. 
Fourneau, 175. 
Fourrure, 277. 
Franchise, 2. 
Frayeur, 158. 

Frère (Mort d'un), 295. 

Frères, 12, 22, 3i, 43, 54, 79, 
87, 89, 96, 102, 120, 121, 136, 
138, 140, 157, 186, 193. 

— (Affection entre), 255. 

— désunis, 268. 

— distingués, 208, 212, 230,283. 

— excellents, 283. 

— (Les 2) Lou, 298. 

— (Les 2) Mong, 293. 

— (Les 3) Kiang, 96. 

— (Les 3) K'ong, 102. 

— (Les 5) Teou, 208. 

— unis, 217, 223, 241. 
Froid (Garantir du), 284. 
Fromage de haricots, 254. 
Front, 293. 

Frontière, 122, 241. 

Fuite, 3. 

Funérailles, 126, 160, 171, 254, 

283. 
Gabelle, 252. 
Gagner sa vie, 46, 
Galerie des Ministres, 263. 
Gamme, 232. 

Garde d'une position, 122. 
Gardes (Etre sur ses). 141. 
Gelée, 91. 
Gendre, 71, 80, 101, 107, 202. 



— et beau père, 28. 

— impérial, 65. 
Généalogie impériale, 284. 
Général, 11, 21, 41, 51, 70, 82, 

94,104,130,155,169,186,204, 
210,211,253,263,273,281,285. 

— volant, 198. 
Généralissime, 135. 
Générations (Trois), 304, 
Généreux, 18, 243. 
Genévrier, 230. 
Gengis khan, 22. 

Génie de la lune, 189. 

— de la mer, 250, 152. 

— de la rivière Fen, 143. 

— de l'eau, 136. 

— des astres, 243. 

— des cours d'eau, 88. 

— des grains, 136. 

— du centre, 128. 

— du fleuve, 146, 250. 

— du saule, 263. 

— du tonnerre, 147, 234. 

— du vent, 115. 125. 
Génies, 1, 11, 105, 109. 

— des saisons, 128. 

— (Les 7) de Yé-hia, 234. 
Géomancien, 69, 75. 
Gîles (Les 3;, ;79. 
Gonds de corde, 302. 
Gong, 24. 

Gourmet, 225, 285. 
Goût (Agréable au), 45. 
Gouttières, 224. 
Gouvernants (Bons), 152, 233 
244, '259. 

— faibles, 114. 

— mauvais, 78, 181 . 
Gouvernement, 117, 164. 
Gouverneur, 72, 120, 13.5, 137. 
Gouverneurs militaires, 169. 
Grâce prochaine, 262. 
Grades dans l'armée, 155, 157. 
Grand Extrême, 246. 

Grande Muraille, 71 à 74, 76. 
Grand'mère, 267. Voir Aïeule. 
Grand-père, 265, 267. 



318 



INDEX ALPHABETIQUE. 



Grenade, 187. 

Grenouilles, 301. 

Grive, 303. 

Grossier, 105, 

Grue, 1, 16, 81, 119, 183. 

Guérison^ 190. 

Guerre. Voir Armée. 

Guides des 3 Ho, 245. 

Guitare, 65, 180, 183, 199,203, 

212. 
Habileté, 13, 151, 220. 
Habits. Voir Vêtements. 
Hache, 202, 289. 
Hai-men, 25 1 . 
Haie, 168. 
Haine. 24, 28. 
Halo solaire, 172. 
/fan (Dynastie), 127, 262. 

— Kao-tson, 18 

— KH. 89. 

— Lan-in^ 91. 

— Ming-ti, 13, 19. 

— Péyu, 196. 

— Sin, 7, 133. 

siuen-tse, 84. 

tan fou-jen, 67. 

— Yen, 5. 

— IX 20, 80, 117, 166. 
Hanches de saule, 204. 
Harmonie, 176, 294. 

— conjugale, 208, Voir Époux. 

— dans la famille, 275. Voir 
Frères. 

Hè-sin-che, 54, 
Héliotrope. 173, 182. 
Hémérocallis, 221. 
H eau, 184. 
— -i. 98. 

— Ing, 124. 

— Pa, 15, 53. 

— -tsi, 48. 
Hérisson, 17. 

Héritage, 106, 254, 265, 305. 
Héritier présomptif, 53, 66. 
Héron, 4. 

Hésitation, 162, 278, 279. 
Heures, 82. 



Hi, 20, 234. 

— Chou-yong, 19. 

— Fou ki 
houo, 89. 

— K'angchang, 140. 
ki, il, 303. 

wen, 126. 

Hia 

— Heou-ing, 72, 

— Hcou-piao, 146. 
Vai, 64. 

Hiang P'ing tse-p'ing, 101. 

— Tch'ang tse p'ing, 50. 

— TcJïoang, 167. 

— Yu, 11. 66, 167. 
Hiao, 280. 
Hibiscus, 10, 193. 
Hibou, 213. 

Bien, duc de Tsin, 65, 142. 
Hien (Mont), 130, 153. 

— Yang, 184. 

— Yuen, 29, 56, 120. 
Hieou Mao-wang, 91. 
Hirondelle. 265, 266, 267. 
Hiu Chao, 189. 

— Fou, 10. 

— Koang-han, 35. 

— Suen, 171. 

— (tsié-yu), 35. 

Hiver, 56, 127, 224, 261, 282. 

— (Solstice d'), 236. 
Ho Hieou, 154. 

— Hoan, 65. 

— K'iu-ping, ISù. 
nan, 123. 

— P'ien, 22. 

— Siu7i Yen-sien, 106. 
Hoa-chan, 118, 122. 

— Hin, 128. 

yang fou-jen, 67. 

Hoai-ing, 125. 
nan, 67, 254. 

— sou, 154. 
Hoan, 241. 

— Che-k'ien, 207 

— Fou-jen, 17. 

— Houo. 303. 



INDEX ALPHABETIQUE. 



319 



— King, 17. 

— Tch'ong, 94. 

— Wen, 132,158,161,274,288. 
Hoang Che-kong, 116. 

— Hié, 74, 177. 

— Hien, 247. 

— Pa, 35. 

— (Pierre), 298. 

— .p'ou, 75, 177, 293. 

— Tchao, 96. 

— Tch'ongkia, 91. 

— H, 13, 29, 39, 69, 79, 92, 
120. 153, 190, 255, 262. 

— T'ing-kien, 59. 
Hoei Che, 113. 

— roi de Wei, 292. 

tcJieou fou, 234. 

tsong, 150. 

wen, 297. 

Homme, 7, 158, 224. 

— (Premier), 253. 

— s primitifs, 249. 
Hong-k'iu, 48, 229. 
Honnêteté exemplaire. 254. 

— sans tache^ 254. 
Honte, 163. 

— (Fausse). 286. 
Hôte, 78, 116, 225. 

— de l'alcôve, 132. 

— mal reçu, 276. 

— (préparatifs pour le recevoii'), 
147. 

— traité maigrement, 188. 
Hôtellerie, 170. 

Hôtes distingués, 202. 
Hou, 11. 

che, 73. 

hai, 66, 73. 

— K'iu-ping, 142. 

kong, 70. 

Houo, 20 58. 

Huile (Arbres à), 212. 
Huit frères, 21 . 

— mille jeunes gens, 2 42. 

— noms historiques, 96. 

— points d'administration, 164, 
213 



— règles, 247. 

— sièges, 137. 

— trigrammes, 246. 
Iluitre, 252, 291. 
Humanité, 6, 185. 
Humilité, 18, 116, 228. 
Hygiène, 113. 
Hypocrite, 45. 

/, 12, 90. 

— In, 12, 20. 

jen, 66. 

Wang, 73. 

kiang, 51. 

— King, 41. 
ou, 65, 92. 

— P'ou-ming, 140. 

— Toen, 1 7 . 

— Ya, 101. 
Tdéal, 255. 
Igname, 187. 

Ignorance volontaire, 162. 
Ignorant. 23, 49, 231. 
Ignoré, 67. 

îles (Cinq), 121. 

— (Dix), 250. 
Illusion, 70. 
Illustrer (S'), 2. 

Imiter le mal, 164, 169. 

— quelqu'un, 23 4. 
Immense, 246. 
Immortalité, 6, 23, 98. 

— (Elixir d'), 240. 
Immortels, 60, 195, 208, 234, 

250. 

— (Séjour des), 67, 93, 105, 109, 
135, 293, 296. 

— (Vol des), 216. 
Impartialité (Triple), 263. 
Impératrice. 92, 97, 175, 218, 

221. 
Impériale (Volonté), 125. 
Impliquer, 99, 241. 
Importe (N') qui, 93. 
Impossilîle (Entreprise), 91 , 193. 
Impôt, 15. 
Imprévoyance, 187. 
Improductif (Sol), 237. 



320 



INDEX ALPHABETIQUE. 



Improviser, 234. 
In, 11, 13. 

— Min Yeou-ki, 113. 

— Tchongk'an, 123. 
Inachevé (Travail), 119 
Incantation. 09. 
Incai)al)le, 1 15. 

Incendie, 64. 179, 2U, 29.'. 
Inchoérent, 164. 
Inconstant, 280. 
Incorrujjlible, 198. 
Indécis, 3, 15, 278, 279. 
Indépendance, 47. 
Index, 159. 
Indifférence, 152. 

— bouddhiste, 257. 
Indigne de sa position, 277. 
Indulgence, 233. 
Inébranlable, 106, 252. 
Inexpérimenté, 7. 
Influence (Bonne), 193. 

Ing C/iao, 154. 

— Pou-kHng, 32. 
Initié, 110. 

Innocent accusé, 152. 
Inondés, 259. 
Inquiétude, 233, 279. 
Insatiable, 258. 
Insensibilité, 302. 
Insouciance, 266 " 

Inspecteur provincial, 87, 154, 

205. 
Instant, 268. 

Instruction du peuple, 48, 61. 
Instruit. Voir Science. 

— par le malheur des autres, 236 

— par vous, 79. 
Insuccès, 8, 92. 
Intégrité. Voir. Juge. 
Intelligenge claire, 261. 
Intercession, 88, 110, 277. 
Intermédiaire, 99. 
Interrogatoires sans faute, 253, 

254. 
Inventer des affaires, 147. 
Invention, 151. 
Invité à dîner, 109. 



Invités. Voir Hôtes. 
Iris tacheté, 290. 
Ivresse, 77, 117, 170, 198. 
.Jade, 25, 28, 106, 117 seq., 
281 seq., 295, 296. 

— (Arbre de), 161. 

— (Bracelet de), 280, 299. 

— (Clepsydre de), 176. 

— (Coupe de), 169. 

— dans labouchedes morts, 294. 

— (Kaux), 266. 

— (Flûte en), 295. 

— (Hirondelle de), 265. 

— (Montagne de), 117. 

— (Nervures de), 29. 

— non travaillé, 77. 

— (Planchettes de), 248. 

— (Polir le), 118. 

— (Poussière de), 206. 

— (Salle de), 75. 

— (Tablette de), 36, 102, 110. 
126, 268. 298. 

— (Tailler du). 220. 

— (Tronc de), 88. 

— (Tube de), 147, 189. 

— (Vin de), 216. 
Jalousie, 249. 
Japon, 15. 

Jardin de l'ouest, 78. 

— des poiriers. 216. 
Jarre, 302. 

Jaune, 248. 
Jen-tsong, 84. 

— Yen cheng, 152. 
Jeu, 3i, 58,^102, 227. 

— du t'eou-hou, 82. 
Jeune homme, 178, 183. 

— ,, remarquable, 101 . 103. 
Joie du laboureur, 57. 

Jou-i, v88. 
Joueur, 227, 263. 
Jour heureux, 174. 

— (Faire du) la nuit, 181. 
Journée (Belle). 174. 
Jours (Dix)..., 17i. 

— et nuits. 281. 
Joyeux, 57, 227. 



INDEX ALPHABETIQUE. 



321 



Juge, 5, 8, 27, 90, 152. 

— (Bon), 177, 281. 

— (Gn.nd), 112, 145, 168, 205, 219 

— (Insignes du), 168. 
Jugement des pi'ocès, 219. 
Jujube, 202, 216, 218, 263. 
Jujubier, 219. 

Justice (Esprit de), 167, 168. 

— (Réclamer), 69. 

— vendue, 281. 
Kalpa, 32. 
Kan LouOj 304. 

tsiarig, 134. 

K'iinrj Ich'eng, 155. 
Kao Hoei, 85. 

— K'iong tsan, 92. 

sin, 21, 60. 

sin che, 43, 

— Tsien-li, 151 . 

yang, 21. 

yaOj 70, 80. 

K'eou Lai-kong, 136. 

— Siun Tsei, 111. 

— Tchoen, 2, 102, 111, 118. 
Ki, 48, 55, 98. 113, 230. 

— Chou-yé, 117. 
fou, 50. 



120. 





Kang, 


77. 




K'ang 


, 68, 




Nan, 


244. 


— 


■pé, 2 


5. 




Pou, 


103. 




Sin, 


103. 




Tcha, 


S3. 




Tch'ang, 1 




Yen, 


161. 


K' 


i Kien 


, 70. 




K'iue 


. 25. 



165. 



■lin, 177. 



-pe. 



120. 



tan, 84, 96. 

— Tch'ao, 132. 
Kia I, 47, 50. 
ma, 90. 

— Tao, 162. 

— Ts'ong, 129. 

Kiang Chang Tse-ya, 50. 



— I, 277. 

in hien, 83. 

— Mou, 97. 

— ■nan, 40, 51, 107, 185. 
si, 51, 249. 

sou, 51. 

— T'ai kong, 50. 

— (Trois frères), 96. 

— Yen, 242. 

Kiao Tsetch'an, 19. 
Kié, 12, 52, 106. 
K'ien Ngao, 62. 
Kieou^kiang, 57, 249. 
Kieou Siun, IV. 
K'ieou Kl, 25. 
Kin ou, 178. 
K'in-tang, 294. 
K'in-tsong, 150. 
King, 280. 

— duc de Ts'i, 148. 

— -hing, 240. 

— Ko, 37. 

— Sou, 151. 

tcheou, 89. 

fz, 100. 

K'mg Hong, 138. 

— iou, 60. 
Kiong Po-hai, 35. 

— Soei Chao-k'ing, 35. 
K'iii Fwen, 115. 

Kiué P'ing, 91. 

— Fwen^ 91. 
K'iué-pé, 43, 
Kiwn fai., 64. 
K'oa-fou, 91. 
Koan Long-fong, 94. 

— iVmf/, 128. 

— tao, 31. 

— Fu, 35, 118, 276. 
K'oang Heng Tche-koei, 79, 
K'oei, 84. 

K'oen, 84. 

luen, 67, 122. 

ou, 175. 

KoriÉ?, 124, 140. 

chou-tse, 289. 

.siuen K'iao Tse-tch'an, 83, 



322 



INDEX ALPHABETIQUE. 



— Suen-che, 30. 

suen Chou, 51, 131, 136. 

suen Hong, 23, 126, 161. 

suen Yeou-chan che, 136. 

— Tche /ï'i, 59. 
yang Kao, 177. 

— Yu Chao-vjong, 26. 

K'ong Choen-tche Yen-chen,\-iQ. 

— Fan, 79. 

— Fou-tse. Voir Confucius. 

— Hoan, 53. 

— Koei-pin, 91. 

— Ngan-houo, 184. 

— (Trois frères), 102. 

— Yong, il, 102, 109, 134. 
Kou-chè (Mont), 93. 

— K'ai-tche Tch'ang-h'ang,b,ll . 

— -liang Tch'e, 177. 

seou. 61 . 

Koublai, 22. 

Kouo Ho /v'iao k'ing, 27. 

— T'ai, 166, 302. 

— Tchen Yuen-tchen, 81. 

— Tse-i, 243. 

— Ts'ong-k'ien, 96. 

— Wei, 96. 

— Yen-tou, 163. 

— Yu Yuen Yu, 80. 
Laboureur, 178. 
Lac (Feux du), 264. 

— Tong-t'ing, 52. 
Lacs, 119. 

Lai (Duc), 206. 

— Tsiun-tch'en, 302. 
Laideur. 201, 210. 
Lampe, 264. 

— magique, 264. 
Lant'ien, 283. 
Lances, 58, 112, 172. 
Lang, 279. 
Langue, 155. 
Lao-ise, 108, 269, 303. 
L;\pin, 99. 

Large (Esprit), 18. 
Larmes. Voir Pleurs. 
Laurier, 220. 
Laver, 250. 



Leçon au prince, 268. 
Lecture assidue, 59. 
Légistes, 3. 
Lei-k'i, 20. 

fong, 120. 

tsou, 92. 

Léopard, 39, 263. 

Leou Che té, 99. 

Lettre, 69, 113, 185, 220, 249. 



à un ami, 16. 



— d'un ami, 215. 

— (Respect pour une), 250. 

— urgente, 231. 

Lettré, m, 1, 2, 23, 47, 49, 50, 
80, 100, 114, 144, 147, 165, 
166, 198, 222. 230, 256, 289. 

— de valeur. 242, 290. 

— (Éloge d'un), 255. 

— fidèle et pieux, 152. 

— inutilisé, 291. 

— pauvre, 70, 105,111,138,196. 
Lettrés enterrés, 184. 

— (Habit des), 162. 
Lever (Se) tôt, 85. 
Li, 14. 

— Cheou-sou, 152. 

— Eul, 269. 

— Ing, 109. 

— K'i, 112. 

— K'i'han, 115. 

— K'o-yong, 96. 

— Koang, 167. 

— K'oarig, 157. 
"koei, 52. 

— Kong-hien, 198. 

— Kong-lin, 199. 

— Kou, 202. 

— Kou-yen, 110. 
leou, 290. 

— Lin' fou, 45. 

— Mi, 61. 

— Ngan-i, 38. 

— Ngo, 189. 

— Se, 184. 

— T'ai-pé, 268, 289. 

— Tcheng-fong, 66. 

— Tch'eng, 69, 122. 



INDEX ALPHABETIQUE. 



323 



— Té-yu, 134, 198. 

— Toei, 60. 

— T'ong-k'o, 53. 

— Tou, 197. 

— Tsé-lcheng, 68. 

— Tsing, 198. 

— Ts'uen-hiu Ya-tse, 96. 

— Yen-nien, 72. 

— Yuen-hao, 21. 
Liang (Duc de), 214. 

— Hong, 214. 

tcheou, 81, 246. 

Liao, 84, 96. 

Libations, 91. 

Libéralité, 119. 

Licence, 163, 175, 208, 219. 

Licorne, 293. 

Lien Fan Chou-tou, 138. 

— P'ouo, 138. 
Lieou, 61, 87. 

— Che-ngan, 35. 

— Hia Tcheng-tch'ang, 35. 

— Hiang, 183. 

— Hiao-cheng, 34. 

— / Hi-yo, 34. 

— Jou Hiaotche, 34. 

— Kao Tche-yuen, 96. 

— Kong-k'iuen, 5, 23, 44, 188. 

— Kong-tcho, 44. 

— Ling Pé-luen, 68. 

— Ngan, 23. 

— Pang, 66, 127, 146. 

— Pei, 118, 235. 

— Sieou, 239. 

— Siun, 19. 

— Tche-lm, 35. 

— Tche-heng^ 35. 

— Tchong-in, 5, 44. 

— T'oei, 89. 

— yen, 35, 169. 

— Yu, 34, 73, 188. 

— Yu-mong, 5. 

— Yuen, 95. 
Lieutenant-colonel, 44. 
Lièvre, 207. 

— boiteux, 281. 

— rusé. 279. 



Lin, 293. 

— Siang-joUj 138, 297. 
Ling-hou Tch'é, 28. 
h'ong, 268. 

h(e?i, 14. 

Linteau, 223. 

Liquidambar, 221, 242. 

Lit, 225. 

Littérature, 1, 9, 78, 189. 

— , utilité, 237. 

Liu, 237. 

— Chang, 12. 

— Chang Tse-ya. 50, 298. 

— Cheng-hong, 4. 

— I-hien T^ an- fou, 4. 

— Kong-tcho Hoei-chou, 4. 

— Lou, 97. 

— Mong-tche7ig, 4. 

— (Mont), 200. 

— Pou-wei, 66. 

— Siu, 97. 
Livre, 18. 

— emprunté, 301.' 
Livres, 42, 137, 183, 197. 

— brûlés, 184. 
Lo, 12. 

tch'ang, 227. 

yang, 70. 

Loan Pou, 233. 
Lois, 113, 192, 247. 
Loisirs, 64, 304. 
Long, 84. 

men, 114. 

Longévité, 9, 217. 
Loriot, 205. 
Lou, 184. 

— Che, 31. 
cheng, 72. 

— Hoan, 27. 
i, 157. 

— Ki, 284. 

— Kia, 16. 

— Kiuë Han-kiué, 88. 

— Kong, 219. 
ling, 233. 

— Mai, 97. 

— Pao Yuen-tao, 102. 

25 



324 



INDEX ALPHABETIQUE. 



— Ping Yen-ming, 81. 

— Se-tao, 121. 

— Tche King-yUj 66. 
Louer, 14. 

Lono Yeou, 161. 

Lune, 10, 56, 98, 188, 190, 240. 

— (Déesse de la), 227. 

— intercalaire, 222. 

— (Phases de la), 140, 175, 190. 
250. 

— (I"), 21, 110, 116, 117, 122, 
178, 187, 229, 248, 261. 

— (II«), 21, 88. 

— (V«), 88, 260. 

— (VP), 88. 

— (VIP), 21, 229, 261, 272. 

— (VHP), 179, 189, 271. 

— (IX«), 7, 132, 261. 

— (X«), 21. 

— (XP), 

— (XIP), 

Lunes (Les 12), 14, 117, 135, 

189, 199, 216. 
Luxe, 302, 
Lyre, 394. 

Lyres en désaccord, 294. 
Ma Keou-tchouo, 39. 

— (Les frères), 131. 

— Liang Ki-tch'ang, 131. 

— Yong, 130, 185. 

— Yuen, 131. 

Machine à puiser l'eau, 207. 

Maçons, 289. 

Magicien, 218. 

Magie, 23, 70, 82, 171, 203, 205. 

Magistrat (Compliment à un), 25 3. 

Magnanime, 256. 

Main, 162. 

— fermée, 159. 
Maison, 70, 75, 124. 

— achevée, 224, 266. 

— bien bâtie, 201. 

— couverte en chaume, 114. 

— de cami)agne, 13 4. 

— du pauvre, 302. 

— élevée, 180, 226. 

— en or, 100, 



— en paille, 250, 

— en pierres préc, 296, 

— mandarinale, 258. 

— où l'on reconnaît ses torts, 93. 



pourpre, 



105. 



Maître (Compliment au), 247. 

— de maison, 202, Voir Hôte. 

— queux, 255. 

— (Respect du), 304. 
Maîtrise de soi, 111, 
Majestueux, 16, 
Malades soignés, 236. 
Maladie, 8. 22, 153. 

— grave, 243. 
Maléfice, 206. 
Malheur imminent, 266. 

— qu'on doit s'attribuer, 302. 

— (S'attribuer son), 261. 
Malheurs (Grands), 274. 

— (Préserver des), 206. 

— (S'attirer des), 205. 
Malsaines (Emanations), 280. 
Man-hing, 50, 

Manches, 445, 

Mandarin, 6, 18, 21, 77, 142, 

145, 154, 247. Cf. Ministre, 

Préfet. 

— agricole, 240, 

— aimable, 227. 

— (Appointements du), 419, 

— ayant encore ses parents, 3. 

— bienfaisant, 230, 

— clairvoyant, 189. 

— (Compliment à un), 119, 123, 
148, 150, 217. 

— , compliment au nouvel 
171, 215, 

— (Cortège d'un), 170, 171. 

— de la paix, 97. 

— des frontières, 111, 

— désintéressé, 183, 

— économe, 291. 

— (Éloge d'un), 9, 31, 32, 
48, 50, 149, 156, 160, 163 à 

166, 168, 172, 178, 207, 245. 

— excellent, 27, 40, 41, 126, 
209, 211, 216, 259. 



an. 



35. 



INDEX ALPHABETIQUE. 



325 



— exemplaire, 71, 120, 126. 

— fidèle, 151. 

— (Grand), i7, 55, 85. 103, 121, 
124, 137, 175, 186, 197, 205, 
217. 

— habile, 30. 

— incomparable, 53. 

— intègre, 27, 239, 240. 

— (Maison du), 258. 

— (Mauvais). 160. 

— militaire, 119, 129, 130. 157, 
158, 168, 204. 

— militaire à Chang-hai, 177. 

— partant, 43, 274. 

— paternel, 101, 12n, 135. 

— pour le tribut, 170 

— quittant sa charge. 
174. 

— ralliant son poste, 
133, 141, 171. 

— résidant, 37. 

— revenant à son ancien poste. 
53, 111. 

— sans mérite. 113. 



153, 

81. 



163, 

120. 



— sérieux, 281 



— se tenant à part, 53. 

— studieux, 194. 

— subalterne. 24, 170. 

— sympathique. 173. 

— vénal, 291. 

— vertueux, 83. 
Mandarinat: difficile à obtenir,.-2. 
Mandarins dans le même pavs. 

221. 

— grands & petits, 138. 

— (Neuf ordres de), 59. 
Mang, 127. 

Manière d'agir, 36. 
Manières (Bonnes), 45. 

— (Sans), 280. 
Mannequin, 13, 18. 
Manquer à sa parole, 111, 242, 

268. 
Mao L 232. 
Marché, 80, 163, 226. 
Mariage, 9, 13, 17, 28, 42, 95, 

99, 102, 108, 163, 187. 



— (Âge du), 215. 

— de Yong-pé, 283. 

— difficile, 225. 

— (Entremetteur pour), 202, 240. 

— (Époque du), 179, 212. 

— funeste, 142. 

— (Négociations du), 283. 

— posthume, 148, 

— refusé, 155. 

— réglé, 161. 

— , secondes noces, 194. 
Marier ses enfants, 101, 125,129. 
Marionnettes, 19. 
Marmite sans riz, 301. 
Marmites, 262. 
Marte zibeline, 277. 
Mât embrasé, 261 . 
Matrone, 72. 
Mé, 3, 191. 

té, 18. 

Méchant, 121, 253, 254. 

— excité au mal, 279. 
Méchants et bons, 282. 
Méconnu (Talent), 291. 
Médecin, 66, 80, 120, 157. 

— habile, 65, 93, 159. 
Médecine. Voir Remède. 
Meihi, 12, 92, 94. 
Melons, 300. 
Mémoire, 291. 
Mendier, 159. 
Menottes, 192, 207. 
Menuisiers. 129, 289. 
Mépriser (Ne pas), 233. 
Mer. 250. 

— (Œil de la), 114. 
Mercure, 6, 240. 
Mère, 153. 221. 

— (Mort d'une), 228, 288. 

— vivante, 153. 
Mérites, 24. 

— (Les 9), 263. 
Mesures et poids, 232. 
Métempsycose, 304. 
Métier à tisser, 222, 229. 
Mets précieux, 289. 

Mi Heng, 13 't. 



32G 



INDEX ALPHABETIQUE. 



— Tse-hia, 211. 
Miao Yong, 157. 
Millet, 259. 
Mines, 252. 
Ming-hoang. 186. 

yeou, 15. 

Ministèrs (Les 6), 31, 42. 
Ministre, 4, 8, 14, 15, 19, 23, 

26, 31, 47, 50, 55, 66, 7't,89, 
98, 110, 118, 143, 145, 173, 
200, 224, 286, 299. 

— d'État, 215. 

— dévoué, 197. 

— (Être), 198. 

— habile, 270. 

— méchant, 198. 

— sévère, 445. 
Ministres fidèles, 263. 

— (Les 3), 47. 

— (Les 3) inférieurs, 102. 
Minutie, 237. 

Minutieuse (Attention), 181. 
Miroir, 16, 141. 

— brisé, 227. 
Miséricorde, 153. 
Mo- long, 30. 

— -ni, 289. 
Modèle, 71, 113. 

— d'écriture, 126. 
Modération, 235, 246. 
Modestie, 198. 

Moi, 15. 
Moineau, 266. 
Mois. Voir Lune. 
Moisson, 236, 283. 
Monade primitive, 253. 
Monde, 4. 

— bon ou mauvais, 262. 

— (Commencement du), 253. 
Mong /via Wan-nien, 131. 

— Xoan^, 3, 208. 

— Ming, 302. 

— Tch'ang, 291. 

— Tch'ang-kiun, 211, 279. 

— Tien, 73. 

— T'ien, 153. 
Mongols, 22. 



Monstres, 244. 

— des eaux, 374. 
Montagne de l'est, 202, 

— des Princesses, 52. 

— (Haute), 71. 

— parlante, 122. 
Montagnes (Les 5), 47, 122. 
— , symbolisme, 55. 
Monter en grade, 193. 
Monticules (Les 3), 56. 
Moquer (Se), 38. 

Mort, 47, 163, 

— (Désignation d'un), 274. 

— des parents, 94. 

— de trois officiers, 210. 

— (Devoirs rendus à un), 299. 

— d'un ami, 160, 295. 

— d'une épouse, 91. 

— d'une mère, 228, 288. 

— d'un fils, 161, 202. 

— d'un frère, 36, 295. 

— d'un grand dignitaire, 30. 

— d'un homme âgé, 28. 

— d'un père, 288. 

— du taoïste, 113. 

— (Présage de), 192. 

— (Prévoir la), 117. 
Morts (Culte des), 63. 

— (Objets dans la bouche des), 
294. 

Mou-lan, 193. 

— Yong Tc/i'ao..., 30. 

— Yong Té, 30, 95. 
Mourir, 160. 
Mousse, 294. 
Moustiquaire, 132. 
Moyenne (Faire la), 150. 
Mur, 75, 79. 

— renversé, 303. 
Muraille de la matrone, 72. 
Mûrier, 209, 250, 288, 301. 

— à papier, 220. 

Murs ont des oreilles, 73. 
Musée, 78. 

Musique, 1, 12, 14, 39, 56, 88, 

151, 205, 213, 226,232,266. 

Mutations (Livre des), 55, 181, 



INDEX ALPHABÉTIQUE. 



327 



183, 229. 
Nain, 15. 
Naissance, 250. 

— d'une fille. 128, 223. 301. 

— d'un fils, 121, 142, 223, 2G4, 
296. 

Nan-king (Nankin), 30, 37, 40, 

273. 
p'oM, 40. 

— Tcheou, 26. 
Nang-siao, 84. 

Natte (Perle de la), 289. 

Nature (Lois de la), 165. 

Naturelle (Chose), 279. 

Navetle. 216, 230. 

Négligence, 76, 78, 257. 

Négoce. 262. 

Neige, 24, 29, 91, 105, 192, 204. 

Nénuphar, 59, 240. 

Neuf catégories de tributs, 123. 

— consanguins, 170. 

— détours. 286. 

— divisions, 250. 

— fontaines, 85. 

— mérites, 137. 

— noeuds (Bâton à), 195. 

— portes, 137. 

— provinces, 123. 

— tributs, 123. 

Neveu, 30, 44, 45, 62, 97, 101, 

105, 119, 256, 284. 
Ngai Tchong, 218. 
Ngan K'i, 218. 
Ngeou-yang Sieou, 1. 
Ngo-hoang, 52. 
Ni, 107, 113. 
Nieou Kin, 273. 
Ning, 105. 

— Ts'i, 272. 
Nirvana, 87, 244, 247. 
Niu-ing, 52. 
Niu-kouo-che, 89. 
Noirs (Cheveux), 48. 
Nombre impair, 165. 
Noms de famille, 12, 
Nord, 127. 

Noria, 207. 



Notaire, 24. 

Nouvel an, 16,21,171,174,175. 

Nuage argenté, 247. 

— aux reflets variés, 255. 

— de cinq couleurs, 178, 180. 

— de trois couleurs, 180. 

— empourpré, 269. 

— flottant, 257. 

Nuages (Observer les), 183. 
Nuire à quelqu'un, 147, 278. 

— à soi-même, 34. 

— en secret. 244. 
Nuit, 85, 188. 
Nymphe, 215, 216, 249. 
Observations à l'empereur, 12 4. 
Observatoire, 188. 

Ocarina, 79. 

Occasion absente, 235, 

Occupations, 17. 

Offense, 60, 16», 211. 

Officier. Voir Mandarin militaire. 

— brave, 263. 

— (Compliment à un), 217. 

— distingué, 253. 

— supérieur, 9. 
Oie, 133, 266. 

Oiseau aux bracelets, 299. 

— à trois pattes. 69. 

— bleu, 69. 

— du printemps, 81. 
Oisif, 158, 304. 
Olea fragrans, 193. 
Ombre, 10, 146. 147. 

— (Frapper 1'), 244. 
Oncle. Voir Neveu. 

— paternel, 267. 
Ondée. Voir Pluie. 
Ongles, 160. 
Opiniâtre. Voir Entêté. 
Or, 77, 88, 128. 

— (Bœuf d'), 270. 

— (Enceinte de 1"), 76. 

— (Le temps vaut de 1'), 304. 

— (Mai.son en), 100. 

— sans alliage, 282. 

— (Sirop d'), 216, 
Orage, 267. 



328 



INDEX ALPHABETIQUE. 



Orange, 2Û5, 231. 

Oranger. III. 

Orchidées, 148, 161, 248, 283. 

Ordres (Neuf) mand;irinaux, 59. 

Oreiller, 208. 295. 

Orgueilleux, 63, 170. 

Orme, 209. 

Orphelin, 101, 153. 

Orpiment. 45, 74. 

Osmanthe, 163, 189, 192. 207, 

282. 
Ou (Dynastie des). 12 i. 

— Han, 51. 

— Hien, 125. 

— In-tche, 276. 

— Rang, 208. 

— Kao, 51. 

— K'i. 51, 94, 104. 
ma Che Tseki, 180. 

— Mong, 51. 

— San-koei, 68. 

— Ta-ti\ 11. 
ts'ao, 262. 

— Tsé-t^ien, 48. 

Wang, 51, 52, 54, 128, 165, 

167, 235. 
Oubli, 226. 
Ouest, 127, 128. 
Ours, 5, 263, 264, 276. 

— jaune, 84. 

— volant, 257. 
Pa ftoa, 41. 
Pagodes, 76, 230. 
Paix, 2, 9, 28, 51. 248. 

— universelle, 278. 

Palais impérial 11, 140, 296. 

— profond, 258. 

— rouge, 135. 

— violet, 135. 
Palanquin, 137. 
Palefrenier, 196. 
Pan, 289. 

clian, 93. 

— Kou, 121, 290. " 
pé, 175. 

— Piao, 113. 

— Tch'ao, 186, 265. 290. 



P'nn-hou, 253. 

— Yo, 294. 
P'ang, 146. 
Panier, 166. 
Pao-hi-ehe, 112. 

— K'ai, 38. 

— Long-t'ou, 245. 

— se, 92. 
Paon, 102, 115. 

Papier, 16. 34, 64, 220, 250, 
253, 268, 293. 

— (Le) renchérit, 249. 
Paramila, 247. 
Parasol, 262. 
Paravent, 115. 
Parcs impériaux, 62. 
Pardon, 108, 152, 251. 
Parenté par alliance. 113. 258, 

300. 
Parents, 3, 237. 

— absents, 120. 

— (Affection des) pour leur en- 
fants, 273. 

— vivants, 153. 
Paresseux, 22,. 69. 

Parfait (Homme), 282. Cf. Per- 
fection. 
Parfums, 112, 139. 

— (Natte aux cinq), 128. 
Parler à tort et à travers, 144. 

— (Donner sujel à), 45. 
Parleur (Beau), 59, 258. 

— (Grand). Voir Bavard. 
Paroles (Modèle des), 253. 
Parricide, 265. 

Partage des biens, 136, 140. 305. 
Pas (Les 7), 234. 
Passé et présent, 105. 
Passereau, 266. 292. 
Passions (Homme sans), 193. 
Patience, 142, 151, 155. 
Patrie, 152. 

Patronner qqn, 244. Cf. Protec- 
tion. 
Pauvre élevé aux dignités, 302. 

— (Maison du). 230, 302. 
Pauvreté, 19, 79, 188. 



INDEX ALPHABETIQUE. 



329 



— extrême, 276, 301. 
Pavillon de Wang, 285. 

— oriental, 1:8, 183. 
Pays natal, 209. 
Paysage (Beau), 119, 122. 
Pé choei, 239. 

— Fou, 118. 
— -i, 90. 
Pè-kHn, 49, 55. 

king, 37, 40, 139, 267. 

— Kiu-i, 21, 22, 188, 204. 

— -li Hi, 157. 

— lo, 15, 25. 
p'ing, 267. 

— ■tao, 97. 

telle, 69. 

teng, 18. 

y a, 113. 

— Yo-t'ien, 21. 
Pêche, 62. 

Pêcher, 79, 178, 210 seq., 245. 
Pêches, 210. 
Pêcheur, 260. 

— à la ligne. 298. 

— de Ou ling, 235. 

— (Tseya), 251. 
Pei, 279. 

P^ei Hié Song-ho, 53. 
kong^ 167. 

— Tou, 130. 
Peintres, 143. 
Peinture, 5, 93, 122, 124. 
Pékin, 37, 40, 139, 267. 
P'eng Y né, 233. 

Pente aux 9 détours, 286. 
Perdrix, 107. 
Père, 22U. 

— âgé, 146. 

— encore vivant, 64. 

— et enfants, 13, 23, 24, 32, 34. 
50, 53, 75, 87, 97, 100, 14i, 
148, 197, 214, 267. 

— mauvais d'un bon fils, 275. 

— (Res))ect du), 304. 
Perfection (Atteindre la), 121, 

151, 282. 

— (Quatre moyens), 54. 



— (Travail de la), 195. 
Perle, 291. 

— dans la main, 161. 

— dans les ténèbres, 291. 

— de la natte, 289. 

— de la fraîcheur, 291. 

— de la mémoire, 291. 
Perles, 8, 36, 106, 109, 119. 

— et coffrets, 231. 

— (Les 2), 293. 

— (Pleurer des), 292. 
Perron rouge, 77. 
Persévérance, 220. 
Perspicace, 153, 175. 
Perversité, 151. 
Petits-fils, 33, 103, 144. 
Peu, 20. 

Peuple, 56, 117, 237. 

— (Bon), 207. 

— (Amour du), 101. 

— entêté, 38. 

— (Gens du), 114. 

— , trois choses à lui enseigner, 

271. 
Phénix, 2, 9, 14, 16, 22, 121, 

205, 211, 213, 221. 
Phrases (Belles), 293. 
Physionomiste, 10, 101, 265. 
Pi lioei, 187. 

— -yu, 15. 
Piastre, 60. 
Pie, 229, 272. 
Pièce d'eau, 244. 
Pied coupé, 296. 
Pien, 80. 

— Choen, 40, 

— Ho, 282, 297. 
liang, 84. 

— Tchoang-tse, 259. 
tsHo TsHn, 157. 

— Ts'oei Hiuen-jen, 40. 
Pierre de Hi, 234. 

— de l'ivresse, 134. 

— du réveil, 134. 
Pierre et Paul, 93, 144. 
Pierres magiques, 267. 

— précieuses, 8, 119, 281 seq. 



330 



INDEX ALPHABETIQUE. 



Voir Jade. 
l»iélé filiale, 11, 51, 61, 158, 

183, 191, 197, 202,228,232, 

261, 271, 283, 285, 286. Cf. 

Fils. 
Pilules, 5. 

Pin, 85, 164, 200, 201, 228. 
Pinceau, 16, 53, 64, 147, 153, 

204, 220, 223. 
— créateur. I. 



en corne, 393. 



— fleuri, 242. 

— habile, 93. Voir Calligraphe. 

— rouge, 5, 146. 

— (Utilité du), 237. 
Pinceaux ([''orêt des), 78. 
Ping Yuen, 108, 174. 
P'ing-kiun, 35. 

— Tch'ang-tsong, 144. 
ts'iuen, 134. 

yang, 99. 

Pittoresque, 119. 
Pivoine, 66, 98. 
Place forte, 101, 145. 

— d'honneur, 124. 
Plan découvertj, 167. 
Planchette, 230, 231, 243, 248. 
Planète de mauvais augure, 180. 
Plans ingénieux, 279. 
Plateau en cuivre, 221. 
Pléiade, 234. 

Pleurer des perles, 292. 
Pleurs (Stèle des), 253. 
Pluie, 188, 195. 

— oi)portune, 259. 

— (Parler de la) et du beau 
temps, 111. 

Poésie, poètes, 21 à 24, 119, 162, 
186, 203, 205, 234. 249, 279. 
Poète fécond, 287. 
Poids et mesures, 232. 
Poignard, 37. 
Poinfs cardinaux, 105. 

— (Huit) d'administration, 164. 
Poire, 218. 

Poirier, 216, 252. 

Poisson, 114, 216, 241, 260. 



— dans la marmite, 301. 
Poivre, 218, 238. 
Poivrier, 206, 218. 
Police (Chef de). 178. 
Policé (lioyaume), 105. 
Politiciens, 4. 

P'ong Kiuen, 103. 

— T'ong Che-yuen, 26. 

— Yué, 146. 
Pont, 114. 

— céleste, 229. 

— de Pa, 204, 260. 
Porc, 3, 62, 274, 303. 
Porcher, 273. 
Portant i^Bien), 153. 
Porte, 156, 157, 223. 

— bleue, 296. 
Portes (Neuf), 137. 
Position inférieure, 205. 
Posséder(Se)dans le danger, 248. 
Postérité, 103. 

— brillante, 300. 
Pou-hai, 60. 

— Tse-hia, 178. 
P'OM, 95. 

fan, 61. 

— ■sa, 139. 

— ■t'ing, 135. 
Pouce, 125. 
Poule, 216, 274. 

— annonçant l'aurore, 273. 
Pourboire, 171. 
Poussière de Lo-yang, 249. 
Poutre, 213, 217, 223. 
Précoces (Enfants), 118. 
Prédiction, 60. 

Préfet, 21, 32, 33, 35, 48, 74, 
135, 165, 170, 175, 189, 194, 
197, 245. 

— de 2« classe, 123. 

— (Compliment à un) de 2" 
classe, 213. 

Préfets (Modèle des), 255. 
Premier entre tous, 56, 125. 
Près (Tout), 113. 
Présage, 183, 263, 264, 271. 

— (Bon), 203. 



INDEX ALPHABETIQUE. 



331 



— de promotion, 277. 

— néfaste, 180. 

Présidents de ministère, 42, 47, 

137, 15i, 196. 
Présomption, 10. 
Prétendants, 102, 1 15. 
Prétexte, 45. 
Prévoyance, 158. 
Prince, 6, 55, 237. 

— héritier, 109, 173, 179. 

— (Respect du), 304. 

— (Vertu du), 282. 
Princesse impériale, 24. 
Principe mâle & principe femelle, 

1, 4, «, 8, 28, 88, 246, 248, 
• 264, 270. 

— parfait & principe imparfait, 
56. 

Printemps, 90, 115, 117, 147, 
174, 176, 178, 200, 203, 205, 
216, 221, 261, 282. 

— (Sacrifices du), 288. 
Prison, 70, 74. 90, 157, 279. 
Prisonniers, 64. 
Procédure, 32. 

Procès, 33, 219. 

— rares, 209. 

— (Vendeur de), 281. 
Proche, 235. 
Proclamations, 147, 211. 
Prodigalité, 5. 
Prodigue, 162. 

Professeur, 1, 3, 128, 131, 176, 

181 229. 
Progrès^ 173, 174, 229. 

— en littérature, 242. 
Projets, 20. 

Promotion, 10, 26, 38, 89, ITi, 
125, 145, 173, 174, 232, 240. 

— (De la même), 135. 

— (Présage de), 277. 

— tardive, 263. 
Prononciation, 88. 
Propriétés, bO. 

Prospère (Règne), 179, 180, 244. 
Prospérité, 54, 89, 144. 
Protection ,15, 17, 26, 34, 36, 



38, 54, 110, 113, 114, 128 
144, 185, 196, 204, 230, 251. 

Providence, 165. 

Provinces, 37, 123. 

Prudence, 181. 

Prunier, 29, 62, 138, 178, 199. 
200, 211, 214 à 218, 300. 

Puces, 288. 

Puer aria, 300. 

Puits, III, 9. 

Punir ensemble, 208, 241. 

Pur comme l'eau, 239, 240. 

— comme l'or, 255. 
Qualités, 282. 

— natives, 58. 
Quatre amis, 230. 

— chants, 226. 

— ermites, 255. 

— défenses, 64. 

— dépôts d'ouvrages, 137. 

— grandes choses, 131. 

— trésors, 64. 

— vertus de l'épouse, 149. 
Querelle, 201. 

Queue de chien, 277. 

Quiétude parfaite, 175. 

Radeau, 180. 

Rame, 221. 

Rameau précieux, 299. 

Rapides du Yang-tse, 69. 

Rappeler (Se), 257, 291. 

Rassasié, 201. 

Rat des autels, 278. 

Recettes médicales, 168. 

Récolte. Voir Moisson. 

Recommandable, 282. 

Recommandation. Voir Protec- 
tion. 

Réconciliation, 157. 

Reconnaissance. 62, 151, 193. 
244, 299. 

Reconnaître, 39. 

— ses torts, 193. 
Règle des actions, 253. 
Règles (Les huit). 247. 

— (Observation des), 155. 
Règne prospère, 179. 

26 



332 



INDEX ALPHABETIQUE. 



Régulateurs (Sept astres), 164. 
Régulos, 120, 269. 
Relations, 17, 24. 
Remarquable (Homme), 117. 
Remèdes, 6, 10, 30, 99, 120, 168, 



272. 



Remercier d'un diner, 139, 150. 
Remplacer quelqu'un, 212. 
Renard, 277, 278. 
Renommée, 122, 282. 
Répondre à des bienfaits. 61. 

— par ses propres arguments..., 
154. 

Repos, 76. 
Reposer, 153. 

Reprocher (Rien à se), 146. 
Reproches, 91, 140. 
Réputation, 50. 

— non surfaite, 49. 
Résine, 295. 

Résistance à l'ennemi, 221. 
Résolutions, 20. 
Respect, 6. 

— pour une lettre, 250. 
Ressemblances (Les neuf), 7. Cf. 

Physionomiste. 
Restituer, 236, 297. 
Résultat incertain, 243. 
Retard dans l'accès aux dignités. 

263. 
Retiré des affaires, 202, 260. 
Retour au pays, 170. 

— d'un mandarin, 53, 111. Cf. 
Mandarin. 

Retraite, 112, 202. 260. 

— (Lieu de), 108, 153. 
Revanche, 209. 
Rêve, 57. 

Révélation des actions, 304. 
Rêver d'un ours, 264. 
Reviseur impérial, 170. 
Revision de procès, 134. 
Révolte, 161, 198. 
Rhinocéros, 130, 274. 
Riche, 46, 159. 

Richesse, 9, 17, 76, 100, 162, 
226. 



Rigueur, 257. 

Rire aux éclats, 161. 

— ' étoutïé, 162. 

— universel, 7 i. 
Rites, 64, 117. 

— (Mémorial des), 156. 
Rivière (Grande), 125. 

— King, 251. 

— Wei, 251, 257, 263. 
Roi, 32, 287. 

Rois à l'époque des 5 dynasties, 

123. 
Rosée, 171, 206. 
Rotin, 141. 
Rougir de son infériorité, 125. 

— d'une action, 242. 
Route dangereuse, 286. 

— grande et belle, 137. 
Routine, 91. 

Royaume divisé, 65, 300. 
Royaumes en lutte, 66. 

— (Les sept), 300. 
Rupture entre amis, 143. 
Rusé, 278. 

Sable, 147. 

Sac de sagesse, 181. 

Sacrifices, 184, 224, 275. 

— aux ancêtres, 135. 

— d'automne, 178. 

— du printemps, 178, 288. 

— nocturnes, 179. 
Sagacité, 77. 

Sage, 2. 54, 65, 119, 124, 145, 
148, 167, 181. 190, 195, 239. 
269. 

— invité à la cour, 126. 
Sages (Les quatre), 83. 

— (Retraite des), 235. 
Sagesse, 296. 
Sainteté, 195. 
Saints, 220, 245, 252. 
Saisons. 7, 58, 64, 127, 135, 

200. 

— (Harmonie des), 281. 
— , première saison, 116. 
Salaire, 117. 

— de professeur, 195. 



INDEX ALPHABETIQUE. 



333 



Salaires ofiiciels, 48. 

Saliver, 255. 

Salle rouge, 110. 

San-mei, 175. 

Santé (Veiller sur sa), 284. 

Sapèque 102, lO'J, 24G. 

Satellite, 27, 61, 192. 

Sauce de lune, 188. 

Saule, 110, 171, 202, 203, 211, 

221, 222, 246, ?(;3. 
Sauterelles, 2l0. 
Sauvetage, 303. 
Savoir (Ne) que faire, 250, 

252. 
Sceau, 41, 230, 248. 

— impérial, 284. 

Science, 2, 7, 9, 40, 47,60, 105, 

106, 121, 130. 163, 166, 193. 

196. 
Sciure de bois, 192, 
Scribe, 159, 290. 
Se-li, 46. 
--ma, 24, 273. 
--ma /, 24, 79, 94, 273. 

ma. Ki-tchou, 47, 

ma Kaong, 4, 14, 47. 70, 

159, 256, 303, 304. 

ma Siang-jou, 39, 79, 184. 

ma Tchao, 288. 

ma Tsien, 290. 

ma Wen-kong, 303. 

Se-tch'oan, 125. 

Sécheresse, 259. 

Secourir quelqu'un, 258, 260, 

276, 

— un ami, 159. 
Secours pécuniaire, 26. 
Secrétaire, 16, 132, 162. 
Secrétariat impérial, 53, 193. 
Sécurité, 165. 

Séduction, 242. 
Seigneurs (Les trois), 116. 
Sel, 247, 252. 

— et prune, 215. 
Sens (Cinq), 107. 
Séparer (Se), 164. 
Sept astres, 164. 



— auteurs militaires, 185. 

— étoiles, 179. 

— génies de Yé-hia, 234. 

— lis (Rapide de), 260. 

— pas, 234. 

— royaumes, 300. 

— vertus, 149, 
Sépulture, 264, 271. 
Serment d'amitié, 270. 
Serpent, 127. 

— blessé, 292. 

Service (Être en), 61, 159. 

— (Rendre), 17. 
Serviteur (Jeune), 91. 
Sésame, 230, 248. 
Seul, 191. 

Sévérité, 130, 151, 245. 
Si-che, 60. 

— -ling che, 92, 

— -men Pao, 141. 

wangtnou, 69, 98. 

Siang, 61. 

— , duc de Ts'i, 17. 
— , duc de Ts'in, 6. 

— -fang, 223. 

Sié Ling-yun, 167. 

— Mi Hong-wei, 62. - 

— Ngan, 44, 9^ 132, 158. 
~ Ngan-che, 119. 

— T'an, 213. 

— Taoheng, 49. 

— Tao-yuv, 44, 68. 

— T'ao, 91. 

— Tchou, 175. 
Sièges (Les 8), 1?7. 
Sien-ts'an, 92. 

— -yê, 11. 

Sieou Yong-cJwu, 233. 

Signature, 9. 

Silence, 45, 151. 

Simplicité de manières. 29, 131, 

132, 136. 
— de mise, 68. 
Sin, 11. 

Sincérité, 6, 151, 152. 
Singsing, 280. 
Sihges, 190, 279, 



334 



INDEX ATiPHARETIQUE. 



Siu Chou, 112. 

— Hoei-fei, 147. 

— Kao-tche, 2i0 

— Té-yen, 227. 

— Yeouhong, 90. 
Siuen, duc de Wei, 17. 

— ■jen, 92. 

— K'iuen, 11. 
— -fse, 223. 

Siun Fong-ts'ien, 91. 

— -?îga7i, 205. 

— Pien, 41. 

Six arts lil:)éraux, 2G. 

— (Double), 227. 

— dynasties. 191, 

— genres de caractères, 184. 

— ouvrages, 26. 

— points d'enquête, 112, 213. 

— présidents, 137. 

— sujets d'enquête, 112. 

— vertus, 140. 
Socques à l'envers, 28 7. 
Soei Ho, 19. 

— -jen, '5, 267. 
Soie, 126, 298. 
Soif, 78. 

Soixante-douze époques de l'an- 
née, 16. 
Soldats, 130, 132. Cf. Armée. 

— agiles, 214. 
Sœur, 91. 

Soleil, 27, 56. 89, 91, 106, 172, 
174 seq., 178. 

— (Aboyer au), 275. 

— couchant, 289. 

— d'été, 84. 

— du printemps, 90. 

— embrasé, 262. 

— levant, 209. 

— rétrogradant, .172. 
Solitaires, 231. 
Solitude, 112, 244. 

— (Sortir de la). 283. 
Solives, 217, 223. 
Sollicitude, 43. 
Solstice d'hiver, 193. 

Song (Deux frères), 104, 10 G*. 



— (Dynastie), 173. 

— /, 141. 

— In, 107, 151. 

— Ing Koang-p'ing^ 98. 

— Ki, 42. 

— (Mont), 121, 122. 

— Tche-wen., 106. 

— TcJïonq, 47. 

— Yu, 106, 115, 290. 
Sophora, 219, 223, 224. 
Sorbier, 200. 

Sorcier, 246. 
Sort, 4. 

— (Tirage au), 293. 
Sorts consultés, 298. 
Sottise, 207. 

Sou (Deux frères), 102. 

— K'iong, 140. 

— ■ngo, 189. 

— Tan, III. 

— Tchang Jouwen^ 86. 
tcheou, 51. 

— Tong-p'ouo, 131. 

— Wei-tao, 218. 

Soucis (Dégagé de), 159, 242. 

Souffle, 54. 

Souo Tan Chou-tch'é, 28. 

Soupçon, 106, 201, 262, 300. 

Soupe, 256. 

Source, 246. 

— des choses, 193. 
Sourcils (Froncer les), 169. 
— • rouges, 239. 
Sous-ministre, 137. 

préfecture, 245, 

— -préfet, 141, 245. 
préfet (Bon), 245. 

]iréfel (Compliment au), 203. 

Souvenir, 257. 
Sphère céleste, 20. 
Statues-veilleuses, 264. 
Stèle des pleurs, 253. 

— de Yang Chou-tse^ 130. 

— sans caractères, 105. 
Stratagème, 192, 270, 294. 
Stratégie, 59, 112, 235. 
Stupide, 93, 148, 173. 



INDEX ALPHABETIQUE. 



335 



Style élégant, 290. 




Tai Cheng, 156 






— (Mauvais). 259. 




— Koei, 182. 






— propre, 230. 




— Té, 156. 






Suborner, 195. 




T'ai, 48. 






Succéder, 300. 




— chan, 88, 117, 119, 


120, 


166, 


Succès, 121, 233. 




173, 184, 224, 248, 


252, 


29?, 


Succession au trône, 61, 


284. 


295. 






Succin, 295. 




choei, 248. 






Sud-est, 202. 




hao, 13, 86. 






Suen Chan, 104. 




-i, 179. 






— Cheou, 104. 




kong Wang, 50, 238 


, 298. 


(Général), 104. 




tdVong, 86. 






— K'ang, 105. 




t/o. 224. 






— K'iuen Tchong-mou, 


104. 


Talent, 2, 22, 36, 63, 


86 


. S7, 


K'o, 280. 




115, 158, 166, K 


7 . 


235, 


— (Les frères), 104. 




244. 






Pin, 103. 




— méconnu. 293. 






Song, 108. 




Tam-tam. 24. 167. 






Tch'é, 61, 103. 




Tambour, 171. 






— Tchong, 11. 




Tan, 54. 






— Tchong-mou, 104. 




tchou, 61. 






Teng, 104. 




yang, 64. 






— Yuen-tchong, 59. 




T'an Tao-tsi, 73, 






Sueur, 242. 




Tang-t'ou, 24. 






Suicide, 121, 124, 223, 


242. 


T'ang, 12, 60. 






Suivre la voie, 154. 




— (Dynastie). 214. 






Sujet et prince, 90. C{ 


. Rela- 


— Hao, 130. 






lions 




Kiu, 60. 






Superficiel, 105, 281. 




— (Prince de), 94. 






Supérieur (Homme), 181 




T8iu, 60. 






Superstition, 246. 




Tao, 33, 209. 






Supplice ( Instruments 


de), 


-t'ai, 87. 






207. 




T'ao Hong-king, 26. 






— (Roi après), 287. 




— K'an, 271. 






Supplices (Les 5), 81. 




t'ang-che, 60. 






Supplicié, 41. 




— Tchou-hong, 17. 






Surmené, 169. 




— Yuen-ming, IL 






Sympathie, 150. 




Taoïsme, 1, 3. 6, 78, 


82, 


113. 


Ta-ki, 92, 94. 




147, 152, 240, 209, 


285. 




mo, 116. 




Taoïste, 104, 144, 226, 


23' 


1. 


nao, 86. 




Tapis, 238. 






Tablette de bambou. 163 


, 169. 


Tc/i'a Tao, 90. 






— de jade, 268, 298. 




Tch'ai Chao, 99. 






— d'ivoire, 248. 




Tchang, 143. 






officielle, 213. 




— Chao, 143. 






— tchang, 296. 




— Ché-tche, 62. 






Tache sur la peau, 101. 




— Fan, 97. 







336 



INDEX ALPHABETIQUE. 



— FeU 35, 118. 

— Fomj, 232. 

— Fou, 25. 

— II 6710, 20. 

— Iloan, 129. 

— Hong Ising, 2, 4. 

— Kia-tchen, 4. 

— Kien-tche, 49. 

— K'ien, 290, 

— Kong-i, 97, 142. 

— Kong-kin, 140. 

— Kong-\cheng, 28. 

— Liaîi^f, 116. 

— il/i?i/85. 

— Pang-ich'ang, 150. 
saî2 Lise, 93. 

— Se-tsong, 1S8. 

— Seng-yeou, 49, 143. 

— Siang-jou, 62. 

— T'ien-si, 81. 

— T'oan, 28. 

— T.sai, 48, 229. 

— ^\'en, 86. 

— Yen-chang, 4. 

— Fuen-sou^ 88. 

Tch'ang Choang Che-yning, 

53. 
— -77ga?7, 229. 
Tchao, 77, 139, 140, 159. 

— Hi-siu, 67, 277. 

— Kao, 66. 

— K% 82. 

— K'oang-in, 172. 

— Pieji, 183. 

— P'ing-chou, 263. 

— Siang-wang, 73. 

— Toen, 84. 

— Ts'oei, 2'. 

— Wen-tse, 65. 

— Yuen-hao, 84. 
Tc/i'ao Ts'o, 181. 
Tche-yeou, 39. 
Tch'e-ti, 127. 
Tché-kiang, 235. 
Tc/îen, 34. 

kiang, 64. 

f.so7ag. 292. 



Te h' en, \\3. 

— C/iejîg Tc/ie, 266. 

— Chou-la, 38. 

— King, 275. 

— K'iun, 59. 

— Lîeou, 120. 

— P^mf7, 18, 25. 

— Tchong, 121. 

— Tchong-kong, 86. 

— (Trois "frères), 120. 

— r.sao, 280. 

— Yuan-long, 21 . 
Tcheng de T.s'ùi, 72. 

— I-tsong, 31 . 

— K'ang-tch'eng, 108. 

— /v'ùm, 121. ^ 

— ^A>?7, 121. 

— Fue7i, 130, 155. 
Tch'eng (Duc de), 83. 

— Hao, 40, 176. 

— Ki, 5. 

— Ming-tao, 40, 255. 
poio 15. 

rang, 12, 52. 

\canfl, 54. 

— Fm, 89. 

— Yu7i-cheng, IV. 
Tc/ieou, 52, 106. 

— Cheng-mé, IV. 

— (District de), 123. 

— (Dynastie des). 298. 

— H an, 9. 

— Hing. 302. 
hong, 252. 

— K'ai, 57. 

— -kong, 39, 49, 54, 56, 162, 
167, 228. 

— Pé-jen, 57. 

— Pou, 25, 62. 
sin, 94. 

— IVanry, 13. 

— Y a- fou, 

— Yang, 36. 

— Yu, 57, 61, 103, 242. 
Tcho Wang-suen, 39. 

— Wen-kiun, 39, 79. 
Tchoan Tchou, 37. 



INDEX ALPHABETIQUE. 



337 



Tchoang Tcheou, 113. 
Tch'oen-chen, 293. 

ts'ieou, 177. 

Tchong, 237. 

c/ian, 281. 

euZ, 65. 

— Lang, 116. 
ning, 197. 

— Tse-h'i, 113. 
Isong, 49. 

— Feou. 49, 126, 141. 
Tch'ong-ni, 13. 

tchen, 68. 

— -fë, 68. 

Tc/iou Hi, 48, 194, 229. 

— -ko, 79, 163, zTo. 
p'ou, 227. 

— Pouo, 205. 

— Siw, "2. 

— Wen Ts'iuen-tchong, 96. 

— Yen-hoei, 156. 

— Yuen-tchang, 194. 
Tch'ou, 140. 

— (Mont), 297. 

— Kl, 223. 

— T'ao A'i-ya, 42. 

— 7uen, 191. 
Té, 150. 

Temps écoulé, 179. 

— (Le) passe vite, 216. 

— (Le) s'écoule, 116. 

— perdu, 304. 

— (Le) vaut de l'or, 304. 
Teng (Forêt de), 91. 

— Yeou Pè-tao, 97, 160. 
T'eng-kong, 72. 

— Wa-ng-ko, \. 
Tente verte, 132. 

Tenture devant le char, 129. 

— rouge, 130, 132. 
Tenue (Manque de). 68. 

— modèle, 103, 110. 
Teou I Ta-ou, 102. 

— (Cinq frères), 208. 

— K'o-siang, 110. 
T'eou-hou (jeu), 82. 
Terrasse de la lune, 188. 



Terre, 4, 8, 68, 127, 158, 248. 
Terreur, 194. 
Tertre, 80, 85, 184. 

— des sacrifices, 224. 

— des sophoras, 224. 
Tête (Sommet de la), 293. 
Thé. 178, 204, 219, 295. 
Ti Jen-hié, 49, 178, 276. 

— K'ien-mou, 276. 
kong, 144. 

— prince de Yen, 267. 

— TsHng, 122, 270. 

tsiurij 89. 

T'i-hou Vi-hou, 81. 

k'ou, 60, 126. 

yong, 32. 

Tien-ou, 24. 

T'ien Ho, 181. 

hoang, 89. 

jan, 169. 

— Kiao, 149. 

— Pao, 28. 

— Wen, 277. 

Tigre, III, 2, 48, 118, 121, 146. 
180, 200, 263, 265. 

— et renard, 277. 
Ting Wei, 2. 
T'ing Koan, 181. 
Tireur adroit, 222. 
Titres de noblesse, 58. 
Toei, 58. 

Toen, 101. 

Toilette, 232.. 

Toit (Bord du), 224. 

Tombale (Inscription), 77. 

Tombe 82, 85. 

Tong-fang Chouo, 52. 

— Fo7ig, III, 200. 

— Ngan-yu, 141. 
^ — Tcho, 76. 

— Yuen-sou, 205. 
T'ong nien, 135. 
Tonnerre, 147, 234. 
Torrent bouillonnant, 281. 

— (Lit de) 258. 
Tortue, 250. 
Torture, 94. 



338 



INDEX ALPHABETIQUE. 



Tou Che Kiun-kong, 48. 
chouo, 79. 

— Fou, 250. 

— Jou-hoei, 157. 

— Pé, 124. 

— Sien, 197. 

— Siuen, 201. 
tcheou, 74, 93. 

— Ts'in Ki-tse, 100. 

— Yu, 30. 190. 
T 'ou- fan, 99. 

sou, 116. 

Tour des cyprès, 205, 206. 

— en pierres précieuses, 296. 
Tourterelle, 196. 
Transformer le peuple, 190. 
Travail (Ardent au), 159. 
Travaux forcés 71. 
Trépied, 57, 102. 

Trésor 226. 

— de Lou Kl, 284. 

— impérial, 137. 

Trésorier, 11, 15, 108, 115, 120, 

168, 174, 206. 
Tribunal, 155, 224. 

— (Entrée d'un), 155, 171. 

— (Grande salle d'un), 132. 
Tribut, 35, 123, 180. 
Tridents, 155. 
Trigramme, 246. 

— T'a.i, 248. 
Triomphes. Voir Vaincre. 
Triple impartialité, 263. 
Tristesse, 11, 73. 

Trois bois, 19'^. 

— cho.ses à enseigner au peuple. 
274. 

— choses les meilleures, 187. 

— gîles du lièvre, 279. 

— Ho, 245. 

— maîtres de la vie, 304. 

— ministres inférieurs, 102. 

— seigneurs, 116. 

— sujétions de la femme, 148. 

— vertus, 149. 

— victimes, 274. 

— vies successives, 304. 



Trom|)erie, 190. 

Trône (Transmission du), 61, 

28 't. 
Trou dans la clois-on, 77. 
Trouble, 251, 252. 
Truie, 145. 

Tiiai K'oei Ngan~tao, 34. 
Ts'ai In, 14. 

— Tché, 60. 

— Tsuen Ti-suen, 82. 

— Yong, 16, 116. 
Ts'ang-ou, 61. 
Tsao-hoa siao-eul, 22. 
Ts'ao Kieou-chong, 185. 

— Pin, 185. 

— Ta-liou, 186. 

— Tche, 167, 234. 

— Tse-kien, 23. 

— Ts'ao, 23, 41,57,59,94,104, 
112, 134, 234, 242, 273. 

— Tseng, 185. 
Tse-in, 66. 
k'ing, 101. 

— Lou, 154. 
gg 41. 

tch'an, 43, 83, 84, 236. 

y un, 16, 20. 

Tseng Kong, 186. 

tse, 191. 

Tsi, 259. 
Ts'i, 90. 

fou-jen, 145. 

nou, 2y8. 

Tsiang Yu Yuen-k'ing, 21. 
T siao-eul, 96. 
Ts'ien Yo, 20. 
Tsin, 33, 59. 

— (Dynastie), 273. 
Ts'in Hoan, 157. 
Tsing-ti, 127. 

— tsié, 203. 

— Ts'ing, 213. 

— Yang, 171. 
Ts'ing ming, 25 'i. 
niao, 69. 

oit, 69. 

t'ien, 81. 



INDEX ALPHABETIQUE. 



339 



Tso Jou, 124. 

— Kieou-min, 177. 
Ts'oei In, 121. 

— Ling, 121. 

— Piao 121. 
Tsong-tsong, 280. 
r.soM Hiuen, 182. 
TsoKO Se, 4, 86. 
Tubes acoustiques, 147. 
Tuile, 240, 301. 
Tuiles détachées, 301- 
Tyran, 231. 
Union. Voir Frères. 
Unité, 1, 254. 
Univers, 105. 

Urne en verre, 29.^. 

— funéraire, 83. 
Usurpateur, 127. 
Utilité de tout, 272. 
Vacances, 17, 181. 
Vagissements, 274. 
Vaincre. Voir Victoire. 
Vaincu, 132. 
Vainqueur, 132, ICI. 
Valeur, 235. 

— (Homme de), 296. 
Vantardise, 10. 
Vase brisé, 302. 
Vases de sacrifices, 57. 
Vauriens, 223. 
Veilles (Battre les), 167. 

— (Les cinq). 85. 
Veilleuse, 264. 
Vengeance, 87. 

Vent, 92, 115, 125, 176. 

— (Le) se lève, 267. 
Vendre (Mal de), 246. 

— (S'ouvrir le), 291. 
Vérité apparaissant, 239. 
Véronique aquatique, 294. 
Verre (Vase en), 293. 
Vers à soie, 92. 

— (Livre des), 238. 

Vertu, 9, 11, 156, 168, 200, 254. 
Vertus (Les cinq), 131. 

— (Les quatre), 149. 

— (Les sept), 149. 



— (Les six), 149. 

— (Les trois). 149. 
Vêtements, 190. 

— en amiante, 261. 

— riches, 293. 

— vieux, 94, 126. 
Veuve fidèle, 206. 
Vice-roi, 169. 

Vicissitudes de ce monde, 251. 
Victimes (Les trois), 274. 

— pour les sacrifices, 275. 
Victoire, 51, 132, 161, 163. 

— facile, 207, 231, 281. 
Vie de l'homme, 304. 

— longue, 206, 211, 220, 214. 

— pure, 304. 

Vieillard en charge, 165, 168. 

— (Le) de Hoai-yavg, 255. 
Vieillesse, 60, 174, 196. 

— (Verte), 200. 
Vies (Les trois), 304. 
Vil, 280. 

Ville imprenable, 72, 241. 
Vin, 1, 81, 126, 197, 216, 234, 
301. 

— (Bon), 134. 

— de qualité inférieure, 134. 

— de T' OU-SOU, 116. 

— de Ts'ing-t'ien, 81. 

— exquis, 293. 

— (Fabrication du), 303. 

— magique, 206. 

— nouveau, 239. 
Vingt, 187. 
Visage, 6, 110. 

— souriant, 176. 
Viscères, 9. 

Visite, 33, 34, 37, 49, 75, 107, 
163, 269. 

— après les noces, 111, 139. 

— d'ami vertueux, 254. 
Visiteur, 16, 128. 
Voie, 154. 

— lactée, 229, 246, 259, 260, 
272. 

Voisinage, 209. 
j Voix dans l'air, 234. 

27 



3 40 



INDEX ALPHABÉTIQUE. 



Voleur en petit, 277. 
Voleurs, 150, 213. 

— agiles, 21 i. 

Volonté (Homme de), 174. 

Vous, 8. 

Voyage, 4, 232, 260. 

A'oyageur, 78. 

^'ue restreinte, 303. 

Vulgaire, 227, 266. 

Wang Fang p'ing, 251. 

— Hi-tche, 36, 44, 71, 
126. 

— Hien-lche, 68. 

— Hieou, 29. 

— Hoei-tche, 3 4, 182. 

— I, 288. 

— I-fang, 59. 

— In-tche, 44. 

— Jong, 254. 

— Ki, 26, 39. 

— K'i, 243. 

— Kiao, 232. 

— K'in-jo, 102, 292. 

— Kong-tchen, 70. 

— Mang, 127. 

— Mao-ich'ong, 107. 

— Mong, 132, 288. 

— Ngsin-che, 93, 159, 178. 

— Pao Té-tche, 7. 

— Pou, I, 4. 

— P'ou, 288. 

— Seîip k'ien, 286. 

— Siun, 223. 

— Tan, 292. 

— T'an tche, 158. 

— Tao, 57. 70. 

— Tclien-ngo, 84. 

— Ti, 27. 

— fiaOj 37. 

— Toen, 57. 

— T'onrj, 165. 

— Ts'a?!, 16, 116. 

— Tsi, 45, 106. 

— Tsi Ou-kong, 38. 

— yen I-fou, 45. 
Wei, 36, 98. 



101, 



— Cheng, 114. 

— Chou, 105, 108. 
/leou, 49. 

— Hiao, 131, 136. 

— Ing-oUj 21. 

— Kia, 28, 106. 

— Kou, 187. 

— Liao, 112. 

— -mo, 139, 247. 

— Tche, 9. 

tche Kong, 112, 

— Ts'mfy, 273. 

— Yuen-i, 91. 
We?i K'iao, 274. 

— rang, 165. 

tchoang, IV. 

tchong-tse, 165. 

— -fi, 62, 89. 

— T'ing-yun, 256. 

— Wa7ig, 13, 41, 48, 51, 55, 
165, 297, 298. 

— Yen-pouo, 165. 
Yang, 153. 

— Che Tchong-li, 40. 

chè Ht Chou-hiang, 83. 

— Chen, 20. 

— Chou-tse, 130. 

— duc de Lou, 172. 

— Hiong Tse-yun, 19. 

— Hou, 119, 130, 210, 253. 

— / Ta~nien, 180. 

— Jou-che, 21. 

— K'an Tsou-hin, 140. 

— Koei-fei, 92, 223. 

— Kong, 14. 

— Kouo-tchong, 28. 

— Ming-tse, 54. 

— Pao, 4. 

— Pfao, 273. 

— Piao Wen-sien, 5. 

— Ping Cliou-tsiè, 5. 

— Se Pé-hien, 5. 

— Se-yuen, 146. 

— Sou, 227. 

— T'ai'lchen, 92. 

— Tchen Pé-k'i, 4. 



INDEX ALPHABETIQUE. 



341 



— -tu 265. 
tse, 69, 79. 

— Yu-hoan, 223. 

— Yen, 35. 

Yao, 20, 52, 60, 61, 68, 80, 84, 
98, 109, 140, 146, 166, 174, 
180. 

— Koang, 28. 

— Li, 214. 
Yé'lang, 10. 

liu-che, 84. 

Yen. 18, 73, 296. 
ing. 83. 

k'i, 34. 

— Kiun-p'ing, 53. 

— Li-pen, 49. 

— -pé, 271. 

— PHng-yuen, 160. 
h", 54. 

— T'ing-kien T'oei, 85. 
fse /ngf, 148. 

— Fe?! Tse-yeou, 141. 
Feou, 8, '?79. 

che-che, 94. 

hiang, 190. 

sou-che, 94. 

fc/i'ao, 124. 

— Yu-che, 61 . 
Yeux, 251. 
Fo, 112. 

— Fei, 152. 

— /, 226. 
Yong, 265. 
pe, 283. 



Yu, 59, 60, 61, 80, 84, 109, 123 
à 126, 175, 250, 259, 304. 

— (animal), 279. 

— Che-nan, 184. 

h'ing Yong-k'i, 59. 

— Kong, 8. 
lei, 79, 211. 

— (mont), 138. 

— (pierre), 296. 

— Tch'eng, 118. 
ti, 61. 

— Wen, 129. 

— Yen ta, 138. 
Yuen, 296. 
chang^ 64. 

— Chou, 60. 

— Feou, 162. 

— Fong, 4. 

— Hing-tch'ong, 108. 

— Hong, 9t. 
kHeou, 15. 

— Ngan Chao-kong, 4. 

— Pan-ts'ien, 59. 

— T'ang, 4. 

— rc/ia?i, 294. 

— Tch'ang, 4. 

— rc/ien, 21, 22. 

— Té-sieou, 150. 

— Ts'an, 191. 

— Ts'ang King-ts'ien, 64. 

— Tsié, 77, 120 139. 
Fim, 230. 

7ian, 257. 

Zibeline, 277. 



Fin de l'index alphabétique du 1" fascicule. 



DS Variétés sinologiques 

703 

V3 

no. 8 



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